Les besoins et les ressources en eaux
Posté par Joël le 7 janvier 2010
Dans nos conversations et nos visites sur le net, nous avons fait un constat.
Les informations sur la construction de réservoirs d’eau au pont de Gorre se font désirer. Nous nous étions d’ailleurs interrogés il y a un an sur ce manque d’information.
Certains (élus de toutes tendances, associations, médias) ont probablement la possibilité d’aviser les Beuvrygeois. Nous attendons comme vous.
N’étant pas mandatés pour expliquer l’avancée des travaux, nous avons porté notre réflexion sur l’origine de ce prélèvement dans la Lys avec stockage à Beuvry : un manque de ressource en eaux, pour la communauté d’agglomération de Lens-Liévin.
Souhaitant comparer ce problème d’alimentation en eau avec le reste du territoire, nous avons donc travaillé sur les besoins et les ressources en eaux au niveau National.
Les besoins en eaux
Quelques rappels
L’eau est une source ou un milieu de vie pour l’homme comme pour de nombreuses espèces animales et végétales.
C’est aussi un fluide nécessaire à certaines activités économiques.
Des prélèvements d’eau sont effectués pour de nombreux usages : eau potable, irrigation, production d’énergie (refroidissement des centrales, dans ce cas l’eau et rejetée dans le milieu naturel), activités industrielles…
Les prélèvements en eau en France Métropolitaine
L’Institut Français de l’environnement estime à 33,1 milliards de m3 le volume des prélèvements en eau en 2002 reparti comme suit :
Production d’énergie | 55 % |
Eau potable | 19 % |
Irrigation | 14 % |
Industrie | 12 % |
Les ressources en eaux en France
Une capacité de stockage élevée
Grâce à ses massifs montagneux et d’importantes nappes souterraines, la capacité de stockage naturelle en France est élevée.
Avec un potentiel de 3 600 m3 par habitant et par an, la France est donc « riche » en eau : 100 milliards de m3 sont disponibles en moyenne annuelle en France (nous avons évoqué ci-dessus un besoin de l’ordre du tiers de ce volume disponible).
Inégalités entre régions
Il existe des variations en fonction des régions, par exemple :
En Bretagne, la proximité du socle granitique limite la capacité de stockage souterrain et rend les eaux de surface fragiles par rapport aux rejets des élevages hors sol.
La région méditerranéenne subit un climat sec et violent.
Enfin, la région parisienne exprime des besoins en eau et rejette une pollution qui dépasse les capacités normales de la Seine. Le relèvement du débit d’étiage a été rendu nécessaire par plusieurs barrages-réservoirs, mais on prend aussi de l’eau en aval de Paris, vers l’amont de l’Eure. On ne sort cependant des limites du bassin-versant qu’en prenant de l’eau d’une nappe commune avec le bassin de la Loire.
Les eaux de surface
Les eaux de surface comprennent les eaux courantes (cours d’eau : rivières, canaux) et les eaux stagnantes ou plans d’eau (lacs, retenues de barrage, étangs…)
Les eaux souterraines
Les eaux souterraines comprennent les nappes libres et les nappes captives (nappes profondes).
Parmi les nappes libres, on distingue principalement les nappes alluviales (en relation avec les cours d’eau), les grandes nappes de formations sédimentaires (calcaires, craie, sable), et les nappes de roches dures fissurées (granite, roches volcaniques, schistes…)
Paule DUBRULLE, Dominique VOISEUX, Frédéric WASIELEWSKI, Joël DEPRETZ
Sources diverses dont :
http://www.lesagencesdeleau.fr/
Ministère chargé de l’Écologie (direction de l’eau)
Pour rappel, nous vous invitons à relire quelques articles :
L’avis du préfet sur le réservoir à Gorre se fait attendre
La vie est apparue dans l’eau, il y a environ 3 milliards d’années
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