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Parlons un peu de noues

Posté par Joël le 22 juin 2010

Dans la presse régionale on parle parfois de vous, mais aussi de noues.

Dimanche 20 juin, dans la voix du nord, on parlait un peu de nous, les Beuvrygeois, et surtout de noues.

Pour les besoins d’un nouveau lotissement à Beuvry, il a fallu réaliser un bassin d’orage et des noues d’absorption afin de limiter les eaux de ruissellement des 47 maisons dans le réseau d’assainissement.

 

Pour ne pas tomber des nues et vous éviter de comprendre « je vais te parler de nous », si on vous déclare « je vais te parler de noues », nous vous proposons une petite explication :

 

Qu’est-ce qu’une noue ?

Une noue est une sorte fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l’eau, soit pour l’évacuer via un trop-plein, soit pour l’évaporer (évapotranspiration) ou l’infiltrer sur place.

 

Les noues sont de plus en plus utilisées par ce que l’on appelle  » l’écologie urbaine  » comme zone-tampon pour l’eau pluviale.

Il s’agit souvent d’une mesure compensatoire ou conservatoire à des travaux routiers ou d’aménagements urbains ou périurbains, et de plus en plus souvent à la construction de lotissements comme ce sera le cas à Beuvry.

Les noues s’incluent parfaitement dans des projets de construction du type Haute Qualité Environnementale (HQE).

Souvent le premier objectif est de limiter la pollution de l’eau et d’améliorer l’environnement urbain.

Ces techniques doivent évidement être mises en œuvre par des spécialistes et avec un suivi continu adéquat de manière à éviter l’infiltration dans la nappe de polluants ou substances indésirables.

 

Les avantages principaux :

     

  • La noue lutte, à échelle locale, à la fois contre les inondations et les sécheresses.
  • Elle contribue au réapprovisionnement des nappes souterraines.
  • Elle a un faible coût, et une très faible empreinte écologique, par rapport aux solutions classiques (bassins artificiels, tuyaux, pompes, filtres mécaniques).
  • Elle permet de moindres rejets polluants dans le milieu naturel grâce au pouvoir épurateur des plantes.
  • Elle est fiable, en tant que système passif et solution éco-technique en grande partie « auto-entretenue » par les processus écosystémiques naturels.

 

Intérêt écologique :

iris jaune Si elle est souvent alimentée en eau, une noue contribue à la restauration du réseau de zones humides (avec une éventuelle vocation de lagunage naturel, ce qui n’est pas le cas des égouts collectant les eaux pluviales). 

 

Une noue peut faire également partie d’un projet paysager.

 

Si elle est judicieusement positionnée dans le paysage, et gérée de manière adéquate, elle peut même abriter une faune importante et contribuer à la biodiversité locale.

 

Noue, un mot nouveau ?

Le mot noue, est-il un néologisme issue du grenelle de l’environnement ?    Pas du tout !

Il vient de l’ancien français noe, lui-même du latin tardif nauda « marécage ».

D’ailleurs, il y a même d’autres sens à ce mot :

Lame de plomb ou de zinc, tuile creuse qui sert à l’écoulement des eaux.

Et pour rester sur le thème de la nature :

Ancien lit d’un cours d’eau où les eaux ont une tendance à revenir en cas de débordements.

 

Pour en revenir à la définition qui nous concerne, nous avons trouvé dans le désordre : un ouvrage sur le réseau hydrographique des Pyrénées qui en parlait déjà en 1927, quelques dossiers sur des Zones d’Aménagement Concertées qui prévoient des noues ou encore un dossier sur la maîtrise du ruissellement urbain de 2003.

N’écoutant que notre curiosité, nous avons même découvert quelques jardiniers astucieux qui utilisent cette technique ancienne pour préserver leurs jardins des eaux de ruissellement.

La noue est donc une nouveauté, mais seulement pour nous, les Beuvrygeois.

 

En résumé :

Inspirées de techniques anciennes, les noues d’infiltration permettent la restitution des eaux pluviales de ruissellement à la nappe phréatique tout en les épurant.

 

Elles contribuent, depuis plusieurs années dans certaines villes et bientôt à Beuvry, à la préservation la biodiversité.

 

 

Paule DUBRULLE, Dominique VOISEUX, Joël DEPRETZ


 

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