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Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ?

Posté par Joël le 24 août 2010

comment se débarrasser des lentilles d’eau ?

Poissons rouges et cochons…
Et là, vous vous dites : « A peine quelques degrés en plus ce week-end et Joël est en surchauffe ! »
Prenez le temps de lire l’article qui va suivre, afin de comprendre ce que j’ai voulu dire.

 

Alors que certains découvrent l’existence de ces hôtes indésirables et s’interrogent, après 2 mois, sur la couleur du canal à grand gabarit, j’ai choisi un titre un peu décalé pour vous dire que la « lemna minor » n’est pas si méconnue qu’on ne l’imagine. 

Il n’est pas nécessaire d’être passionné de nouvelles technologies (geek comme on dit) ni même d’avoir à un bagage universitaire exceptionnel pour s’informer sur internet. 

Ainsi, en tapant, même  à 2 doigts, la question  » comment se débarrasser des lentilles d’eau ?  » vous trouverez quelques renseignements intéressants grâce à votre moteur de recherche habituel.

Je vous passe les détails techniques, mais j’ai retenue quelques éléments à méditer.

Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ? dans Comprendre pour Agir animauxpoissons39

 

Des poissons rouges et carpes amour pour se débarrasser des lentilles d’eau 

Si votre bassin d’agrément est envahi de lentilles d’eau, envisagez de le repeupler un peu en poissons rouges.

Le poisson rouge fait partie de la famille des cyprinidés, comme la carpe, et à ce titre se nourrit notamment de végétaux de surface.

Plus sérieusement, pour les étangs, marais et autres plans d’eau importants, un autre poisson cousin du poison rouge s’avère particulièrement gourmand de lentilles d’eau.

 

La carpe amour ou encore amour blanc

Ctenopharyngodon idella est un cyprinidé originaire des grands fleuves de Chine, et surtout du fleuve Amour qui lui a donné son nom (le ventre étant blanc).  Cette espèce est souvent introduite pour lutter contre la végétation aquatique immergée.L’introduction en France date de 1957. La reproduction naturelle de l’Amour n’a jamais été signalée.

En effet, pour se reproduire, les carpes Amour Blanc ont besoin de cours d’eau chauds relativement larges et à très forts courants. Exclusivement herbivores, elles se nourrissent de la plupart des végétaux aquatiques supérieurs.

En été, elles supportent des températures aussi élevées que 35°C et s’accommodent de très faibles taux d’oxygène dissous (intéressant à savoir quand on veut les introduire dans un plan d’eau qui commence à être atteint par l’eutrophisation).

Les végétaux consommés par cette espèce sont par ordre de préférence :

    • Les lentilles d’eau (nous y voilà !)
    • Les Chara (d’algue vertes d’eau douce, capables de vivre en eaux saumâtres)
    • Les Callitriches (plantes herbacées)

Ou encore…

    • Les mousses aquatiques
    • Les renoncules d’eau
    • Les algues filamenteuses (dont le développement anarchique conduit à l’eutrophisation)
    • Les nénuphars…

 

La carpe amour peut absorber 80% de son poids par jour à des températures de 18 ou 20 °C, et plus de 130% au-dessus de 24°C.

Ce poisson est donc le substitut écologique idéal à tout produit chimique actuellement utilisé pour nettoyer les plans d’eau.

 

De plus, ce poisson est un régal pour les adeptes de pêche sportive !

Pouvant atteindre une taille importante, elle ne se laisse pas attraper si facilement.

L’amour blanc, très méfiant, observera longuement l’appât avant de s’en saisir. Une fois piqué, le départ est brutal et demande un matériel solide.

Le corps allongé, en forme de fuseau, de section circulaire est couvert de grandes écailles, de couleur gris à brun-vert sur le dos, le ventre est blanc.

 

Des carpes, oui mais :

Je précise toutefois qu’au-delà du titre accrocheur de cet article (comme les affectionnent parfois certains professionnels de la communication) qu’il faut éviter l’introduction d’espèces trop exotiques, comme les poissons rouges, hormis dans les bassins d’agrément.

En revanche, comme je l’ai expliqué plus haut, la reproduction naturelle de la carpe amour n’a encore jamais été constatée à ce jour en France. L’introduction de cette espèce pour se débarrasser des lentilles ne pose donc pas de problème selon les spécialistes.

La carpe commune est aussi un consommateur de lentilles et comme c’est une espèce considérée comme indigène (en réalité introduite il y a 2000 ans), elle ne représente pas une menace en terme d’équilibre.

Mais la carpe est efficace quand l’invasion de lentilles n’est pas encore déclarée.

L’introduction de carpes (commune ou amour) dans un étang déjà recouvert ne sera pas d’un grand secours.

Il faut au préalable se débarrasser mécaniquement de la plus grande partie des lentilles d’eau.

 

Les cochons aiment les lentilles !

Dans le passé, on les donnait en complément alimentaire aux cochons. On sait même qu’en été, dans le nord de la France, en Belgique ou aux Pays-Bas, les cochons descendaient parfois eux-mêmes dans les watringues pour manger les lentilles à la surface de l’eau.

 

Ce mode d’alimentation était naturellement plus aisé avant qu’on ne développe l’agriculture intensive et les élevages industriels comme en Bretagne (plus de 50% de la production Française sur 7% du territoire).

On connait depuis de nombreuses années la pollution des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates issus du lisier.

Mais il faut aussi avoir à l’esprit que le taux élevé de nitrates, dû à l’élevage intensif, est responsable de la prolifération des algues en Bretagne !

Outre des nuisances olfactives et des coûts de ramassage démesurés pour les collectivités, ces algues sont à l’origine d’émanations de gaz, et notamment d’hydrogène sulfuré (H2S), un gaz toxique et mortel à forte dose.

 

Voir l’article de l’association les Albrans à ce sujet.

 

Un retour (utopique ?) vers une agriculture à taille humaine serait incontestablement bénéfique pour l’équilibre fragile de la nature.

 

D’autres informations à étudier sont postées sur des forums :

Cette plante aquatique est rustique au gel.

On la trouve dans les eaux stagnantes et acides. Elle affectionne la lumière, chaleur, les eaux chargées en nutriments.

Sa multiplication s’effectue naturellement par division cellulaire qui double tout les 6 jours.

Donc, s’il y en a 100 le jour j, il y en a 200 le jour j+6, 400 à j+12, 800 à j+18, 1600 à j+24, 3200 en 1 mois

Je vous laisse continuer le calcul, sachant que l’invasion a commencé dans le secteur il y a plus de 2 mois…

 

Pour s’en débarrasser, l’épandage de chaux est parfois envisagé.

Lorsque l’invasion est trop marquée, le plus efficace est de les retirer mécaniquement avec des sortes de tamis ou par pompage.

De plus, les végétaux ainsi récupérés s’avèrent être un engrais naturel exploitable par les agriculteurs.

 

Des solutions mécaniques doivent être mises en œuvre pour éliminer le volume important de lentilles qui a envahi le plan d’eau.

Ensuite la régulation biologique se fait avec l’introduction d’animaux consommateurs de lentilles d’eau.

Mais quelle que soit la solution pour s’en débarrasser, il faut surtout remédier à la cause qui rend l’eau acide et chargée en nitrates et en nitrites !

Voilà donc des pistes de réflexion pour « l’amicale des Albrans », la nouvelle branche de l’association Beuvrygeoise, dans laquelle il n’est pas besoin d’être chasseur ni pêcheur, mais simplement attentif aux problèmes de ces derniers et soucieux de la préservation de notre environnement en général.

En effet, l’amicale des Albrans se veut un espace de réflexion et de concertation pour agir en bonne intelligence entre les différents passionnés de nature : chasseurs, pêcheurs, promeneurs, familles,…

 

Une phrase de ralliement s’est ainsi imposée naturellement : « comprendre pour agir ».


 

3 Réponses à “Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ?”

  1. Pugwash dit :

    Utilisons le mot « choses » pour éviter une erreur en donnant un nom précis, car il y a tellement de « choses » différentes au-dessus, sur et au-dessous de toutes les surfaces dont celle de l’eau à Beuvry.

    Évitons donc les querelles primaires de spécialistes… ou prétendus tels en raison d’un badge fièrement et visiblement arboré…

    L’inquiétant c’est… ou plutôt ça n’est pas qu’on puisse voir des « choses » flotter sur les cours d’eau. Il y en a eu de tous temps.

    Autrefois, au temps où il fallait économiser sur tout pour réussir à survivre, après avoir observé que les animaux sauvages s’en régalaient, on se servait de ces « choses » pour nourrir les animaux… Entre autres choses…

    L’inquiétant c’est… qu’on laisse proliférer ces « choses » dans des conditions optimales et envahir tous les recoins…

    Ces « choses » aiment l’eau où le courant est faible et n’oublions pas que nous sommes au bord du « plat pays ».

    De même les péniches se font rares, surtout sur depuis qu’en raison de querelles de souveraineté et de rouille, les accès à certains bras sont devenus impossibles… mais pas pour tout…

    Faute de savoir à qui incombe le nettoyage, la prolifération peut se faire sans crainte. Depuis longtemps ces « choses » se sont adaptées et vivent sous le soleil, la pluie, la neige, le gel, avec ou sans produits chimiques ajoutés… Comme nous, elles ont appris à apprécier certains additifs artificiels…

    L’inquiétant c’est… que tout nettoyage a son coût et le fait de le laisser ainsi volontairement tarder ne fait que le voir s’alourdir en plus de permettre d’en diluer les responsabilités sous une couche de plus en plus compacte…

    « Calcul de boutiquier… » disait il y a deux jours sur le bord du canal un couple écœuré d’un âge que les moins de vingt ans…

    Ces esquives de responsabilités, politique et économique, ne doivent pas faire oublier qu’en fin de compte ce sera toujours le contribuable qui sera ponctionné !

    Et plus précisément d’abord celui des lieux…

    L’inquiétant c’est… que la réponse carpée risque d’avorter. En effet, ces « choses », de constitution élémentaire, se sont adaptées au chlorates, nitrates, ammonium et autres régals…

    Mais qu’en sera-t-il des prédatrices, celles-ci d’origine extérieures à Beuvry, donc pas forcément préparées à ces coups bas invisibles mais réels et efficaces ?

    La carpe gloutonne à la bouche si grande saura-t-elle digérer ces éléments contenus dans les « choses » ?

    Il y a déjà assez de « choses » mortes à Beuvry !

    Mais Beuvry est vaste…

    Cela permettrait d’expérimenter plusieurs solutions en divers lieux, pour peu qu’elles aient été envisagées sérieusement et puissent être suivies de manières visible et lisible par tous, et ce sur une période suffisamment longue… En quelque sorte : « il faut laisser du temps au temps ! »

    Seule une action responsable peut valoir d’être tentée !

    Les expériences d’épandage de type agricole doivent cependant être proscrites. Si certains effets visibles peuvent être rapides et faire revenir le sourire à Beuvry ou en région, d’autres conséquences peuvent être plus sournoises et se révéler de véritables bombes à retardement.

    La cupidité des uns ne doit pas laisser comme vestige une autre dette à régler par les générations futures !

    On sait le problème que l’on a aujourd’hui, hélas déjà grevé par les espoirs faussés du passé, mais on ignore celui qu’on aura dans quelques années, et si on saura alors le gérer…

    Pugwash

  2. Joël DEPRETZ dit :

    Merci Pugwash pour votre commentaire argumenté.

    Permettez-moi d’en reprendre quelques éléments.

     » Évitons donc les querelles primaires de spécialistes  » :

    Avec l’association les albrans qui s’intéresse de près aux problèmes de pollution, d’eutrophisation et de lentilles d’eau, nous sommes plein de bonne volonté pour faire avancer le choses, mais surtout pas spécialistes. C’est justement l’idée d’introduction de cet article et même de bien d’autres articles. Il n’est pas besoin d’être expert dans un domaine pour faire avancer les choses dans le bon sens.
     » Querelles  » ou débat ?
    A Beuvry nous sommes plusieurs à nous demander pourquoi il y a si peu de débat.

     » Il y en a eu de tous temps. « 

    Oui pas dans cette proportion et pas dans un canal dans lequel il y a mouvement.

     » De même les péniches se font rares « 

    Je ne détaillerai pas aujourd’hui l’évolution du transport par voie d’eau, ni l’intérêt écologique de ce type de transport par rapport aux camions, mais il y a du mouvement sur ce canal à grand gabarit. Chaque matin, je constate le passage de péniches, qui écartent le tapis vert de lentilles d’eau. Celui-ci se referme relativement rapidement derrière les bateaux.

     » La carpe gloutonne à la bouche si grande saura-t-elle digérer ces éléments contenus dans les « choses » ? « 

    L’explication est dans la conclusion, les carpes ne sont qu’une solution pour éviter une nouvelle invasion et ce, uniquement après avoir évacué mécaniquement les indésirables. De plus, il faut s’attaquer à la cause de cette prolifération anarchique : l’apport d’éléments nutritifs par l’homme (apports domestiques mais surtout apports agricoles)

     » Seule une action responsable peut valoir d’être tentée ! « 

    Je ne suis qu’un individu qui se pose des questions et qui les soumet modestement à ceux qui lisent mon blog.
    Il appartient aux décideurs de prendre en charge des actions.
    A mon humble avis, d’autres acteurs de la vie locale auraient du aussi, s’interroger et pourquoi pas encourager les décideurs dûment mandatés à agir.

    A ma connaissance à ce jour une seule association a commencé à se pencher sur les problèmes de pollutions aquatiques.

    Attention quand même, on parle d’utilisation de carpes pour les « espaces aquatiques fermés » c’est à dire les étangs ou les lacs.
    Reste aux décideurs de voir si cette solution est envisageable (sur un plan technique comme sur un plan légal) dans des espaces aquatiques ouverts comme le canal (sur d’autres canaux et rivières).
    Cet article est juste une invitation à la réflexion est non une réponse avec des solutions miracles !
    N’oubliez pas la ponctuation : le titre comporte en effet un point d’interrogation.

  3. Pugwash dit :

    Ce que font Les Albrans est courageux, à la limite du téméraire…mais plein d’un espoir sain !

    Ils, et elles aussi, prouvent à chaque fois qu’il n’est nul besoin d’être bardé de diplômes, investi d’un mandat et se croire érudit et seul capable pour réfléchir et agir en conséquence !

    Le bon sens et quelques demandes d’informations aux personnes appropriées valent bien des leçons magistrales suivies de « yapukas » si faciles à faire… par les autres… et à leurs frais…

    De simples citoyens juste armés d’une bonne volonté réfléchie iront toujours plus loin vers une solution mesurée que des experts nommés ou élus qui ne savent que rester assis en attendant la prochaine vague…

    Avec un soutien acquis, et qui n’est pas que verbal !

    Pugwash

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