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Bonne année 2017

Posté par Joël le 4 janvier 2017

 

Il y a quelques années, on disait que l’on a jusqu’au 31 janvier pour présenter ses vœux.
Aujourd’hui tout va très vite, la tendance est à présenter des vœux pour l’année suivante dès les derniers jours de décembre.
Les « textos » ont la côte, on envoie le même message  à tout son répertoire le 1er janvier à 00h01.
On transfert des formules « originales » recopiées sur internet, qui de fait, ne sont plus vraiment originales…

Au-delà des toutes ces méthodes « modernes » pour présenter ses vœux, on peut aussi se poser quelques heures ou quelques jours et formuler simplement le souhait que cette nouvelle année soit meilleure que les précédentes, que nos expériences bonnes ou mauvaises nous servent à avancer et qu’il faut espérer en l’avenir malgré les difficultés et les obstacles.

J’ai finalement trouvé dans cette phrase d’Albert Einstein le sens que je voudrais donner à mes vœux pour 2017 :

« Apprendre d’hier, vivre pour aujourd’hui, espérer pour demain. »

Que cette année nouvelle vous permette de profiter des bons moments et que vos espoirs se concrétisent.

 

 Bonne année 2017 dans Ce blog - son auteur bonneannee

 


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22 juin 1916 – l’enfer de Verdun

Posté par Joël le 22 juin 2016

 

Les commémorations patriotiques ne rassemblent plus beaucoup de monde, on ne cesse de le rappeler.
Le 11 novembre ou le 8 mai, on ne compte qu’une poignée d’enfants sur les centaines scolarisés dans la commune.
Les adultes, ne sont guère plus nombreux, à part peut-être certaines années particulières…

A-t-on oublié le sacrifice humain des différents conflits qui ont marqué le 20ième siècle ?
Ce n’est pourtant pas si éloigné de nous.

Il y a un siècle, la France subissait la « grande guerre».
Deux batailles particulièrement meurtrières marquèrent l’année 1916 : celle de Verdun et celle de la Somme.

 

Du 21 février au 19 décembre 1916, c’est « l’enfer de Verdun »…

La bataille de Verdun a fait plus de 700.000 victimes : 306.000 tués et disparus (dont 163.000 Français et 143.000 Allemands), environ 406.000 blessés (dont 216.000 Français et 190.000 Allemands).

Cette bataille, destinée à « saigner à blanc l’armée française », a finalement coûté des pertes quasiment identiques dans les deux armées adverses !

30 millions d’obus allemands et 23 millions d’obus français de tous calibres sont tombés sur quelques dizaines de kilomètres carrés.

 

Les communes relevant la bataille de Verdun

La bataille de Verdun s’est en réalité déroulée sur un grand nombre de communes.

Neuf villages situés en première ligne de l’offensive de février 1916 ont été entièrement détruits lors de la bataille de Verdun. Six d’entre eux n’ont jamais été reconstruits.

Avocourt ; Azannes ; Beaumont-en-Verdunois (village détruit) ; Bethelainville ; Bezonvaux (village détruit) ; Brabant-sur-Meuse ; Bras-sur-Meuse ; Charny-sur-Meuse ; Chattancourt ; Consenvoye ; Cumières-le-Mort-Homme (village détruit) ; Damloup ; Douaumont (village détruit) ; Eix ; Esnes-en-Argonne ; Flabas ; Fleury-devant-Douaumont (village détruit) ; Forges-sur-Meuse ; Fromeréville-les-Vallons ; Gercourt-et-Drillancourt ; Gremilly ; Haucourt ; Haumont-près-Samogneux (village détruit) ; Louvemont-Côte-du-Poivre (village détruit) ; Malancourt ; Marre ; Montfaucon ; Montzéville ; Neuville ; Ornes (village détruit) ; Regnéville-sur-Meuse ; Regret ; Samogneux ; Septsarges ; Thierville-sur-Meuse ; Vacherauville ; Vaux-devant-Damloup (village détruit) ; Verdun ; Vignéville ; Ville-devant-Chaumont

 

Juin – la pression allemande

Début juin, le général Falkenhayn veut frapper un grand coup pour enfin en finir avec Verdun !

Il devient en effet urgent et primordiale pour l’Allemagne de dégager ce point du front ouest car les services de renseignement allemand prévoient l’imminence de 3 grandes offensives :

- dans la Somme, menée par la France et l’Angleterre ;

- sur le front russe ;

- sur le front italien.

 

Le 106e régiment d’infanterie (12e divisions d’infanterie – 24e brigade) en défense du fort de Vaux

Le 18 juin, pendant la nuit, des éléments  montent  en ligne du ravin des Fontaines à la Laufée avec les 54e, 67e et 132e R.I. (en face du fort de Vaux). Le 106 R.I. relève les 292e, 305e et 321e R.I. très éprouvés par leur lutte face au fort.
Le 20, d’autres éléments se placent en ligne dans le bois de Nawè avec les 54e, 67e et 132e R.I. (à la batterie de Damloup).

22 juin 1916 – l’enfer de Verdun dans Bassin minier vaux-plan1

Le 21 juin, à partir de 8 h 00, le bombardement allemand s’étend à tous les fronts de la rive droite de la Meuse.

Sentant l’imminence de l’attaque franco-britannique sur la Somme, les Allemands veulent en finir avec Verdun et lancent leurs meilleures troupes dans la bataille. L’armée allemande se prépare à l’attaque massive sur la ligne Fleury, Fort de Souville, Fort de Tavannes.

Une torpille tue un lieutenant du 106e ainsi que 8 hommes et fait 4 blessés. Un obus défonce l’abri Sud-ouest de la batterie de Damloup où toute une section de mitrailleuses est ensevelie.

bataille-de-verdun mineurs dans Ce blog - son auteur

 

Le 22 a lieu la terrible préparation d’artillerie allemande aux obus à gaz toxique en prévision de l’attaque du lendemain.

Ce bombardement intensif durera presque 24 heures.

À 13 h, une contre-attaque par les 2e et 3e bataillons du 54e R.I. est décidée vers la cote 349, à l’ouest du fort de Vaux.
Le 2e bataillon, renforcé par 3 compagnies du 106e R.I. et 2 compagnies du 132e, doit partir à droite, alors que le 3e bataillon doit se diriger sur la gauche. Le 245e R.I. reste en soutien.

A l’heure prévue, plusieurs compagnies sont déjà anéanties par un bombardement très violent. D’autres sont bloquées devant les lignes allemandes, prises sous le feu des mitrailleuses. D’autres encore se déportent en avançant et n’atteignent pas leur objectif.

Finalement, cette attaque n’apporte aucun résultat, sinon de faire tuer des hommes !

 

Selon les récits des survivants, ce 22 juin, le soleil brillait. Mais comme les jours précédents, et les suivants, il s’est éteint à tout jamais pour de nombreux les soldats tombés ce jour-là. Parmi eux, le frère de mon grand-père.

Soldat au 106e régiment d’infanterie, Oscar DEPRETZ est mort pour la France le 22 juin 1916 à Damloup, il avait 21 ans. Ce régiment a connu de lourdes pertes ce jour-là : 74 tués et 270 blessés.

oscar-depretz dans Histoire oscar-depretz-1 dans Lieux de mémoire

23 juin : Grosse offensive allemande

Estimant avoir neutralisé nos batteries et interdit à tout renfort ou ravitaillement l’accès de nos lignes, l’armée Allemande se lançait à l’assaut.

50.000 hommes sont donc jetés à la conquête d’un front de 6 km entre le bois de Nawé (ravin de la Dame) à l’ouest et la batterie de Damloup à l’est.

A 5 h 30, l’ennemi attaque la batterie de Damloup mais ne parvient pas à percer, les fantassins Allemands redescendent rapidement la pente que parsèment de nombreux cadavres. 3 compagnies, accompagnés de 2 bataillons du 63e R.I. montent en renfort sur Froideterre.

Pour les éléments en ligne du ravin des Fontaines aux abords du fort de Vaux, la bataille ne faiblit pas.

 

Carte du front le 23 juin 1916

front-verdun-juin-23

 

Le 25, le régiment subit encore un violent bombardement. 

 

Le 26 juin , le 106e R.I. est relevé par le 173e R.I.
Il a eu 224 tués dont 7 officiers, 644 blessés dont 11 officiers et 82 disparus. Il remet à ses successeurs tout le terrain qu’on lui a confié le 18 juin.

 

Cet article est dédié à la mémoire de mon grand-oncle, mais aussi des 18,6 millions de morts (civils et militaires, de toutes les nationalités)
Le nom de Oscar DEPRETZ, ouvrier mineur avant la mobilisation, est gravé sur le monument aux morts Place Sainte-Barbe à Nœux-les-Mines.
Ce monument porte l’inscription : « La Compagnie des Mines de Vicoigne Nœux et Drocourt à la mémoire de son personnel ».

 

monument-noeux-les-mines-sainte-barbe monument-noeux-les-mines-plaque

 

Quelques liens :

Les Divisions d’Infanterie

Verdun – juin 2016 en détail

La grande guerre… au jour le jour

Animation sur la chronologie de la bataille de Verdun

 


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Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

Posté par Joël le 10 juin 2016

 

Comme je l’ai expliqué, en surveillant la baisse du niveau d’eau mardi, je pensais aux travaux de recherche et d’écriture sur tous les sujets liés à l’eau et plus généralement sur l’environnement.

 Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus. dans Ce blog - son auteur tracriviremilitaire

Depuis plusieurs années, j’ai eu l’occasion de me pencher sur de nombreux documents en rapport avec l’eau. Certaines de mes recherches ont donné lieu à des articles de portée locale sur le canal  et sur la Loisne. Plus largement, j’ai aussi proposé aux lecteurs des articles sur le réseau hydrographique, les lois sur l’eau  et sur la  préservation des zones humides. Le maintien des zones humides est très important pour l’équilibre climatique et indispensable pour limiter les conséquences des bouleversements climatiques (sécheresses et inondations).

 

cycleeau 2016 dans Comprendre pour Agir

 

L’histoire locale, avec la construction du canal des mines a aussi toute sa place dans cette démarche de réflexion globale.
En effet l’intervention de l’Homme sur le
cycle de l’eau n’est pas sans conséquence. Les détournements, les retenues et ouvrages divers sur les cours d’eau naturels perturbent localement ce cycle. D’abord la perturbation du cycle de l’eau contribue au dérangement climatique, mais de plus elle peut avoir des conséquences dramatiques en cas de pluies diluviennes. Le ruissellement des eaux ne se fait plus naturellement, les cours d’eau détournés, canalisés et parfois busés ne peuvent plus recevoir et évacuer l’excédent de pluie.

rivagedesmines citoyenneté dans Eau

 

Il y a quelques années avec Les Albrans nous avons essayé de marquer les esprits sur la nécessité de préserver les arbres et les forêts notamment en organisant le salon « Partageons la forêt »  en mai 2011 dans le cadre de l’année internationale des forêts. Cette année l’association a aussi participé à la journée internationale des forêts.
J’ai également consacré plusieurs articles à la
préservation de la forêt et au reboisement.

Encore un sujet qui a un rapport avec ce qui nous préoccupe aujourd’hui :
Localement, les arbres limitent les conséquences d’afflux d’eau en pompant des quantités importantes (jusqu’à 200 litres quotidiennement pour un chêne adulte). 
Au niveau de la planète, peut-on encore ignorer le rôle de la forêt dans l’équilibre climatique ?

2011anneinternationaledelafort écologie dans Ecologie

 

Dans des articles plus récents, je vous ai fait part également de ma façon de voir la Conférence sur le climat et ce, dans la continuité de mon analyse sur les rapports du GIEC  et des actions de l’association Les Albrans notamment dans le cadre de l’année internationale de l’énergie durable pour tous.

 Energie+et+d%25C3%25A9veloppement+-+ann%25C3%25A9e+innternationale+de+l%2527%25C3%25A9nergie+durable dans Géographie

 

Nous nous sommes aussi penchés sur la problématique de l’agriculture moderne aussi bien en ce qui concerne les conséquences locales (disparition des haies et des fossés), que sur la nécessité de consommer autrement pour revenir à un modèle agricole plus respectueux des sols. Cette année, l’un des thèmes développés lors de la journée mondiale de l’eau était justement « Eau et Agriculture ».

On sait bien que la disparition des haies et des fossés aggrave les phénomènes pluvieux exceptionnels en contribuant aux inondations.

La sensibilisation à la réduction des déchets (qui a fait l’objet de plusieurs manifestations publiques à Beuvry) s’inscrit non seulement dans le cadre de la limitation des gaz à effet de serre (responsable du réchauffement climatique) mais aussi dans le cadre d’une agriculture raisonnée.
Gaspiller moins (jeter moins de nourriture) permettrait de diviser la production agricole quasiment par 2 !
On sait que l’agriculture intensive a des conséquences sur les sols qui ne peuvent plus absorber convenablement les pluies. Au lieu de s’infiltrer, l’eau reste en surface et s’écoule vers des zones habitées ou vient gonfler les rares fossés préservés, lesquels débordent et provoquent des inondations.

nouveau-logo-complet-a dans Histoirelogofrancaissanstitre dans Les Albrans

 

Après les inondations chacun veut trouver des explications et parfois des responsables.
Pourtant sans avoir une réponse à toutes les questions, à Beuvry comme ailleurs, des citoyens sans grade et des associations s’essoufflent depuis des années à amener des éléments de réflexion, à rendre accessible des documents techniques et scientifiques par un travail de simplification, à alerter sur les conséquences de l’action de l’Homme sur la nature.
Beaucoup de travail pour bien peu de prise de conscience, ce qui conduit parfois à une certaine
déception.

 

Pour conclure, je vous invite juste à relire les articles qui apparaissent en lien (en bleu clair) ainsi que ceux qui concernent le syndrome de Cassandre.

 

scierlabranche

 


 

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Beuvry inondée

Posté par Joël le 8 juin 2016

 Beuvry inondée dans Ce blog - son auteur eaugoute

Lundi, j’ai retravaillé les photos prises à l’occasion de la fête de la jeunesse samedi à Beuvry et dimanche à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement avec Les Albrans. J’avais prévu de commencer à en publier hier, mais la météo a bouleversé le programme de la plupart des familles dans le secteur.

Aller chercher une  fillette à l’école sur l’épaules avec de l’eau jusqu’aux mollets, un peu d’eau qui s’infiltre ici ou là, un jardin dévasté, beaucoup de stress pendant plusieurs heures jusqu’à ce que la pluie cesse, ce n’est rien au regard de ces familles qui ont dû se réfugier chez des proches à causes d’une maison inondée…

Avant toutes choses nous pensons aux personnes qui ont subi des dommages importants suites aux 2 phénomènes pluvieux exceptionnels ayant provoqué des inondations à Beuvry comme dans un très grand nombre de communes.

 

Les anciens Beuvrygeois sont unanimes : « on n’a jamais vu cela ! ». Les fossés, les égouts n’arrivaient plus à évacuer l’eau. Plusieurs rues se sont transformées en torrents. Mais évitons les conclusions hâtives, car de nombreuses communes ont subi des inondations inédites.

En surveillant l’arrêt de la pluie et la baisse du niveau d’eau, je pensais aux travaux de recherche et d’écriture sur tous les sujets liés à l’eau sur mon blog ou celui de l’association Les Albrans. Je vous ferais peut-être part de ces réflexions.

 


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29 mai 1346 : le premier code forestier

Posté par Joël le 29 mai 2016

 

Comme chacun d’entre vous sans doute, j’ai plusieurs centres d’intérêts, dont certains se retrouvent de temps en temps sur ce blog. Parmi ces centres d’intérêts, sous le savez, il y a nature et l’Histoire. Aujourd’hui, je vous parlerai des deux à la fois.

Quel rapport entre les deux me direz-vous ?
La Forêt !
En effet, la législation forestière française plonge ses racines dans l’histoire…

À partir du XIVème siècle, on voit apparaître une grande quantité d’édits et d’ordonnances qui réglementent d’abord l’exploitation des forêts royales, puis celle de toutes les forêts du royaume.

Déjà en 1291, Philippe le Bel créa la première administration des eaux et forêts.

Le 29 mai 1346, Philippe VI instaure le premier Code forestier avec l’ordonnance de Brunoy.

Bien plus tard, en 1669, une ordonnance de Colbert visera à assurer la conservation de la ressource forestière en définissant de véritables principes de gestion.

Mais avant de poursuivre, et comme nous sommes le 29 mai, je vous propose un petit zoom sur une ordonnance royale signée il y a exactement 670 ans.

L’Ordonnance de Brunoy : les prémices d’une réflexion sur la durabilité des ressources forestières

La « Charte des eaux et forêts » ou « Ordonnance de Brunoy » est la première réglementation forestière en langue française connue. Elle est considérée par les historiens comme la première forme de protection de l’espace naturel. Cette ordonnance royale survient après une longue phase de croissance économique, qui a conduit à d’importants défrichements et à la surexploitation de la forêt.

Elle fut édictée le 29 mai 1346 par Philippe VI de Valois dans son château de Brunoy, en forêt de Sénart (1). Le roi de France décide de ne plus accorder de droits d’usage (2) dans les forêts du domaine royal.

philippe VI

L’idée est de préserver les ressources forestières, notamment dans son article 4 :
«  les maîtres des eaux et forêts enquerront et visiteront toutes les forez et bois et feront les ventes qui y sont, en regard de ce que lesdites forez se puissent perpétuellement soustenir en bon estat ».

L’ordonnance prescrit par ailleurs une planification des prélèvements.

Quelques autres dates qui ont marqué la législation forestière française.

Malgré ce premier code forestier de 1346, en 1520, la forêt ne représente plus que 25 % du territoire national. Au XVIIe siècle, Colbert et Louis XIV ont besoin de bois pour les constructions de maisons et de bateaux.

Ainsi, de 1661 à 1669, un nouveau code est élaboré visant à réorganiser l’exploitation sylvicole et en assurer la pérennité. L’Ordonnance de 1669 « sur le fait des Eaux et Forêts », rédigée sous l’impulsion de Colbert, vise à protéger et restaurer les ressources forestières.

29 mai 1346 : le premier code forestier dans Ce blog - son auteur code-1827

En 1827 la France se dote d’un nouveau Code forestier (la forêt ne représente plus que 16% du territoire).

Durant le 20ième siècle de nombreuses dispositions viennent améliorer la préservation des espaces boisés, notamment avec la création des divers organismes comme l’ONF et deux refontes importantes du Code forestier (1952 et 1979).

En 1963, une gestion prévoyante et raisonnée est imposée à la forêt privée par le biais des « Plans simples de gestion » dont l’obligation, initialement fixée aux forêts de plus de 25 ha, sera étendue par la loi d’orientation forestière en 2001 à celles de plus de 10 ha.

Suite à Adoption de la loi d’orientation sur la forêt en 2011, le nouveau code forestier est entré en vigueur le 1er juillet 2012. Sur le fond, peu de changements ont eu lieu. Ceux-ci concernent notamment la défense des forêts contre l’incendie et la définition des infractions forestières. Sur la forme, il a été simplifié pour apporter une plus grande lisibilité.

 

Relire aussi :

Le reboisement en France vu de Beuvry

Des Forêts et des Hommes

La déforestation : l’exemple de Brocéliande

Rétrospective 2011 : Année internationale des forêts

La France refond son code forestier

Festival de l’arbre à Beuvry

 

Notes :

(1) Brunoy se situe à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne.

(2) Le droit d’usage désigne le plus souvent les droits d’une communauté villageoise de prendre du bois ou de faire paître le bétail dans une forêt seigneuriale.


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Beuvry se met en quatre pour accueillir les grenouilles bleues

Posté par Joël le 1 avril 2016

 

Une bonne nouvelle pour les amateurs de nature !
On a trouvé plusieurs grenouilles bleues d’Artois à Beuvry, lointaine cousine de la Dendrobates azureus, très connue du nord de l’Amérique du Sud.
Cette variété, très exigeante quant à ses conditions de vie et de reproduction, semble se plaire chez nous. On a donc décidé d’aider à son développement sur le territoire de la commune.

Pour se faire, plusieurs plans d’eau seront creusés un peu partout, y compris dans certains jardins tirés au sort.
De plus, afin de permettre le développement de ces batraciens très spéciaux, les mares qui leur servent d’habitat doivent être reliées par un réseau de cours d’eau.
Aussi plusieurs fossés seront également creusés et remplaceront les trottoirs et caniveaux.
Enfin, sachant que les gens ne marchent plus, on envisage aussi de supprimer les chemins piétonniers et de les transformer en ruisseaux pour grenouilles bleues.

Beuvry se met en quatre pour accueillir les grenouilles bleues dans Ce blog - son auteur grenouille-bleue

Comme ces petites bêtes sont très exigeantes, il leur faut des plans d’eau dont le fond doit être à exactement 62 cm par rapport au niveau du sol. Mais la mare ne doit surtout pas déborder et pour être plus précis, la hauteur d’eau ne doit pas dépasser 59 cm. Aussi, toute mare ou tout fossé qui se remplira un peu trop suite aux pluies devra être vidé.
Les Beuvrygeois vont être mis à contribution pour vider les mares ou fossés près de chez eux.

Mais cette grenouille d’eau n’aimant pas être dérangée, il y a certaines précautions à respecter :

Il faudra vider les mares et fossés à la main et surtout pas au moyen d’une pompe.

Il faudra absolument le faire 30 minutes avant le lever du soleil.

Conscient de l’importance écologique de cette opération et comme tous les habitants sont appelés à participer à cette démarche citoyenne, les jauges pour mesurer la profondeur d’eau et des seaux seront fournis gratuitement en mairie.

 

Pour connaître les dispositions pour retirer votre jauge et votre seau, cliquez sur l’image.

seau poisson d'avril dans Ce blog - son auteur

 

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Beuvry bien représentée samedi à Fort-Mahon

Posté par Joël le 21 mars 2016

 

Une délégation de l’association  « Les Albrans » s’est rendue samedi 29 mars 2016 à Fort-Mahon (baie d’Authie) pour assister à la présentation annuelle du programme scientifique de l’ISNEA (Institut Scientifique Nord Est Atlantique).

Beuvry bien représentée samedi à Fort-Mahon dans Biodiversité isnea

ISNEA, c’est quoi ?

L’institut Scientifique Nord Est Atlantique est une association (loi 1901) qui a pour objectif est de mettre en œuvre des études et des programmes de recherche scientifique afin de mieux comprendre le fonctionnement écologique et la biologie des organismes vivants. Le but est de promouvoir une gestion durable des espèces et des habitats naturels, en adéquation avec les réglementations européennes et les conventions internationales en matière de conservation de la biodiversité.

L’institut repose principalement sur l’association et la contribution de plusieurs fédérations départementales des chasseurs, agréées au titre de la protection de l’environnement.

L’ISNEA est dotée d’un conseil scientifique, et s’appuie sur la collaboration étroite avec des experts scientifiques reconnus à l’échelle internationale.

Les protocoles et méthodes d’études sont reconnus par les instances scientifiques et administratives et combinent plusieurs approches scientifiques et techniques innovantes.

logo_isnea 2016 dans Ce blog - son auteur
http://www.isnea.eu/

 

En quoi consiste ce programme scientifique ?

Le programme scientifique d’ISNEA s’articule surtout autour du suivi des populations d’oiseaux migrateurs et sédentaires stationnant sur l’ensemble des départements affiliés à l’Institut.

L’objectif principal est de mieux comprendre comment divers facteurs agissent, seuls ou de manière combinée, sur l’évolution des effectifs (au cours d’une année donnée, mais aussi d’une année sur l’autre).  Les études portent également sur la structure des populations d’oiseaux ainsi que sur leur distribution sur les différents territoires.

programme-isnea écologie dans Comprendre pour Agir

Beuvry – Fort-Mahon… quel rapport ?

Le rayonnement géographique de l’ISNEA, principalement concentré sur la moitié nord de la France, a vocation à s’étendre dans le Nord-Ouest de l’Europe car plusieurs des espèces étudiées sont composées d’oiseaux migrateurs qui se déplacent périodiquement entre le Nord de l’Europe et la péninsule ibérique en traversant la France.

Les études réalisées par l’ISNEA intéressent donc les Albrans (association gestionnaires d’un marais situé  au cœur des zones protégées gérées par le département et le conservatoire des sites), comme elles devraient d’ailleurs  intéresser tous ceux qui se déclarent préoccupés par notre écosystème.

les-albrans Pas-de-Calais dans Eau

Pourquoi les chasseurs s’intéressent à telles études ?

Le dérangement induit par ce que l’on appelle les activités humaines (activités récréatives et sportives y compris la chasse et la pêche, activités économiques…) est souvent considéré comme un facteur limitant le stationnement des oiseaux.
Sous le label « écologie », certains mouvements voudraient réduire de manière drastique, voire tout simplement interdire la chasse parce qu’elle serait selon eux la cause de toutes les raréfactions d’espèces.

Pourtant les études réalisées en Amérique du Nord et dans d’autres régions en Europe, ainsi que les suivis réalisés par l’ISNEA sur plus de 50 sites montrent que la densité des oiseaux d’eau (chassables ou protégés) est avant tout liée à la profondeur des plans d’eau et à la superficie des zones humides.

En d’autres termes, on voudrait faire porter le chapeau à une seule activité humaine (la chasse) en occultant les dégâts réalisés sur l’habitat naturel par le bétonnage qui détruit des hectares de zones naturelles et en particulier de zones humides et en oubliant même les diverses formes de pollution.

Les travaux scientifiques de l’ISNEA ont donc pour ambition de rétablir quelques vérités.

40 oiseaux suivis par balises GPS suivi-par-balise dans Ecologie
40 oiseaux suivis par balises GPS

La présentation du programme scientifique un samedi après-midi, ce n’est pas trop rébarbatif ?

Depuis 2012, l’ISNEA a déjà réalisé de nombreuses études. La présentation réalisée samedi est une synthèse de dossiers certes très techniques, mais qui ont été mis à la portée de tous.

Des chiffres, mais pas trop ; des tableaux clairs ; des exemples pertinents ; des Hommes d’expérience qui apportent leurs connaissances de terrain ; des scientifiques très pédagogues…

Les moyens mis en œuvres (migrateurs équipés de balises GPS, radars  capables de différencier les espèces,…) ainsi que la rigueur scientifique appliquée dans ces études (populations étudiées, chassables et non chassables,…) sont gage de sérieux et donnent envie d’écouter jusqu’à la fin.

Ce fut donc une journée de découverte propice aux échanges, qui ouvrira peut-être de nouvelles pistes d’action de sensibilisation pour la branche éco-citoyenne des Albrans…

 


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Bonne et heureuse année 2016

Posté par Joël le 31 décembre 2015

 

Chaque année, certains rivalisent d’originalité pour formuler des vœux pour le nouvel an : humour, mystère, philosophie…

On pense bien souvent à souhaiter une nouvelle année « exceptionnelle ».

Mais quand l’exceptionnel se traduit par la folie meurtrière, par des événements climatiques de plus en plus inquiétants, par une situation économique toujours pire que l’année précédente, on finit par ne plus vraiment vouloir que l’année suivante soit « exceptionnelle ».

 

Je reprendrais donc une petite phrase prononcée par une amie qui se reconnaitra et qui nous fait sourire depuis des années :

Je vous souhaite une année normale.

 Bonne et heureuse année 2016 dans Ce blog - son auteur bonne-et-heureuse-annee-2016

Que la normalité revienne dans les comportements de chacun, qu’aucun groupe ne cherche à se distinguer par des comportements inqualifiables.

Que chacun reprenne une vie simple, en consommant des produits locaux et en limitant sa consommation d’énergie et ce de manière naturelle et sans « en faire des tonnes ». A quoi bon se déclarer sensible à l’avenir de la planète si une fois que les caméras et appareils photos ont disparus on laisse se poursuivre des pollutions de grande ampleur et on multiplie les dépenses énergétiques ?

Que la normalité d’une retraite suffisante, ou d’un salaire décent et en rapport avec les compétences et l’effort fournit, devienne la règle pour que tout le monde puisse vivre en harmonie sans envier ou critiquer l’autre.

Que les grands décideurs prennent des orientations enfin normales pour un retour aux fondamentaux de la vie.

Qu’une meilleure qualité de vie ainsi obtenue contribue alors à une meilleure santé.

 

Pour toutes ces raisons, je vous souhaite simplement et sincèrement une année « normale ».

 

profile-fb-26-12-2015 2015 dans Ephéméride


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Conférence sur le climat vue d’en bas

Posté par Joël le 19 novembre 2015

Conférence sur le climat vue d’en bas dans Ce blog - son auteur La-Conference-climat-a-son-logo_article_main_lacroix_petit

De nombreuses questions se posent sur le changement climatique.

Bien avant les rassemblements internationaux, de personnalités politiques et conseillers divers, pour lesquels on a vu de nombreuses communications avant les événements terribles qui ont une nouvelle fois frappé la France, des scientifiques se sont posées ces questions et ont tenté d’y répondre :

  • Le climat évolue-t-il naturellement ?
  • Les activités humaines peuvent-elles modifier le climat ?
  • Les activités humaines peuvent-elles changer la composition de l’atmosphère ?
  • A-t-on observé récemment un changement du climat ?
  • Peut-on estimer les changements climatiques qui se produiront au cours du XXIe siècle ?
  • Quelle sera l’évolution du climat si nous ne changeons rien à notre mode de vie ?
  • Les conséquences du changement climatiques peuvent-elles être graves ?
  • Peut-on envisager de limiter les émissions pour réduire l’ampleur du changement climatique ?
  • L’épuisement des ressources mondiales en combustibles fossiles suffira-t-il à empêcher un bouleversement du climat ?
  • Comment convaincre les plus pollueurs d’infléchir réellement leurs comportements ?

 

De leur côté, des acteurs locaux n’ont pas non plus attendu ces grands événements médiatiques. Ils se sont documenté par eux-mêmes et ont essayé depuis des années de faire passer des messages, armés uniquement de leur bonne volonté et de quelques moyens matériels basiques :

  • Manifestations organisées localement et inscrites dans une logique Nationale ou Internationale en suivant les calendriers des autres manifestations : journée des zones humides, journée mondiale de l’eau, journée des mers et océans, semaine de la mobilité, semaine européenne de réduction des déchets, mais aussi série d’actions dans le cadre de l’année mondiale de l’eau (2013),  de l’année internationale de l’énergie durable pour tous (2012), de l’année des forêts (2011) ou encore l’année européenne de la lutte contre le gaspillage alimentaire (2014)…
  • Informations relayée sur des pollutions locales (cyanure dans un marais, développement anarchique de plantes aquatiques envahissantes,…) et tentative de mobilisation sur tous ces problèmes.
  • Actions concrètes de reboisement, d’entretien d’une zone humide…

 

Que d’énergie humaine dépensée pour tenter modestement de modérer notre consommations d’énergie, de modifier notre comportement vis-à-vis de la nature !

Cet engagement citoyen laisse place parfois des phases d’interrogation sur l’utilité de toutes ses actions passées presque inaperçues auprès des personnes qui demain jureront que la conférence sur le climat les passionne, que la maitrise des déchets les intéresse, que l’état des cours d’eau de la région les préoccupe, et même pour certains que tout ce qui se passe dans leur commune les a toujours captivé alors que l’on ne les pas vus plus que les autres lors d’actions citoyennes organisées dans ladite commune sur tous ces sujets.

Si les convictions demeurent, l’investissement personnel dans l’action locale peut avoir tendance à s’estomper faute de résultat ou prendre d’autres formes.

 

A lire ou à relire :

Le syndrome de Cassandre

Réflexions personnelles et méthodes de travail

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Je n’en sais rien et ça m’est égal…


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Qu’est-ce qu’un pédibus ?

Posté par Joël le 28 juin 2015

Le Pédibus, est un bus … sans bus.

Pédibus

Un autobus pédestre – ou pédibus – est un mode de ramassage scolaire alternatif.

L’enfant attend à un arrêt qu’un groupe de marcheurs et d’adultes accompagnateurs viennent le chercher pour partir à l’école.

Le convoi suit un itinéraire précis pour arriver en toute sécurité et à l’heure à l’école.

Comme le bus, les enfants rejoignent des points d’arrêts déterminés au plus près de leur domicile, respectant des horaires de passage bien définis.

Le système est basé sur la participation volontaire de parents d’élèves ou d’accompagnateurs bénévoles (enseignants, autres salariés effectuant le même parcours pour se rendre au travail, élus, retraités…) et parfois par du personnel communal, le tout coordonné par la municipalité, au moins pour la mise en place.

 

Ce mode de déplacement a de nombreux avantages :

Le pédibus favorise les liens sociaux car les parents se rendent mutuellement service et les enfants font le chemin ensemble.

Les enfants peuvent redécouvrir la nature, dialoguer avec leurs camarades….

Cette solution permet de réduire votre empreinte écologique car en allant à pied à l’école plutôt qu’en voiture vous participez à la diminution de la pollution atmosphérique et aux embouteillages devant les écoles.

Ceci offre aussi l’occasion aux enfants (et accompagnateurs) de faire une activité physique quotidienne.

Le pédibus c’est aussi améliorer la sécurité des enfants aux abords des écoles. Moins il y aura de voitures et moins il y aura de risques d’accidents …

C’est aussi éducatif, ils apprennent à traverser une rue, à appréhender les situations dangereuses, en bref, à devenir autonome.

 

cercle infernal cercle vertueux

 

 

 

Il m’est arrivé depuis plus de 6 ans de lancer sur mon blog des sujets qui en apparence n’étaient pas liés à Beuvry… et pourtant la plupart de ces articles (qui semblent sans rapport avec notre commune) ont une raison d’être sur un blog consacré à Beuvry.

 

Ainsi, à la lecture du titre, les beuvrygeois pourraient se dire que cet article n’a rien à voir avec la ville de Beuvry. Pourtant, l’idée m’est venue en écoutant les préoccupations des parents d’enfants scolarisés à l’école La Fontaine (quartier de Gorre) qui résident de l’autre côté du canal.

Compte tenu de la fermeture du pont de Gorre, il serait intéressant de mettre en place un pédibus à la rentrée prochaine, au moins jusqu’à la fin des travaux. Et pourquoi pas continuer par la suite, voire même se servir de cette expérience pour d’autres écoles de la commune….

En ce qui concerne cette première expérimentation à l’occasion de ces travaux importants, les enfants pourraient par exemple être pris en charge au pied de la passerelle qui se trouve à la gare de Beuvry le matin et y être raccompagnés le soir.

 

Plus de sécurité
Un environnement plus sain
Des économies de carburant
Plus de convivialité
Une meilleure hygiène de vie

Plus d’écocitoyenneté

 

Reste à voir si les décideurs trouveront cette proposition à leur goût…

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