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Journée internationale de la biodiversité, vue de Beuvry

Posté par Joël le 22 mai 2018

 

Certaines personnes se posent des questions sur les réseaux sociaux concernant la pollution, la mort d’animaux, la pertinence d’abatage d’arbres…
Les réponses d’autres internautes sont parfois surprenantes, approximatives ou sans rapport avec le sujet. Pourtant les informations sont aujourd’hui facilement accessibles sur internet. Il suffit de prendre le temps de faire quelques recherches… et de consulter un dictionnaire (éventuellement en ligne) lorsque l’on ne comprend pas un mot.


Aujourd’hui, 22 mai, c’est la « Journée internationale de la biodiversité ». C’est peut-être l’occasion de débattre sur des préoccupations d’actualité à Beuvry : poissons morts dans le canal (un sujet traité sur ce blog à plusieurs reprises depuis 2009), espèces menacées de disparition comme les frênes atteints par la chalarose (sujet que j’ai traité avec les Albrans en novembre 2016)…
Voici pour ceux que cela intéresse, une petite présentation de la « Journée internationale de la diversité biologique » encore appelée « Journée internationale de la biodiversité », synthèse d’informations trouvées sur plusieurs sources internet et mise sous forme d’article à la portée de tous… enfin, je l’espère.

22 mai - Journée internationale de la biodiversité

 

Quelle est l’origine de cette journée ?

Le 20 décembre 2000, l’Assemblée Générale a proclamé le 22 mai « Journée Internationale de la diversité biologique » (résolution 55/201) en référence au 22 mai 1992. Ce jour-là, lors de la Conférence de Nairobi, les pays membres des Nations Unies ont finalisé la rédaction de la Convention sur la diversité biologique. Celle-ci a ensuite été définitivement adoptée le 5 juin 1992, à Rio de Janeiro (Brésil) lors du Sommet de la Terre.

 

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Le terme « biodiversité » est un néologisme composé à partir des mots « biologique » et « diversité », désignant la variété et la diversité du monde vivant.

Edward O. Wilson, scientifique américain considéré comme l’inventeur du mot biodiversity, en donne la définition suivante : « la totalité de toutes les variations de tout le vivant ».

Bien plus que la liste et la description des espèces vivantes qui peuplent notre planète, cette notion de biodiversité comporte la volonté de chercher à mieux comprendre les liens et les interactions existant entre les espèces et avec leurs milieux de vie.

Le but de ces études étant de préserver la diversité des espèces vivantes.

 

Mais encore ?

L’utilisation du mot « biodiversité » coïncide avec la prise de conscience de l’extinction d’espèces au cours des dernières décennies du XXe siècle.

Au cours de la convention sur la diversité biologique (CBD), la diversité biologique a été définie (Article 2 de la convention) comme :

« La variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

 

Que prévoit la convention sur la diversité biologique ?

Cette convention vise à assurer la conservation de la diversité biologique. Les pays signataires se sont engagés à respecter et à mettre en œuvre, dans leurs politiques nationales, plusieurs mesures concrètes. Ces pays ont, entre autres, pris l’engagement de :

  • Élaborer des stratégies portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.
  • Établir des zones protégées pour conserver et rétablir les écosystèmes naturels et les populations d’espèces.
  • Adopter des mesures pour inciter les populations à préserver la biodiversité et à réduire les impacts des activités humaines sur cette dernière.
  • Identifier et surveiller la diversité biologique.
  • Mettre en place des actions d’éducation et de sensibilisation du public.
  • Réaliser des programmes de recherche et de formation en tenant compte des besoins particuliers des pays en développement.

Entrée en vigueur en 1993, la convention sur la diversité biologique a été ratifiée jusqu’à présent par 196 États.

 

Liens

Cliquez pour télécharger le texte intégral de la convention sur la diversité biologique

Pour mémoire,  à propos des sujets déjà traités à Beuvry (articles, dossiers consultables lors manifestations publiques et gratuites) mais qui font encore l’objet de questions dont je parle dans l’introduction :

Le frêne commun menacé de disparition

Différents articles sur l’eutrophisation

 


Publié dans Biodiversité, Comprendre pour Agir, Ephéméride, Lexique | Pas de Commentaire »

Quelques mots sur la journée mondiale des zones humides 2018

Posté par Joël le 2 février 2018

 

Le 2 février, c’est la chandeleur…  mais c’est aussi la journée mondiale des zones humides.

Cette journée mondiale des zones humides a été créée pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le mardi 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne. On l’appelle d’ailleurs « la Convention de Ramsar ».

Chaque année, un thème est attribué à la  journée mondiale des zones humides. Le thème de 2018 est « les zones humides pour un avenir urbain durable ».

 

Quelques mots sur la journée mondiale des zones humides 2018 dans Comprendre pour Agir ramsar-logo-jmzh

 

Depuis plusieurs années j’ai travaillé sur le thème de l’eau sous différents angles (eutrophisation, pollution de l’eau, cycle de l’eau, Réseau hydrographique, lois sur l’eau) et j’ai partagé le résultat de mes recherches sur ce blog ou dans le cadre associatif.

J’ai aussi réalisé des dossiers, mis à la disposition du public dans le cadre de manifestations éco-citoyennes : « Les besoin en eau dans la production alimentaire » ; « La gestion des zones humides » ; « L’eau potable »… pour au final une prise de conscience bien maigre.

 

J’ai encore dans ma besace quelques textes et dossiers sur tous ces sujets en lien avec l’eau. 

J’ai par exemple entamé début 2017 un dossier sur le thème « Les zones humides et les inondations » que je n’ai pas eu l’occasion de porter à votre connaissance (La JMZH 2017 avait pour thème « Les zones humides pour la prévention des risques de catastrophes »).

Peut-être que je trouverai un peu de temps pour en faire un condensé sur mon blog.

zone humide  Qu'est-ce qu'une zone humide ? Qu'est-ce qu'une zone humide ? Qu'est-ce qu'une zone humide ? Qu'est-ce qu'une zone humide ?

 

En attendant, à l’occasion de cette journée mondiale des zones humides 2018 je vous invite à retrouver mon travail en lisant ou relisant quelques articles :

 

Quels sont les types d’inondations ?

Qu’est-ce qu’une ZNIEFF ?

Eutrophisation en images

Préservation des zones humides : entre belles déclarations et réalité (article de 2015)

2 février : journée mondiale des zones humides (article de 2011)

La préservation des zones humides, vu de Beuvry (article de 2011)

Réseau hydrographique et lois sur l’eau

 

Vous pouvez également visiter le site officiel https://www.ramsar.org/fr/

 

 


Publié dans Comprendre pour Agir, Eau, Ecologie, Les Albrans | Pas de Commentaire »

Bonne et heureuse année 2018

Posté par Joël le 31 décembre 2017

 

Où est passé le temps des cartes de vœux aux paysages enneigés, aux oiseaux sur une branche ou autres scènes d’une nature préservée, au dos desquelles on formulait des souhaits personnalisés pour chacun ?

Elles ont largement laissé place aux messages de masse sur les réseaux sociaux et aux « textos » depuis un certain nombre d’années.

« Il faut vivre avec son temps ! » me dira-t-on… oui mais quand même !

 

De plus, le « copier-coller » étant devenu un sport pour certains, les messages de vœux manquent parfois d’originalité.

On peut parfaitement utiliser ces moyens de communication tout en y apportant sa touche personnelle, sur la forme et sur le fond.

Bien sûr, les vœux de bonne santé, de réussite individuelle, de sérénité et de paix reviennent chaque année et je les formule cette année encore avec sincérité pour vous et pour vos proches.

Mais il y a bien des sujets sur lesquels j’aimerai formuler également des souhaits pour l’année nouvelle…

J’en ai choisi un à partir de photos que j’ai prises lors d’une promenade en forêt.

Bonne et heureuse année 2018 dans Ce blog - son auteur voeux-2018

Ces facéties de la nature nous rappellent combien celle-ci est fragile…

 

Je souhaite pour 2018 : que la prise de conscience que notre environnement est plus que jamais menacé se renforce et que chacun y participe dans l’intérêt des générations futures.

Formuler des vœux pour la prochaine année est une excellente chose… Mais formuler des souhaits sur du long terme et agir réellement (sans attendre une bonne occasion pour faire parler de soi) afin de les concrétiser pour un avenir durable est indispensable.

 


Publié dans Ce blog - son auteur, Ecologie | 1 Commentaire »

La réglementation française sur l’eau

Posté par Joël le 16 décembre 2017

 

La législation sur l’eau nous concerne tous à différents degrés. C’est le cas en particulier de toute personne qui souhaite réaliser un projet ayant un impact direct ou indirect sur le milieu aquatique (cours d’eau, lac, eaux souterraines, zones inondables, zones humides…).

La loi du 16 décembre 1964 relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution est encore aujourd’hui le fondement du système français de l’eau.

J’ai donc choisi cette date pour partager quelques recherches personnelles, en complément d’articles publiés il y a quelques années…

 

Un peu d’Histoire…

Origine de la réglementation française l’eau

La réglementation française sur l’eau n’est pas si récente qu’on l’imagine…

Les premiers textes « modernes » concernant le droit de l’eau en France remontent aux codes napoléoniens. Leur objectif principal était à l’époque de déterminer le régime de propriété de l’eau.

Cependant, la qualité de l’eau distribuée est rapidement devenue un enjeu majeur de santé publique face aux risques d’épidémie. En effet, vers 1830, suite aux épidémies de choléra puis de typhoïde, la qualité de l’eau distribuée devient un enjeu majeur de santé publique opposant médecins, producteurs et politiciens.

 

Quelques dates

8 avril 1898

Première grande loi sur l’eau pour organiser les différents usages de l’eau qui se sont largement développés suite notamment à la révolution industrielle. L’État intervient pour la première fois pour réglementer des usages par un système d’autorisation de type « police des eaux ». Il s’agit de veiller à ce que le développement industriel reste compatible avec des impératifs de salubrité et donc de sécurité publique. Il s’agit aussi de veiller à ce que tous les agriculteurs puissent avoir accès à cette ressource.

16 octobre 1919

Loi relative à l’utilisation de l’énergie hydraulique (JO du 18 octobre 1919) : « Nul ne peut disposer de l’énergie des marées, des lacs et des cours d’eau, quel que soit leur classement sans une concession ou une autorisation de l’État. »

10 février 1959

Michel Debré, Premier ministre, adresse une lettre à Pierre Massé, commissaire général du Plan, dans laquelle il lui demande de bien vouloir se charger de l’étude du problème de l’eau « en liaison avec les diverses administrations intéressées et de proposer au Gouvernement, aussi rapidement que possible, toutes mesures propres à porter remède à une situation qui s’aggrave d’année en année ».

24 juillet 1959

Le Commissariat général du Plan crée donc une commission de l’eau qui organisa une concertation entre les différentes filières concernées. Puis, par décret du 6 juillet 1961, une instance interministérielle fut instituée parallèlement avec un Secrétariat permanent pour l’étude des problèmes de l’eau (SPEPE). Ce Secrétariat permanent reçut les études locales faites dans 16 zones hydrographiques par des comités consultatifs et des comités techniques interdépartementaux (organisés par la circulaire du 12 janvier 1962).

L’ensemble des études et concertations donnera naissance à la loi du 16 décembre 1964.

La réglementation française sur l’eau

 

Réglementation actuelle

Les lois sur l’eau en vigueur en France

En France, trois lois sont couramment désignées sous le nom de « loi sur l’eau ».

  • la loi du 16 décembre 1964 relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution (Loi n°64-1245) ;
  • la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 (loi n° 92-3) ;
  • la LEMA (loi sur l’eau et les milieux aquatiques) du 30 décembre 2006 (loi n° 2006-1772).

 

D’autres lois et de nombreux décrets ou arrêtés viennent compléter ces 3 textes principaux

En plus des 3 lois citées ci-dessus, une grande partie de la réglementation française découle des directives européennes.

Par exemple la directive* 2000/60/CE établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau a été transposée en droit français par la loi n° 2004-338 du 21 avril 2004.

 

* Cette directive cadre sur l’eau (DCE) du 23 octobre 2000 vise à donner une cohérence à l’ensemble de la législation avec une politique communautaire globale dans le domaine de l’eau. Elle définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique au plan européen A noter que cette directive européenne s’inspire largement de ce qui a été fait depuis plusieurs décennies en France.

 

De plus, les lois dites « Grenelle de l’environnement » qui comportent un nombre important de mesures dans tous les aspects environnementaux ont naturellement un volet « eau ».

Enfin, le Code de la santé publique et le Code minier traitent également de la préservation de l’eau.

 La réglementation française sur l’eau

 

Quelques autres dates

15 juillet 1980

Directive 80/778/CEE du Conseil, relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.

5 février 1981

Une circulaire du ministère en charge de l’environnement institue les contrats de rivières portant sur la qualité des eaux, l’aménagement et la protection des berges, du lit de la rivière, du milieu aquatique et du paysage.

13 juillet 1984

Promulgation de la loi relative au régime et à la répartition des eaux, et à la lutte contre la pollution, qui modifie la composition des comités de bassin et des conseils d’administration des agences de bassin.

21 mai 1991

Directive européenne relative au traitement des eaux usées urbaines.

24 septembre 1992

Publication du décret n° 92-1042 du 24 septembre 1992 portant application de l’article 5 de la loi du 3 janvier 1992 relatif aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).

29 mars 1993

Publication du décret n° 93-742 du 29 mars 1993 relatif aux procédures de déclaration et d’autorisation. Il concerne les « installations, ouvrages, travaux et activités réalisés à des fins non domestiques par toute personne physique ou morale, publique ou privée et entraînant des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines, restitués ou non, une modification du niveau ou du mode d’écoulement des eaux ou des déversements, écoulements, rejets ou dépôts directs ou indirects, chroniques ou épisodiques, même non polluants ».

2 février 1995

Promulgation de la loi n° 95-101 relative à la protection de l’environnement, instituant l’obligation d’un rapport annuel sur le prix et la qualité des services d’eau et d’assainissement (article 73), fixant la durée des délégations de service public (article 75), interdisant les droits d’entrée (article 76), et introduisant la responsabilité des personnes morales (article 81).

29 février 1996

Publication au JO d’un arrêté créant un Observatoire de l’eau.

16 – 21 mars 1998

Première conférence internationale sur l’eau et le développement durable à Paris, entre les représentants de 84 pays, réunie à l’initiative de Jacques Chirac, président de la République.

3 novembre 1998

Publication de la directive européenne relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Elle constitue le cadre réglementaire européen en matière d’eau potable et s’applique à l’ensemble des eaux destinées à la consommation humaine, à l’exception des eaux minérales naturelles et des eaux médicinales.

2 juillet 2008

Publication du décret n° 2008-652 relatif à la déclaration des dispositifs de prélèvement, puits ou forages réalisés à des fins d’usage domestique de l’eau et à leur contrôle ainsi qu’à celui des installations privatives de distribution d’eau potable.

1er août 2008

Promulgation de la loi relative à la responsabilité environnementale et à diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de l’environnement (JO du 2) qui a pour objectif de prévenir ou de réparer les « dommages graves » causés à la qualité des eaux de surface et souterraines, à l’état des sols et aux espèces et habitats naturels protégés.

21 août 2008

Signature de l’arrêté relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

18 mai 2009

Publication du décret n° 2009-550 relatif à l’indemnisation des risques liés à l’épandage agricole des boues d’épuration urbaines ou industrielles.

13 juillet 2011

Promulgation de la loi visant à interdire l’exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique.

8 août 2016

Promulgation de la loi relative à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. La loi crée l’Agence française pour la biodiversité (AFB), qui regroupera des opérateurs existants dont l’Office national de l’eau, l’Agence des aires marines protégées, l’établissement des Parcs nationaux de France. Pour préserver la biodiversité dans les espaces aquatiques, la loi crée des zones en mer ou dans les fleuves qui protègent le cycle biologique de certaines espèces de poissons.

La réglementation française sur l’eau

Conclusion

Ce qu’il faut retenir c’est d’abord qu’il existe une grande quantité de textes concernant la préservation de l’eau et que la liste des textes évoqués ci-dessus est loin d’être exhaustive.

Et surtout, il faut bien avoir à l’esprit que personne ne peut intervenir sur un milieu aquatique,  (pompage, rejet, retenue de toutes natures,…), même sur un terrain privé, sans prendre certaines précautions et sans prendre la peine de vérifier si l’action envisagée et conforme avec la réglementation.

 La réglementation française sur l’eau

Liens utiles

Gest’eau : Liste des sources juridiques concernant la gestion intégrée de l’eau

Centre d’Information sur l’Eau 

Répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution 

Loi sur l’eau du 3 janvier 1992


Publié dans Eau, Grennelle de l'environnement | Pas de Commentaire »

Travaux sur les enrochements en baie d’Authie

Posté par Joël le 3 décembre 2017

 

Vous le savez, sur ce blog je partage parfois des informations qui ne concernent pas Beuvry directement*. Mais ces articles ont pour la plupart un rapport avec la commune :

Ils sont parfois présentés sous forme de dossiers :

Les transports en commun urbains→ le BHNS (Beuvry est à une extrémité de la future ligne).

Réseau hydrographique et lois sur l’eau → la Loisne, le canal des mines, le canal à grand gabarit traversent Beuvry.

Histoire des élections municipales Françaises →  Liste des maires de Beuvry de la révolution aux années 60.

Sans oublier les thèmes qui reviennent souvent pour lesquels je n’évoque pas nécessairement le rapport avec Beuvry car chacun peut faire par lui-même : le bassin minier, l’Histoire, l’écologie, …

Cette diversité de sujets m’a donné l’idée de modifier le bandeau supérieur de mon blog en début d’année.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie dans Eau bandeau-tout-beuvry     bandeau-vu-a-beuvry berck dans Ecologie

Aujourd’hui, vu de Beuvry, je vous propose un sujet sur lequel je me suis penché*, qui d’une part reste en rapport avec des articles récents (inondations - PAPI) et d’autre part interpelle sans doute bon nombre de Beuvrygeois qui se rendent souvent à Berck ou à Fort Mahon : l’évolution de la baie d’Authie.

Voici donc un article un peu plus long que la moyenne… la saison se prête à la lecture ! 

 


 

Depuis la mi-octobre, et jusqu’à la mi-janvier 2018, une dizaine d’engins s’activent en Baie d’Authie pour renforcer le cordon dunaire situé sur les communes de Berck et de Groffliers.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie

 

Que se passe-t-il en Baie d’Authie ?

L’accumulation des sables et sédiments sur sa rive sud provoque une dérive de l’estuaire, érodant la rive nord en entrée de baie, tout en colmatant le fond de la baie.

La lente dérive des courants de marée, poussés au nord par le poulier, s’est progressivement accélérée, notamment depuis début 2011.

Cette dérive se traduit par une érosion intense du cordon dunaire au lieu-dit du « bois de sapins » bien connu des amoureux de la baie.

Le cordon dunaire disparaissant, une brèche, toujours grandissante, s’y est créée début 2013, la porte est ouverte vers les zones arrière dont le niveau (entre 4 et 5m) est inférieur à celui des grandes marées.

L’accélération de l’érosion est telle que la dune a reculé en cet endroit de plus de 90m de février 2011 à novembre 2013. Depuis, le recul a persisté, avec une moindre intensité et rapidité.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie

 

Quelles sont les risques et conséquences ?

Le risque majeur qui menace potentiellement le secteur est la submersion de la zone arrière par la brèche en cas d’aléa climatique, dans les proportions forcément toujours grandissantes compte tenu de l’élargissement de la zone où ne subsiste aucun obstacle.

Mais il existe aussi un risque d’entrée progressive de la mer, sans aléa climatique particulier, quand les niveaux bas seront atteints.

Les conséquences sont la mise en danger des riverains de proximité et la dégradation de leurs biens, un patrimoine environnemental dunaire sauvage en voie de disparition, une salinisation des terres agricoles et de la nappe phréatique et une asphyxie du fond de baie avec des impacts faunistiques et floristiques désastreux.

Si on laisse la dérive des courants se perpétuer il est clair que le risque grandira toujours.

 

Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez pour télécharger le dossier :
« COMPRENDRE L’EROSION EN BAIE D’AUTHIE » (Document très instructif produit par l’association « Association de Défense contre la mer en Baie d’Authie ».)

 

Il fallait donc agir !

Le projet a été initié en 2016 par la Communauté de Communes. Il a été soumis à une enquête publique** portant sur la demande de concession d’utilisation du Domaine Public Maritime en vue du maintien d’ouvrages de défense contre la mer et de travaux de reconstruction d’un cordon en enrochements.

Le projet a naturellement fait l’objet d’un avis d’appel public à la concurrence intitulé « Travaux d’entretien du cordon d’enrochement des sternes ». Les entreprises devaient répondre au plus tard le 14 octobre 2016, soit environ un an avant le début des travaux.

 

Enquête publique

Le dossier d’enquête a été mis à la disposition du public aux heures normales d’ouverture des bureaux des mairies de Berck et de Groffliers du 15 mai au 16 juin 2017. 

Considérant notamment :

  • que les Avis Favorable formulés par les autorités compétentes ont été pris en considération ;
  • qu’aucune requête n’a été formulée durant l’ouverture de l’enquête tant sur les registres déposés en mairies de Berck sur Mer et Groffliers que sur le site internet ouvert spécialement à cet effet en Préfecture du Pas-de-Calais ;
  • que les conclusions de l’étude d’impact confirment que les travaux envisagés sont de nature à permettre la stabilisation du rivage sans conséquence sur les milieux naturel floristique et faunistique si ce n’est d’envisager durant l’exécution des travaux, des mesures particulières en vue d’assurer la tranquillité des populations de marsouins – phoques gris veaux marin sur leurs zones de repos ;

le Commissaire Enquêteur qui avait tenu 2 permanences sur chaque commune a rendu un avis favorable le 23 juin 2017.

 

Quelques chiffres

Un  cordon d’enrochement de 1,5 km pour une largeur variant de 3 à 5 m va renforcer l’enrochement déjà présent mais insuffisant.

Au final se sera environ 40.000 tonnes de roches provenant du bassin carrier de Marquise qui seront disposées dans la baie d’Authie pour constituer un « mur » qui empêchera l’eau de s’infiltrer dans les terrains situés derrière la baie.

 

Coût total : 1,39 millions d’euros, subventionnés à hauteur de 80% par l’État et l’Europe.

Dans la foulée de ces travaux, un ré-ensablement de 30.000 m3 est prévu au Bois de Sapin.

 

Travaux en cours

Voici quelques photos personnelles du dimanche 26 octobre :

berck travaux enrochements berck enrochements berck berck travaux enrochements berck enrochements berck

©  Reproduction Interdite

 

Voici une petite vidéo réalisée quelques semaines après le début des travaux :

 

 

Peut mieux faire…

L’association SOS Baie d’Authie précise dans un texte qui accompagne cette vidéo : 

« Notre association réclamait ces travaux depuis sa constitution le 15 01 2011, alors nous n’allons pas nous plaindre. D’autant plus que l’on y « met le paquet » et que l’on sécurise le secteur devenu fragile du cordon dunaire au niveau du camping du Halloy, devant une proche zone basse urbanisée, danger que nous signalions depuis deux ans. Bravo donc.
Rappelons que ces enrochements, qui ont été construits en plusieurs fois ,au fur et à mesure de la fragilisation de la dune par les tempêtes, étaient en fait un complément de la digue submersible qui remplissait de moins en moins sur le devant son rôle de brise lames du fait de son progressif délabrement.
Le dispositif sera complet lorsque que cette digue sera confortée. C’est dans les tablettes à ce que l’on nous a dit, mais quand???
Nous regrettons cependant que ces travaux ne concernent que la partie berckoise des enrochements qui allaient jusqu’au blockhaus, le bois de sapins n’est donc pas concerné par cette opération.
A Berck on respire mais à Groffliers on tousse encore.
Pourtant on se dit qu’avec un cordon d’un tel volume au bois de sapins, complété côté mer, d’un dispositif de blocage du courant et côté dune d’un rechargement en sable préservant d’un débordement, on serait tranquilles pour un bon moment. » 

 

Quelques liens

Connaissez-vous PAPI ?

Réflexions personnelles et méthodes de travail

Un million de visites !

Les phoques de la baie d’Authie

Site de l’association SOS Baie Authie

Page Facebook de l’association

Voir également les liens (bleu clair) contenus dans l’introduction de cet article.

 


*  Il m’est arrivé à plusieurs reprise de constater que certaines personnes ne portaient pas un intérêt aussi sincère que celui qu’elles affichaient publiquement sur des thèmes tels que l’Histoire ou l’écocitoyenneté et à chaque fois j’ai eu envie d’arrêter ou limiter ce partage d’informations. Des échanges récents m’ont finalement encouragé à poursuivre quelques temps cette démarche. L’article que je vous ai proposé aujourd’hui avait une autre destination, je me suis finalement décidé à le publier sur mon blog.

** Comme c’est souvent la cas, l’enquête publique n’a pas reçu beaucoup d’attention de la part des habitants…
(Souvent, ceux-là même qui refusent de se pencher vraiment sur les dossiers, d’assister aux réunions publiques en écoutant attentivement les intervenants ou de formuler des remarques lors d’enquêtes publiques sont les premiers à se manifester bruyamment lorsque les décisions sont prises… mais c’est un autre sujet.)


Publié dans Eau, Ecologie, Le saviez-vous ?, Revue de presse | Pas de Commentaire »

Quels sont les types d’inondations ?

Posté par Joël le 8 novembre 2017

 

La lecture d’un article  sur une inondation exceptionnelle et meurtrière le 5 novembre 1530 aux Pays-bas m’a rappelé un sujet de conversation locale de l’été 2016 : les inondations.

On entend et on lit un peu tout et n’importe quoi, sur ce sujet comme sur d’autres d’ailleurs. La moindre des choses quand on veut aborder un sujet complexe est de se documenter. Je partage donc sur mon blog les informations que j’avais recueillies et synthétisées il y a un certain temps.

 

Rappels :

L’inondation est l’envahissement par l’eau douce ou salée, de terres qui ne sont pas submergées en temps normal, quelle qu’en soit l’origine.

L’inondation est un des principaux risques naturels en France (mais aussi dans le monde) et aussi la catastrophe naturelle causant le plus de dégâts. Elle est susceptible de provoquer des pertes de vie humaine, le déplacement de populations, d’avoir un impact sur la santé humaine, les biens et les réseaux.

 

Une inondation peut avoir différentes origines :

Le ruissellement

L’inondation par ruissellement intervient dans les zones aux pentes prononcées.

On distingue deux types d’inondation par ruissellement : le ruissellement urbain et le ruissellement agricole. Dans les deux cas, faute de pouvoir s’infiltrer dans le sol, l’eau ruisselle. Les inondations de ce type sont souvent très localisées et peuvent se manifester loin des cours d’eau.

Quels sont les types d’inondations ? dans Climat inondation-par-ruissellent

 

Le débordement des cours d’eau

Le débordement des cours d’eau survient après de fortes pluies. Le niveau du cours d’eau, gonflé par les pluies et les eaux de ruissellement provenant du bassin versant, s’élève au-dessus de son lit normal et déborde dans les plaines environnantes, on dit qu’il sort de son lit.

Debordement-differents-lits-d-une-riviere berck dans Comprendre pour Agir

 

Les dégâts seront d’autant plus importants que le bassin versant sera pentu (augmentation de l’effet « entonnoir ») et que la capacité d’infiltration du sol sera faible. La quasi-totalité de l’eau tombée dans un laps de temps très court, ne peut ni s’infiltrer ni s’évaporer et se concentre vers la rivière.

inondation-par-debordement eau dans Eau

 

La remontée de la nappe phréatique

Les nappes phréatiques sont des masses d’eau contenues dans les fissures du sous-sol et sont alimentées par la pluie dont une partie s’infiltre profondément pour les recharger. Le niveau le plus bas de la nappe phréatique s’appelle l’étiage. Il se produit en automne avant le retour des pluies.

Dans certaines conditions, par exemple une succession d’années humides, le niveau d’étiage peut devenir de plus en plus haut. Lorsque de fortes pluies se produisent et que le niveau d’étiage est inhabituellement élevé, la nappe peut alors atteindre la surface du sol. Cela entraîne une inondation « par remontée de nappe ».

remontee-de-nappe écologie

 

La submersion marine

Une submersion marine est une inondation temporaire et parfois épisodique de zone côtière, générée par la mer, avec de l’eau salée ou saumâtre, lors d’évènements météorologiques (tempête, cyclone, forte dépression et vent de mer) ou océanographiques (houle, marée, tsunami) d’ampleur très inhabituelle.

Il ne faut pas confondre avec la transgression marine qui est l’envahissement durable de zones littorales par la mer, dû à un affaissement des terres émergées ou à une élévation générale du niveau des mers.

Néanmoins, une succession de submersions marines de plus en plus fréquentes et envahissantes peut être le signe d’une transgression marine. Ce risque est aggravé par la montée de la mer due au bouleversement climatique.

 submersion Pas-de-Calais

 

A noter…

On peut ajouter également le débordement ou les conséquences de la rupture d’ouvrages artificiels hydrauliques tels que retenues d’eau, digues, canalisations (agricoles, d’eau potable, d’assainissement) ou la rupture d’une retenue naturelle comme celle d’un lac glaciaire, provoquant une inondation soudaine.

 

Et chez nous ?

Dans le département du Pas-de-Calais, les inondations se produisent principalement par débordement des cours d’eau, lors de ruissellement ou par remontée de la nappe phréatique.

 

Le Pas-de-Calais, qui comprend une importante zone de terres situées en-dessous du niveau de la mer et une zone littorale marquée par l’érosion, est directement concerné par ces risques littoraux de submersion marine.

Les risques de submersions marines voire d’une transgression marine future préoccupent de plus en plus les élus de certaines communes comme Groffliers, Conchil-le-Temple, Waben, Verton et Berck dans la baie d’Authie.

La publication de l’observatoire climat Hauts-de-France d’octobre 2017 (une bonne vingtaine de pages faciles à lire et à comprendre) confirme que le bouleversement climatique mondial concerne notre région. Ce rapport montre que l’élévation du niveau de la mer est visible sur plusieurs stations marégraphiques.

 

Voir également :

Le réchauffement climatique vu de Beuvry

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

Parlons un peu de noues

Hydrologie et cycle de l’eau

Les nappes d’eau souterraines

 


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Qu’est-ce qu’une ZNIEFF ?

Posté par Joël le 21 octobre 2017

 

ZNIEFF - Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique

Il s’agit d’une zone naturelle présentant un intérêt écologique, faunistique ou floristique particulier ayant fait l’objet d’un inventaire scientifique national sous l’autorité du Muséum National d’Histoire Naturelle pour le compte du Ministère de l’Environnement.

Qu'est-ce qu'une ZNIEFF ? dans Biodiversité logo_ZNIEFF

 

 

La désignation d’une ZNIEFF repose surtout sur la présence d’espèces ou d’associations d’espèces à fort intérêt patrimonial.

Deux types sont ainsi recensés : 

Les ZNIEFF de type I, de superficie réduite, sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire ; ou ce sont des espaces d’un grand intérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local.

Les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu’une cohérence écologique et paysagère.

 

 

Et Beuvry dans tout ça ?

Dans la longue liste des ZNIEFF on trouve notamment la ZNIEFF continentale de type I – N°310013361 – « Marais de Beuvry, Cuinchy et Festubert ».

D’une superficie de 826,97 hectares, elle est située sur les communes suivantes : Annequin ; Beuvry ; Cambrin ; Cuinchy ; Festubert et Sailly-Labourse.

Le périmètre de cette ZNIEFF englobe un complexe de zones humides remarquables, situé en plein cœur du Béthunois. Il intègre également la réserve naturelle régionale du marais de Cambrin et les prairies humides d’Annequin et de Cuinchy qui abritent une biodiversité et un patrimoine naturel exceptionnels sur de faibles surfaces et ce, malgré le contexte très urbanisé du secteur.

De nombreuses espèces « déterminantes » ou « à statut réglementé » y ont été observés : chauves-souris, batraciens, insectes, oiseaux et poissons, mais aussi de nombreuses plantes.

 

Grenouille de Lessona
Grenouille de Lessona

Oreillard roux
Oreillard roux

Râle d'eau
Râle d’eau

Grande douve, Renoncule Langue
Grande douve, Renoncule Langue

Hottonie des marais
Hottonie des marais

 

Une autre ZNIEFF concerne une petite partie sud de la ville, la ZNIEFF continentale de type 1 – N° 310013319 – « Marais de la Loisne »

D’une superficie de  94,8 hectares, elle est située sur les communes suivantes : Beuvry ; Labourse et Verquigneul.

Localisé sur les anciens marais de la Loisne et incluant les terrils, le site a été largement réaménagé en espace de loisirs avec de nombreux étangs de pêche. Mais, il est traversé par l’A26, qui contribue à fortement le dénaturer.

 

Triton crêté

Le Triton crêté est inscrit à l’Annexe II de la Directive Habitats.

Collier-de-corail

Collier-de-corail.

 

 

Sources et images : logo_inpn écologie dans Comprendre pour Agir

CBNBl, GON, CSN, NPDC, DREAL NPDC , 2015.- 310013361, Marais de Beuvry, Cuinchy et Festubert – INPN, SPN-MNHN Paris, 17P.


Reproduction interdite

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Sigles et acronymes relatifs à l’environnement

Posté par Joël le 14 octobre 2017

 

Vous savez que sur ce blog, il y a de nombreux textes relatifs à l’environnement. Comme je l’ai déjà fait avec les définitions de certains termes employés dans mes articles, je publie aujourd’hui une liste non exhaustive de sigles et acronymes en rapport avec l’environnement.

 Sigles et acronymes relatifs à l’environnement dans Ecologie peppler-environnement-top

Les sigles et acronymes s’écrivent en lettres capitales sans point, ni espace, ni trait d’union entre les lettres et sans accent. Ils sont invariables.

Un sigle est l’abréviation d’une locution qui n’en garde que les initiales.

Un acronyme est un sigle dont l’enchaînement des lettres se lit comme un mot simple (il est prononçable au lieu de devoir être épelé).

 

ADEME Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie

ARS Agence Régionale de Santé

BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières

CERDD Centre Ressource du Développement Durable

CNRS Centre National de Recherche Scientifique

COTRI Contrats d’Objectifs Territoriaux d’Accélération de la Troisième Révolution Industrielle

DIREN DIrection Régionale de l’Environnement

DREAL Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

DRIRE Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement

EIE Espaces Info Énergie

EPCI Établissement Public de Coopération Intercommunale.

FRATRI Fonds Régional d’Amplification de la Troisième Révolution Industrielle

GES Gaz à Effet de Serre

ICPE Installations Classées pour la Protection de l’Environnement

INPN Inventaire National du Patrimoine Naturel

INRA Institut National de Recherche Agronomique

LEMA Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques

LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux

ONCFS Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

ONEMA Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques

ONF Office National des Forêts

PCAET Plan Climat Air Énergie Territorial

PAPI Programme d’Actions de Prévention contre les Inondations

PCET Plan Climat Énergie Territorial

PPR Plans de Prévention des Risques

PPRI Plan de Prévention des Risques d’Inondation

SAGE Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux

SCOT Schéma de COhérence Territoriale

SDAGE Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux

SRCE Schéma Régional Climat-Énergie

UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature

ZNIEFF Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique

 

 

À noter…

Lorsque l’acronyme est devenu nom commun, il s’écrit alors en lettres minuscules, éventuellement avec capitale initiale. Il accepte – comme un nom commun – la marque du pluriel Le cas échéant, l’acronyme sera accentué.

Radar (Radio detection and ranging) – des radars

Laser (Light amplification by stimulated emission of radiation) –  des lasers

Ovni (Objet volant non identifié) – des ovnis

 

Généralement, lorsque l’on emploi un sigle ou un acronyme dans un texte, surtout lorsque que celui-ci n’est pas très connu, on en donne la sens entre parenthèses. Certaines personnes considèrent comme une règle de dactylographie le fait de ne mettre une majuscule uniquement pour le premier mot. Personnellement, je préfère reprendre toutes les lettres de l’acronyme en majuscules.

Voir également : Réflexions personnelles et méthodes de travail

 


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Qui ne connait pas encore « La chasse au féminin » ?

Posté par Joël le 14 avril 2017

 

L’association « La chasse au féminin du Pas-de-Calais » implantée à Beuvry est née lors de l’assemblée constitutive du 1er juillet 2015.

C’est une jeune association, certes, mais qui participe pourtant déjà bien à la vie de la commune : festival de l’arbre, quartiers d’été,  Semaine Européenne de Réduction des déchets… aux côtés d’autres associations comme les piégeurs ou encore les Albrans.

chasse au féminin beuvry 62

L’objet de l’association est : «  éduquer, informer, apporter un appuis moral aux chasseresses et renforcer par des présences féminines la mixité de la chasse ».

 

Le préambule aux statuts précise :

Créer une dynamique féminine dans le monde de la chasse.

Défendre notre passion, en nous regroupant et apporter notre soutien aux instances cynégétiques lors des différentes manifestations visant à la pérennité de la chasse.

Sensibiliser l’opinion publique sur le fait, que les femmes, sont peut-être, de par leur différence, plus aptes à faire comprendre aux non chasseurs, ce que représente la chasse dans un monde rural, actuellement si menacé et à expliquer cette convivialité, qui permet de rassembler les générations.

Veiller et Dénoncer les démarches anti chasse de certaines revues féminines.

 

L’association Nationale à quant à elle été créée le 1er septembre 1999. Le sujet n’est donc pas nouveau et on parle régulièrement dans la presse sérieuse, même non spécialisée, de la pratique de la chasse par des femmes passionnées de nature.

Les femmes qui chassent s’impliquent dans des actions éco-citoyennes locales comme je l’ai précisé en début d’article et comme ont pu le constater les personnes de tous horizons qui participent à la vie locale, y compris en dehors de la période électorale.

Elles s’impliquent également sur les formations aux permis de chasser du département, des actions de découverte comme « un dimanche à la chasse », la formation des jeunes filles, travail sur le chien, l’éducation à la nature,

L’association nationale existe depuis 20 ans. Et agit en partenariat avec la fédération des chasseurs, ligue des sauvaginiers français, les jeunes chasseurs et travaille à la valorisation d’ISNEA…

 

Des projets !

Le prochain projet de l’association sur Beuvry est en partenariat avec la région « si on plantait nos chemins » pour restaurer la biodiversité des chemins ruraux, véritables corridors naturels pour la faune et la flore sauvage de notre territoire. Cette action s’effectuera en partenariat avec d’autres associations locales…

On n’a donc pas fini d’entendre parler de « La chasse au féminin » !

chasse au féminin beuvry 62

 

Quelques liens :

La page Facebook  « La chasse au féminin du pas de calais » 

Association Nationale de La Chasse au Féminin

ISNEA, c’est quoi ?

Festival de l’arbre 2015 (La chasse au féminin et Les Albrans)

Un dimanche à la chasse avec La Chasse au Féminin du 62

 


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Formules répulsives pour chats à faire soi-même

Posté par Joël le 10 avril 2017

 

Tout le monde ne trouve pas forcément un objet insolite en faisant son jardin…
Par contre, il est bien désagréable de retrouver des excréments de chats dans ses plantations, dans le bac à sable des enfants ou dans les massifs de fleurs…

Si cette mésaventure vous est déjà arrivée, cet article peut vous intéresser.

 

Le chat est un animal territorial qui a besoin de laisser ses empreintes olfactives sur des objets pour communiquer auprès de ses congénères. Pour cela, il utilise des glandes situées sur sa face ou, plus gênant, celles situées sous ses pattes, en griffant. Il le fait aussi en urinant.

Bien qu’il soit difficile de convaincre un chat de faire ce dont il n’a pas envie, il est possible de les éloigner avec des produits répulsifs. En effet, les chats détestent certaines odeurs comme celles de l’orange, de la lavande, ou poivre…

Formule répulsive pour chat à faire soi-même

 

Confectionnez vous-même un répulsif pour chat !

Il existe, dans le commerce, différents types de répulsifs pour chats  (pour la plupart assez efficaces), mais leur prix n’est pas donné. Vous pouvez fabriquer un répulsif « maison » pour les chats qui les pousseront à faire leurs besoins ailleurs.

Je vous propose ci-dessous des recettes de répulsifs qui fonctionnent aussi en extérieur.

Les répulsifs « maison » présentés sont sans danger, car ils agissent uniquement sur l’odorat du chat et respectent l’environnement. Mais n’oubliez pas de lire le dernier paragraphe : « Attention ! ».

Dans tous les cas, il faut nettoyer les surfaces souillées avant d’utiliser un répulsif, mais gardez toujours à l’esprit qu’il ne faut jamais nettoyer à l’eau de javel un endroit sali par un chat. En effet, l’eau de javel attire énormément les chats et les incite à marquer de nouveau leur territoire.

 

Orange – lavande et bicarbonate

Épluchez 1 orange

Mélangez les écorces coupées avec 1 tasse (240 ml) de bicarbonate de soude et 1 tasse de lavande séchée dans un récipient couvert.

Après avoir nettoyé et traité la zone souillée répandez ce mélange de façon uniforme aux endroits ou votre chat à laisser ses marques.

Laissez poser pendant 24 heures, puis aspirez.

 

Cannelle, romarin, lavande et vinaigre blanc

Faire bouillir 3 tasses d’eau

Ajoutez 3 cuillère à soupe de cannelle, 3 de romarin et 3 de lavande séchée.

Couvrez et laissez infuser une nuit.

Filtrez le liquide obtenu et versez-le dans un vaporisateur.

Ajoutez ¾ d’une tasse de vinaigre blanc et 15 gouttes d’huile essentielle d’orange, bien agiter.

 

Citron et eucalyptus

Mélangez dans un vaporisateur ¼ de litre d’eau

10 gouttes d’huiles essentielles de citron ou le zeste d’un citron

20 gouttes d’huiles essentielles d’eucalyptus

 

Poivre noir

Faites bouillir la valeur d’une tasse d’eau dans une casserole et retirez du feu

Laissez poser 3 minutes et mélangez 2 cuillères à soupe de poivre noir frais pilé (ou du poivre noir de Madagascar en grains pilé), bien remuer jusqu’à dilution complète.

Une fois la solution refroidie et filtrée, récupérez-la dans un vaporisateur.

Faites attention lorsque vous ajoutez le poivre à l’eau. Assurez-vous de ne pas recevoir de la vapeur dans les yeux, cela pourrait agir vous incommoder (temporairement).

 

Marc de café

Le marc de café est un répulsif naturel pour chat qui peut dissuader ces derniers de venir uriner à certains endroits.  Le marc de café aura de plus un effet bénéfique pour le sol.

Le marc de café a de nombreuses vertus, il permet d’éviter la prolifération des pucerons sur vos rosiers par exemple, il peut aussi être mis dans votre composteur.

 

« Ma » recette maison : Poivre noir, fond moutarde, reste d’oignon

Mettez de côté le fond d’un pot de moutarde dont les qualités gustatives ne sont plus à votre goût mais dont l’odeur est encore forte.

Lorsque vous utilisez de l’oignon frais pour cuisiner, il y a parfois quelques restes, ne les gaspillez pas ils peuvent servir !

Ça c’est mon côté « chasse au gaspillage alimentaire » !

Mais si vous n’avez pas de reste, vous utilisez tout simplement un quart d’oignon que vous aurez découpé finement et 2 bonnes cuillères de moutarde.

Incorporez le tout dans un récipient avec bouchon (bidon vide d’eau déminéralise par exemple) contenant environ un litre d’eau (de pluie par exemple) et ajoutez une ou deux cuillères de poivre noir (si possible fraichement moulu).

Fermez avec le bouchon et laissez infuser au moins une nuit…

Filtrez le liquide obtenu et versez-le dans un vaporisateur et asperger aux endroits souhaités.

Répéter à tous les 2 jours durant deux semaines pour un bon résultat.

Certaines « recettes » ne prévoient qu’un seul de ces 3 ingrédients, pour tenir compte des différentes sensibilités des chats dont il est question en début d’article, je mélange les 3.

 

Attention !

D’autres « solutions » sont parfois présentées pour éloigner les chats… mais elles peuvent s’avérer nocives !

En effet, sur internet, dans les magazines et même dans certains journaux, on peut lire d’énormes bêtises écrites par des personnes qui ont besoin de remplir des lignes, sans avoir vraiment travaillé ou compris le sujet. Et parfois, certains articles ressemblent plus à un poisson d’avril qu’à une information digne de ce nom.

 

L’odeur du soufre pique le nez des chats et permet donc de vite les repousser, mais je vous le déconseille fortement car il très dangereux à cause de ses propriétés chimiques qui peuvent rendre malade les félins.

N’utilisez jamais de boules antimites pour éloigner des animaux, elles sont extrêmement toxiques pour les humains et les animaux. De plus, les boules antimites sont nocives pour l’environnement, car elles déversent des toxines dans le sol qui finiront dans les nappes phréatiques.

De même les « solutions » contenant de l’ammoniaque sont à bannir, car très dangereuse !

 


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