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Quels sont les types d’inondation ?

Posté par Joël le 8 novembre 2017

 

La lecture d’un article  sur une inondation exceptionnelle et meurtrière le 5 novembre 1530 aux Pays-bas m’a rappelé un sujet de conversation locale de l’été 2016 : les inondations.

On entend et on lit un peu tout et n’importe quoi, sur ce sujet comme sur d’autres d’ailleurs. La moindre des choses quand on veut aborder un sujet complexe est de se documenter. Je partage donc sur mon blog les informations que j’avais recueillies et synthétisées il y a un certain temps.

 

Rappels :

L’inondation est l’envahissement par l’eau douce ou salée, de terres qui ne sont pas submergées en temps normal, quelle qu’en soit l’origine.

L’inondation est un des principaux risques naturels en France (mais aussi dans le monde) et aussi la catastrophe naturelle causant le plus de dégâts. Elle est susceptible de provoquer des pertes de vie humaine, le déplacement de populations, d’avoir un impact sur la santé humaine, les biens et les réseaux.

 

Une inondation peut avoir différentes origines :

Le ruissellement

L’inondation par ruissellement intervient dans les zones aux pentes prononcées.

On distingue deux types d’inondation par ruissellement : le ruissellement urbain et le ruissellement agricole. Dans les deux cas, faute de pouvoir s’infiltrer dans le sol, l’eau ruisselle. Les inondations de ce type sont souvent très localisées et peuvent se manifester loin des cours d’eau.

Quels sont les types d’inondation ? dans Climat inondation-par-ruissellent

 

Le débordement des cours d’eau

Le débordement des cours d’eau survient après de fortes pluies. Le niveau du cours d’eau, gonflé par les pluies et les eaux de ruissellement provenant du bassin versant, s’élève au-dessus de son lit normal et déborde dans les plaines environnantes, on dit qu’il sort de son lit.

Debordement-differents-lits-d-une-riviere berck dans Comprendre pour Agir

 

Les dégâts seront d’autant plus importants que le bassin versant sera pentu (augmentation de l’effet « entonnoir ») et que la capacité d’infiltration du sol sera faible. La quasi-totalité de l’eau tombée dans un laps de temps très court, ne peut ni s’infiltrer ni s’évaporer et se concentre vers la rivière.

inondation-par-debordement eau dans Eau

 

La remontée de la nappe phréatique

Les nappes phréatiques sont des masses d’eau contenues dans les fissures du sous-sol et sont alimentées par la pluie dont une partie s’infiltre profondément pour les recharger. Le niveau le plus bas de la nappe phréatique s’appelle l’étiage. Il se produit en automne avant le retour des pluies.

Dans certaines conditions, par exemple une succession d’années humides, le niveau d’étiage peut devenir de plus en plus haut. Lorsque de fortes pluies se produisent et que le niveau d’étiage est inhabituellement élevé, la nappe peut alors atteindre la surface du sol. Cela entraîne une inondation « par remontée de nappe ».

remontee-de-nappe écologie

 

La submersion marine

Une submersion marine est une inondation temporaire et parfois épisodique de zone côtière, générée par la mer, avec de l’eau salée ou saumâtre, lors d’évènements météorologiques (tempête, cyclone, forte dépression et vent de mer) ou océanographiques (houle, marée, tsunami) d’ampleur très inhabituelle.

Il ne faut pas confondre avec la transgression marine qui est l’envahissement durable de zones littorales par la mer, dû à un affaissement des terres émergées ou à une élévation générale du niveau des mers.

Néanmoins, une succession de submersions marines de plus en plus fréquentes et envahissantes peut être le signe d’une transgression marine. Ce risque est aggravé par la montée de la mer due au bouleversement climatique.

 submersion Pas-de-Calais

 

A noter…

On peut ajouter également le débordement ou les conséquences de la rupture d’ouvrages artificiels hydrauliques tels que retenues d’eau, digues, canalisations (agricoles, d’eau potable, d’assainissement) ou la rupture d’une retenue naturelle comme celle d’un lac glaciaire, provoquant une inondation soudaine.

 

Et chez nous ?

Dans le département du Pas-de-Calais, les inondations se produisent principalement par débordement des cours d’eau, lors de ruissellement ou par remontée de la nappe phréatique.

 

Le Pas-de-Calais, qui comprend une importante zone de terres situées en-dessous du niveau de la mer et une zone littorale marquée par l’érosion, est directement concerné par ces risques littoraux de submersion marine.

Les risques de submersions marines voire d’une transgression marine future préoccupent de plus en plus les élus de certaines communes comme Groffliers, Conchil-le-Temple, Waben, Verton et Berck dans la baie d’Authie.

La publication de l’observatoire climat Hauts-de-France d’octobre 2017 (une bonne vingtaine de pages faciles à lire et à comprendre) confirme que le bouleversement climatique mondial concerne notre région. Ce rapport montre que l’élévation du niveau de la mer est visible sur plusieurs stations marégraphiques.

 

Voir également :

Le réchauffement climatique vu de Beuvry

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

Parlons un peu de noues

Hydrologie et cycle de l’eau

Les nappes d’eau souterraines

 


Publié dans Climat, Comprendre pour Agir, Eau | Pas de Commentaire »

Le réchauffement climatique vu de Beuvry

Posté par Joël le 7 novembre 2016

 

Aujourd’hui s’est ouvert la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 22). C’est l’occasion de vous faire part d’une réflexion entamée suite aux phénomènes climatiques exceptionnels de juin.

Des volumes de précipitations dans un délai très court avaient provoqué des inondations dans un très grand nombre de communes. Même si ces pluies inédites ne sont peut-être pas a mettre totalement et avec certitude sur le compte du dérèglement climatique, le sujet avait alimenté les discussions. 

 

Des changements visibles

L’hiver 2015-2016 a été particulièrement doux. On a ensuite constaté un véritable « décalage dans le temps » de l’été météorologique.

En effet, on se souvient tous de la canicule qui sévissait dans le passé plutôt début août pour laisser place à des orages après le 15. Cette année, on a connu une période de 2 ou 3 jours de forte chaleur fin août, mais aussi des records de température en septembre.

Le mois d’août 2016, a été le 16ème mois consécutif où le record de chaleur mensuel a été battu, au niveau mondial, depuis le début des relevés de températures en 1880 (le mois de septembre 2016 étant le 2ème le plus chaud, juste après celui de 2015). Ainsi, pour les neuf premiers mois de 2016, la température à la surface des océans et des terres s’est située 0,98°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle !

On a donc matière à réfléchir sur ce que les médias appellent le « réchauffement climatique » par soucis de simplification exagérée me semble-t-il (il serait préférable d’employer la formule « dérèglement climatique mondial ayant pour conséquence un réchauffement global de la terre »).

 

Entre les prédicateurs d’une fin du monde imminente ou les adeptes de la théorie du complot d’un côté et les climato-sceptiques ou les pollueurs décomplexés de l’autre, il y peut être une place pour la réflexion sur des bases historiques et scientifiques.

 

Les visiteurs les plus attentifs de mon blog se souviennent peut-être de mes articles sur le GIEC.

Ces dossiers très épais dont la lecture rebute tout le monde sont pourtant essentiels pour comprendre l’impact de l’Homme sur le climat. Étudier ces dossiers pourrait permettre à certaines personnes d’éviter de raconter ou d’écrire des énormités.

Le réchauffement climatique vu de Beuvry dans Climat rechauffement4

 

« Les évolutions de température de la planète ont toujours existé. »

Voilà le principal – pour ne pas dire l’unique – argument des personnes qui ne veulent pas entendre parler du bouleversement climatique.

La terre était plus froide d’une dizaine de degrés il y a 20.000 ans, c’est à dire à l’apogée de la dernière époque glaciaire. La terre s’est donc réchauffée certes, mais très lentement.

Ainsi, on sait que la température n’a fluctué que de 0,2 degré entre l’an mille et la fin du XIXe siècle.

 

Mais actuellement l’accélération du phénomène est préoccupante. En effet, les élévations températures déjà mesurées au siècle dernier et celles calculées pour le siècle en cours prouvent que le réchauffement global est bien plus important que dans le passé.

À partir de la fin du XIXe siècle, en une centaine d’années à peine, les températures moyennes de surface du globe (terres et mers) ont augmenté de 0,85 °C (comprise entre 0,65 et 1,06 °C).

 

Le pire est à venir, puisque les simulations par ordinateur indiquent que le réchauffement devrait s’accélérer et la température moyenne pourrait en conséquence augmenter de 2,7 à 4,5 degrés d’ici la fin du XXIe siècle.

Si on compare l’augmentation de 0,2 degré en un millénaire avec celle calculée (sur la base du réchauffement constaté au siècle dernier) le rapport est vertigineux !

Le réchauffement dû à l’activité humaine serait de 135 à 225 fois plus rapide que le réchauffement « naturel » de la terre !

 

Voici plusieurs liens pour aller plus loin sur le sujet

Mes articles plus ou moins récents (autres liens à consulter également dans les articles)

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Conférence sur le climat vue d’en bas

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

 

5e rapport du GIEC – Présentation

5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

Réflexions personnelles et méthodes de travail

 

Articles divers de ces derniers mois

Réchauffement climatique : l’extinction des mammifères a-t-elle commencé ?

Il fait 51° en Inde : le réchauffement climatique s’accélère

Le réchauffement climatique est-il à l’origine des pluies intenses de ce printemps 2016 ?

Réchauffement climatique, un tiers de la Grande barrière de corail se meurt

L’accord signé à la COP 21 ne suffira pas à sauver la planète

 


Publié dans Climat, Comprendre pour Agir, Grennelle de l'environnement | 1 Commentaire »

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

Posté par Joël le 10 juin 2016

 

Comme je l’ai expliqué, en surveillant la baisse du niveau d’eau mardi, je pensais aux travaux de recherche et d’écriture sur tous les sujets liés à l’eau et plus généralement sur l’environnement.

 Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus. dans Ce blog - son auteur tracriviremilitaire

Depuis plusieurs années, j’ai eu l’occasion de me pencher sur de nombreux documents en rapport avec l’eau. Certaines de mes recherches ont donné lieu à des articles de portée locale sur le canal  et sur la Loisne. Plus largement, j’ai aussi proposé aux lecteurs des articles sur le réseau hydrographique, les lois sur l’eau  et sur la  préservation des zones humides. Le maintien des zones humides est très important pour l’équilibre climatique et indispensable pour limiter les conséquences des bouleversements climatiques (sécheresses et inondations).

 

cycleeau 2016 dans Climat

 

L’histoire locale, avec la construction du canal des mines a aussi toute sa place dans cette démarche de réflexion globale.
En effet l’intervention de l’Homme sur le
cycle de l’eau n’est pas sans conséquence. Les détournements, les retenues et ouvrages divers sur les cours d’eau naturels perturbent localement ce cycle. D’abord la perturbation du cycle de l’eau contribue au dérangement climatique, mais de plus elle peut avoir des conséquences dramatiques en cas de pluies diluviennes. Le ruissellement des eaux ne se fait plus naturellement, les cours d’eau détournés, canalisés et parfois busés ne peuvent plus recevoir et évacuer l’excédent de pluie.

rivagedesmines citoyenneté dans Comprendre pour Agir

 

Il y a quelques années avec Les Albrans nous avons essayé de marquer les esprits sur la nécessité de préserver les arbres et les forêts notamment en organisant le salon « Partageons la forêt »  en mai 2011 dans le cadre de l’année internationale des forêts. Cette année l’association a aussi participé à la journée internationale des forêts.
J’ai également consacré plusieurs articles à la
préservation de la forêt et au reboisement.

Encore un sujet qui a un rapport avec ce qui nous préoccupe aujourd’hui :
Localement, les arbres limitent les conséquences d’afflux d’eau en pompant des quantités importantes (jusqu’à 200 litres quotidiennement pour un chêne adulte). 
Au niveau de la planète, peut-on encore ignorer le rôle de la forêt dans l’équilibre climatique ?

2011anneinternationaledelafort écologie dans Eau

 

Dans des articles plus récents, je vous ai fait part également de ma façon de voir la Conférence sur le climat et ce, dans la continuité de mon analyse sur les rapports du GIEC  et des actions de l’association Les Albrans notamment dans le cadre de l’année internationale de l’énergie durable pour tous.

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Nous nous sommes aussi penchés sur la problématique de l’agriculture moderne aussi bien en ce qui concerne les conséquences locales (disparition des haies et des fossés), que sur la nécessité de consommer autrement pour revenir à un modèle agricole plus respectueux des sols. Cette année, l’un des thèmes développés lors de la journée mondiale de l’eau était justement « Eau et Agriculture ».

On sait bien que la disparition des haies et des fossés aggrave les phénomènes pluvieux exceptionnels en contribuant aux inondations.

La sensibilisation à la réduction des déchets (qui a fait l’objet de plusieurs manifestations publiques à Beuvry) s’inscrit non seulement dans le cadre de la limitation des gaz à effet de serre (responsable du réchauffement climatique) mais aussi dans le cadre d’une agriculture raisonnée.
Gaspiller moins (jeter moins de nourriture) permettrait de diviser la production agricole quasiment par 2 !
On sait que l’agriculture intensive a des conséquences sur les sols qui ne peuvent plus absorber convenablement les pluies. Au lieu de s’infiltrer, l’eau reste en surface et s’écoule vers des zones habitées ou vient gonfler les rares fossés préservés, lesquels débordent et provoquent des inondations.

nouveau-logo-complet-a dans Géographielogofrancaissanstitre dans Histoire

 

Après les inondations chacun veut trouver des explications et parfois des responsables.
Pourtant sans avoir une réponse à toutes les questions, à Beuvry comme ailleurs, des citoyens sans grade et des associations s’essoufflent depuis des années à amener des éléments de réflexion, à rendre accessible des documents techniques et scientifiques par un travail de simplification, à alerter sur les conséquences de l’action de l’Homme sur la nature.
Beaucoup de travail pour bien peu de prise de conscience, ce qui conduit parfois à une certaine
déception.

 

Pour conclure, je vous invite juste à relire les articles qui apparaissent en lien (en bleu clair) ainsi que ceux qui concernent le syndrome de Cassandre.

 

scierlabranche dans Les Albrans

 


 

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Conférence sur le climat vue d’en bas

Posté par Joël le 19 novembre 2015

Conférence sur le climat vue d’en bas dans Ce blog - son auteur Logo_COP_21_Paris_2015

De nombreuses questions se posent sur le changement climatique.

Bien avant les rassemblements internationaux, de personnalités politiques et conseillers divers, pour lesquels on a vu de nombreuses communications avant les événements terribles qui ont une nouvelle fois frappé la France, des scientifiques se sont posées ces questions et ont tenté d’y répondre :

  • Le climat évolue-t-il naturellement ?
  • Les activités humaines peuvent-elles modifier le climat ?
  • Les activités humaines peuvent-elles changer la composition de l’atmosphère ?
  • A-t-on observé récemment un changement du climat ?
  • Peut-on estimer les changements climatiques qui se produiront au cours du XXIe siècle ?
  • Quelle sera l’évolution du climat si nous ne changeons rien à notre mode de vie ?
  • Les conséquences du changement climatiques peuvent-elles être graves ?
  • Peut-on envisager de limiter les émissions pour réduire l’ampleur du changement climatique ?
  • L’épuisement des ressources mondiales en combustibles fossiles suffira-t-il à empêcher un bouleversement du climat ?
  • Comment convaincre les plus pollueurs d’infléchir réellement leurs comportements ?

 

De leur côté, des acteurs locaux n’ont pas non plus attendu ces grands événements médiatiques. Ils se sont documenté par eux-mêmes et ont essayé depuis des années de faire passer des messages, armés uniquement de leur bonne volonté et de quelques moyens matériels basiques :

  • Manifestations organisées localement et inscrites dans une logique Nationale ou Internationale en suivant les calendriers des autres manifestations : journée des zones humides, journée mondiale de l’eau, journée des mers et océans, semaine de la mobilité, semaine européenne de réduction des déchets, mais aussi série d’actions dans le cadre de l’année mondiale de l’eau (2013),  de l’année internationale de l’énergie durable pour tous (2012), de l’année des forêts (2011) ou encore l’année européenne de la lutte contre le gaspillage alimentaire (2014)…
  • Informations relayée sur des pollutions locales (cyanure dans un marais, développement anarchique de plantes aquatiques envahissantes,…) et tentative de mobilisation sur tous ces problèmes.
  • Actions concrètes de reboisement, d’entretien d’une zone humide…

 

Que d’énergie humaine dépensée pour tenter modestement de modérer notre consommations d’énergie, de modifier notre comportement vis-à-vis de la nature !

Cet engagement citoyen laisse place parfois des phases d’interrogation sur l’utilité de toutes ses actions passées presque inaperçues auprès des personnes qui demain jureront que la conférence sur le climat les passionne, que la maitrise des déchets les intéresse, que l’état des cours d’eau de la région les préoccupe, et même pour certains que tout ce qui se passe dans leur commune les a toujours captivé alors que l’on ne les pas vus plus que les autres lors d’actions citoyennes organisées dans ladite commune sur tous ces sujets.

Si les convictions demeurent, l’investissement personnel dans l’action locale peut avoir tendance à s’estomper faute de résultat ou prendre d’autres formes.

 

A lire ou à relire :

Le syndrome de Cassandre

Réflexions personnelles et méthodes de travail

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Je n’en sais rien et ça m’est égal…


Publié dans Ce blog - son auteur, Climat, Comprendre pour Agir, Ecologie | Pas de Commentaire »

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Posté par Joël le 28 octobre 2014

 

Un mois d’août particulièrement arrosé, un mois d’octobre anormalement « chaud », des inondations exceptionnelles dans le sud de la France, il y a de quoi se demander si le dérèglement climatique annoncé par les scientifiques depuis de nombreuses années n’est pas bel est bien en train de s’accélérer.

Sur ce blog, vous avez pu lire certains articles qui ne sont pas liés directement à Beuvry, comme ceux en rapport avec le climat (rapport du GIEC).
Ce sujet préoccupant pour l’avenir a été l’objet d’un sommet Européen vendredi dernier.
En quelques mots, que peut-on retenir ?

 Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry dans Climat paquet-energie-climat

Vendredi 24 octobre dans la nuit, les 28 pays de l’Union Européenne ont adopté le « Paquet énergie-climat pour 2030 » préparé par la Commission européenne.

Il s’articule autour de trois objectifs :

- réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 ;

- élever la part des énergies renouvelables à 27% du « mix énergétique » de chaque État membre ;

- réduire la consommation d’énergie dans l’Union de 27%.

 

Des engagements chiffrés ambitieux, certes, mais encore faut-il que les décisions prises soient appliquées. En matière environnementale, on en encore constaté récemment des reculs et mêmes des annonces qui vont dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire pour réduire par exemple l’utilisation de la voiture.

A noter que ce nouveau « cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », qui doit être approuvé par le Parlement européen, remplacera alors le 1er plan dit des « 3 fois 20 » (c’est-à-dire : 20 % de baisse des émissions, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’économies d’énergie) adopté en 2009 et en vigueur jusqu’en 2020.

 

Les Européens espèrent persuader leurs partenaires internationaux (Chine, les Etats-Unis et autres pays particulièrement pollueurs) de prendre des engagements similaires… A suivre !

 

A lire ou à relire l’article et les liens contenus dans celui-ci : Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

 


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Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

Posté par Joël le 2 avril 2014

 

New York sous les eaux, manque d’eau dans les rizières, retour du choléra, océans acides ou encore salamandres qui rapetissent et ours polaires mutants… avec de telles annonces, un article paru le premier avril aurait pu être pris pour un canular, mais rien de tel ici…

Le changement climatique est bel et bien en train d’affecter tous les continents et sans changements drastiques, l’avenir est loin d’être rose.

Le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) publié ce lundi 31 mars le confirme.

 

Le rapport du GIEC, de quoi s’agit-il ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a été créé en 1988 par 2 institutions des Nations unies : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Cet organisme réalise des rapports (tous les 5 ou 6 ans environ), issus d’une collecte de travaux menés dans le monde entier dans les domaines scientifiques, techniques et socio-économiques sur le changement climatique.

Le tout premier rapport du GIEC date de 1990.

Le premier volume du 5e rapport a été publié le vendredi 27 septembre 2013. Le GIEC confirmait alors la tendance à la hausse du réchauffement global et renforçait ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

1er volet du 5e rapport le réchauffement global

Les principales conclusions de ce premier volume de 1.400 pages, étaient déclinées sur plusieurs axes :

  • Le réchauffement continue et s’amplifie.
  • Les gaz à effet de serre
  • Conséquences sur le cycle de l’eau
  • Conséquences sur acidité de l’océan
  • Irréversibilité du changement climatique

 

Je vous invite à relire mes articles à ce sujet :

Réflexions personnelles et méthodes de travail

5e rapport du GIEC – Présentation

5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

 

Les grandes lignes de ce 2e volet

Entre le 25 et le 29 mars 2014, des représentants de chaque gouvernement se sont réunis à Yokohama (Japon) pour approuver le second volet du nouveau rapport du GIEC intitulé « Changement climatique 2014 : impacts, adaptation et vulnérabilité ».

Le premier volet avait confirmé la responsabilité de l’homme dans la hausse de la température. Cette fois il s’agissait de mesurer les impacts du réchauffement sur l’ensemble de la planète.

 

Quels sont les points sur lesquels insiste ce 2e volet du 5e rapport ?

  • Les pays du Sud davantage exposés à l’insécurité alimentaire
  • Moins d’eau disponible pour l’agriculture
  • Davantage de pauvreté
  • Plus de conflits et d’insécurité
  • Inondations et érosion
  • Problèmes sanitaires
  • Des risques accrus d’extinction

 

Que faire ?

Les experts du GIEC estiment qu’il est encore temps d’éviter ces scénarios catastrophe pour la planète, si des décisions courageuses sont prises rapidement.

Suite à la publication de ce second volet, Christiana Figueres, responsable climat de l’ONU, appelle « à accélérer et intensifier les efforts » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et gérer les risques inhérents au changement climatique. Elle précise que ce rapport est une « histoire avec deux fins », l’une qui parle « d’inaction » et l’autre « de l’occasion à saisir pour opérer des changements ».

Un troisième volet donnera bientôt des pistes pour diminuer les émissions des gaz à effet de serre et atténuer les conséquences de ces bouleversements.

 

Voir aussi :

Le syndrome de Cassandre

Résumé pour les décideurs

 


 

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5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Posté par Joël le 9 octobre 2013

6 ans après le 4ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), son président, le Docteur Rajendra Pachauri, a présenté, le vendredi 27 septembre 2013, le Volume 1 du 5e rapport d’évaluation :
« Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques ».

Sa rédaction a impliqué des scientifiques auteurs du monde entier, dont 17 Français principalement du CNRS, du CEA, de Météo-France, du CNES et de différentes universités (notamment l’UPMC, l’UVSQ, l’UJF et l’UPS).

5e rapport du GIEC - Volume 1 - vu de Beuvry dans Climat vignette-climate-change-2013

 

Très succinctement, que faut-il retenir ?

Comme précisé dans un premier article sur le sujet, ce premier volume comporte environ 1.400 pages, un résumé technique de 78 pages ainsi qu’un résumé pour « décideurs » de 22 pages ont été publiés.

Voici « un résumé du résumé » :

Dans son expertise, le groupe de travail I fait le point sur les observations des paramètres atmosphériques, océaniques et continentaux. Il conclut avec certitude que la température globale moyenne à la surface de la Terre (surfaces terrestres et océans confondus) a augmenté de 0,89 °C sur la période 1901-2012.

Non seulement, le GIEC confirme la tendance à la hausse du réchauffement global, mais il renforce ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

Quel crédit accorder à ce rapport ?

Pour certains (on les appelle les « climato-sceptiques »), ce rapport se veut beaucoup trop alarmiste, comme les précédents.

Pourtant dans une étude publiée en février 2013 dans la revue « Global Environmental Change », une équipe d’historiens montrait que les prévisions commentées dans les quatre précédents rapports ont finalement toujours été en deçà de ce qu’il s’est réellement produit. Le GIEC aurait donc tendance à minimiser ses annoncent pour éviter la fronde des climato-sceptiques.

Des climato-sceptiques utilisent des arguments vaguement scientifiques pour justifier leur point de vue, allant jusqu’à mettre en cause le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement.
D’autres rappellent que le climat a changé depuis des centaines de milliers d’années alternant périodes glaciaires et interglaciaires, et qu’un réchauffement de plus ne peut être la fin du monde.
Certains ont utilisé une erreur de calcul (reconnue d’ailleurs par le GIEC) dans le rapport de 2007 sur la rapidité de la fonte des glaces dans l’Himalaya.

 

Si le débat scientifique est une excellente chose, on peut se demander quelles sont les objectifs des détracteurs. On peut se demander également, si pour certains climato-sceptiques, ce n’est pas le travail du groupe III (mesures d’atténuation) qui leur pose problème. Les propositions faites par ce groupe à chaque rapport du GIEC sont forcément très contraignante pour notre mode de vie actuel. Enfin pourquoi des centaines de scientifiques du monde entier se ligueraient-ils pour alerter sans raison la population mondiale ?

 

Quelles sont les principales conclusions de ce premier volume ?

L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, l’étendue et le volume des neiges et glaces ont diminué et le niveau des mers s’est élevé, et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.
Les scientifiques du GIEC qualifient ces conclusions de « hautement probables à quasi-sûres ».

 

Le réchauffement

Chacune des 3 dernières décennies a été successivement plus chaude que toutes les précédentes depuis qu’on a des mesures systématiques (1850).
De plus, es 30 dernières années sont la période la plus chaude de l’hémisphère nord (températures moyennes de l’hémisphère) depuis au moins 1400 ans.
Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90% de l’énergie accumulée entre 1971 et 2010.

Le réchauffement a provoqué une disparition massive de glace de la quasi-totalité des glaciers de montagne, des calottes polaires et de la partie pérenne de la banquise, ainsi que la diminution notable de la neige de printemps de l’hémisphère nord. Depuis le milieu du 19ème siècle, le niveau de la mer a monté à une vitesse supérieure à celle des 2 millénaires précédents.

En particulier, le niveau moyen des mers s’est élevé de 0,19 mètres au cours de la période 1901−2010.

Depuis le début des années 1970, la somme de la perte de masse des glaciers et de l’expansion thermique des océans due au réchauffement expliquent environ 75% de l’élévation du niveau moyen des mers.

 

Les gaz à effet de serre

Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint dans l’atmosphère des valeurs inconnues aussi loin qu’on sache remonter avec certitude (800.000 ans).
Elles ont augmenté de 40% depuis le début de l’ère industrielle, principalement du fait de l’utilisation des combustibles fossiles, mais aussi du fait du changement d’utilisation des sols.
L’océan a absorbé 30% du dioxyde de carbone d’origine fossile, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux de surface.

De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique.
Pour limiter le changement du climat il faudrait des réduire de manière importante et durable les émissions de gaz à effet de serre.
Même avec les hypothèses les plus optimistes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre aura augmenté d’au moins 1,5°C à la fin du 21ème siècle.

 

Conséquences sur le cycle de l’eau

L’Océan global continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique.
Le niveau moyen des mers continuera à s’élever au cours du XXIe siècle.
La vitesse d’élévation du niveau des mers dépassera très probablement la vitesse observée sur la période 1971–2010.

Les changements concernant le cycle de l’eau ne seront pas uniformes. Le contraste de précipitation entre régions humides et régions sèches, et entre saisons humides et saisons sèches augmentera (avec peut-être des exceptions régionales).

 

Conséquences sur acidité de l’océan

Le changement climatique affectera les processus liés au cycle du carbone d’une manière qui accélèrera l’accroissement du CO2 atmosphérique (degré de confiance élevé). La poursuite de l’absorption de carbone par l’océan augmentera son acidification.

 

Irréversibilité du changement climatique

L’inertie du changement climatique est impressionnante (de l’ordre de plusieurs siècles).

Le total des émissions de CO2 cumulées déterminent principalement la moyenne globale du réchauffement en surface vers la fin du XXIe siècle et au-delà.

La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.

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Pourquoi s’intéresser à ce sujet ?

Les habitués de ce blog se souviennent que j’ai à plusieurs reprises écrit des articles sur l’eau.
Pour en arriver à comprendre les problèmes liés à l’eau en particulier ceux liés à l’eutrophisation, j’ai fait quelques rappels sur le cycle de l’eau.

Parmi les conclusions du GIEC on peut notamment retenir que le cycle global de l’eau est modifié, les neiges et glaces fondent de plus en plus vite, le niveau moyen des océans augmente, l’acidification des océans augmente.

Il est donc logique quand on s’intéresse aux problèmes de pollution des eaux de s’intéresser également au réchauffement climatique et en particulier aux conséquences sur le cycle de l’eau, lequel est déterminant dans l’équilibre des milieux humides.

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Pour les anglophones : Résumé à l’attention des décideurs dans sa version originale en anglais sur le site du GIEC

 


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5e rapport du GIEC – Présentation

Posté par Joël le 1 octobre 2013

 

Le premier volume du 5e rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été dévoilé ce vendredi 27 septembre.
Il annonce une aggravation du dérèglement climatique. La température moyenne de la Terre devrait encore grimper de 0,3 à 4,8°C d’ici à 2100. La fonte des glaces va s’accélérer et le niveau des mers fortement augmenter. Les experts du climat du GIEC sont plus certains que jamais de la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique.
Même si l’exposé comporte des informations inquiétantes, il ne semble pas passionner les Français.

Avant de vous pencher sur ce rapport, je vous propose en premier lieu quelques informations pour vous « mettre dans le bain ».

 

Qu’est-ce que le GIEC ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) ou IPCC ( International Panel on Climate Change) a été créé en 1988 par 2 institutions des Nations unies : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Cet organisme intergouvernemental est ouvert à tous les pays membres de ces deux organisations.

Le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en sur le changement climatique.

 

Comment travaillent les scientifiques du GIEC ?

Le GIEC ne possède pas son propre laboratoire et réalise une synthèse d’études déjà existantes. Son activité principale est la production de rapports, issus d’une collecte de travaux scientifiques menés dans le monde entier.

Les experts réfléchissent à des stratégies pour s’adapter aux conséquences du changement climatique et inverser ou au moins atténuer le phénomène.

A chaque nouveau rapport, les scientifiques du monde entier sont appelés à proposer leur collaboration. 831 ont été sélectionnés pour ce 5ème rapport.

 

Le GIEC comporte 3 groupes de travail :

- Le groupe I traite des éléments scientifiques de l’évolution du climat.

- Le groupe II est en charge d’en examiner les conséquences et d’analyser la vulnérabilité au changement climatique et les mesures d’adaptation.

- Le groupe III s’intéresse aux mesures d’atténuation.

 

Chaque groupe est responsable d’un des volumes du rapport.

Le premier volume (publié ce 27 septembre) présente l’état des connaissances sur l’évolution du climat. Il est rédigé essentiellement par les climatologues.

Le deuxième s’intitule « Conséquences, vulnérabilité et adaptation au changement climatique ». (publié en mars 2014)

Le troisième fait le tour des « mesures d’atténuation » et mobilise surtout des économistes. (publié en avril 2014)

Un quatrième volume prévu pour octobre 2014 fera la synthèse.

 

Les scientifiques du GIEC sont bénévoles ; leur travail est titanesque.

Pour ce premier volume (de 1.400 pages – 14 chapitres), ils ont passé en revue 9.200 publications !

Un résumé technique de 78 pages est également publié, ainsi qu’un résumé pour décideurs » de 22 pages permettant de faire le lien entre scientifiques et politiques.

 

Alerter l’opinion publique sur les problèmes environnementaux, est-ce nouveau ?

Prise de conscience de l’action de l’homme sur l’environnement

La notion de protection de l’environnement a mûri lentement entre 1950 et 1970.

Des outils législatifs sont créés comme la loi sur les parcs nationaux en 1960, la loi sur l’eau du 12 décembre 1964.

Au niveau international des décisions importantes commencent à voir le jour comme la convention pour la protection des zones humides, appelée aussi « Convention de Ramsar » signée le 2 février 1971.

 

Le 28 février 1970, Georges Pompidou tire le signal d’alarme

Le discours, prononcé au dîner de l’Alliance française lors du voyage de Georges Pompidou à Chicago, a pour thème principal l’environnement.

« Il faut créer et répandre une sorte de morale de l’environnement imposant à l’État, aux collectivités, aux individus, le respect de quelques règles élémentaires faute desquelles le monde deviendrait irrespirable. »

C’est un manifeste pour une politique écologique.

Mais que le contexte politique (manifestations de défenseurs d’Israël) a éclipsé dans cet événement.

 

Chronologie de la prise de conscience de l’urgence climatique

1974 : Deux chercheurs découvrent que les CFC sont responsables de la diminution de l’ozone stratosphérique.

1979 : Le climatologue James Hansen publie une étude prédisant qu’un doublement de la concentration de CO2 atmosphérique par rapport au niveau pré-industriel devrait aboutir à un accroissement moyen de la température terrestre de 4°C.

1979 : Conférence mondiale sur le climat à Genève.
Elle est organisée à l’initiative du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Conseil International des Unions Scientifiques (CIUS). Lancement du Programme Climatologique Mondial (PCM).

1984 : Une résolution de la Commission économique de l’Onu prévoit réduire de 30 % les émissions de dioxyde de soufre.

1985 : Conférence mondiale sur le Climat à Villach (Autriche).
Elle conclut que, du fait des « concentrations croissantes de gaz à effet de serre, une augmentation de la température globale, plus importante qu’aucune dans l’histoire humaine, pourrait se produire dans la première moitié du prochain siècle ».

22 mars 1985 : Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone.
Les Etats participants s’engagent à protéger la couche d’ozone et à coopérer scientifiquement afin d’améliorer la compréhension des processus atmosphériques.

16 septembre 1987 : Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
Les Etats prennent la décision d’interdire la production et l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) responsables de l’amincissement de la couche d’ozone d’ici à l’an 2000.

1988 : Création du GIEC
Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), placé sous l’égide du PNUE et de l’OMM, est chargé du suivi scientifique des processus de réchauffement climatique.

1990 : 1er rapport du GIEC
Le premier rapport d’évaluation du GIEC établit que l’humanité modifie le climat par ses émissions de gaz à effet de serre.

3-14 juin 1992 : Sommet de la Terre à Rio.
Signature de la Convention sur la diversité biologique et adoption de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) signée par 154 Etats.

Décembre 1995 : 2e rapport du GIEC
Il prévoit un réchauffement moyen de 1°C à 3,5 °C d’ici à 2100 et une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 cm.

8-19 juillet 1996 : 2ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Genève
Les représentants des gouvernements s’engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète, en fixant des objectifs quantifiés légalement contraignant.

1er-12 décembre 1997 : sommet de Kyoto sur les changements climatiques.
Signature du protocole de Kyoto qui engage les pays développés à réduire leurs émissions de 5 % en 2012 par rapport à 1990, instaure des obligations chiffrées de résultat pour les pays industrialisés et crée pour ces derniers le principe d’échange de tonnes équivalent CO2. Il est adopté par 158 Etats (172 aujourd’hui, à l’exception des Etats-Unis).

Janvier 2001 : 3e rapport du GIEC
Ce rapport officialise le lien de cause à effet entre l’augmentation des GES et donc le dérèglement climatique et les activités humaines.
Il établit que la température moyenne du globe a augmenté de 0,6°C depuis 1861, soit 0,15°C de plus que ne le prévoyait le rapport de 1995.

2004 : un rapport de l’Arctic Climate Impact Assessment (Acia) établit que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.

Novembre 2007 : quatrième rapport du GIEC
Celui-ci prévoit davantage d’inondations, de sécheresses, d’érosion des côtes et de violentes tempêtes. Il montre que même si l’homme réussissait aujourd’hui à ne plus consommer d’hydrocarbures, le climat continuerait à se réchauffer. Les experts recommandent aux politiques de limiter l’augmentation de la température mondiale moyenne à 2 degrés.

22 septembre 2007 : Signature de l’accord de Montréal sur l’élimination de substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone.
190 pays plus l’Union européenne réunis du 16 au 22 septembre à Montréal, signent un accord destiné à accélérer l’élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), accord qui contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Quelques liens utiles avant de continuer

Site officiel du GIEC

Qui sont les scientifiques qui ont rédigé le rapport du GIEC ?

OMM (Organisation Météorologique Mondiale)

LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement)

Changement Climatique sur le site du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement)

Le changement climatique dans l’Arctique

 


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