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2020, une année qui compte !

Posté par Joël le 31 décembre 2019

 

La nouvelle année comptera d’une manière ou d’une autre pour chacun d’entre nous :

Année du brevet des collèges, du bac, de la majorité ou du permis de conduire pour la jeunesse. 

Année de la retraite pour ceux qui auront la chance d’échapper à une réforme néfaste ! 

Année de mariage ou de naissance peut-être ? 

Année de renouveau, professionnel ou autre.

Année du début ou de la fin de quelque chose…

 

 bonne année 2020

 

Ce sera peut-être aussi une année où l’on comptera ?

Certains compteront leurs points, d’autres leurs voix…

D’autres encore compteront les années qui leur restent avant la retraite ou les années supplémentaires qui les éloigneront de celle-ci ?

Quelques-uns compteront le nombre d’habitants perdus ou gagnés dans leur commune.

Et certains compteront leurs décennies.

 

 

J’espère que 2020 comptera pour vous de manière très positive et

je vous souhaite une très bonne année et une excellente santé.

 


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Liévin, 27 décembre 1974 : Triste anniversaire

Posté par Joël le 27 décembre 2019

 

En tant que fils, petit-fils et arrière petit-fils de mineur, il y a des commémorations historiques qui ne passent pas inaperçues.

Il y a 45 ans, le 27 décembre 1974 a eu lieu la plus grande catastrophe minière en France d’après-guerre. 

Hommage à ces 42 victimes de la catastrophe de Liévin et aux milliers d’autres en 3 siècles exploitation minière. 

 

Noël 1974, les mineurs bénéficient de cinq jours sans descendre au fond. Dans les familles, c’est fête, et plus encore dans les familles polonaises, car le 26 c’est la Saint Etienne, la fête nationale.

Vendredi 27 décembre, il faut se remettre au travail. 90 hommes étaient descendus à 710 mètres de profondeur, en ce premier jour de reprise du travail après les fêtes de Noël, afin de préparer le chantier pour l’abattage. Moins d’une cinquantaine d’entre eux remonteront vivants à la surface…

Liévin, 27 décembre 1974 : Triste anniversaire dans Bassin minier catastrophe-lievin

A 6 h 19 , un coup de grisou suivi d’un coup de poussière se produit au fond d’une galerie de la fosse 3, dite Saint-Amé du siège 19 du groupe de Lens-Liévin. À 8 h, la nouvelle se répand dans les corons. Les familles qui accourent se heurtent aux grilles fermées…

Au fil des heures, la liste des victimes s’allonge : 42 morts âgés entre 25 et 52 ans et 8 blessés. Cette tragédie laissera aussi 40 veuves et les 116 orphelins dans la plus grande détresse. Les mineurs employés sur les tailles voisines sont mobilisés pour les secours mais leur aide demeure limitée. Ils sont assaillis  par les épouses et les proches des mineurs absents : on donne un nom, on demande des détails, on espère encore que le père, le mari, le fils en a réchappé.

Très vite, la première caméra de télévision est sur les lieux.

 

Toute une région en deuil

Le 31 décembre à 9h30, des milliers de personnes sont rassemblées sur la place de l’Hotel de Ville de Liévin, pour les obsèques des victimes de cette tragédie.

Le délégué mineur de la fosse 3, parlant au nom de toutes les organisations syndicales du Bassin, s’interroge sur les conditions de sécurité dans les mines :

« La réglementation actuelle est-elle suffisante, les connaissances et les mesures de sécurité sont-elles suffisamment développées ? … Nous devons mobiliser toutes les énergies, toutes les ressources nécessaires pour que ce dur et noble métier de mineur puisse s’accomplir dans le respect absolu de la personne humaine, pour que, plus jamais, les mineurs ne soient victimes de ce que certains appellent la fatalité ».

L’enterrement lieu en présence de Jacques Chirac, premier ministre, qui promet que « toute la lumière sera faite » et « toutes les conséquences tirées ».

Monsieur Darras, député-maire de Liévin déclare « Il ne faut plus que, pour un mineur, gagner sa vie soit aussi affronter la mort … ».

 

Bassin minier Nord Pas-de-Calais

Quelles étaient les conditions de travail des mineurs, en 1974 ? 

A la Direction régionale des Houillères, c’est le silence absolu. Dans les médias, rien ne filtre et les élus locaux ne sont pas plus loquaces !

Normalement, le mineur travaille avec des gants spéciaux et porte des chaussures renforcées, ou des bottes, qu’on utilise dans les secteurs où il y a de l’eau. Mais le problème, c’est de s’en procurer ou de les remplacer. Les accidents matériels ne se comptent plus. Les moyens sont quasi inexistants : manque de matériel et de personnel disponible. On nettoie les motrices sans garde-corps, le matériel de soutènement n’est pas toujours livré en quantité suffisante, ni adapté au lieu de travail. On travaille « à découvert »…

Et comme dans Germinal, encore à en 1974, si les mineurs veulent gagner leur vie, ils doivent négliger l’étaiement de la taille, les « prix de tâche » étant peu élevés. Dans une taille, on utilise des explosifs pour faire sauter des roches afin de tenir la cadence et accélérer le rendement. Avant le tir, tous les ouvriers sont censés sortir de la taille… mais pour gagner du temps, on éloigne seulement les ouvriers les plus proches du lieu de l’explosion, et même les installations continuent à fonctionner ! Une rupture de tuyauterie à air comprimé accompagnée d’un dégagement de poussière au moment de l’explosion, et c’est la mort !
Au fond de la mine, des portes dites d’aérage canalisent l’air nécessaire à la respiration des hommes et à l’évacuation de l’air vicié ; elles doivent toujours être dans la position fermée. Malgré tout, les portes sont très souvent ouvertes, là aussi, pour aller plus vite.

Les règles de sécurité apprises au centre d’apprentissage ne peuvent être appliquées au travail. « Ici, tu n’es pas à l’école, tu es à la fosse ! ». Il faut donc travailler « avec les moyens du bord » et obéir aux ordres, quels qu’ils soient, sous peine de sanctions, une amende, une retenue sur la paie, ou un poste plus pénible.

plan-catastrophe-lievin énergie dans Ce blog - son auteur

La population réclame la vérité.

Tout d’abord les responsables évoquèrent un coup de poussier. L’utilisation du marteau-piqueur et plus encore des haveuses mécaniques augmentait considérablement la présence de fines particulières de carbone dans les mines. Hautement inflammables, elles favorisaient les explosions dévastatrices.

Mais, très vite, les experts en arrivent à une autre conviction. Les corps remontés du fond sont été autopsiés : les autopsies révèlent la présence de grisou. L’accident est donc lié à un coup de grisou. Bien sûr, comme d’habitude, les responsables des Charbonnages de France évoquent la fatalité.

Du côté des gueules noires, pas question de faire payer les lampistes !

L’instruction judiciaire est finalement confiée au juge d’instruction Henry PASCAL, qui avait défrayé la chronique lors du sordide assassinat d’une adolescente à Bruay-en-Artois le 5 avril 1972. Ce dernier descend dans la fosse habillé en mineur.

Très vite les langues se délient : la surveillance des chantiers aurait laissé à désirer et plus grave encore, les mesures de grisoumétrie n’ont été que partiellement effectuées…

 

Bassin minier Nord Pas-de-Calais

Le jeudi 5 juin, le juge Pascal inculpe le directeur du siège 19 dont dépend la fosse 3 bis. pour « homicide et blessures involontaires ». Inculpé ne veut pas dire coupable ; au directeur de siège de faire disparaître les présomptions de responsabilité qui pèsent sur lui.

Le juge Pascal est rapidement dessaisi. L’affaire est finalement renvoyée devant le tribunal de Béthune le 3 novembre 1980, soit six ans après la catastrophe. 

Le 23 janvier 1981, le tribunal de Béthune prononce la « faute inexcusable de l’employeur », la Société des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais, qui est déclarée civilement responsable. C’est une première !

Mais la société fera appel, et le jugement définitif qui surviendra en 1984 n’établira finalement pas « la faute inexcusable des Houillères », à la grande colère des familles, et du monde ouvrier.

Le seul à payer sera l’ingénieur responsable de la fosse de Liévin, condamné à 10.000 francs d’amende pour « négligence en hommes et en matériel pour détecter la présence de grisou dans ce puits ».

 

Tous les ans, la ville de Liévin commémore ses victimes qui sont encore dans tous les esprits, lors d’une cérémonie solennelle, devant la stèle Saint-Amé. Habitants, anciens mineurs, familles des disparus, pompiers, élus et représentant syndicaux se réunissent pour un moment de recueillement.

 

A lire ou à relire :

Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières

Les dates marquantes pour le bassin minier Nord-Pas-de-Calais

Le passé minier de Beuvry

Le régime spécial des mineurs


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C’est l’hiver !

Posté par Joël le 22 décembre 2019

 

Ce dimanche 22 décembre 2019, c’est l’hiver qui frappe à notre porte…

 

Du point de vue astronomique, l’hiver débute avec le solstice d’hiver, c’est à dire aujourd’hui à 05:19:25 exactement. Et à partir du solstice d’hiver, la durée de la nuit commence à diminuer, et celle de la journée à augmenter. Ce ne sera pas perceptible avant une semaine ou deux, mais les jours vont bel et bien commencer à rallonger.

Sur le plan météorologique, l’hiver commence le 1er décembre et s’achève le 28 février. Mais les saisons météorologiques ne nous semblent de moins en moins marquées avec le dérèglement climatique. Vaste sujet déjà évoqué sur mon blog…

 

En attendant les jours plus long et une météo plus agréable, je vous souhaites une excellente fin d’année et un très joyeux Noël !

Père Noël neige animé

Vous pouvez lire ou relire certains articles de saison : 

Veille de Noël à Beuvry : la légende de la fontaine hideuse 

Beuvry, théâtre d’une légende de Noël… en ch’ti

Pourquoi célébrons-nous Noël le 25 décembre ?

Article 2008 sur le film « Joyeux Noël »

 


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Journée internationale de la biodiversité, vue de Beuvry

Posté par Joël le 22 mai 2018

 

Certaines personnes se posent des questions sur les réseaux sociaux concernant la pollution, la mort d’animaux, la pertinence d’abatage d’arbres…
Les réponses d’autres internautes sont parfois surprenantes, approximatives ou sans rapport avec le sujet. Pourtant les informations sont aujourd’hui facilement accessibles sur internet. Il suffit de prendre le temps de faire quelques recherches… et de consulter un dictionnaire (éventuellement en ligne) lorsque l’on ne comprend pas un mot.


Aujourd’hui, 22 mai, c’est la « Journée internationale de la biodiversité ». C’est peut-être l’occasion de débattre sur des préoccupations d’actualité à Beuvry : poissons morts dans le canal (un sujet traité sur ce blog à plusieurs reprises depuis 2009), espèces menacées de disparition comme les frênes atteints par la chalarose (sujet que j’ai traité avec les Albrans en novembre 2016)…
Voici pour ceux que cela intéresse, une petite présentation de la « Journée internationale de la diversité biologique » encore appelée « Journée internationale de la biodiversité », synthèse d’informations trouvées sur plusieurs sources internet et mise sous forme d’article à la portée de tous… enfin, je l’espère.

22 mai - Journée internationale de la biodiversité

 

Quelle est l’origine de cette journée ?

Le 20 décembre 2000, l’Assemblée Générale a proclamé le 22 mai « Journée Internationale de la diversité biologique » (résolution 55/201) en référence au 22 mai 1992. Ce jour-là, lors de la Conférence de Nairobi, les pays membres des Nations Unies ont finalisé la rédaction de la Convention sur la diversité biologique. Celle-ci a ensuite été définitivement adoptée le 5 juin 1992, à Rio de Janeiro (Brésil) lors du Sommet de la Terre.

 

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Le terme « biodiversité » est un néologisme composé à partir des mots « biologique » et « diversité », désignant la variété et la diversité du monde vivant.

Edward O. Wilson, scientifique américain considéré comme l’inventeur du mot biodiversity, en donne la définition suivante : « la totalité de toutes les variations de tout le vivant ».

Bien plus que la liste et la description des espèces vivantes qui peuplent notre planète, cette notion de biodiversité comporte la volonté de chercher à mieux comprendre les liens et les interactions existant entre les espèces et avec leurs milieux de vie.

Le but de ces études étant de préserver la diversité des espèces vivantes.

 

Mais encore ?

L’utilisation du mot « biodiversité » coïncide avec la prise de conscience de l’extinction d’espèces au cours des dernières décennies du XXe siècle.

Au cours de la convention sur la diversité biologique (CBD), la diversité biologique a été définie (Article 2 de la convention) comme :

« La variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

 

Que prévoit la convention sur la diversité biologique ?

Cette convention vise à assurer la conservation de la diversité biologique. Les pays signataires se sont engagés à respecter et à mettre en œuvre, dans leurs politiques nationales, plusieurs mesures concrètes. Ces pays ont, entre autres, pris l’engagement de :

  • Élaborer des stratégies portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.
  • Établir des zones protégées pour conserver et rétablir les écosystèmes naturels et les populations d’espèces.
  • Adopter des mesures pour inciter les populations à préserver la biodiversité et à réduire les impacts des activités humaines sur cette dernière.
  • Identifier et surveiller la diversité biologique.
  • Mettre en place des actions d’éducation et de sensibilisation du public.
  • Réaliser des programmes de recherche et de formation en tenant compte des besoins particuliers des pays en développement.

Entrée en vigueur en 1993, la convention sur la diversité biologique a été ratifiée jusqu’à présent par 196 États.

 

Liens

Cliquez pour télécharger le texte intégral de la convention sur la diversité biologique

Pour mémoire,  à propos des sujets déjà traités à Beuvry (articles, dossiers consultables lors manifestations publiques et gratuites) mais qui font encore l’objet de questions dont je parle dans l’introduction :

Le frêne commun menacé de disparition

Différents articles sur l’eutrophisation

 


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29 mai 1346 : le premier code forestier

Posté par Joël le 29 mai 2016

 

Comme chacun d’entre vous sans doute, j’ai plusieurs centres d’intérêts, dont certains se retrouvent de temps en temps sur ce blog. Parmi ces centres d’intérêts, sous le savez, il y a nature et l’Histoire. Aujourd’hui, je vous parlerai des deux à la fois.

Quel rapport entre les deux me direz-vous ?
La Forêt !
En effet, la législation forestière française plonge ses racines dans l’histoire…

À partir du XIVème siècle, on voit apparaître une grande quantité d’édits et d’ordonnances qui réglementent d’abord l’exploitation des forêts royales, puis celle de toutes les forêts du royaume.

Déjà en 1291, Philippe le Bel créa la première administration des eaux et forêts.

Le 29 mai 1346, Philippe VI instaure le premier Code forestier avec l’ordonnance de Brunoy.

Bien plus tard, en 1669, une ordonnance de Colbert visera à assurer la conservation de la ressource forestière en définissant de véritables principes de gestion.

Mais avant de poursuivre, et comme nous sommes le 29 mai, je vous propose un petit zoom sur une ordonnance royale signée il y a exactement 670 ans.

L’Ordonnance de Brunoy : les prémices d’une réflexion sur la durabilité des ressources forestières

La « Charte des eaux et forêts » ou « Ordonnance de Brunoy » est la première réglementation forestière en langue française connue. Elle est considérée par les historiens comme la première forme de protection de l’espace naturel. Cette ordonnance royale survient après une longue phase de croissance économique, qui a conduit à d’importants défrichements et à la surexploitation de la forêt.

Elle fut édictée le 29 mai 1346 par Philippe VI de Valois dans son château de Brunoy, en forêt de Sénart (1). Le roi de France décide de ne plus accorder de droits d’usage (2) dans les forêts du domaine royal.

philippe VI

L’idée est de préserver les ressources forestières, notamment dans son article 4 :
«  les maîtres des eaux et forêts enquerront et visiteront toutes les forez et bois et feront les ventes qui y sont, en regard de ce que lesdites forez se puissent perpétuellement soustenir en bon estat ».

L’ordonnance prescrit par ailleurs une planification des prélèvements.

Quelques autres dates qui ont marqué la législation forestière française.

Malgré ce premier code forestier de 1346, en 1520, la forêt ne représente plus que 25 % du territoire national. Au XVIIe siècle, Colbert et Louis XIV ont besoin de bois pour les constructions de maisons et de bateaux.

Ainsi, de 1661 à 1669, un nouveau code est élaboré visant à réorganiser l’exploitation sylvicole et en assurer la pérennité. L’Ordonnance de 1669 « sur le fait des Eaux et Forêts », rédigée sous l’impulsion de Colbert, vise à protéger et restaurer les ressources forestières.

29 mai 1346 : le premier code forestier dans Ce blog - son auteur code-1827

En 1827 la France se dote d’un nouveau Code forestier (la forêt ne représente plus que 16% du territoire).

Durant le 20ième siècle de nombreuses dispositions viennent améliorer la préservation des espaces boisés, notamment avec la création des divers organismes comme l’ONF et deux refontes importantes du Code forestier (1952 et 1979).

En 1963, une gestion prévoyante et raisonnée est imposée à la forêt privée par le biais des « Plans simples de gestion » dont l’obligation, initialement fixée aux forêts de plus de 25 ha, sera étendue par la loi d’orientation forestière en 2001 à celles de plus de 10 ha.

Suite à Adoption de la loi d’orientation sur la forêt en 2011, le nouveau code forestier est entré en vigueur le 1er juillet 2012. Sur le fond, peu de changements ont eu lieu. Ceux-ci concernent notamment la défense des forêts contre l’incendie et la définition des infractions forestières. Sur la forme, il a été simplifié pour apporter une plus grande lisibilité.

 

Relire aussi :

Le reboisement en France vu de Beuvry

Des Forêts et des Hommes

La déforestation : l’exemple de Brocéliande

Rétrospective 2011 : Année internationale des forêts

La France refond son code forestier

Festival de l’arbre à Beuvry

 

Notes :

(1) Brunoy se situe à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne.

(2) Le droit d’usage désigne le plus souvent les droits d’une communauté villageoise de prendre du bois ou de faire paître le bétail dans une forêt seigneuriale.


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Bonne et heureuse année 2016

Posté par Joël le 31 décembre 2015

 

Chaque année, certains rivalisent d’originalité pour formuler des vœux pour le nouvel an : humour, mystère, philosophie…

On pense bien souvent à souhaiter une nouvelle année « exceptionnelle ».

Mais quand l’exceptionnel se traduit par la folie meurtrière, par des événements climatiques de plus en plus inquiétants, par une situation économique toujours pire que l’année précédente, on finit par ne plus vraiment vouloir que l’année suivante soit « exceptionnelle ».

 

Je reprendrais donc une petite phrase prononcée par une amie qui se reconnaitra et qui nous fait sourire depuis des années :

Je vous souhaite une année normale.

 Bonne et heureuse année 2016 dans Ce blog - son auteur bonne-et-heureuse-annee-2016

Que la normalité revienne dans les comportements de chacun, qu’aucun groupe ne cherche à se distinguer par des comportements inqualifiables.

Que chacun reprenne une vie simple, en consommant des produits locaux et en limitant sa consommation d’énergie et ce de manière naturelle et sans « en faire des tonnes ». A quoi bon se déclarer sensible à l’avenir de la planète si une fois que les caméras et appareils photos ont disparus on laisse se poursuivre des pollutions de grande ampleur et on multiplie les dépenses énergétiques ?

Que la normalité d’une retraite suffisante, ou d’un salaire décent et en rapport avec les compétences et l’effort fournit, devienne la règle pour que tout le monde puisse vivre en harmonie sans envier ou critiquer l’autre.

Que les grands décideurs prennent des orientations enfin normales pour un retour aux fondamentaux de la vie.

Qu’une meilleure qualité de vie ainsi obtenue contribue alors à une meilleure santé.

 

Pour toutes ces raisons, je vous souhaite simplement et sincèrement une année « normale ».

 

profile-fb-26-12-2015 2015 dans Ephéméride


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Quand Beuvry fête la St Patrick…

Posté par Joël le 16 mars 2015

 

A quelques jours de la Saint Patrick, célébrée chaque année le 17 mars, les festivités avaient déjà débuté ce week-end !

Cette fête, à l’origine religieuse, est connue depuis le haut Moyen Âge en Irlande. Avec les migrations, la Saint Patrick s’est progressivement instaurée en Europe Celte (par extension culturelle) puis aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, et finalement un peu partout.

 Quand Beuvry fête la St Patrick… dans Culture concert-celtique

C’est ainsi que la salle Robert Hazebrouck à la prévôté de Gorre résonnait dimanche au son de la cornemuse, de la flute et de diverses percussions.

Un duo talentueux a enchanté les Beuvrygeois, pour un concert Celtique ouvert à toutes les générations. Avec leurs propres arrangements musicaux, ils ont transporté le public au travers des diverses variations de la musique Celtique.

 

Demain, on fêtera la Saint-Patrick un peu partout dans le monde

La Saint-Patrick est une fête chrétienne célébrée par l’Église catholique, l’Église orthodoxe, l’Église luthérienne, et l’Église d’Irlande (anglicane). Elle correspond à la date du décès de Saint-Patrick le 17 mars 461. Connu sous le nom de Patrick d’Irlande, il est considéré comme l’évangélisateur de l’Irlande et comme le fondateur du christianisme irlandais.

 

A 16 ans, Maun Succat, jeune gallois d’une famille chrétienne, est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents. Après un séjour en France où il est consacré évêque et prend le nom de Patrick (forme anglophone de Patrice), il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser.

Lors d’un sermon resté célèbre, il montra une feuille de trèfle : « voilà la figure de la Sainte Trinité ». Le trèfle deviendra par la suite le symbole de l’Irlande.

 St Patrick 

Outre-manche, « The St. Patrick’s Day » est une journée festive durant laquelle la bière coule à flot et où les adeptes sont entièrement vêtus de vert (couleur emblématique de l’Irlande).

La fête de Saint-Patrick est en effet célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux émigrants, et sa popularité s’étend aujourd’hui vers les non-Irlandais qui participent aux festivités.

Bonne fete  St Patrick gif animé

 


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Préservation des zones humides : entre belles déclarations et réalité

Posté par Joël le 2 février 2015

 

Le 2 février est, pour ceux qui se préoccupent réellement de la préservation de notre planète, une journée particulière. Nous célébrons la journée mondiale des zones humides pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le mardi 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne.

 

La Convention de Ramsar a pour mission :

« La conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ».

 

L’édition 2015 a pour thème :

« des zones humides pour notre avenir ». L’objectif est de souligner le rôle fondamental des zones humides face au changement climatique et ses conséquences. Les zones humides jouent en effet un rôle de régulateur climatique car elles atténuent le réchauffement climatique global.

 

Entre belles déclarations et réalité

Malgré ces instances Internationales, ces journées destinées à faire prendre conscience de la fragilité de notre écosystème, de nombreuses zones humides sont menacées. Des zones sensibles sont même parfois menacées dans des pays qui communiquent beaucoup sur l’environnement, sans mettre en corrélation les déclarations et les décisions.

 

Cette préoccupation, cet intérêt pour la préservation des zones humides, comme d’autres préoccupations (réduction des déchets, préservation des ressources en eau, lutte contre le gaspillage alimentaire…) est symbolisée par une journée d’action et de sensibilisation.

Pour autant, c’est toute l’année qu’il faut agir et sensibiliser sur ces sujets importants. Mais en dehors de périodes où certaines personnes ont besoin d’être vues en public, il est parfois difficile de mobiliser les foules, nous en avons fait l’expérience lors de la journée consacrée à la lutte contre le gaspillage alimentaire dans le cadre de la semaine Européenne de réduction des déchets le 22 novembre 2014.

 

Face à un tel désintérêt, il arrive que les plus motivés fatiguent et abandonnent toute idée d’action future.
Au lieu d’essayer de changer le comportement des autres, il est sans doute plus simple d’agir comme on voudrait qu’ils le fassent. A chacun ensuite de suivre,… ou pas.

 

Se préoccuper de ces sujets, ce n’est pas forcément avoir une position « d’intello », ce n’est pas forcément être seul, le nez plongé dans les bouquins, cela peut être l’occasion de moment en famille ou entre amis. Pour cette édition 2015 de la journée mondiale des zones humides j’ai choisi de partager quelques clichés personnels pris l’été dernier.

marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide marais salants hyères zone humide

 

A lire ou à relire :

Je n’en sais rien et ça m’est égal…

Le syndrome de Cassandre


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Lectures du 11 novembre 2014

Posté par Joël le 11 novembre 2014

 

Voici quelques articles à lire ou à relire en rapport avec le 11 novembre.

11 novembre et les chasseurs

Les Journées Nationales Commémoratives

11 Novembre : jour de mémoire

La Marseillaise entonnée à Beuvry

Le 11 novembre 2013 en images

11 novembre 2013 à Beuvry

Les gardes d’honneur de Lorette : section de Beuvry

 

Site des bleuets de France

 


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Bonne fête des mères

Posté par Joël le 25 mai 2014

 

Pour ce dernier dimanche de mai 2014, les Français retiendront plutôt la fête des mères qu’autre chose.

 

Si la date de la fête des Mères varie d’un pays à l’autre, la majorité d’entre eux a choisi de la célébrer en mai.

En France, la fête des Mères est définie par la loi n°50-577 du 24 mai 1950 qui prévoit que :

La République Française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères ».

Cette loi précise la date de la fête des mères « fixée au dernier dimanche de mai » sauf « si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte » auquel cas elle « a lieu le premier dimanche de juin ».

 

Bonne fête des mères

 

Quelle est l’origine de la fête des mères ?

Le débat sur l’origine de la fête des mères et sa pérennité revient parfois. On voudrait nous faire entendre que celle-ci « ayant été instaurée sous le Régime de Vichy » pourrait ne plus être célébrée.

J’ai donc recherché quelles sont les véritables origines de la fête des mères.

 

On commémore la Mère depuis des temps très anciens.

En Grèce antique, les Grecs rendaient hommage à la déesse Rhéa (connue aussi sous le nom de Cybèle), la mère de tous les dieux.

Quant aux Romains, ils ont célébré jusqu’au IVe siècle les mères de famille lors d’une fête religieuse, les Matronalia, qui marquaient le premier jour du printemps.

 

Et chez nous ?

En France, l’idée d’une célébration officielle rendant un hommage aux mères de famille aurait été évoquée par Napoléon en 1806 sans voir le jour.

Finalement, c’est un siècle plus tard, que la première fête des Mères est célébrée en France. En effet, en 1906 Prosper Roche (fondateur de l’Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d’Artas, en Isère) décida de récompenser « les mères de famille méritantes ».

Ce ne sont que les prémices, mais rien d’officiel encore !

 

Il faut attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour voir l’instauration de la première « journée des mères » en 1918 à l’initiative de la ville de Lyon.

Le but de cette journée était de rendre hommage aux mères et épouses ayant perdus leurs fils ou leurs maris pendant la guerre.

En 1920, une fête des mères de famille nombreuse est créée et le gouvernement officialise une journée des mères en 1929.

 

Le maréchal Pétain (le voilà !) souhaita récompenser les mères de famille n’ayant eu qu’un seul enfant et inscrivit la journée nationale des mères dans le calendrier en 1941, histoire aussi de donner une image positive, alors que les Français doutaient de plus en plus.

 

C’est finalement comme je l’ai écrit en début d’article, le 24 mai 1950 que fut définitivement officialisée cette fête, avec la loi promulguée par le président Vincent Auriol.

 

Il me reste à souhaiter de tout cœur une heureuse fête à toutes les mamans, et n’oubliez pas de porter votre joli collier de pâtes !

 


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