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éphéméride

Posté par Joël le 7 novembre 2010

Je vous ai déjà proposé quelques articles à la date anniversaire d’un évènement, dans la catégorie « éphéméride ». 

Je vous ai donc fait une petite sélection pour novembre qui, vous le verrez, n’est pas faite totalement au hasard.

éphéméride à effeuiller

9 novembre 1970

Charles de Gaulle s’éteint à Colombey-les-Deux-Églises un an et demi après sa démission.

Selon ses vœux, son enterrement se fait dans l’intimité, seuls les habitants du village et ses compagnons de l’Ordre de la Libération étant invités à la messe. Toutefois, une cérémonie officielle rassemblant les présidents de nombreux pays a lieu parallèlement à Paris.

Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890, dans la maison de ses grands-parents maternels, au 9 rue Princesse à Lille.

 

11 novembre 1940

L’Allemagne signe l’armistice qui met fin à la Première Guerre mondiale.

Quatre années de tranchées, de boue, de gaz, d’horreur dans les deux camps.

 

14 novembre 1888

L’Institut Pasteur est inauguré à Paris par le Président de la République Sadi Carnot.

C’est le premier institut de recherche jamais créé au monde. Il se donne pour objectif l’identification des virus.

 

16 novembre 1945

L’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization)  est née le 16 novembre 1945.

L’objectif que s’est fixé l’organisation est vaste et ambitieux : construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.

 

21 novembre 1783

Les frères Montgolfier parviennent à faire un premier vol libre en ballon dirigeable.

Ce nouvel engin, constitué d’un panier surmonté d’une toile sphérique, décolle grâce à la diffusion d’air chaud.

 

24 novembre 1883

Eugène Poubelle, préfet de la Seine, signe un arrêté qui oblige les propriétaires parisiens à fournir, à chacun de leurs locataires, un récipient muni d’un couvercle.

Parallèlement commence le ramassage de la boîte à ordures qui prendra rapidement le nom de poubelle !

Le préfet Poubelle avait tout prévu : dimension et contenance des boîtes. Il avait même imaginé la collecte sélective.

En effet, trois boîtes étaient obligatoires : une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons, et une dernière pour le verre, la faïence ou les coquilles d’huîtres !


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Histoire de ballons : de Beuvry à … Léon Gambetta

Posté par Joël le 7 octobre 2010

 

7 octobre 1870

Gambetta quitte Paris en ballon

 

Suite à la prise de Paris par les Prussiens au mois de septembre, le gouvernement de défense national décide d’envoyer son ministre de l’intérieur, Léon Gambetta, à Tours afin d’organiser la résistance.

Pour ce faire, il est obligé d’employer la voie des airs et quitte la capitale en ballon. Opposé à la capitulation, Gambetta s’envole en ballon de la butte Montmartre avec son assistant Spuller devant une foule ébahie et enthousiaste.

Arrivé à tour, il ajoute le département de la guerre à son portefeuille, met sur pied des armées nouvelles, veille à l’encadrement et au ravitaillement des troupes, crée des manufactures…

Léon Gambetta quitte Paris en ballon le 7 octobre 1870

Un évènement historique qui n’est pas sans rappeler un autre évènement historique Beuvrygeois (près d’un siècle plus tôt) :

l’arrivée d’un ballon parti de Paris, 19 septembre 1784.

Je l’ai évoqué dans un article récapitulatif de l’histoire de l’aérostatique (Cliquez pour relire cet article) cet atterrissage à Beuvry fut pour l’époque une véritable prouesse technique.


 

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1er juillet 1901 : une date à retenir !

Posté par Joël le 1 juillet 2010

Le premier juillet 1901, la loi sur les associations à but non lucratif est adoptée.

Depuis, toute association doit être déclarée si elle veut jouir de ses droits juridiques.

Avant cette date, il fallait une autorisation royale pour constituer une association.

Même après la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, rien n’était prévu pour les associations.

journal officiel du 2 juillet 1901

Une association dite  » loi de 1901  » doit remplir plusieurs conditions :

  • être composée d’au moins 2 personnes ;
  • doit avoir un autre but que de partager des bénéfices ;
  • l’activité de l’association ne doit pas enrichir directement ou indirectement l’un de ses membres.

 

Le caractère désintéressé de l’activité interdit la distribution d’un bénéfice aux associés mais il n’implique pas que l’activité soit déficitaire : un bénéfice peut servir à la développer.

Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1903), père de la loi du 1er juillet 1901 

 

Cet homme politique français est célèbre pour avoir participé à la légalisation des syndicats par la loi du 21 mars 1884 dite Loi Waldeck-Rousseau ainsi que la loi relative au contrat d’association de 1901.

 

Il a également dirigé le gouvernement le plus long de la IIIième République.

Pierre, Ernest  WALDECK-ROUSSEAU

 

Texte de la Loi du 1 juillet 1901 relative au contrat d’association (cliquez)

Modifiée par la loi du 17 juillet 1903,
le décret du 12 avril 1939,
la loi du 3 septembre 1940,
la loi n°42-505 du 8 avril 1942,
la loi n°71-604 du 20 juillet 1971,
la loi n°81-909 du 9 octobre 1981,
la loi n°87-571 du 23 juillet 1987,
la loi n°92-1336 du 16 décembre 1992,
l’ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000,
le décret n°2004-1159 du 29 octobre 2004 et l’ordonnance n°2005-856 du 28 juillet 2005.


 

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Bonne fête à toutes les mamans

Posté par Joël le 30 mai 2010


http://www.dailymotion.com/video/x24u0p

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée par les enfants en l’honneur de leur mère dans de nombreux pays.

Les institutrices et instituteurs ont encore rivalisé d’imagination cette année pour que les enfants gâtent les mamans avec divers œuvres et poèmes. 

Compte tenu espérance de vie, cette fête est marquée également par les adultes de tous âges pour honorer leur mère.

 

Les Origines de la Fête des Mères

Les grecs anciens fêtaient leur déesse Rhea au printemps, pour les romains, la fête des Matraliae (du latin Mater, mère) se situait en juin. Puis au XVI ième siècle les anglais ont instauré un dimanche de fête des mères.

1908 : les États-Unis instaurent le Mother’s Day, en souvenir de la mère de l’institutrice Anna Jarvis.

1914 : le Royaume-Uni l’adopte à son tour.

1932 : l’Allemagne l’officialise.

Belgique, Danemark, Finlande, Italie, Turquie, Australie suivront…

 

En France

Au début du XX ième siècle ces manifestations connaissent des variantes : fêtes de la famille ou manifestations familiales à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet, avec une forte contribution des enfants.

En 1906, Napoléon tente de relancer la fécondité et, prône les vertus de la famille lors de fêtes.

En 1918, Lyon célèbre la journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari.

En 1929, elle est reconnue par le gouvernement et sera en 1941 inscrite sur le calendrier. En 1950, elle est définitivement officialisée par une loi dans ces termes « Chaque année, la République française rend officiellement hommage aux mères, au cours d’une journée consacrée à la célébration de la Fête des mères »

 

 Bonne fête à toutes les mamans et donc à toutes les mamies aussi
 


 

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24 mai 1940 : Résistance de l’armée Française à Beuvry

Posté par Joël le 24 mai 2010

Le journal  » La Voix du Nord  » titrait ce dimanche 23 mai 2010 :

Quand l’armée française a résisté à Lille

Extrait :  » Mai 1940, la débâcle. Des civils sur les routes et une armée française en déroute. C’est ce que nous avons retenu de cette période. C’est oublier un peu vite le sacrifice de milliers de soldats anglais et français qui ont donné leur vie pour ralentir l’impitoyable avancée allemande. « 

 

La ville de Beuvry a aussi été au cœur de cette résistance de l’armée Française :

Le Vendredi 24 mai 1940, Beuvry a été le théâtre d’une opération militaire importante pour un point stratégique : le pont de Gorre.

Population de Beuvry est dans l’angoisse, des soldats français ont averti de l’arrivée imminente des armées allemandes.

 

Le Sous-lieutenant Morat s’est sacrifié pour retarder une offensive sur Beuvry

Extrait du récit des combats livrés par Jacques MORAT du 7ème GRDI (Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie) :

Les escadrons du 7ème GRDI sont en position devant le canal de La Bassée à Gorre.

 

Le pont de Gorre est devenu un point stratégique pour les forces allemandes, la défense du pont par les blindés du 7ème GRDI est devenue une action principale.

 

Le Lieutenant Gérard du peloton moto raconte : « Avec mes hommes je tiens l’axe routier Gorre Beuvry, les allemands tentent de traverser le pont et prennent en enfilade de tir la route qui accède au pont.

 

Les combats vont durer toute la matinée. Il est 15h00, le Sous-lieutenant Morat patrouille avec son AMD blindé aux abords du pont, ses allers retours déclenchent un barrage de feu ennemi. Hors de sa tourelle, il dirige le tir de son canon de 25mm et pointe sa cible (…)

 

Poussé par son audace et son sang froid, le Sous-lieutenant Morat avance son AMD sur la rampe du pont de Gorre afin de détruire le canon anti char ennemi de l’autre coté du canal, il a peu de temps pour viser et tirer juste mais l’ennemi est plus rapide, un obus vient frapper sa tourelle de plein fouet.

 

Le Sous-lieutenant Morat est tué sur le coup, son équipage soldat Herbault Casier et Bailleul sont gravement brulés. Le courage du Sous-lieutenant Morat permettra de retarder l’offensive ennemie de 2 jours.

 

En fin de journée du 24 mai, les escadrons du 7ème tiendront un périmètre de défense autour de La Bassée, Violaines et Salomé face aux blindés de Rommel jusqu’au 27 mai.

 

Les combats seront très violents, le 7ème GRDI perdra 4 officiers et 96 hommes de troupe mais les forces blindées allemandes ont été retenues pendant 3 jours avant l’offensive sur LILLE.

 

Sources : Laurent SOYER association ARHAM : Combats de Gorre Beuvry 1940

Voir aussi les détails sur Le GRDI : 7ème GRDI Saint Omer

 

BEUVRY le 24 Mai 1940 vit dans une attente angoissante

Cette poche de résistance fera l’objet de représailles pendant plusieurs jours, avec de nombreuses victimes civiles.

Je vous invite à lire le récit de cette journée sur le site du club histoire : http://histoire.beuvry.free.fr/siecles/siecles_guerres/NONPlusJamaisCa/NON2.htm  (Pensez à cliquer sur  » Chapitre suivant « )

 

La ville de Beuvry a rendu hommage au Sous-lieutenant Jacques Morat

Sur le côté droit du pont de Gorre, en venant du centre de Beuvry, une plaque commémorative signale l’endroit où le Sous-lieutenant Morat a été tué.

 plaque comémorative pont de gorre Beuvry plaque sous lieutenant morat Beuvry gorre

Cet emplacement n’étant pas très accessible et même dangereux pour les piétons, une stèle, a été érigée au square des martyrs.

stlemorat.jpg

 


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Journée de l’Europe – déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950

Posté par Joël le 9 mai 2010

Les commémorations du 8 mai 1945 furent comme chaque année le moyen de rappeler aux Beuvrygeois,fête  de l'europe (de moins en moins nombreux) le lourd tribut de la guerre 39-45. 

5 ans après la capitulation de l’Allemagne Nazie, un acte fort pour la réconciliation entre les peuples aura lieu à Paris : une déclaration dont nous célébrons aujourd’hui le soixantième anniversaire.

Lors du Conseil européen de Milan en 1985, les chefs d’État et de gouvernements ont décidé d’instaurer le 9 mai comme « Journée de l’Europe », célébrée chaque année depuis 1986.

 

La Journée de l’Europe – qu’est-ce que c’est ?

 

Le 9 mai est la Journée de l’Europe. Elle concerne tous les citoyens de l’Union Européenne, car elle rappelle un certain 9 mai 1950…

La déclaration du 9 mai 1950 est considérée comme le point de départ de la construction européenne.


Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, à Paris, cette déclaration, inspirée par Jean Monnet, premier commissaire au Plan, propose la création d’une organisation européenne chargée de mettre en commun les productions françaises et allemandes de charbon et d’acier.

Ce texte débouchera sur la signature, le 18 avril 1951 du Traité de Paris, qui fonde la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier entre six états européens (la CECA).

« Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune (…). La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne »

 

Voici un extrait vidéo relatif à la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950

http://www.dailymotion.com/video/xd6mc9 

 

http://www.robert-schuman.eu/declaration_9mai.php

 

 

 


 

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La chasse aux oeufs de Pâques à Beuvry

Posté par Joël le 3 avril 2010

La chasse aux œufs de pâques a été instaurée il y a quelques années à Beuvry.

Cette année, la chasse aux œufs, réservée aux enfants des écoles maternelles, aura lieu

Le Lundi 5 avril à 10H00 à la maison du parc.

 

La chasse aux œufs de Pâques sur ce blog :

Il y a quelques œufs de pâques cachés dans des pages ou des articles de ce blog.

Ce ne sont pas des œufs ordinaires, car ils contiennent chacun une surprise.

En effet, en cliquant sur chaque œuf, vous pourrez télécharger un diaporama (format PPS).

Il y a donc plusieurs diaporamas gratuits de ma composition à retrouver, en rapport avec des thèmes traités sur ce blog.

Bonne chasse à tous !

 

Un petit lien sympathique pour les enfants :

Jeux et activités de Pâques, bricolages, coloriage, puzzle, labyrinthes, et jeux de mots…

gif annimé joyeuses paques

 

 


 

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La bonne nouvelle du week-end

Posté par Joël le 20 mars 2010

C’est le printemps !

http://www.dailymotion.com/video/xcjx44

 

Attention quand même aux déceptions !

Le début du printemps reste une période pluvieuse.

Il correspond à l’égalité de la longueur des jours et des nuits, appelé équinoxe.

A partir de demain les jours seront plus longs que les nuits.

Dans le calendrier républicain, cela correspond à un nouveau mois : germinal (Période de la germination).

 

 

 


 

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10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières

Posté par Joël le 9 mars 2010

Le 10 mars 1906, la plus importante catastrophe minière d’Europe, dite catastrophe de Courrières fit officiellement 1.099 morts.

Alors qu’il y a un mois on nous annonçait la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, la commémoration de ce triste évènement historique sera peut être sensiblement occultée par des préoccupations d’un futur proche.

Même si Beuvry n’est pas directement lié à ce drame, notre devoir de mémoire doit rester intact envers ces victimes, celles de toutes les autres catastrophes minières, mais aussi pour le sacrifice des mineurs de fond (en particulier sur leur santé).

 

catastrophe de courrières À 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un terrible bruit sourd et une secousse se font sentir en surface des puits de mines, des nuages de poussières sortent des fosses…  

Un coup de grisou suivi d’un coup de poussière d’une rare violence ravagent en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse n° 2 dite Auguste LAVAURS), Méricourt (fosse n° 3 dite LAVALERESSE ou Charles BOCA), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse n° 4/11 dite Sainte-Barbe ou Charles DEROME).

Les trois puits de Mines touchés faisaient partie du groupe minier de la société de courrières.

 

Quelques mineurs parviennent à remonter et à donner l’alerte. Les secours sont organisés rapidement.

La nouvelle d’un coup de grisou se répand dans les corons comme une traînée de poudre. Vers les puits sinistrés, c’est aussitôt la course, la ruée d’épouses, de mères, d’enfants et de parents, de mineurs.

Devant le carreau des fosses les grilles sont fermées. La foule s’agite, menace d’envahir le carreau de fosse. Les gendarmes ont peine à la contenir.

 

Quarante-huit heures après la catastrophe, les sapeurs-pompiers de Paris arrivent sur les lieux, épaulés par les sauveteurs des compagnies de la Ruhr qui sont équipés d’appareils respiratoires d’une conception nouvelle.

 

Terrible bilan : 1 099 victimes, des familles entières sont décimées.

L’accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là.

Mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs « irréguliers » dont le décès n’a pas été imputé à cet accident. Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxiques.

En fin de journée, seulement 576 mineurs étaient parvenus à s’échapper de la catastrophe.  

 

Treize rescapés seront remontés le 30 mars du puits N°2 de Billy-Montigny, après 20 jours d’errance au fond de la mine, et un dernier le 4 avril, soit 25 jours après la catastrophe.

Il n’y aura pas d’autres rescapés !

 

À ces pertes il faut ajouter le décès d’au moins seize sauveteurs.

rescapés

Pourquoi une telle catastrophe ?

Deux causes essentielles expliqueraient le désastre : le coup de grisou et le coup de poussière.

Le grisou est un gaz composé essentiellement de méthane. Il présente un énorme risque à cause de son caractère explosif au contact d’une étincelle (on a mis en cause l’utilisation des lampes à feu nu).

Le coup de poussière correspond à l’inflammation violente de grandes quantités de poussière de charbon en suspension. Cette combustion très rapide se propage et engendre avec elle une surpression et une explosion.

Cette catastrophe serait due à la combinaison de ces deux phénomènes.

Par ailleurs, la compagnie minière avait pratiqué d’importants travaux pour réaliser l’interconnexion entre ses différents puits. Ce dispositif, sensé permettre l’évacuation des mineurs, entraîna la propagation de l’incendie dans les différentes fosses.

 

monument à la mémoire des victimes de la catastrophe de courrière Plus jamais ça ! 

 

Cette catastrophe fut suivie de nombreuses polémiques.

On accusait la compagnie de Courrières d’avoir poursuivi l’exploitation de la mine alors qu’un incendie, découvert trois jours plus tôt, n’avait pas encore été complètement maîtrisé.

La gestion de la crise fut également critiquée, notamment la décision de l’ingénieur en chef des mines, de stopper les recherches d’éventuels rescapés, trois jours seulement après l’explosion. Des manifestations et des grèves, éclatèrent.

Ce mouvement social déboucha sur l’instauration du repos hebdomadaire.

De plus, la catastrophe a entraîné des actions de prévention avec en particulier des sessions de formation.

En 1907, le premier poste central de secours du bassin Nord-Pas-de-Calais est créé à Liévin.

On y forme des équipes spécialisées de sauveteurs et on y étudie les risques dus au grisou et au poussier. Les lampes à feu nu sont bannies au profit des lampes dites de sûreté (lampes Davy).

 

Liens :

Catastrophe de Courrières sur Ch’ti.org

Une catastrophe d’une ampleur sans précédent (sur Hérodote.net)

Dossier sur le site La Voix du Nord

Centre historique minier de Lewarde


 

Cliquez pour télécharger un diaporama (format PPS) que j’ai réalisé sur la catastrophe de courrières

 

 


 

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8 mars 2010 : journée de la femme

Posté par Joël le 7 mars 2010

journée internationale de la femme La « Journée internationale de la femme » est reconnue officiellement par les Nations unies depuis 1977. 

 

Pour comprendre le propos qui va suivre, en ce jour de fête (commerciale) des grands-mères et à la veille de la journée internationale de la femme, je vous invite à relire : mon article de 2009 sur ces sujets (cliquez).

 

Vendredi 5 mars 2010, la médiathèque des mots passant de Beuvry a ouvert ses portes au public.

 

Les Beuvrygeoises et Beuvrygeois avaient aimé l’idée formulée ici il y a un an, de donner à cet établissement le nom d’une femme.

Plusieurs noms furent évoqués :

Louise de Bettignies, née près de Saint-Amand, résistante de la première guerre mondiale.

Louise WEISS, née à Arras militante pour les droits de la femme.

Suzanne BLIN, Professeur d’histoire à l’école normale des filles de Douai, décédée à 31 ans des suites des tortures subies dans une cave de la gestapo à Douai sans avoir livré de noms de son réseau de résistance.

Sans oublier Elsa TRIOLET, Flora TRISTAN, Simone de BEAUVOIR,…

 

Justement, la période choisie pour l’ouverture de ce grand lieu de Culture aurait pu rassembler plusieurs occasions.

D’abord, comme nous l’avons exprimé l’an dernier, donner un nom de femme à un lieu de Beuvry qui en manque cruellement.

Ensuite profiter de la journée de la femme pour renforcer cette valeur fondamentale qui est de reconnaître la place des femmes.

De plus selon le nom choisi, cela aurait permis également de rappeler que la région a donné à la France de grandes personnalités.

Enfin une action culturelle avec le lycée Marguerite YOURCENAR, aurait permis de parfaire cette logique puisque qu’elle fut la première femme nommée à l’académie Française le 6 mars 1980.

 

marguerite yourcenar

 

Marguerite YOURCENAR, née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le 8 juin 1903 à Bruxelles.   

 

Elle passait ses hivers à Lille et ses étés, jusqu’à la première guerre mondiale, dans la propriété familiale au Mont Noir.


Élue à l’Académie française, au fauteuil de Roger Caillois, le 6 mars 1980 (3e fauteuil) et reçue sous la coupole le 22 janvier 1981 par Jean d’Ormesson.

 

Elle meurt le 17 décembre 1987 aux États-Unis.

 

 Joël DEPRETZ

 

 

 


 

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