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Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

Posté par Joël le 10 juin 2016

 

Comme je l’ai expliqué, en surveillant la baisse du niveau d’eau mardi, je pensais aux travaux de recherche et d’écriture sur tous les sujets liés à l’eau et plus généralement sur l’environnement.

 Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus. dans Ce blog - son auteur tracriviremilitaire

Depuis plusieurs années, j’ai eu l’occasion de me pencher sur de nombreux documents en rapport avec l’eau. Certaines de mes recherches ont donné lieu à des articles de portée locale sur le canal  et sur la Loisne. Plus largement, j’ai aussi proposé aux lecteurs des articles sur le réseau hydrographique, les lois sur l’eau  et sur la  préservation des zones humides. Le maintien des zones humides est très important pour l’équilibre climatique et indispensable pour limiter les conséquences des bouleversements climatiques (sécheresses et inondations).

 

cycleeau 2016 dans Comprendre pour Agir

 

L’histoire locale, avec la construction du canal des mines a aussi toute sa place dans cette démarche de réflexion globale.
En effet l’intervention de l’Homme sur le
cycle de l’eau n’est pas sans conséquence. Les détournements, les retenues et ouvrages divers sur les cours d’eau naturels perturbent localement ce cycle. D’abord la perturbation du cycle de l’eau contribue au dérangement climatique, mais de plus elle peut avoir des conséquences dramatiques en cas de pluies diluviennes. Le ruissellement des eaux ne se fait plus naturellement, les cours d’eau détournés, canalisés et parfois busés ne peuvent plus recevoir et évacuer l’excédent de pluie.

rivagedesmines citoyenneté dans Eau

 

Il y a quelques années avec Les Albrans nous avons essayé de marquer les esprits sur la nécessité de préserver les arbres et les forêts notamment en organisant le salon « Partageons la forêt »  en mai 2011 dans le cadre de l’année internationale des forêts. Cette année l’association a aussi participé à la journée internationale des forêts.
J’ai également consacré plusieurs articles à la
préservation de la forêt et au reboisement.

Encore un sujet qui a un rapport avec ce qui nous préoccupe aujourd’hui :
Localement, les arbres limitent les conséquences d’afflux d’eau en pompant des quantités importantes (jusqu’à 200 litres quotidiennement pour un chêne adulte). 
Au niveau de la planète, peut-on encore ignorer le rôle de la forêt dans l’équilibre climatique ?

2011anneinternationaledelafort écologie dans Ecologie

 

Dans des articles plus récents, je vous ai fait part également de ma façon de voir la Conférence sur le climat et ce, dans la continuité de mon analyse sur les rapports du GIEC  et des actions de l’association Les Albrans notamment dans le cadre de l’année internationale de l’énergie durable pour tous.

 Energie+et+d%25C3%25A9veloppement+-+ann%25C3%25A9e+innternationale+de+l%2527%25C3%25A9nergie+durable dans Géographie

 

Nous nous sommes aussi penchés sur la problématique de l’agriculture moderne aussi bien en ce qui concerne les conséquences locales (disparition des haies et des fossés), que sur la nécessité de consommer autrement pour revenir à un modèle agricole plus respectueux des sols. Cette année, l’un des thèmes développés lors de la journée mondiale de l’eau était justement « Eau et Agriculture ».

On sait bien que la disparition des haies et des fossés aggrave les phénomènes pluvieux exceptionnels en contribuant aux inondations.

La sensibilisation à la réduction des déchets (qui a fait l’objet de plusieurs manifestations publiques à Beuvry) s’inscrit non seulement dans le cadre de la limitation des gaz à effet de serre (responsable du réchauffement climatique) mais aussi dans le cadre d’une agriculture raisonnée.
Gaspiller moins (jeter moins de nourriture) permettrait de diviser la production agricole quasiment par 2 !
On sait que l’agriculture intensive a des conséquences sur les sols qui ne peuvent plus absorber convenablement les pluies. Au lieu de s’infiltrer, l’eau reste en surface et s’écoule vers des zones habitées ou vient gonfler les rares fossés préservés, lesquels débordent et provoquent des inondations.

nouveau-logo-complet-a dans Histoirelogofrancaissanstitre dans Les Albrans

 

Après les inondations chacun veut trouver des explications et parfois des responsables.
Pourtant sans avoir une réponse à toutes les questions, à Beuvry comme ailleurs, des citoyens sans grade et des associations s’essoufflent depuis des années à amener des éléments de réflexion, à rendre accessible des documents techniques et scientifiques par un travail de simplification, à alerter sur les conséquences de l’action de l’Homme sur la nature.
Beaucoup de travail pour bien peu de prise de conscience, ce qui conduit parfois à une certaine
déception.

 

Pour conclure, je vous invite juste à relire les articles qui apparaissent en lien (en bleu clair) ainsi que ceux qui concernent le syndrome de Cassandre.

 

scierlabranche

 


 

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5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Posté par Joël le 9 octobre 2013

6 ans après le 4ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), son président, le Docteur Rajendra Pachauri, a présenté, le vendredi 27 septembre 2013, le Volume 1 du 5e rapport d’évaluation :
« Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques ».

Sa rédaction a impliqué des scientifiques auteurs du monde entier, dont 17 Français principalement du CNRS, du CEA, de Météo-France, du CNES et de différentes universités (notamment l’UPMC, l’UVSQ, l’UJF et l’UPS).

5e rapport du GIEC - Volume 1 - vu de Beuvry dans Comprendre pour Agir vignette-climate-change-2013

 

Très succinctement, que faut-il retenir ?

Comme précisé dans un premier article sur le sujet, ce premier volume comporte environ 1.400 pages, un résumé technique de 78 pages ainsi qu’un résumé pour « décideurs » de 22 pages ont été publiés.

Voici « un résumé du résumé » :

Dans son expertise, le groupe de travail I fait le point sur les observations des paramètres atmosphériques, océaniques et continentaux. Il conclut avec certitude que la température globale moyenne à la surface de la Terre (surfaces terrestres et océans confondus) a augmenté de 0,89 °C sur la période 1901-2012.

Non seulement, le GIEC confirme la tendance à la hausse du réchauffement global, mais il renforce ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

Quel crédit accorder à ce rapport ?

Pour certains (on les appelle les « climato-sceptiques »), ce rapport se veut beaucoup trop alarmiste, comme les précédents.

Pourtant dans une étude publiée en février 2013 dans la revue « Global Environmental Change », une équipe d’historiens montrait que les prévisions commentées dans les quatre précédents rapports ont finalement toujours été en deçà de ce qu’il s’est réellement produit. Le GIEC aurait donc tendance à minimiser ses annoncent pour éviter la fronde des climato-sceptiques.

Des climato-sceptiques utilisent des arguments vaguement scientifiques pour justifier leur point de vue, allant jusqu’à mettre en cause le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement.
D’autres rappellent que le climat a changé depuis des centaines de milliers d’années alternant périodes glaciaires et interglaciaires, et qu’un réchauffement de plus ne peut être la fin du monde.
Certains ont utilisé une erreur de calcul (reconnue d’ailleurs par le GIEC) dans le rapport de 2007 sur la rapidité de la fonte des glaces dans l’Himalaya.

 

Si le débat scientifique est une excellente chose, on peut se demander quelles sont les objectifs des détracteurs. On peut se demander également, si pour certains climato-sceptiques, ce n’est pas le travail du groupe III (mesures d’atténuation) qui leur pose problème. Les propositions faites par ce groupe à chaque rapport du GIEC sont forcément très contraignante pour notre mode de vie actuel. Enfin pourquoi des centaines de scientifiques du monde entier se ligueraient-ils pour alerter sans raison la population mondiale ?

 

Quelles sont les principales conclusions de ce premier volume ?

L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, l’étendue et le volume des neiges et glaces ont diminué et le niveau des mers s’est élevé, et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.
Les scientifiques du GIEC qualifient ces conclusions de « hautement probables à quasi-sûres ».

 

Le réchauffement

Chacune des 3 dernières décennies a été successivement plus chaude que toutes les précédentes depuis qu’on a des mesures systématiques (1850).
De plus, es 30 dernières années sont la période la plus chaude de l’hémisphère nord (températures moyennes de l’hémisphère) depuis au moins 1400 ans.
Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90% de l’énergie accumulée entre 1971 et 2010.

Le réchauffement a provoqué une disparition massive de glace de la quasi-totalité des glaciers de montagne, des calottes polaires et de la partie pérenne de la banquise, ainsi que la diminution notable de la neige de printemps de l’hémisphère nord. Depuis le milieu du 19ème siècle, le niveau de la mer a monté à une vitesse supérieure à celle des 2 millénaires précédents.

En particulier, le niveau moyen des mers s’est élevé de 0,19 mètres au cours de la période 1901−2010.

Depuis le début des années 1970, la somme de la perte de masse des glaciers et de l’expansion thermique des océans due au réchauffement expliquent environ 75% de l’élévation du niveau moyen des mers.

 

Les gaz à effet de serre

Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint dans l’atmosphère des valeurs inconnues aussi loin qu’on sache remonter avec certitude (800.000 ans).
Elles ont augmenté de 40% depuis le début de l’ère industrielle, principalement du fait de l’utilisation des combustibles fossiles, mais aussi du fait du changement d’utilisation des sols.
L’océan a absorbé 30% du dioxyde de carbone d’origine fossile, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux de surface.

De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique.
Pour limiter le changement du climat il faudrait des réduire de manière importante et durable les émissions de gaz à effet de serre.
Même avec les hypothèses les plus optimistes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre aura augmenté d’au moins 1,5°C à la fin du 21ème siècle.

 

Conséquences sur le cycle de l’eau

L’Océan global continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique.
Le niveau moyen des mers continuera à s’élever au cours du XXIe siècle.
La vitesse d’élévation du niveau des mers dépassera très probablement la vitesse observée sur la période 1971–2010.

Les changements concernant le cycle de l’eau ne seront pas uniformes. Le contraste de précipitation entre régions humides et régions sèches, et entre saisons humides et saisons sèches augmentera (avec peut-être des exceptions régionales).

 

Conséquences sur acidité de l’océan

Le changement climatique affectera les processus liés au cycle du carbone d’une manière qui accélèrera l’accroissement du CO2 atmosphérique (degré de confiance élevé). La poursuite de l’absorption de carbone par l’océan augmentera son acidification.

 

Irréversibilité du changement climatique

L’inertie du changement climatique est impressionnante (de l’ordre de plusieurs siècles).

Le total des émissions de CO2 cumulées déterminent principalement la moyenne globale du réchauffement en surface vers la fin du XXIe siècle et au-delà.

La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.

 be143114-88d9-4928-b3e1-5f8457344a4d-CARTE_futurclimatSEM climat dans Eau

Pourquoi s’intéresser à ce sujet ?

Les habitués de ce blog se souviennent que j’ai à plusieurs reprises écrit des articles sur l’eau.
Pour en arriver à comprendre les problèmes liés à l’eau en particulier ceux liés à l’eutrophisation, j’ai fait quelques rappels sur le cycle de l’eau.

Parmi les conclusions du GIEC on peut notamment retenir que le cycle global de l’eau est modifié, les neiges et glaces fondent de plus en plus vite, le niveau moyen des océans augmente, l’acidification des océans augmente.

Il est donc logique quand on s’intéresse aux problèmes de pollution des eaux de s’intéresser également au réchauffement climatique et en particulier aux conséquences sur le cycle de l’eau, lequel est déterminant dans l’équilibre des milieux humides.

Image de prévisualisation YouTube


Pour les anglophones : Résumé à l’attention des décideurs dans sa version originale en anglais sur le site du GIEC

 


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Les dossiers de Beuvry

Posté par Joël le 1 décembre 2012

 

Vous avez remarqué que depuis maintenant presque 2 ans le rythme de mes articles a fortement ralenti, et ce pour des raisons familiales (néanmoins, plusieurs personnes m’ont encore récemment félicité pour mon blog).

En effet, en plus l’actualité de la vie associative de Beuvry que je continue à proposer aux internautes beuvrygeois, les 30 premiers mois de ce blog m’ont permis également de traiter des sujets liés à notre ville sous forme de « dossiers » incluant une vue plus large, au-delà de l’impact sur la commune :

Mais aussi :

 

Cette méthode de travail, sous forme de « dossiers », m’a permis de compléter mes connaissances avec des travaux de recherches plus ou moins chronophages.

Comme je l’ai écrit plus haut, ce travail est reconnu par une partie des lecteurs.

Cependant, malgré cette variété de sujets, certains ont trouvé (il y a 2 ans) que je ne m’intéressais qu’à un nombre limité de sujets (« va comprendre Charles ! » comme disait un acteur dans une publicité des années 90).

D’autres encore m’ont déclaré que « travailler sur des dossiers de la commune ne sert à rien ».

En effet, s’il s’agit simplement de constituer une réserve d’informations « en vrac », pour les garder « sous le coude », l’intérêt est très limité et me laisse même dubitatif.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de les partager sur ce blog, même si, souvent, ces informations ne semblaient pas pertinentes aux yeux de certains.

 

Ainsi, le dossier de ce coûteux projet de tramway fait partie des sujets presque totalement occultés.

Pourtant, dans toutes les autres communes du tracé, la mobilisation a conduit à une révision totale du projet qui s’oriente d’ailleurs vers ce qui semble être l’abandon définitif de ce mode de transport réservé aux très grandes agglomérations, comme je l’avais laissé entendre dans ma série d’articles, en particulier celui sur la renaissance du tramway en France.

En effet, on peut lire dans « La voix du nord » du 30 novembre 2012 : « Artois Comm. enterre le tramway et remet à plat tout le projet ».

Cela étonnera, peut-être, ceux qui croyaient avoir vu il y a 3 ou 4 ans les débuts de la construction de la ligne.
Justifiant ainsi le fait qu’ils ne me suivraient pas dans cette étude du dossier : « Ché fait d’avinche, fo pas perd’ sin temps avec cha. Ché travaux y’son déjà cominché, j’ai même vu des blocs ed’béton à Bruay ». (À l’époque, le tracé n’était pourtant pas encore défini avec précision !).

 

A la lecture de mon blog, un Béthunois m’avait envoyé une photo humoristique sur l’avenir de ce tramway : Cliquez

 

 

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Beuvry sur Loisne

Posté par Joël le 13 septembre 2012

 

« Beuvry sur Loisne », tel est le titre d’un des ouvrages historique de l’abbé Bacon.

En effet, la Loisne est une rivière de 28 km qui prend sa source à Hersin-Coupigny, passe à Nœux-les-Mines, Verquigneul et arrive ensuite dans notre commune. Son cours naturel continue vers Richebourg, La Couture pour se jeter dans la Lawe à Vieille-Chapelle.

 

Mais beaucoup retiennent que la Loisne se jette dans le canal des mines à Beuvry.

Ainsi, lors d’une réunion publique ce mercredi 12 setembre, certaines personnes furent surprises par l’existence de la « Loisne aval ».

Cependant, on ne fait pas disparaître un cours d’eau aussi facilement et la Loisne aval existe bien au-delà du canal des mines, comme je l’ai déjà expliqué dans ma série d’articles concernant cette rivière .

 

J’ai également déjà fait quelques rappels sur le cycle de l’eau

Les précipitations tombent dans les océans, s’infiltrent dans le sol (pour former des nappes souterraines qui donnent naissance à des sources) ou ruissellent pour aller grossir les rivières.

Ainsi, même si les eaux d’une rivière sont détournées en un point précis, les eaux de ruissellement continuent en général à alimenter naturellement l’ancien cours de la rivière.

Ce qui explique l’existence de la « Loisne aval ».

 

 

La Loisne n’est plus tout à fait un cours d’eau comme les autres

En effet, son bassin versant a, au fil des siècles derniers, été largement modifié par l’aménagement du Canal d’Aire à La Bassée dans lequel se déversent d’ailleurs ses anciens affluents : la Fontaine de Bray, le Surgeon et le Fossé d’Haisnes et d’Auchy-lès-Mines qui alimentent ainsi ce canal à grand gabarit.

Le seul affluent actuel de La Loisne amont est le courant de Drouvin.

carte du courant de drouvin

Le cours de la Loisne fut perturbé une première fois pas l’homme lors de la construction du canal d’Aire à La Bassée, creusé en 1824 et 1825.

Puis, lors du creusement du canal de Beuvry à peine 40 ans plus tard (mis en service en 1863).

En effet, l’article 6 du cahier des charges annexé au décret impérial du 17 avril 1861 (décret la concession du canal des mines de Noeux) stipulait que « La compagnie pourra alimenter le canal au moyen des sources des marais supérieurs de Beuvry, et, au besoin, à l’aide des eaux de la Loisne. »

 

Ainsi, à Beuvry, le canal à grand gabarit coupe le bassin versant de La Loisne en deux entités distinctes :

  • Les eaux du bassin amont (bassin versant de 31 km²) alimentent le canal des mines.
  • Les eaux du bassin aval partent comme la nature en avait décidé, dans la Lawe.

 

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Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Posté par Joël le 3 juillet 2012

logo bassin minier Depuis plusieurs mois, vous avez constaté la présence du logo « Bonne Chance » sur ce blog.
C’était un signe de reconnaissance pour ceux (internautes, associations, communes,…) qui ont cru très tôt en la nécessité de reconnaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais comme Patrimoine Mondial et qui ont espéré voir aboutir ce projet de classement.

 

Il y a 2 ans et demi, j’évoquais cette candidature (voir l’article)

En février 2011, on apprenait que la candidature ne serait pas présentée par la France cette année là. (voir l’article).

Mais l’association BMU (Bassin Minier Uni) ne se décourageant pas, annonçait déjà qu’elle postulerait pour 2012.

En préambule à cette nouvelle candidature, j’ai réalisé en début d’année 2012 plusieurs articles sur le régime spécial des mineurs et aux sacrifices humains que ces derniers ont fournis à notre pays.

C’est donc en janvier que la France a décidé cette fois-ci de ne présenter que le projet « BMU ».

Tous ceux qui suivent depuis longtemps cette candidature pouvaient donc avoir confiance.

Inutile de préciser qu’en rentrant d’un long week-end en dehors de la région hier soir, j’ai accueilli la nouvelle avec une certaine satisfaction :

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais distingué par l’Unesco

Ce samedi 30 juin en fin d’après-midi, à Saint-Pétersbourg, les 21 pays membres du Comité du patrimoine mondial ont voté, à l’unanimité, l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais dans la catégorie « Paysage culturel évolutif vivant ».

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais devient ainsi le 38e bien culturel ou naturel français inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

353 sites ou constructions entrent donc dans ce patrimoine historique au titre de « paysage culturel évolutif vivant » :

17 fosses, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités, 38 écoles, 26 édifices religieux et des salles des fêtes.

87 communes concernées entre Enquin-les-Mines à Condé-sur-l’Escaut, le tout sur un territoire qui s’étend sur 120 km de long et 12 km de large.

 

Le bassin minier souffre aujourd’hui encore d’une image dévalorisée.

C’est donc une bonne nouvelle pour changer le regard sur notre région qui a subi de plein fouet l’arrêt de l’exploitation des mines de charbon après presque 3 siècles de quasi mono-industrie.

Cette inscription va permettre au bassin minier du Nord – Pas-de-Calais de développer le tourisme autour de ce patrimoine exceptionnel.

 

La prochaine Sainte Barbe, le 4 décembre, sera sans doute célébrée avec encore plus d’émotion par les anciens mineurs et leurs descendants !

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous conseille : la carte interactive

 

 Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l'Unesco dans Bassin minier Bassin-minier-unesco

 

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Les phoques de la baie d’Authie

Posté par Joël le 11 juin 2012

 

Voici une idée d’escapade pour cet été.

Pourquoi aller très loin, prendre l’avion, pour profiter du spectacle que nous offre la nature ?

À une heure et demie de Beuvry, vous pouvez par exemple observer des phoques dans leur milieu naturel…

 

2 espèces peuvent être observées à Berck :

Le phoque veau-marin qui est le plus petit et qui a un décrochement au niveau du front.

Le phoque gris qui a un museau allongé.

phoques baie authie berck phoques baie authie berck

 

Les phoques fréquentent la baie d’Authie depuis très longtemps

(un croquis dessiné vers 1890 en serait témoin).

Mais depuis une douzaine d’année, ils sont observés régulièrement dans l’estuaire et la colonie a progressé.

En 2000, on pouvait parfois en voir quelques-uns.

Mi-juillet 2011 les bénévoles qui les observent en ont compté jusqu’à 29 ! (pour les 2 espèces confondues)

Nous avons eu la chance d’en observer en famille jusqu’à 23 la même journée fin juillet.

 

Si la colonie de phoques gris et veaux-marins est nettement moins importante que celle qui évolue en baie de Somme ses effectifs progressent donc néanmoins d’année en année.

 

Ces mammifères marins sont devenus les stars de la Baie, mais attention à respecter les recommandations.

A Berck, le spectacle des phoques qui profitent des bancs de sable pour se reposer avant de reprendre la route du large, attire de nombreux visiteurs au niveau de l’épi 17, qui est un formidable observatoire naturel.

Cela ne les dérange pas, ils sont maintenant habitués à une présence humaine — à distance respectable — et se sentent en sécurité sur le banc de sable (poulier) car séparés des humains par l’Authie.

C’est pour cette raison que l’on a la chance de les voir de beaucoup plus près à Berck que dans la baie de Somme !

phoques baie authie berck

 

Pour les observer : se rendre à Berck Sur Mer, au niveau de « l’épi 17 ».

(Suivre la direction de la base nautique « Les Sternes »)

Un petit conseil pour voir les phoques en baie d’Authie, il faut être présent quatre heures après la marée haute. Un peu de patience… et le spectacle est au rendez-vous !

Prévoyez le coupe-vent au besoin… au bout de la digue, le vent souffle un peu plus que sur l’esplanade !

 

phoques baie authie berck phoques baie authie berck

 

 

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Les dates marquantes pour le bassin minier Nord-Pas-de-Calais

Posté par Joël le 25 avril 2012

 

Le 25 avril 1983 sonne l’arrêt de l’extraction de la houille dans notre région.

Pour compléter l’article sur le passé minier de Beuvry, voici les dates marquantes pour notre région en rapport avec l’exploitation minière.

 

1662 : On découvre le gisement d’Hardinghem, dans le Boulonnais.

1709 : L’anglais Darby utilise du coke pour produire la fonte.

1712 : Thomas Newcomen met au point une machine à vapeur à piston.

1716 : Le Vicomte Désandrouin et ses associes entament une prospection dans le Hainaut français.

3 février 1720 : découverte dune veine de charbon maigre à Fresnes-sur-Escaut.

24 juin 1734 : découverte d’une veine de charbon gras, apte à différents usages, à Anzin, au lieu dit du Pave de Condé.

1757 : Fondation de la Compagnie d’Anzin.

1774 : Fondation de la Compagnie des mines d’Aniche.

1782 : James Watt met au point la machine à vapeur rotative.

1783 : Création de I’École Royale des Mines.

1801 : Fondation de la Caisse de Secours des Mines d’Aniche.

1803 : Implantation à Lille de la première filature industrielle de coton.

1807 : Le procédé d’éclairage public au gaz de houille, inventé par Philippe Lebon, est appliqué à Londres.

21 avril 1810 : loi sur les concessions minières.

1813 : Le travail de fond est interdit aux enfants de moins de 10 ans.

1820 : Anzin compte 3 860 habitants, Lens 2 380, Aniche 1 733.

9 avril 1823 : un coup de grisou fait 22 victimes à la Cie d’Anzin. Le Préfet du Nord prescrit des mesures de sécurité, rend obligatoires les lampes à huile, interdit de fumer au fond.

1825 : Humphrey Davy met au point la lampe de sécurité à flamme.

1835 : L’un des premiers trains à vapeur circule entre Saint-Waast et Denain, sur la ligne de chemin de fer de la Compagnie d’Anzin.

1841 : Le forage d’un puits d’eau, à Oignies, chez Mme de Clerc permet de repérer le gisement du Pas-de-Calais.

1847 : à Anzin, un cheval assure le transport du charbon dans les galeries.

1878 : Fondation de I’École des Mines de Douai.

1882 : Arthur Lamendin crée, à Lens, la première Chambre syndicale de mineurs dans le Pas-de-Calais. (Celle du Nord est créée en 1883, par Emile Basly).

1885 : Emile Zola publie « Germinal ».

8 juillet 1890 : La loi du 8 juillet institue les délégués mineur, élus, avec mission de surveiller les conditions de sécurité et d’hygiène.

10 mars 1891 : constitution de l’Union des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais, première association patronale minière, dans le but notamment d’enrayer les grèves.

1892 : Les travaux du fond sont interdits aux femmes ; elles étaient souvent employées comme hercheuses, c’est-à-dire au roulage. Une commission d’arbitrage est nommée pour régler les différents qui sont à l’origine d’une grève à la Compagnie des mines de Marles. La discussion aboutit à la première convention collective du travail. Les deux syndicats de mineurs, du Nord, et du Pas-de-Calais, créent une fédération régionale basée à Lens.

29 juin 1894 : Loi du 29 juin créant les Caisses de Secours, organismes mutualistes pour la constitution des retraites et l’assurance contre les risques invalidité-maladie. Seuls les mineurs bénéficient d’un tel régime.

1895 : L’usage de l’électricité et de l’air comprimé se développe dans l’industrie et dans les mines.

1897 : Jules Mousseron, le Père de Cafougnette, publie son premier recueil de poèmes en patois.

Jules Mousseron

10 mars 1906 : un coup de grisou provoque la mort de 1.101 mineurs de la Compagnie des Mines de Courrières. Le Comité Central des Houillères installe à Lens une station expérimentale de lutte contre le grisou. On y forme aussi les sauveteurs. Le travail de fond est interdit aux jeunes de moins de 12 ans.

1910 : Journée de huit heures pour les mineurs. Repos hebdomadaire obligatoire. Institution des allocations familiales.

1913 : Le Bassin du Nord et du Pas-de-Calais produit 67 % du charbon national.

25 février 1914: institution de la caisse autonome de retraite des mineurs.

1918 : Durant la première guerre mondiale 103 fosses ont été détruites. Les dégâts représentent 1 milliard de francs-or. Dans les mines de l’Ouest du Bassin l’exploitation est intensifiée.

1920 : Au fond, le marteau-piqueur, appelé « Ie saxophone à pointe », remplace progressivement le pic.

1922 : Georges Claude, aux usines de la Compagnie de Béthune, à Mazingarbe, réussit la synthèse de l’ammoniac à partir de gaz de four ; c’est la naissance de la carbochimie.

1925 : De nombreux Polonais s’installent dans le Bassin minier où l’on recherche la main d’œuvre. Ils seront 200.000 en 1930.

1930 : Le Nord – Pas-de-Calais atteint la production record de 35 millions de tonnes. Une convention, signée à Douai, accorde au personnel minier 3 ou 6 jours de congés payés annuels.

1936 : Grève générale dans les mines. Suite aux accords de Matignon, les mineurs obtiennent deux semaines de congés payés, 38 h 40 de travail hebdomadaire pour le fond, l’institution des délégués du personnel.

En juin 1941: 80 % des mineurs du bassin sont en grève… c’est l’une des premières manifestations de résistance à I’occupant.

13 décembre 1944 : Ordonnance du 13 décembre qui confie l’exploitation aux Houillères Nationales du Nord et du Pas-de-Calais.

Les dates marquantes pour le bassin minier Nord-Pas-de-Calais dans Bassin minier 34a

1945 : La Bataille du charbon est engagée…

17 mai 1946 : Loi de nationalisation – création des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais et de Charbonnages de France.

14 juin 1946 : adoption du statut de mineur. La silicose est reconnue maladie professionnelle. Généralisation de la Sécurité Sociale Minière.

1947 : Les HBNPC achètent le Château d’Hagecroft, à la Napoule, qui devient Centre de Congés des mineurs.

1948 : La C.G.T. lance des grèves contre les décrets Lacoste. Les fosses sont occupées ; le Gouvernement appelle la troupe pour les dégager.

1950 : Inauguration du centre de réadaptation fonctionnelle des blessés à Oignies.

1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et de I’Acier CECA.

1952 : Les HBNPC produisent 29,5 millions de tonnes. La mécanisation améliore les rendements.

1958 : Mise en service des deux premiers groupes de la centrale d’Hornaing.

1959 : Mise en service de l’usine de briques Surschiste, à Hulluch.

1960 : Le plan Jeanneney prévoit et tend à organiser la récession. Le soutènement marchant apparaît au fond. Le siège du 19 de Lens est mis en service.

1961 : Mise en service du 10 d’Oignies, dernier des grands sièges d’exploitation des HBNPC.

Mars-avril 1963 : en grève durant 35 jours, les mineurs manifestent leur inquiétude face a la récession.

1964 : Les centrales thermiques du Bassin produisent 7,3 millions de Kwh, soit 12,5% de la production nationale d’électricité d’origine thermique.

1965 : Lancement du boulet sans fumée « Anthracine 20 » à I’Usine Rousseau.

26 avril 1966 : à Mazingarbe, le Général de Gaulle donne le feu vert a la diversification des activités des HBNPC. Création de I’APEX pour favoriser l’expansion régionale. La SOFIREM est créée pour la réindustrialisation des régions minières.

1968 : Le Plan Bettencourt prévoit la réduction de moitié de la production d’ici 1975, la fin pour 1983.

1969 : Production record dans les cokeries du bassin = 5,4 millions de tonnes.

1970 : Constitution de l’Association des communes minières.

1971 : Les HBNPC entreprennent la rénovation de leur parc immobilier qui compte 115.000 logements.

27 décembre 1974 : à Liévin, un coup de grisou fait 42 victimes.

1978 : L’Association Hospitalière Nord Artois Cliniques AHNAC prend en charge les huit cliniques des HBNPC.

13 mars 1980 : Mise en service de la centrale nucléaire de Gravelines.

1982 : Le Centre Historique Minier est créé à Lewarde (ouverture au public en 1984).

25 avril 1983 : à Lille, François Mitterrand annonce le choix de « la conversion du Bassin », c’est-à-dire le prélude à l’arrêt de l’extraction.

1984 : Création de FINORPA et du F.I.B.M.

1986 : Le plan d’entreprise de Charbonnages de France décide l’application du plan social. Les mineurs trouvent de nouveaux emplois à E.D.F., dans le B.T.P. etc.

1990 : La société holding Filianor regroupe les douze sociétés industrielles issues des HBNPC

26 octobre 1990 : arrêt du 9 de I’Escarpelle, à Roost-Warendin.

21 décembre 1990 : arrêt du dernier puits, le 9 d’Oignies.

 

commune d'avion chevalet N°7 de liévin

 

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La France refond son code forestier

Posté par Joël le 8 février 2012

L’année internationale des forêts (2011) était une année de sensibilisation aux problèmes des arbres en général et de la déforestation en particulier.

Mais comme on l’a vu, le sujet reste important les années suivantes.

Ainsi, l’ordonnance n° 2012-92 du 26 janvier 2012 a attiré mon attention. Elle correspond à la refonte de son code forestier.

 

Pourquoi un tel article sur un blog de Beuvry ?

Beuvry a connu une grande manifestation en mai 2011 sur le thème de la forêt.

La ville voit enfin son espace boisé s’agrandir sensiblement.

Autant dire que ce sujet a bien sa place sur ce blog.

En prenant un peu de temps pour lire ce qui suit, vous verrez que cette ordonnance n° 2012-92 peut tous nous intéresser.

 

Origine de cette refonte du code forestier

Le Code forestier existe depuis 1827 (voir mon article sur le reboisement). Après deux refontes anciennes, en 1952 puis en 1979, il est à nouveau apparu que les réformes survenues au fil du temps rendaient peu lisible et complexe le code tel qu’il existait.

L’article 69 de la loi du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche avait habilité le Gouvernement à réformer par ordonnance le Code forestier.

 

Que contient la nouvelle mouture du Code Forestier ?

Peu de changement sur le fond, mais des modifications tout de même :

La législation concernant la défense de la forêt contre l’incendie est renforcée.

Les sanctions pénales et administratives sont harmonisées et simplifiées.

Des dispositions visant à favoriser le remembrement forestier sont créées et intégrées dans le Code.

 

Ce nouveau plan est plus clair et plus simple

Le livre Ier comprend les dispositions communes, applicables indépendamment du régime de propriété, relatives notamment à la gestion durable en matière forestière, à la défense des forêts contre l’incendie ou au rôle de protection des forêts.

Le livre II traite du régime forestier, dont relèvent les bois et forêts de l’Etat, des collectivités locales et de certaines personnes morales, auxquels des règles spécifiques de délimitation, d’aménagement et d’exploitation sont applicables, et dont la mise en œuvre est assurée par l’Office national des forêts.

Le livre III est consacré aux règles qui régissent les bois et forêts des particuliers.

 

Entrée en vigueur le 1er juillet 2012 au plus tard.

 

Quelques notions à retenir en tant que simples citoyens que nous sommes :

Obligations des propriétaires en matière de lutte contre l’incendie

Objectif : Clarifier les obligations auxquelles sont soumis les propriétaires en cas de superposition d’obligations différentes sur une même parcelle ; faciliter l’adaptation aux réalités locales des modalités d’exécution de certaines mesures de prévention ; favoriser l’information sur les obligations en matière de débroussaillement…

 

Définition de « l’infraction forestière »

Objectif : Harmoniser, clarifier, moderniser et simplifier les dispositions relatives aux agents chargés de procéder aux contrôles administratifs et à la constatation des infractions (y compris en modifiant la liste de ces agents et l’étendue de leurs pouvoirs et en réformant, supprimant ou instaurant les sanctions encourues).

 

Pour la première fois une définition « l’infraction forestière » est clairement donnée.

Elle recouvre non seulement les infractions au code forestier mais aussi certaines infractions en matière de dépôts d’ordures ou de stationnement, lorsqu’elles sont commises dans les bois et forêts. De même que les contraventions aux arrêtés de police municipale destinés à prévenir les incendies, les éboulements ou la divagation des animaux dangereux.

 

Les conditions d’application des amendes forfaitaires sont aussi précisées

L’ordonnance prévoit également la possibilité de prononcer des « sanctions-réparation ».

 

Pour en savoir plus :

Ordonnance n° 2012-92 du 26 janvier 2012 relative à la partie législative du code forestier

Le reboisement en France vu de Beuvry

 


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Population officielle de Beuvry – Pas de Calais

Posté par Joël le 12 janvier 2012

22 !

Les chiffres sont tout frais, les populations légales 2009 sont entrées en vigueur le 1er janvier 2012.

Certains se demandent depuis 2 ou 3 ans quel est le résultat du recensement 2009.

– Nous sommes neuf milles et quelques !

– Neuf milles combien ?

– 22 !

 

Nous sommes donc officiellement 9.022 Beuvrygeois !

Il s’agit du résultat du recensement de la population de 2009.

 

Population légale 2012 de Beuvry = population totale 2009

Population municipale : 8.856

Population comptée à part : 166

Population totale : 9.022

Comme je l’ai écrit ici, les enquêtes de recensement sont réparties sur cinq années et l’INSEE établit des calculs permettant de déterminer de manière fiable une estimation de la population pour chaque commune.

Ainsi la courbe de population totale établie depuis quelques années permettait d’entrevoir le résultat du recensement 2009 :

2006 : 9.295 habitants.

2007 : 9.203 habitants.

2008 : 9.111 habitants.

Et donc

2009 : 9.022 habitants.

 

 

Source :

INSEE

Voir également :

La page consacrée à la population de Beuvry

 


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Compagnie des mines de Nœux

Posté par Joël le 27 août 2011

 

Avant de reprendre le chemin de l’école et d’ouvrir les livres d’histoire de France, penchons nous un peu sur l’histoire régionale et plus précisément sur celle de l’exploitation minière.

 

Les compagnies minières du Nord – Pas-de-Calais

Le Bassin minier du Nord-Pas de Calais constitue l’extrémité occidentale du bassin charbonnier européen continental. Après celui de la Ruhr en Allemagne, le gisement du Nord – Pas-de-Calais est le plus étendu d’Europe du Nord-Ouest.

L’exploitation du charbon dans le département du Nord a débuté à Anzin au XVIIIe siècle. Les recherches en Artois étaient restées vaines, en raison d’un changement d’orientation des couches de charbon.

C’est donc par hasard, en creusant un puits artésien, qu’on en retrouvera la trace vers Oignies en 1841.

Cette découverte sera le point de départ d’une grande campagne de prospection qui aboutira à la création de nombreuses compagnies minières et à l’extension de la zone d’extraction vers l’ouest jusqu’à la région d’Auchel.

 

Au cours des 270 années d’activité charbonnière dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, 2,4 milliards de tonnes de charbon ont été extraites. On a creusé (on emploi en réalité le verbe foncer) 852 puits de mine, soit 100.000 kilomètres de galeries. Sur une surface de 122.000 hectares, le bassin minier de la région s’étendait sur environ 120 km de long et de 4 à 12 kilomètres de large. 

« Au jour », les chiffres sont tout aussi impressionnants : 326 terrils (soit 700 millions de tonnes de schistes), 13 cokeries, 7 usines à boulets, 14 centrales électriques (comme celle de Beuvry), sans compter les infrastructures de transports comme les premières voies ferrées ou encore le canal qui part du centre de Beuvry jusqu’au canal à grand gabarit creusé en 1861 par la compagnie des mines de Nœux.

Dans la région Nord-Pas-de-Calais, près de 700 cités minières, soit 120.000 maisons, ont été construites tout au long de la période d’exploitation pour accueillir une main d’œuvre de plus en plus nombreuse.

En 1939, on comptait 18 compagnies minières privées (31 en 1906 lors de la catastrophe de Courrières), indépendantes et concurrentes, d’importance et de techniques diverses, détentrices de titres miniers qui leur accordaient une ou parfois plusieurs concessions d’exploitation. La loi de Nationalisation de 1946 a substitué aux compagnies minières, neuf puis huit groupes d’exploitation qui furent de l’Ouest vers l’Est : Auchel, Bruay, Béthune, Lens-Liévin, Hénin-Liétard, Oignies, Douai, Valenciennes.

Bassin minier Nord Pas-de-Calais

Beuvry faisait partie de la Compagnie des mines de Nœux

plan de la concession de noeux les mines


La Compagnie des mines de Nœux était une compagnie minière dépendant de la Compagnie des mines de Vicoigne.

Elle englobait des terrains provenant des communes :

d’Annezin, Béthune, Beuvry, Drouvin, Essars, Fouquereuil, Fouquières, Mazingarbe, Sains, Bouvigny, Hersin, Fresnicourt, Barlin, Ruitz, Maisnil, Haillicourt, Vaudricourt, Sailly, Verquigneul et Verquin.

Treize fosses au total seront mises en exploitation sur le territoire de la concession de Nœux de 1851 à 1947.

Toutes sont identifiées sous un numéro de un à treize, suivant l’ordre de leur creusement.

La première fosse creusée en 1851 à l’écart du village de Nœux, à 1,5 km au sud, en bordure de la route reliant Béthune à Arras. La fosse 1, appelée aussi « fosse Abbé de Bracquemont » sera exploitée de 1852 à 1938.

Noeux-lez-Béthune devient Noeux-les-Mines en 1887.

 

les puits n°1 de noeux Fosse Bracquemont

La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée avec le vote de la  « Loi de nationalisation du 17 mai 1946 » et la création des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais (HBNPC). Elle fait dès lors partie, avec la Compagnie des mines de Béthune, du « Groupe de Béthune ».

Un siège de concentration moderne, la fosse no 13 – 13 bis, est alors construit à Sains-en-Gohelle et reprend peu à peu l’exploitation des gisements des autres fosses.

L’extraction sur la concession dans le Groupe finit en 1972, avec la fermeture de la fosse no 13 – 13 bis.

Le dernier puits remblayé de la Compagnie de Nœux est le 7 bis, en 1979, après avoir assuré l’aérage pour le siège de concentration no 6 du Groupe de Bruay.

 

Relire l’article : Liste des catastrophes du bassin minier Nord – Pas-de-Calais

 

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