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Le picard : Quelques mots et expressions

Posté par Joël le 19 août 2009

Bonjour tertous,

Suite à une entretien le mois dernier avec un Beuvrygeois, je me suis posé la question : peut-on se passer de connaître le patois à Beuvry ?

Des rencontres souvent instructives m’ont aidé à y répondre.

Vous connaissez tous une bonne blague qui n’a de raison d’être que si elle est racontée en patois. De même, certaines expressions chti offrent des métaphores que l’on ne retrouve pas forcément dans le Français courant. D’ailleurs, certains Beuvrygeois ne se privent pas de ces formules pour exprimer leur pensée. D’autres sont même beaucoup plus à l’aise avec le patois qu’avec un Français trop académique qui ne correspond pas à leur personnalité.

Sans pour cela le parler couramment, il me semble donc indispensable de connaître les fondements pour suivre certaines conversations intéressantes.

J’ai trouvé utile d’aider certaines de mes connaissances à acquérir quelques bases.

Notre patois, s’appuie fortement sur le Picard, auquel on mélange des mots déformés, et notre accent faisant le reste. Voici donc quelques notions de cette langue Régionale.

 

Des expressions très imagées :

Je pense que chacun ou presque peut comprendre ceci : I’mint comme un arracheux d’dints !
(Il ment comme un arracheur de dents !)

D’autres expressions sont bien plus typiques de la région :

Ferme eut’bouque tin nez i va queire éd’dins ! (Littéralement : Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans !)

Signifie : Reprends-toi, fais quelque chose !

 

Té peux toudis chiffler poupoule !  (Littéralement : Tu peux toujours siffler après une poule !)

Signifie : Tu peux toujours courir !

 

Té veux m’l'intiquer pa’ch’gros bout !  (Littéralement : Tu veux l’introduire par l’extrémité la plus large !)

Mais aussi :

Té veux m’faire gober d’z'oeufs durs ! (Littéralement : Tu veux me faire gober des œufs cuits durs !)

Ou encore :

Té veux m’faire craquer d’z'allumettes dins l’ieau ! (Littéralement : Tu veux me faire craquer des allumettes dans l’eau !)

Ces 3 expressions fleuries signifient :

Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !

 

Mon petit dico : le patois de A à Z

Même les non initiés connaissent la ducasse, voici ma sélection de quelques mots utilisés par les chtis qui trouvent leur origine dans le Picard .

Abile : Vivement, précipitamment (abile les vacances – vivement les vacances).

Ne pas traîner, se dépêcher, vite (abile don – Allez, dépêche-toi donc!).

Synonyme : Groule.

Babache : Simplet, imbécile.

La variante propre au secteur de Lille – Armentières est Boubourse, désormais connue grâce à Danny Boon.

Carabistoulles (des) : Des contes, des âneries, des bêtises… On dit aussi des cacoulles. (Ch’est tout cacoulles chu qu’ té dis – Tu dis des bêtises).

Dallache (un) : Activité, mouvement, remue-ménage.

Épautrer : Écraser, écrabouiller ; êtt’ épautré : être serré.

Quand un enfant traverse la route où les véhicules roulent trop vite, il risque de se faire épautrer…

Fieu : Fils. Utilisé aussi comme terme d’amitié protectrice envers un plus jeune.

Guinse : Faire bonne chaire. Être in guinse – Être légèrement éméché, saoul. (sérieusement, vous ne la connaissiez pas ?)

Huigner : Geindre (personne) ; grincer (objet)

Il : s’emploie dans l’Artois pour dire : il est lundi au lieu de (c’est lundi)

Jus : Café (Vins don boire un’n goutte èd’jus – Viens donc boire un café).

Même si vous n’aimez pas le patois, faites un effort pour comprendre cette expression, vous pourriez vexer votre interlocuteur !

Kermesse : Fête locale (Eul’kermesse d’eul paroisse). Un des mots d’origine Picarde, qui est entré dans le Français courant.

Lapider : Travailler dur, dans de mauvaises conditions.

Marrone : Pantalon (je vous épargne l’origine…)

Niguedoule (nig’doule) : Imbécile, bête. (avec un tel vocabulaire pour les imbéciles, on peut comprendre certains clichés tenaces)

Ouvrage : Travail

Pos d’chuc : Petits pois (Littéralement : pois de sucre / pois sucrés)

Quo que [se prononce kok]: Qu’est-ce que. Quo que té dis ? – Qu’est-ce que tu dis ?

Si vraiment vous ne voulez pas parler quelques mots après cet article, celle-ci… il faut vraiment la connaitre !

Revoyure (à la) : Au revoir.

Sais quo : Quelque chose (viens de « sais quoi ») I’a un jé n’sais quo qui va nin - Il y a quelque chose qui ne va pas.

Tertous, tertoutes : Tous, toutes dans le sens de tout le monde (Bonjour tertous – Bonjour tout le monde).

Il existe une variante, Ti z’aut’ : Vous tous.

Tout’ et out’ : autant dedans que dehors (Un 2ème mot commençant par T car je me souviens que ma maman utilisait souvent cette expression).

U : Je n’ai pas trouvé de mot commençant par U, d’autant qu’en patois, on utilise le terme un’n pour dire une !

Vindjou, Vindidjou : S’utilise comme l’expression « Bon sang ! ».

Cette expression était considérée comme un blasphème jusqu’aux années 1950. Aujourd’hui elle est couramment utilisée et complètement séparée de son sens premier.

Wassingue : Serpillière. (Dans le Var on dit la pièce…)

Zique : Petite quantité

 

Même si je le parle un peu et le comprends, j’ai du faire quelques recherches pour l’écriture.

Que les spécialistes Beuvrygeois du ch’ti n’hésitent pas à corriger les erreurs éventuelles.

Laissez donc vos commentaires…

Amis non patoisants, ne pensez-vous pas maintenant que le vocabulaire ch’ti est amusant ?

 

Allez, à la revoyure tertous

Joël DEPRETZ

 


Publié dans Chti ou Ch'ti, Lexique | 6 Commentaires »

Explications de texte sur le tramway Beuvry – Bruay

Posté par Joël le 19 avril 2009

 

Le tramway, on vient d’en parler ce vendredi dans le premier journal de la nouvelle chaine régionale WEO.

Comme promis nous vous proposons quelques explications de texte sur le tramway, afin de mieux appréhender les informations qui finiront bien par arriver de la part des instances officielles.

L’actualité de notre chère commune, ne nous a pas permis de vous fournir ces informations plus tôt.

 
Tram-fer

C’est un mode de transport en commun urbain ou interurbain circulant sur des voies ferrées équipées de rails plats (ceux des trains sont légèrement inclinés vers l’intérieur de la voie). La voie est souvent implantée en site propre ou encastrée à l’aide de rails à gorge dans la voirie routière. Le tram-fer est généralement à traction électrique.

coupe d'un rail à gorge Vue en coupe d’un rail à gorge.

Site Propre

Il ne s’agit pas ici du sens  « net », « nettoyé » mais plutôt du sens « dédié », « distinct ».

Un site propre est une voie ou un espace réservé à l’usage d’une ligne de transport en commun, qui est alors qualifié de transport en commun en site propre (TCSP)

 

TCSP : transport en commun en site propre

Un transport en commun en site propre comprend :

  • une plateforme réservée à la circulation des transports publics garantissant rapidité et fiabilité,
  • la priorité aux carrefours,
  • des aménagements : revêtements, requalification des espaces publics, mobilier urbain…
  • des véhicules attractifs et confortables,
  • un système d’information en temps réel des voyageurs aux stations.

 

Tram-train

Le Tram-Train est un système qui permet à une même rame de circuler sur des voies de tramway en centre-ville et de relier des stations situées en périphérie, voire au-delà, en circulant sur le réseau ferroviaire régional préexistant.

Le matériel utilisé doit être compatible avec le chemin de fer classique (signalisation, puissance, résistance).

L’offre de ce mode de transport en commun contribue à un maillage plus efficace de l’ensemble du réseau.

 

Espérons que ces nouveaux éléments, et bientôt quelques autres, vous serons utiles pour assister à la réunion publique de présentation du projet prévue en mai. 

 

Paule DUBRULLE, Joël DEPRETZ

 

Voir le dossier complet en cliquant : Tramway+de+Beuvry+%C3%A0+Houdain


Publié dans Autres rédacteurs, Lexique, Transports | Pas de Commentaire »

Dossier recensement 2009 à Beuvry : Population Municipale – Population sans doubles comptes

Posté par Joël le 6 avril 2009

Le sujet du recensement est revenu lors du conseil municipal. J’ai relevé quelques incertitudes.

J’ai créé un dossier en janvier, certes non exhaustif sur le recensement 2009 à Beuvry.

Tous les Beuvrygeois équipés d’internet n’ont évidement pas connaissance de  » Tout Beuvry sur le Web «  et encore moins de la totalité de son contenu. Si vous connaissez une personne qui recherche des informations sur le recensement, pensez à lui parler de ce blog.

Nous avions préparé il y a quelques mois avec des amis un article sur les enjeux du recensement pour Beuvry. Il devait paraître sur un autre support, mais cela ne s’est pas fait. 

Avant de le publier sur ce blog et afin de mieux appréhender certaines notions, je vous propose une explication de :

Population Municipale et de Population sans doubles comptes.

Mes sources ? Le site de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE).

 

Définition de la Population Municipale

Le concept de population municipale est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population.
La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune.

Le concept de population municipale correspond désormais à la notion de population utilisée en statistique, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule.

 

Ce concept diffère sur certains points de celui en vigueur lors du recensement de 1999

Les principaux changements concernent :

1. Les étudiants majeurs vivant en internat dans un établissement d’enseignement situé dans la commune mais ayant leur résidence familiale dans une autre commune : ils sont désormais comptés dans la population municipale de la commune d’études ; en 1999, ils étaient comptés dans la population municipale de la commune de leur résidence familiale.


2. Les militaires logés dans un établissement militaire (caserne, quartier, base, camp militaire…) situé dans la commune et ayant une résidence personnelle dans une autre commune : ils sont désormais comptés dans la population municipale de la commune sur laquelle est situé l’établissement militaire ; en 1999, ils étaient comptés dans la population municipale de la commune de leur résidence personnelle.


3. Les personnes détenues dans un établissement pénitentiaire de la commune sont désormais comptées dans la population municipale de cette commune ; en 1999, elles faisaient partie de la population comptée à part de cette même commune.


4. Les élèves ou étudiants mineurs ayant leur résidence familiale dans la commune et logés dans une cité universitaire (ou un foyer d’étudiants, un logement) situé dans une autre commune : ils sont comptés désormais dans la population municipale de la commune de leur résidence familiale. En 1999, ils l’étaient dans la population municipale de leur commune d’études.

Sur l’ensemble de la population française, l’impact de ces changements de concepts est faible.

En revanche, localement, l’incidence peut être notable en particulier pour les communes sièges d’un établissement d’enseignement avec internat, d’une structure militaire ou d’un établissement pénitentiaire dont les effectifs sont importants au regard de la population de la commune.

 

Définition de population sans doubles comptes

La population sans doubles comptes comprend :

La population des logements, y compris les élèves internes et les militaires séjournant dans un établissement d’une autre commune et ayant leur résidence personnelle dans la commune ;


La population des collectivités de la commune : travailleurs en foyer, étudiants en cité universitaire, personnes âgées en maison de retraite, hospitalisés de longue durée, religieux, personnes en centre d’hébergement de courte ou de longue durée, autres : handicapés,… ;


Les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles et les mariniers ;


La population des établissements pénitentiaires de la commune ;


Les militaires et élèves internes vivant dans un établissement de la commune et n’ayant pas d’autre résidence.

Cette notion n’est plus en vigueur actuellement.

 

Publié dans Ce blog - son auteur, Le saviez-vous ?, Lexique | Pas de Commentaire »

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