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Transport en commun en site propre Beuvry Béthune Bruay Houdain ?

Posté par Joël le 7 mars 2013

 

 

Prochainement on parlera du nouveau projet de transport en commun sur l’axe Beuvry-Houdain. Il s’agirait d’une forme de TCSP (transport en commun en site propre) appelé BHNS (bus à haut niveau de service).

Le projet de tramway a donc été abandonné, avec une certaine discrétion.

Pour ceux qui se sont vraiment penchés sur le dossier (à Beuvry, hors élus de la majorité, on les compte sur les doigts d’une main), ce n’est pas vraiment une surprise.

 

En effet, en réalisant une petite étude sereine et sans à-priori, on arrivait assez facilement au constat suivant :

La renaissance du tramway, en France, concerne des agglomérations de plusieurs centaines de milliers d’habitants avec des densités de population de 2500 habitants au km2 minimum (souvent proche de 4000).

 

Si on prend les chiffres de l’INSEE pour 2011 : les communes de Beuvry, Béthune, Fouquières-les-Béthune, Hesdigneul-lès-Béthune, Gosnay, Bruay-La-Buissière et Houdain comptaient environ 70.000 habitants pour une densité de population de 1.178 habitants au km2.

De plus l’attrait pour la population de Beuvry était forcément très limité puisque la ligne de tramway se serait arrêtée à l’hôpital.

La population concernée par ce projet local était donc bien en deçà de celle des agglomérations françaises dans lesquelles le tramway fonctionne.

 

Vous pouvez relire les articles du dossier que j’ai constitué depuis plusieurs années, comme par exemple :

Renaissance du tramway en France : ça roule !

TCSP : transport en commun en site propre

Busway, bus à succès : pourquoi pas dans le Pas-de-Calais ?

 

 

Tramway+de+Beuvry+%C3%A0+Houdain

Histoire+des+tramways+et+autres Transports+en+Commun+Urbains

Publié dans Transports | 2 Commentaires »

Les dossiers de Beuvry

Posté par Joël le 1 décembre 2012

 

Vous avez remarqué que depuis maintenant presque 2 ans le rythme de mes articles a fortement ralenti, et ce pour des raisons familiales (néanmoins, plusieurs personnes m’ont encore récemment félicité pour mon blog).

En effet, en plus l’actualité de la vie associative de Beuvry que je continue à proposer aux internautes beuvrygeois, les 30 premiers mois de ce blog m’ont permis également de traiter des sujets liés à notre ville sous forme de « dossiers » incluant une vue plus large, au-delà de l’impact sur la commune :

Mais aussi :

 

Cette méthode de travail, sous forme de « dossiers », m’a permis de compléter mes connaissances avec des travaux de recherches plus ou moins chronophages.

Comme je l’ai écrit plus haut, ce travail est reconnu par une partie des lecteurs.

Cependant, malgré cette variété de sujets, certains ont trouvé (il y a 2 ans) que je ne m’intéressais qu’à un nombre limité de sujets (« va comprendre Charles ! » comme disait un acteur dans une publicité des années 90).

D’autres encore m’ont déclaré que « travailler sur des dossiers de la commune ne sert à rien ».

En effet, s’il s’agit simplement de constituer une réserve d’informations « en vrac », pour les garder « sous le coude », l’intérêt est très limité et me laisse même dubitatif.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de les partager sur ce blog, même si, souvent, ces informations ne semblaient pas pertinentes aux yeux de certains.

 

Ainsi, le dossier de ce coûteux projet de tramway fait partie des sujets presque totalement occultés.

Pourtant, dans toutes les autres communes du tracé, la mobilisation a conduit à une révision totale du projet qui s’oriente d’ailleurs vers ce qui semble être l’abandon définitif de ce mode de transport réservé aux très grandes agglomérations, comme je l’avais laissé entendre dans ma série d’articles, en particulier celui sur la renaissance du tramway en France.

En effet, on peut lire dans « La voix du nord » du 30 novembre 2012 : « Artois Comm. enterre le tramway et remet à plat tout le projet ».

Cela étonnera, peut-être, ceux qui croyaient avoir vu il y a 3 ou 4 ans les débuts de la construction de la ligne.
Justifiant ainsi le fait qu’ils ne me suivraient pas dans cette étude du dossier : « Ché fait d’avinche, fo pas perd’ sin temps avec cha. Ché travaux y’son déjà cominché, j’ai même vu des blocs ed’béton à Bruay ». (À l’époque, le tracé n’était pourtant pas encore défini avec précision !).

 

A la lecture de mon blog, un Béthunois m’avait envoyé une photo humoristique sur l’avenir de ce tramway : Cliquez

 

 

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Le dossier de tramway est enterré

Posté par Joël le 1 décembre 2012

 

Ce vendredi 30 novembre 2012, le journal « La voix du nord » titrait :

 

Artois Comm. enterre le tramway et remet à plat tout le projet

 

Dans cet article qui ne devrait pas passionner les beuvrygeois qui se sont détournés du dossier comme je l’explique ici, on peut lire notamment que :

« C’est désormais sur un projet de liaison par bus en site propre que l’agglomération demande au syndicat mixte des transports de tirer des plans. Il y aura aussi des rails : pour desservir Bruay par TER sur l’ancien cavalier des mines. »

 

Mais aussi que selon certains élus « Relier le Bruaysis au réseau du TER reste la priorité des priorités. » Ce qui  a surpris ceux qui connaissent bien le sujet et en particulier l’historique de l’ancienne voie ferrée qui reliait Bully à Bruay.

 

Quant au syndicat mixte des transports (SMT), il devrait étudier un autre mode de transport en commun : le bus à haute qualité de service (le Busway) qui circulerait sur trois lignes.

  • La première, entre Houdain et Beuvry, emprunterait grosso modo l’itinéraire envisagé dans le projet initial.
  • La ligne 2, entre Auchel et Barlin, desservirait le Bruaysis
  • La ligne 3, entre Choques et Barlin, le Béthunois.

 

Reste à espérer que cette fois-ci les réunions de concertation soient plus largement suivies.

 

Voir le dossier

 

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Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862

Posté par Joël le 18 juin 2012

 

Un décret impérial du 17 avril 1861 a permis à la Compagnie des mines de construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée. Mais en raison de difficultés techniques et des coûts importants, ce projet s’est finalement limité à Beuvry, à trois kilomètres du point de départ.

Le transport de la houille en Nœux et Beuvry s’effectuant par train.

Des quais d’embarquement sont donc installés à Beuvry et une ligne ferroviaire est construite entre la gare de Nœux et le rivage de Beuvry pour l’acheminement du charbon.

 

Il y 150 ans…

Un décret du 18 juin 1862 autorisa la société des mines de Vicoigne et de Nœux à établir un embranchement reliant ses exploitations de Nœux et d’Hersin au
« canal de Beuvry à Gorre ».

L’ouverture à l’exploitation de cette voie ferrée de 4,8 km eut lieu en 1863.

 

Un autre décret du 20 août 1864 prescrit l’organisation d’un service public de marchandises sur cette ligne.

 

En 1936, des trémies sont construites à Beuvry pour charger les péniches.

Elles permettaient d’embarquer 2.500 à 3.000 tonnes par jour.

Une aire de stockage sur le côté opposé reçoit les bois (soutènement pour les mines de Nœux) et le brai (résidu utilisé pour la fabrication d’enduit d’étanchéité).

1968 sonne la fin de l’activité minière sur le quai.

 

Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862 dans Bassin minier Route-nationale-Passage-a-Niveau

Publié dans Bassin minier, Canaux, Histoire, Transports | Pas de Commentaire »

Toujours pas de tramway pour le bassin minier

Posté par Joël le 6 décembre 2011

 

Vous aviez sans doute remarqué que la page consacrée au projet de tramway (voir les « dossiers Beuvrygeois ») n’a pas changé depuis quelques temps.

A part quelques allusions dans la presse régionales ces dernières semaines, on n’entend pas encore siffler le tram !

 

Petit rappel :

Le projet comprend une ligne de tramway entre Hénin et Liévin via Lens et une autre entre Beuvry, Béthune, Bruay-La Buissière et Houdain.

Ce que l’on ne sait pas toujours, c’est que ce projet date de 2004, année où 8 « axes structurants » furent proposés. En 2006 que les 2 « axes structurants » définis ci-dessus ont été choisis. Le choix des lignes a été ratifié et annoncé le 13 juin 2008. L’investissement minimum annoncé est de 650 millions d’euros HT.

La mise en service était initialement programmée en 2014 a finalement été reportée à 2018 (après un premier report annoncé pour 2016).

Au passage, le projet a perdu quelque 57 millions d’euros de subventions étatiques qui lui étaient promises sous réserve de respect des délais.

 

Finalement, les décideurs ont choisi de rebattre les cartes en recommençant au commencement avec un plan de déplacement urbain et des études de faisabilité.

On est bien loin des débuts de travaux annoncés au départ pour 2011 !

Il y a donc fort à parier que nous n’auront pas de nouvelles du tramway avant quelques mois… sauf coup de théâtre.

 

Dossier complet en cliquant ici

Histoire des tramways et autres transports urbains en cliquant .

 


Publié dans Grennelle de l'environnement, Revue de presse, Transports | Pas de Commentaire »

Histoire canal d’Aire à La Bassée

Posté par Joël le 19 août 2011

Comme nous l’avons vu précédemment,  le canal qui traverse Beuvry s’est avéré comme une nécessité au début du 19ème siècle et la loi de concession du 14 Août 1822 a permis son financement et donc sa construction.

Cette communication entre la Deûle et la Lys a ainsi été ouverte à la Navigation en 1825, en voici l’historique.

péniche canal beuvry

Construction du canal

Depuis longtemps, les États d’Artois, s’étaient préoccupés de l’urgence de ce canal (afin de réduire la distance de la navigation entre Dunkerque et la Seine).

Mais c’était à Saint-Venant que la Deûle devait venir joindre la Lys ; le projet fut adopté en 1790 par l’Assemblée Constituante et de nouveau remis à l’étude… sans résultat en 1811.

 

La concession fut finalement accordée à la Compagnie Loque et Desjardins, le 4 avril 1822, pour une durée de « 87 ans et 11 mois à dater de la ratification de la loi », (soit le 14 août de la même année).

Les travaux de creusement furent réalisés rapidement, en 1824 et 1825.

Le 1er mars 1825 on ouvre à la navigation la portion du canal entre La Bassée et Béthune, puis la partie entre Béthune et Aire le 25 octobre.

 

Le canal d’Aire  ainsi creusé a une longueur totale de 41,145 km et se compose de deux biefs :

- Le bief de Cuinchy d’une longueur de 10,526 km

- Le bief de la Lys d’une longueur de 30,619 km

Séparés par l’écluse de Cuinchy.

 

A la suite d’un traité de commerce, une loi du 1 er août 1860 opéra le rachat du canal d’Aire.

Une autre loi du 20 mai 1863 régla l’indemnité due à la Compagnie…

Depuis lors, le canal est définitivement rentré dans les mains de l’Etat.

 

Améliorations réalisées depuis le rachat

Le canal a été restauré et approfondi de manière à porter son mouillage à 2m 20 et à permettre le passage des bateaux prenant 1 m 80 d’enfoncement.

Le décret du 25 avril 1868 autorisa l’amélioration du bief supérieur.

L’amélioration du bief inférieur fut prescrite par le décret du 30 août 1871.

Le décret du 28 juin 1880 a permis d’exécuter les travaux suivants :
Amélioration des ouvrages d’art ;

reconstruction de neuf ponts-levis et construction de neuf maisons pontières avec annexes ;

Curage général à 9m 40 au plafond et 2m 20 de tirant d’eau.

 

Les rivages

Le canal d’Aire à La Bassée donne lieu à des embarquements considérables de houille du bassin du Pas-de-Calais. Sept Compagnies houillères y ont installé des rivages qui sont reliés avec leurs fosses par des voies ferrées :

*  La Compagnie des mines de Béthune, dont le quai est établi à Violaines rive gauche, à 8km135 ;

*  La compagnie des mines de Vicoigne et Nœux, dont le canal débouche sur la rive gauche, à Beuvry, à 13km273.

 rivage canal de noeux situé à beuvry 62600


Indépendamment de ces rivages particuliers, il existe sur le canal d’Aire deux grands rivages publics.

L’un, qui appartient à la ville de Béthune et qui s’étend sur la rive gauche, sur une longueur de 400 mètres, en amont du pont de la Gare, à 18km438.

L’autre, sur la rive gauche, à 5km800, est établi dans un bassin latéral, débouchant dans le canal à l’aval du pont des Vaches ; il appartient à la ville de La Bassée.

Sept autres rivages publics ont été établis sur les territoires des communes d’Hantay, Cuinchy, Beuvry, Robecq, Busnes, Guarbecques et Isbergues.

 

Améliorations nécessaires au 20ème siècle.

La navigation était devenue très difficile sur le canal d’Aire, en raison du trafic considérable, dont le tonnage effectif s’est élevé en 1898 à 3.679.144 tonnes.
Le nombre de bateaux en attente de chargement ou de déchargement dans les six rivages houillers est considérable et cause des encombrements fréquents.
L’Administration vient de prendre en considération un avant-projet d’établissement de deux gares d’eau, à Béthune et à Hantay, et d’un garage à Isbergues.

Un avant-projet d’amélioration générale prévoit :

1° Approfondissement à 2m 50 de tirant d’eau et l’élargissement à 10m 50 du plafond du canal;

2° Doublement du chemin de halage et défenses de berges;

3° Rectification de La Bassée ;

4° Doublement de l’écluse de Cuinchy et établissements de garages aux abords ;

5° Reconstruction de dix ponts fixes, treize ponts tournants, deux viaducs de chemin de fer, passerelles, trois maisons pontières ;

6° Enfin, élargissement de vingt siphons et reconstruction de huit aqueducs.

 

Amélioration du mouillage

Un canal est une sorte de grand fossé creusé par l’homme dont le profil a presque la forme d’un trapèze isocèle. La base porte le nom de plafond, le plan d’eau celui de miroir, la distance verticale qui les sépare s’appelle mouillage.

En 1900, le canal d’Aire à La Bassée présente partout un mouillage de 2,20 m et permet le passage des bateaux prenant 1,80 m d’enfoncement.

La tenue des eaux du bief supérieur est commandée par le niveau réglementaire de l’écluse de Don, sur le canal de la Deûle. Celle du bief inférieur est commandée par les niveaux réglementaires de l’écluse de St-François, sur la Lys, et des écluses des Fontinettes, sur le canal de Neuffossé.

L’alimentation est assurée dans le bief supérieur par la Deûle, et dans le bief inférieur par la Lys, avec lesquelles le canal est en libre communication.

Le projet de dragage et d’approfondissement du Canal à 2,50 m sous le plan d’eau entre Bauvin et le point 18,100 km a été approuvé par l’Administration Supérieure à la date du 19 Décembre 1906.

Les travaux ont été adjugés le 26 Janvier 1907 à M. Guisez, entrepreneur à St Amand, et sont commencés en mai 1907.

 

Evolution de l’écluse de Cuinchy

La  construction de la première écluse, au niveau du pont routier actuel, rend la circulation difficile entre les deux parties de la commune, mais en contrepartie elle apporte beaucoup d’activités.

Ainsi, la population de ce village voisin, passe de 500 à 1500 habitants, de 1825 à 1914.

Face à l’accroissement du trafic sur le canal, une deuxième écluse, au gabarit Freycinet à deux sas, est construite (à côté de l’écluse actuelle) en 1908.

Lorsque dans les années 60 le canal est mis au « grand gabarit », on accole une nouvelle écluse à l’ancienne, d’une longueur de 136,60 m, de 12 m de largeur et de 6m de profondeur.

Elle permet le passage des convois poussés de 3.000 tonnes.

écluse de cuinchy canal Aire à La Bassée

Publié dans Canaux, Eau, Histoire, Loisne, Transports | Pas de Commentaire »

Loi de concession du 14 Août 1822

Posté par Joël le 14 août 2011

Cette loi concernait plusieurs canaux comme le projet du canal latéral à la Loire, de Digoin à Briare, le canal de Nantes à Brest, ou encore celui du Nivernais.

Elle concernait également le canal d’Aire à La Bassée qui traverse notre commune.

 

Voies navigable en France au début du 19ième siècle.

En 1820, la France ne possédait encore qu’un petit nombre de canaux, comme le canal de l’Aa, ceux de Briare, d’Orléans, du Midi, du Centre, de Neuffosé, de Saint-Quentin, le canal de Bourgogne, une petite partie de son cours, ou encore le canal de la Sensée…

D’autres canaux très-importants, tels que le canal du Rhône au Rhin, ceux de Bretagne (c’est-à- dire de Nantes à Brest, d’ille et Rance, et du Biavet), ceux de la Somme, du Nivernais, du Berry, d’Arles à Bouc étaient à peine commencés.

Le gouvernement de la restauration, voulant donner une vive impulsion aux travaux publics et étendre notre réseau navigable, entreprit l’achèvement et l’ouverture d’un certain nombre de canaux dont l’utilité était depuis longtemps constatée.

Mais comme l’état de ses finances ne lui permettait pas d’affecter les fonds du trésor à une pareille entreprise, il eut recours à des emprunts qu’il ne put contracter que sous des conditions très-onéreuses.

 

Lois des 5 août 1821 et 14 août 1822

Louis Becquey était Directeur Général des Ponts et Chaussées de 1817 à 1830.

Il promulgua les lois qui portent son nom, et lança un programme de modernisation et d’extension du réseau navigable.

Ce programme est connu aujourd’hui sous le nom de « Plan Becquey » qui comporte deux volets principaux :

l’extension du réseau navigable par la création de nouvelles voies la modernisation du réseau existant

et la standardisation de l’ensemble sur un gabarit minimum unique, le « gabarit Becquey » longueur utile : 30,40 m, largeur utile : 5,20 m, mouillage : 1,60 m (d’où tirant d’eau admis : 1,20 m à 1,30 m), hauteur libre sous ouvrages : 3 m.

 

Les mesures financières d’accompagnement du « Plan Becquey »  étaient pour le moins originales, mêlant emprunt et concession.

L’État, à la fois maître d’œuvre et d’ouvrage, finance les travaux en empruntant à des compagnies financières créées à cet effet, qui perçoivent des intérêts sur les capitaux avancés. A terme (50 ou 99 ans), les compagnies sont concessionnaires des voies qu’elles ont financées.

Elles les entretiennent alors et perçoivent la majeure partie des revenus.

 

Les traités passés avec les compagnies, qui souscrivaient ces emprunts, stipulaient en leur faveur le droit de partage des bénéfices de l’exploitation des canaux et, par suite, leur droit d’intervention dans la fixation des tarifs.

 

La loi du 14 août 1822 favorisa la réalisation du canal d’Aire à La Bassée

Le projet (qui était dans les cartons, comme on dirait aujourd’hui) fut confié à la Compagnie Loque et Desjardins, le 4 avril 1922, moyennant la concession pendant « 87 ans et 11 mois à dater de la ratification de la loi ». Ce fut chose faite le 14 août suivant.

Le siège de l’établissement fut fixé à Paris, chez M. Jean Loque, l’un des concessionnaires.

La concession comprenait non seulement le nouveau canal, mais aussi le tronçon de La Bassée qui devait être rectifié à son origine sur le territoire de Billy-Berclau.

 

Extrait du bulletin des Lois N°545

bulletin des lois de l'empire français

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Description du canal d’Aire à La Bassée

Posté par Joël le 12 août 2011

 

Le chaînon manquant

Le canal d’Aire à La Bassée, qui fait partie du paysage Beuvrygeois, est un des maillons essentiels de la ligne à grand gabarit de Dunkerque à l’Escaut.

Autant dire qu’avant son ouverture, il s’agissait même du chaînon manquant (comme je l’ai évoqué dans un article précédent).

En effet, ce canal, inauguré en 1825, a été réalisé pour assurer la liaison Dunkerque – région parisienne dans de meilleures conditions.
Sa construction permettait d’éviter le passage par Deûlémont réduisant ainsi le parcours de 50 km (voir la carte ci-dessous).

Il s’agit d’un canal de jonction par dérivation de la Deûle vers la Lys.

C’est-à-dire qu’il relie le canal de la Deûle (au niveau de Bauvin, donc au delà de La Bassée) à la Lys et au canal de Neufossé (au niveau d’Aire-sur-la-Lys). Il est composé de 2 biefs séparés par l’écluse située à Cuinchy.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Le canal d’Aire à La Bassée en chiffres

Sa longueur totale est de 41,145 km. Le canal a connu des travaux d’élargissement au début des années 1900, puis en 1966 pour sa mise à grand gabarit permettant le passage de péniches de 1.350 tonnes.

 

A l’origine : gabarit « Freycinet », soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,50 m.

Actuellement : gabarit européen, soit 143 m sur 11,40 m, mouillage 3,40 m, hauteur libre 4,50 m.

 

Origine physique et administrative : Bauvin (Nord) à la cote 20,90 m.

Extrémité physique et administrative : Aire (Pas-de-Calais) à la cote 18,90 m.

La cote est le Niveau Normal de Navigation du canal par rapport au niveau de la mer. Autrement dit, c’est le niveau que le Service Navigation s’efforce de maintenir pour assurer de bonnes conditions de navigation.

Le sens conventionnel de descente est donc : De Bauvin à Aire-sur-la-Lys.
L’écluse de Cuinchy possède un ouvrage (ou sas d’écluse) de 144,60 mètres par 12 mètres et une chute d’eau de 2 mètres.

Communes traversées

Le canal traverse les communes de Bauvin, Billy-Berclau, Hantay, Douvrin, Salomé, Haisnes, La Bassée, Violaines, Cuinchy, Givenchy, Festubert, Beuvry, Béthune, Essars, Annezin, Hinges, Mont-Bemanchon, Robecq, Busnes, Guardecques, Berguette, Isbergues et Aire.

 

Autres informations sur le canal d’Aire à La Bassée

Il existe un embranchement situé au PK (point kilométrique) 13, appelé embranchement de Nœux-les-Mines (ou « canal de Beuvry), long de 3 km (sans écluse).

Le canal à grand gabarit d’Aire à La Bassée est traversé par des aqueducs et des siphons pour le passage des cours d’eau et des fossés de drainage.

peniches canal à grand ganarit beuvry


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Différents types de canaux en France

Posté par Joël le 10 août 2011

La France possède plus de cent canaux, présentant une longueur totale de 4,900 kilomètres ; on peut les diviser en trois classes :

1 – les canaux qui établissent des communications entre la Méditerranée et l’Océan ;

2 – ceux qui font communiquer les fleuves ou les rivières de différents bassins-versants* ;

3 – ceux qu’on a creusés à l’intérieur des bassins*.

carte de france des rivieres et canaux

Parmi les canaux creusés à l’intérieur des bassins, les uns sont latéraux aux cours d’eau non navigables ou d’une navigation longue, difficile ou souvent interrompue, les autres servent à faire communiquer les fleuves avec les affluents ou les affluents entre eux.

 

Les principaux canaux qui font communiquer les fleuves avec leurs affluents ou les affluents entre eux sont ceux d’Aire à La Bassée, de la Deûle, de la Sensée, dans le bassin de l’Escaut ; de Saint-Maur, de l’Ourcq, de Saint-Denis et Saint-Martin, dans le bassin de la Seine ; du Berry, de Nantes à Brest, dans le bassin de la Loire ; d’Arles à Bouc, de Beaucaire, dans le bassin du Rhône.


Ainsi, le canal d’Aire à la Bassée, qui traverse Beuvry, relie la Lys au canal de la Deûle.

 

 

* Voir la définition du bassin versant en cliquant ici.

 


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Scoop : une photo du futur tramway Beuvry – Béthune – Bruay – Houdain

Posté par Joël le 17 juin 2011


Un peu d’humour à l’approche du week-end….

J’ai reçu cette image à propos du tramway avec le commentaire : le tramway de Béthune prend l’eau !

humour tramway beuvry bethune bruay houdain

 

Comme je l’ai déjà plusieurs fois souligné, je ne suis pas mandaté pour prendre parti sur le tramway.

Nous avons pour ce faire des élus et des groupes de personnes dont l’objectif est de se préoccuper de l’avenir de Beuvry.

Mais comme peu de voix Beuvrygeoises se font entendre, je publie cette image humoristique fournie par un Béthunois indépendant des mouvements politiques mais soucieux lui aussi de l’avenir de sa commune.

 

Publié dans Humour, Transports | 1 Commentaire »

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