• Visiteurs

    Il y a 5 visiteurs en ligne
  • Total

  • Rechercher sur ce blog

    Sur la colonne de droite, vous pouvez rechercher un texte selon différents critères : derniers articles commentés, derniers articles publiés, mots-clés, catégorie de l'article, date,...
    N'hésitez pas à commenter.


    L'email fournit lors du dépôt d'un commentaire permet au système de contrôler que celui-ci n'est pas posté par un robot (publicité et indésirables). Il ne sera donc pas utilisé pour vous envoyer un mail.


    Autres astuces pour utiliser ce blog et aides pour blogueurs


  • Méta

  • blog tout beuvry sur le web

    © 2008
    Tous droits réservés.
    Reproduction (même partielle) interdite sans l'accord écrit de l'auteur.

Renaissance du tramway en France

Posté par Joël le 28 décembre 2009

La renaissance du tramway

 

Un constat

 

Le premier choc pétrolier, la pollution, l’engorgement des villes par les voitures commencent à faire réfléchir… Il devient évident pour certains que la politique du « tout-voiture » a ses limites. Une réorientation des politiques de déplacement vers les transports publics de masse s’amorce.

Le métro est privilégié dans les plus grandes métropoles de Lyon et Marseille qui l’inaugurent en 1978. Pour les villes un peu moins grandes, c’est un mode de transport trop onéreux ; mais le bus ne suffit pas toujours.

Pourtant, le tramway est encore loin d’avoir gagné la partie. L’opinion publique garde le souvenir des anciens trams bruyants, lents, aux voies usées et dangereuses.

 

Une idée

 

C’est alors qu’une initiative originale voit le jour. Le 27 février 1975, le secrétaire d’État aux Transports, Marcel Cavaillé, envoie une lettre aux maires de huit villes : Bordeaux, Grenoble, Nancy, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulon et Toulouse.

Il invite ces métropoles à étudier la possibilité de réintroduire le tramway dans leur cité. Il annonce la nécessité d’arrêter les choix techniques et les échéanciers de réalisation et d’étudier « au plus vite des solutions utilisant au maximum la voirie actuelle et recourant à un minimum d’infrastructures nouvelles ».

 

En août 1975 Marcel Cavaillé propose un concours sur les caractéristiques d’un transport urbain guidé, électrique, pouvant utiliser la voirie existante.

L’intérêt manifesté est plutôt décevant.

 

Nouvelle surprise

 

Nantes, qui n’avait pas été consultée dans le cadre du concours Cavaillé, se lance seule dans un projet de tramway moderne, en 1978. Le 7 janvier 1985 l’exploitation commerciale débute.

Ce tramway se caractérise par une circulation en site propre avec un écartement à voie normale (1,435 m) et un captage de courant par pantographe sur caténaire. Le matériel roulant développé par Alstom vise à devenir le Tramway Français Standard (TFS).

tramway standard Français

 

La revanche des trams

 

Finalement, parmi les huit villes du concours, six ont choisi le tramway classique.

Nancy ayant préféré le Transport sur Voie Réservée (véhicule sur pneus guidé par un rail central) et Toulon vers un  » maxi-bus à guidage optique « .

Le tramway de Grenoble inauguré en 1988 apportera une innovation majeure : le plancher bas à 350 mm du plan de roulement sur toute la longueur de la rame. Ce type de tram, comme en Amérique du Nord est plus accessible aux personnes à mobilité réduite que celui de Nantes (accessible dans sa partie centrale) sans la nécessité de recourir aux quais hauts.

Ce matériel instaurera le  » tramway français standard  » qui sera repris à Rouen en 1994 puis sur les lignes de la banlieue parisienne.

 

Nouveau virage pour le tramway moderne

Strasbourg est la première ville française à coupler la mise en place du tramway avec un projet de requalification urbaine. Strasbourg est aussi la première ville à s’équiper de matériel roulant non français.

Il est entré en service le 25 novembre 1994.

De nombreuses autres villes françaises, comme Montpellier, suivront rapidement, aidées par une politique nationale de soutien aux investissements dans les infrastructures de transport public débouchant sur de nombreuses inaugurations dans les années 2000. 

 

 

Photo du tramway de Montpellier 

Tramway de Montpellier

 

Liens :

Portrait de Marcel Cavaillé sur le site du Sénat 

Tramway Français Standard

Transport sur Voie Réservée

Le retour du tramway en France… et bientôt à Beuvry (Mon article du 15 Mai 2009)

Page sur l’histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Ecologie, Histoire, Transports | Pas de Commentaire »

Histoire du trolleybus

Posté par Joël le 27 décembre 2009

Trolleybus  » cousin  » du tram et du bus.

 

Le trolleybus roule sur pneumatiques, comme le bus, mais il fonctionne par traction électrique, comme le tramway. Par contre, il est alimenté par deux lignes aériennes de contact appelées aussi bifilaires (contre une seule pour le tramway, appelée caténaire).

Histoire des trolleybus

Histoire du trolleybus dans Histoire trolleybus Les premiers trolleybus sont apparus au début du XXe siècle sous le nom d’électrobus.  

Après des expériences de courte durée, une nouvelle génération de trolleybus est apparue entre les deux guerres mondiales. La société Vetra créée en 1925, fut le constructeur emblématique de la plupart des trolleybus français jusqu’à 1964. Vetra exporta même une partie de sa production dans de nombreux pays.

 

Le trolleybus a connu un certain succès pendant l’Occupation, puis dans les premières années de l’après-guerre du fait de la pénurie de pétrole.

Dans les années 1970, principalement à cause de la fermeture des usines Vetra, le trolleybus avait presque totalement disparu de France.

Le matériel le plus récent à l’époque était la petite série Vetra-Berliet de 1963 de la ligne 6 de Lyon, et de quelques exemplaires pour Dijon.

La première crise pétrolière, a incité à relancer les études de nouveaux matériels (ER-100 par Berliet), des réseaux de trolleybus étant encore actifs.

Les réseaux de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne réceptionnèrent vers la fin des années 70 un nouveau matériel, l’ER 100 Berliet-CEM-Oerlikon, encore en service à Saint-Étienne aujourd’hui.

 

Son nom vient du mode de traction :

 

Le premier moyen de transport urbain électrique était alimenté par un chariot courant sur deux fils aériens, et relié au véhicule par un câble flexible. Cette technique nommée troller (du mot anglais trawl, signifiant chalut et du vieux français troller = traîner) donna le mot trolley.

Ce moyen d’alimentation n’était pas entièrement satisfaisant, le chariot ayant trop souvent tendance à dérailler. Le moyen de capter l’énergie évolua par étapes. Sur les trolleybus modernes, il s’effectue avec une paire de perches, qui donnent au véhicule une liberté latérale de circulation de plusieurs mètres (environ 4 mètres), lui permettant de s’insérer facilement dans le trafic urbain.

Certains trolleybus sont appelés bi-mode car muni de deux chaînes de traction indépendantes : moteur diesel avec boîte de vitesses, et équipement électrique classique de trolleybus. Ils peuvent ainsi emprunter des parcours non pourvus de ligne de contact.

 

Avantages

Mû par un moteur électrique, le trolleybus est silencieux, non polluant. Il est particulièrement adapté aux pentes que les bus thermiques ont du mal à supporter.

La durée de vie de sa caisse est égale ou supérieure à celle du bus. La durée de vie des équipements électriques, dont le moteur, est généralement beaucoup plus longue que celle de la caisse. À Lyon, certains moteurs ont ainsi pu être montés successivement sur trois caisses différentes, des années 1930 aux années 1980 !

 

Inconvénients

 

Le coût d’investissement du trolleybus est plus élevé que celui de l’autobus :

  • D’une part parce qu’il faut construire une ligne aérienne de contact bifilaire (contrairement au tramway, le trolleybus ne peut renvoyer le courant dans les rails ; il doit donc disposer d’un deuxième fil)
  • D’autre part parce que les véhicules sont plus chers.

Les lignes aériennes de contact bifilaires sont parfois perçues comme inesthétiques, notamment au droit des croisements et des bifurcations, où elles forment des « toiles d’araignées ».

De plus, les trolleybus non équipés d’un moteur thermique auxiliaire ne peuvent pas se détourner de leur itinéraire habituel en cas d’accident ou de travaux.

 

Page sur l’histoire des transports urbains


 

Publié dans Histoire, Transports | 1 Commentaire »

Histoire des transports urbains : le métro

Posté par Joël le 26 décembre 2009

Le métro ou « chemin de fer métropolitain »

 

Dans mes recherches sur l’histoire des transports urbains, je me suis principalement concentré sur les moyens de transport de surface. Néanmoins, afin de faire certains comparatifs, j’ai réalisé une présentation rapide du métro.

 

Petits rappels

Un métro, apocope du terme « métropolitain », lui-même abréviation de « chemin de fer métropolitain », est un moyen de transport en commun, le plus souvent souterrain, parfois sur viaduc, rarement au sol.

C’est un transport public urbain de masse.

Il fonctionne en mode guidé, sur site propre intégral (entièrement réservé à cet usage) donc sans croisement avec les autres modes de transport contrairement aux tramways.

 

Histoire des métros

Le premier métro fut le « Metropolitan Railway » de Londres (1863), tiré à l’origine par des locomotives à vapeur. Charles Pearson, véritable précurseur, en développa l’idée dès 1845.

 

Sa construction fut décidée par la municipalité Londonienne pour régler les problèmes importants de circulation que connaissait la métropole, avec 2,5 millions d’habitants à l’époque sur 90 km².

 

L’utilisation de la vapeur causait des problèmes importants de ventilation des tunnels, mais ce métro connut néanmoins un grand succès et le nombre de lignes augmenta.

 

En 1890, pour palier à cet inconvénient, la première ligne électrique fut inaugurée. Toutes les lignes du métro de Londres furent électrifiées entre 1890 et 1900.

 

Le premier métro en Europe continentale fut celui d’Istanbul « le Tünel » en 1871, suivi de Budapest en 1896 et de Vienne en 1898.

Le métro de Paris, dont la première ligne fut mise en service pour l’exposition universelle de 1900, était à traction électrique dès l’origine. Depuis, de nombreux autres réseaux ont été construits dans le monde.

 

Évolutions récentes

La plupart des métros roulent sur des rails classiques à écartement standard.

 

Le métro sur pneumatiques est une technologie d’origine française, développée dans les années 1950 par la RATP. Ce savoir faire Français a permis la réalisation du premier système de métro entièrement sur pneus : celui de Montréal.

 

La conduite de certains métros a été automatisée à partir de la même époque.

Des métros entièrement automatiques, sans conducteur, sont apparus :

  • à petit gabarit (VAL), à Lille en 1983, Toulouse en 1993 et à Rennes en 2002 ;
  • à grand gabarit : ligne D à Lyon en 1991, suivie de la ligne 14 à Paris en 1998.

 

À Paris, le métro a été complété à partir des années 1960 par le Réseau Express Régional (RER), composé de lignes de chemin de fer de banlieue reliées entre elles par des tunnels traversant la capitale. Le RER est un mode hybride mi-métro, mi-train.

 

 

Page sur l’histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Histoire, Transports | 3 Commentaires »

Histoire du tramway : apogée et déclin

Posté par Joël le 23 décembre 2009

Apogée et déclin du tramway

L’âge d’or du tram

 

Le tramway connaît un essor considérable du début du XXe siècle jusque dans la période de l’entre-deux-guerres.

Les lignes se multiplient et le nombre d’usagers s’accroit : le tram devient le principal moyen de transport urbain.

Les transports hippomobiles ont quasiment disparu de toutes les villes européennes et américaines autour des années 1910.

Les bus sont encore en phase de développement. Ils gagnent en fiabilité mécanique, mais restent en deçà des prestations offertes par le tramway.

L’automobile est encore réservée à une clientèle aisée.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x8w970

 

 

 

Une disparition partielle et temporaire du paysage urbain

 

Le développement de la vente de véhicules individuels entraîne dans certaines villes la disparition rapide du tramway à partir des années 1935.

Les progrès techniques des autobus les rendant plus fiables, ils deviennent des concurrents sérieux pour le tramway. Ils ne nécessitent pas la mise en place d’une infrastructure coûteuse, puisqu’ils empruntent la chaussée.

Les pouvoirs publics investissent alors surtout dans la mise en place de réseaux d’autobus, voire dans des infrastructures routières et autoroutières destinées à une automobile perçue comme la marque du progrès.

Les réseaux de tramways ne sont plus entretenus ni modernisés, ce qui achève de les discréditer aux yeux du public. Les anciennes lignes, considérées comme archaïques, sont alors peu à peu remplacées par des lignes d’autobus.

Les réseaux de tramways disparaissent presque totalement d’Amérique du Nord, de France, de Suisse romande, de Grande Bretagne et d’Espagne.

En revanche, ils sont maintenus (et parfois modernisés) en Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Scandinavie, aux Pays-Bas, en Suisse alémanique, au Japon et dans toute l’Europe de l’Est.

En France, seuls les réseaux de Lille, de Saint-Étienne, de Marseille, survivent à cette période, mais ils sont tous réduits à une ligne unique.

Joël DEPRETZ

 

Précision ajoutée le 29 décembre :

Lille comportait et comporte encore 2 lignes avec un tronc commun (voir les commentaires)

 

Page sur l’histoire des transports urbains


 

Publié dans Histoire, Transports | 6 Commentaires »

Histoire du tramway : Alphonse Loubat

Posté par Joël le 22 décembre 2009

Alphonse Loubat, pionnier du tramway en France

 

Alphonse Loubat (1799 – 1866) est le pionnier de l’installation du tramway en France. Il est l’inventeur français du premier rail à ornière (ou « rail en U ») utilisé par le tramway.

Il est né dans le Lot-et-Garonne. Mais, il part aux États-Unis où il a importé des pieds de vigne du Bordelais. Il y a même favorisé la viticulture en rédigeant en 1827 à New York un Guide du vigneron américain.

Histoire du tramway : Alphonse Loubat  dans Histoire loubat

A New York, Alphonse Loubat s’intéressa aux débuts du tramway hippomobile. La première ligne entra en service en 1830 à Baltimore et en 1832 à Broadway. La technique étaient encore expérimentale et avait un inconvénient de taille : les rails étaient implantés en saillie sur la chaussée, ils gênaient donc la circulation des autres véhicules, et provoquaient même des accidents.  

 

Alphonse Loubat eut l’idée d’utiliser un rail à gorge enfoui dans la chaussée et ne dépassant pas de celle-ci. Cette solution est mise en œuvre en 1853 sur le tramway de Broadway . Son exploitation fut un succès et permit à cette solution de se diffuser aux États-Unis.

 

Rentré en France, il déposa en 1852 un brevet sur un rail en U permettant d’escamoter complètement le rail dans la chaussée. En 1853, il fut autorisé à construire une première ligne d’essai de 2 km à Paris sur le cours la Reine, mise en service le 21 novembre 1853.

Le tramway de l’époque embarquait 48 voyageurs : 18 à l’intérieur, 24 sur l’impériale et 6 debout sur la plate-forme réservée aux fumeurs.

 

 

Page sur l’histoire des transports urbains

 


 

Publié dans Histoire, Transports | Pas de Commentaire »

Histoire du tramway : Les Premières lignes

Posté par Joël le 21 décembre 2009

Qu’est-ce que le tramway ?

 

Le mot « tramway » provient de l’anglais tram-way composé de tram, rail plat et de way signifiant voie.

L’utilisation de « tram sur rail » est donc un pléonasme, tout comme « tram sur pneu » est un non sens. Pourtant ce vocabulaire est souvent employé sur des supports d’informations très officiels.

Aujourd’hui, il est généralement à traction électrique pour des raisons économiques et écologiques. Les grandes agglomérations l’ont d’ailleurs réintroduit pour ces raisons, afin de transporter plusieurs dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de personnes par jour. Le grenelle de l’environnement encourage d’ailleurs les grandes villes à développer ce type de transport en commun urbain.

Le tramway apparait donc comme un moyen de transport d’avenir.

Mais son histoire et son évolution méritent qu’on s’y attarde un peu.

Les Premières lignes de tramway

Histoire du tramway : Les Premières lignes  dans Histoire hippomobile Le tramway, à traction animale est apparu durant la première moitié du XIXe siècle.  Les premiers tramways hippomobiles ont été construits aux États-Unis (ils circulaient dès 1832 sur la ligne de New-York à Harlem).

 

 

Les premiers rails, en U saillant, créaient une gêne importante et provoquent des accidents.

 

Ils furent supplantés, dès 1850 à New York, par des rails à gorge, puis, en 1852, par des rails dénués de saillant (inventés par le français Alphonse Loubat).

 

 

En France, le premier tramway fut construit dans le département de la Loire. La ligne mise en service en 1837 parcourait 15 km sur la route entre Montrond les Bains et Montbrison. En 1853 à l’occasion de l’exposition universelle, une ligne d’essai fut présentée à Paris.

Le tramway se développa alors dans de nombreuses capitales Européennes. Ils étaient plus rapides et confortables que les omnibus (circulant sur les voies carrossables).

Cependant, les tramways avaient un coût d’exploitation élevé du fait de la traction animale. Ainsi, la traction mécanique fut rapidement développée, tout d’abord avec la traction à vapeur dès 1873. La traction électrique fut présentée par Siemens à l’exposition de l’électricité à Paris et à Berlin en 1881.

 

La modernité que représentait l’électricité et surtout les faibles coûts facilitèrent son adoption rapide, une fois que les difficultés liées à la production et au transport de l’électricité furent résolues. Le tout premier tramway électrique a été mis en exploitation à Sarajevo en 1885.

En France, il circula pour la première fois à Clermont-Ferrand en 1890.

 

 

Page sur l’histoire des transports urbains 


 

Publié dans Histoire, Transports | Pas de Commentaire »

Histoire des transports urbains : l’omnibus

Posté par Joël le 19 décembre 2009

omnibus1.jpg

L’omnibus, ancêtre du tramway

 

A l’origine les omnibus étaient des véhicules de transport public à traction hippomobile inspirés des diligences et circulant à des horaires déterminés sur des lignes fixes.

Il ne faut pas confondre avec les fiacres, ancêtres des taxis.

Les omnibus circulaient sur la chaussée, sans être guidés par des rails, principale différence avec les tramways hippomobiles. La deuxième différence, c’est qu’ils  n’avaient pas nécessairement des points d’arrêts figés.

 

Le XIXe siècle, âge d’or des omnibus.

 

En France, les premiers omnibus naissent à Nantes, en 1826 : Étienne Bureau, petit-fils d’armateur, imagine un véhicule pour transporter les employés entre les bureaux et les entrepôts des services de la Douane. Un autre Nantais, Stanislas Baudry, trouvant l’idée ingénieuse, met en place le même service pour attirer les clients dans ses bains publics. Mais des utilisateurs profitaient de sa ligne pour leurs déplacements en ville plutôt que pour venir aux bains. Ce qui ne manqua pas de donner de nouvelles idées.

 tableauenomnibus.jpg

A Paris, le 30 janvier 1828 l’Entreprise Générale des Omnibus (EGO) est autorisée à exploiter des voitures destinées à « transporter à bas prix les habitants de certains points de la ville à d’autres points également fixés et en suivant des itinéraires fixés par la ville ».  

Ces omnibus tractés par trois chevaux, comptaient 14 places assises réparties en trois classes. En 1853, cette capacité augmenta avec des voitures à impériales.

La principale entreprise d’omnibus fut la Compagnie générale des omnibus, créé en 1855 à Paris. Elle exploitait 25 lignes régulières portant chacune une lettre de l’alphabet.

En 1860, elle disposait de 503 omnibus et de 6.700 chevaux.

 

De nombreuses autres villes se sont dotées de réseaux d’omnibus, avant qu’ils ne soient supplantés par les tramways d’abord à traction hippomobile eux aussi, puis à vapeur ou électriques.

 

Un peu d’étymologie 

Le mot  omnibus est d’origine latine, signifiant « pour tous ». Cependant, pour la petite histoire, on raconte que les véhicules stationnaient devant la boutique d’un chapelier nommé Omnes, dont l’enseigne indiquait Omnes Omnibus, profitant du jeu de mot : Omnes pour tous.

Le mot fera le tour du monde et se déclinera de toutes les façons possibles dans toutes les langues, donnant : bus, autobus…

Quoi qu’il en soit, de nos jours le terme omnibus est employé pour parler d’un moyen de transport en commun desservant le maximum de stations.

Joël DEPRETZ

 

 

 

Page sur l’histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Histoire, Transports | Pas de Commentaire »

Histoire des transports urbains

Posté par Joël le 18 décembre 2009


Cela fait plus d’un an que l’on parle officiellement d’un tramway qui pourrait relier l’hôpital de Beuvry à Houdain.

Nombreux sont ceux qui ne croient toujours pas à ce projet. Certains ont même changé d’avis.

En ce qui concerne les élus des communes concernées par le tracé, ils ont peut être des éléments, que les administrés n’ont pas encore à leur disposition.

Pour ceux qui n’ont encore aucun avis à ce sujet : je pense qu’il aurait été peut-être utile d’assister à l’une des rencontres de présentation pour se faire une idée et de lire préalablement certains articles d’où qu’ils viennent, histoire de poser quelques questions.

Parmi les interrogations des sceptiques, on entend souvent, à Beuvry comme ailleurs :

Puisque ce mode de transport a été abandonné à une époque,

pourquoi le remettre au goût du jour ?

Je me suis personnellement intéressé à l’histoire des tramways pour essayer de comprendre leur disparition puis leur renaissance.

Internet est une mine d’informations. Plutôt que d’abuser du copier-coller, de faire un article si long que vous n’irez pas jusqu’au bout ou de vous renvoyer à tel ou tel site, j’ai essayé de travailler un peu. J’ai donc fait un tri en réalisant une synthèse de ce que j’ai pu trouver.

Je vous la propose sous la forme d’une série d’articles relatifs à l’histoire des transports en commun urbains. Cette série (précédée par l’article sur les 100 ans du Mongy pour coller à l’actualité) sera en ligne à partir de demain.

En effet, j’ai élargi les recherches, au-delà du simple tramway. En cette période de vacances scolaires, je dépasse un peu des sujets Beuvrygeois. Ce sera peut-être l’occasion pour les enfants de compléter leurs connaissances scolaires sur les moyens de transport.

 

Joël DEPRETZ

 

 Page sur l’histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Ce blog - son auteur, Transports | Pas de Commentaire »

Le centenaire du Mongy

Posté par Joël le 11 décembre 2009

 

Réponse à l’énigme : les 100 ans du Mongy

 

Le tramway de Lille a été mis en service le 11 décembre 1909 au nom de l’« Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing ».

Il fut surnommé le Mongy, du nom d’Alfred Mongy, ingénieur et concepteur du réseau, qui créa les lignes :

Lille <> Roubaix et Lille <> Tourcoing en même temps que les grands boulevards.

Vidéo du tramway de Lille

[gv align="center" data="http://www.dailymotion.com/swf/xa09xu&colors=background:ABCFE0;foreground:373D5E;special:081280;&autoPlay=0"][/gv]

Histoire du Mongy  tramway de Lille

Le mongy boulevard Carnot Alfred Mongy Vieux

 

La Compagnie des Tramways et Voies Ferrées du Nord créée par Alfred Mongy en 1900, démarre la construction du Grand Boulevard de Lille-Roubaix-Tourcoing pour accueillir un tramway électrique.

La compagnie ambitionne de créer un réseau de 13 lignes, long de 380 km allant jusqu’à Douai et Béthune. Elle obtiendra les concessions de la plupart de ses lignes en 1904. Le grand boulevard a été inauguré le 4 décembre 1909.

 

Lors de l’extension de la ligne 2 du métro de Fort-de-Mons à Tourcoing-Centre s’est posée la question de l’avenir du Mongy.

En effet certains l’ont accusé de faire double emploi avec le métro, l’ancien tramway ayant une image désuète face au nouveau métro automatique.

Il a finalement été décidé de le conserver et de le rénover entre 1991 et 1994 avec un nouveau matériel moderne à plancher bas.


Il y a eu deux écartements de voie sur le réseau Lillois, l’écartement dit normal (1,435 m) qu’utilisaient les tramways hippomobiles (tiré par des chevaux), et écartement métrique pour les tramways électriques.

Pourtant, avec le renouveau du tramway, l’écartement normal a été privilégié. Cela permettrait d’envisager une interconnection avec le réseau ferré.

 

J’ai parcouru un certains nombre de pages web pour cet article.

Je vous conseille tout particulièrement ce site : http://mongy.free.fr/

Pour mémoire, relire  » l’énigme  » et les indices successifs en cliquant ici.

Page sur l’histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Histoire, Transports | 2 Commentaires »

Quel nom pour le futur tramway ?

Posté par Joël le 29 septembre 2009

 

Selon les sources et l’avancée du projet j’ai trouvé plusieurs intitulés pour les deux lignes de tramway.

La dénomination « Tramway du Haut Artois » employée il y a un an, semble avoir été abandonnée.

On trouve actuellement des sources internet qui parlent du Tramway Artois Gohelle ou
Tramway ferroviaire Liévin-Noyelles-Godault et Beuvry-Bruay-la-Buissière.

Il est également connu sous les noms de Tramway de Lens et Tramway de Béthune  ou même Tramway du bassin minier.

Peut-être trouvera-t-on un rétro-acronyme comme à Nancy ? (voir explications ici)

 

A part cela, pas de grands bouleversements pour l’instant par rapport à ce qui a été annoncé il y a un an.

La  » concertation préalable  » a eu lieu du 15 avril jusqu’au 19 juin 2009 :

Une série de réunions publiques ont été organisées par le Syndicat Mixte des Transports (SMT) Artois-Gohelle, dans les communes du tracé. Dix-huit rencontres se sont déroulées pour valoriser le projet auprès de la population concernée.

 

Nous entrons dans la phase d’étude préalable qui devrait continuer jusque fin 2010.

Le choix du tracé définitif sera connu pour l’enquête publique qui s’ouvrira, si le planning est respecté, en 2011.

Les travaux des 2 lignes ne débuteront pas avant fin 2011. La mise en service est toujours prévue pour le début de l’année 2014.

Ce projet ne serait que la première phase de la réorganisation des transports dans le périmètre du SMT. D’autres études pourraient être menées ensuite pour des prolongations vers d’autres communes ou pour la liaison entre les deux lignes.

Patience, on ne verra pas de tramway circuler dans le Béthunois avant 2014 ni même de rail avant 2011.

Dossier à suivre dans les prochains mois sauf annonce officielle d’ici là.

 

Joël DEPRETZ

Cliquez Ici pour ouvrir le Dossier Tramway

 

Publié dans Transports | Pas de Commentaire »

1...34567
 

"rat"(nimalerie)," rat"mate... |
Logiciels à télécharger |
plusdotage |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | promos viandes
| actuplanet
| chlochlodu77