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Travaux sur les enrochements en baie d’Authie

Posté par Joël le 3 décembre 2017

 

Vous le savez, sur ce blog je partage parfois des informations qui ne concernent pas Beuvry directement*. Mais ces articles ont pour la plupart un rapport avec la commune :

Ils sont parfois présentés sous forme de dossiers :

Les transports en commun urbains→ le BHNS (Beuvry est à une extrémité de la future ligne).

Réseau hydrographique et lois sur l’eau → la Loisne, le canal des mines, le canal à grand gabarit traversent Beuvry.

Histoire des élections municipales Françaises →  Liste des maires de Beuvry de la révolution aux années 60.

Sans oublier les thèmes qui reviennent souvent pour lesquels je n’évoque pas nécessairement le rapport avec Beuvry car chacun peut faire par lui-même : le bassin minier, l’Histoire, l’écologie, …

Cette diversité de sujets m’a donné l’idée de modifier le bandeau supérieur de mon blog en début d’année.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie dans Eau bandeau-tout-beuvry     bandeau-vu-a-beuvry berck dans Ecologie

Aujourd’hui, vu de Beuvry, je vous propose un sujet sur lequel je me suis penché*, qui d’une part reste en rapport avec des articles récents (inondations - PAPI) et d’autre part interpelle sans doute bon nombre de Beuvrygeois qui se rendent souvent à Berck ou à Fort Mahon : l’évolution de la baie d’Authie.

Voici donc un article un peu plus long que la moyenne… la saison se prête à la lecture ! 

 


 

Depuis la mi-octobre, et jusqu’à la mi-janvier 2018, une dizaine d’engins s’activent en Baie d’Authie pour renforcer le cordon dunaire situé sur les communes de Berck et de Groffliers.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie

 

Que se passe-t-il en Baie d’Authie ?

L’accumulation des sables et sédiments sur sa rive sud provoque une dérive de l’estuaire, érodant la rive nord en entrée de baie, tout en colmatant le fond de la baie.

La lente dérive des courants de marée, poussés au nord par le poulier, s’est progressivement accélérée, notamment depuis début 2011.

Cette dérive se traduit par une érosion intense du cordon dunaire au lieu-dit du « bois de sapins » bien connu des amoureux de la baie.

Le cordon dunaire disparaissant, une brèche, toujours grandissante, s’y est créée début 2013, la porte est ouverte vers les zones arrière dont le niveau (entre 4 et 5m) est inférieur à celui des grandes marées.

L’accélération de l’érosion est telle que la dune a reculé en cet endroit de plus de 90m de février 2011 à novembre 2013. Depuis, le recul a persisté, avec une moindre intensité et rapidité.

Travaux sur les enrochements en baie d'Authie

 

Quelles sont les risques et conséquences ?

Le risque majeur qui menace potentiellement le secteur est la submersion de la zone arrière par la brèche en cas d’aléa climatique, dans les proportions forcément toujours grandissantes compte tenu de l’élargissement de la zone où ne subsiste aucun obstacle.

Mais il existe aussi un risque d’entrée progressive de la mer, sans aléa climatique particulier, quand les niveaux bas seront atteints.

Les conséquences sont la mise en danger des riverains de proximité et la dégradation de leurs biens, un patrimoine environnemental dunaire sauvage en voie de disparition, une salinisation des terres agricoles et de la nappe phréatique et une asphyxie du fond de baie avec des impacts faunistiques et floristiques désastreux.

Si on laisse la dérive des courants se perpétuer il est clair que le risque grandira toujours.

 

Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez pour télécharger le dossier :
« COMPRENDRE L’EROSION EN BAIE D’AUTHIE » (Document très instructif produit par l’association « Association de Défense contre la mer en Baie d’Authie ».)

 

Il fallait donc agir !

Le projet a été initié en 2016 par la Communauté de Communes. Il a été soumis à une enquête publique** portant sur la demande de concession d’utilisation du Domaine Public Maritime en vue du maintien d’ouvrages de défense contre la mer et de travaux de reconstruction d’un cordon en enrochements.

Le projet a naturellement fait l’objet d’un avis d’appel public à la concurrence intitulé « Travaux d’entretien du cordon d’enrochement des sternes ». Les entreprises devaient répondre au plus tard le 14 octobre 2016, soit environ un an avant le début des travaux.

 

Enquête publique

Le dossier d’enquête a été mis à la disposition du public aux heures normales d’ouverture des bureaux des mairies de Berck et de Groffliers du 15 mai au 16 juin 2017. 

Considérant notamment :

  • que les Avis Favorable formulés par les autorités compétentes ont été pris en considération ;
  • qu’aucune requête n’a été formulée durant l’ouverture de l’enquête tant sur les registres déposés en mairies de Berck sur Mer et Groffliers que sur le site internet ouvert spécialement à cet effet en Préfecture du Pas-de-Calais ;
  • que les conclusions de l’étude d’impact confirment que les travaux envisagés sont de nature à permettre la stabilisation du rivage sans conséquence sur les milieux naturel floristique et faunistique si ce n’est d’envisager durant l’exécution des travaux, des mesures particulières en vue d’assurer la tranquillité des populations de marsouins – phoques gris veaux marin sur leurs zones de repos ;

le Commissaire Enquêteur qui avait tenu 2 permanences sur chaque commune a rendu un avis favorable le 23 juin 2017.

 

Quelques chiffres

Un  cordon d’enrochement de 1,5 km pour une largeur variant de 3 à 5 m va renforcer l’enrochement déjà présent mais insuffisant.

Au final se sera environ 40.000 tonnes de roches provenant du bassin carrier de Marquise qui seront disposées dans la baie d’Authie pour constituer un « mur » qui empêchera l’eau de s’infiltrer dans les terrains situés derrière la baie.

 

Coût total : 1,39 millions d’euros, subventionnés à hauteur de 80% par l’État et l’Europe.

Dans la foulée de ces travaux, un ré-ensablement de 30.000 m3 est prévu au Bois de Sapin.

 

Travaux en cours

Voici quelques photos personnelles du dimanche 26 octobre :

berck travaux enrochements berck enrochements berck berck travaux enrochements berck enrochements berck

©  Reproduction Interdite

 

Voici une petite vidéo réalisée quelques semaines après le début des travaux :

 

 

Peut mieux faire…

L’association SOS Baie d’Authie précise dans un texte qui accompagne cette vidéo : 

« Notre association réclamait ces travaux depuis sa constitution le 15 01 2011, alors nous n’allons pas nous plaindre. D’autant plus que l’on y « met le paquet » et que l’on sécurise le secteur devenu fragile du cordon dunaire au niveau du camping du Halloy, devant une proche zone basse urbanisée, danger que nous signalions depuis deux ans. Bravo donc.
Rappelons que ces enrochements, qui ont été construits en plusieurs fois ,au fur et à mesure de la fragilisation de la dune par les tempêtes, étaient en fait un complément de la digue submersible qui remplissait de moins en moins sur le devant son rôle de brise lames du fait de son progressif délabrement.
Le dispositif sera complet lorsque que cette digue sera confortée. C’est dans les tablettes à ce que l’on nous a dit, mais quand???
Nous regrettons cependant que ces travaux ne concernent que la partie berckoise des enrochements qui allaient jusqu’au blockhaus, le bois de sapins n’est donc pas concerné par cette opération.
A Berck on respire mais à Groffliers on tousse encore.
Pourtant on se dit qu’avec un cordon d’un tel volume au bois de sapins, complété côté mer, d’un dispositif de blocage du courant et côté dune d’un rechargement en sable préservant d’un débordement, on serait tranquilles pour un bon moment. » 

 

Quelques liens

Connaissez-vous PAPI ?

Réflexions personnelles et méthodes de travail

Un million de visites !

Les phoques de la baie d’Authie

Site de l’association SOS Baie Authie

Page Facebook de l’association

Voir également les liens (bleu clair) contenus dans l’introduction de cet article.

 


*  Il m’est arrivé à plusieurs reprise de constater que certaines personnes ne portaient pas un intérêt aussi sincère que celui qu’elles affichaient publiquement sur des thèmes tels que l’Histoire ou l’écocitoyenneté et à chaque fois j’ai eu envie d’arrêter ou limiter ce partage d’informations. Des échanges récents m’ont finalement encouragé à poursuivre quelques temps cette démarche. L’article que je vous ai proposé aujourd’hui avait une autre destination, je me suis finalement décidé à le publier sur mon blog.

** Comme c’est souvent la cas, l’enquête publique n’a pas reçu beaucoup d’attention de la part des habitants…
(Souvent, ceux-là même qui refusent de se pencher vraiment sur les dossiers, d’assister aux réunions publiques en écoutant attentivement les intervenants ou de formuler des remarques lors d’enquêtes publiques sont les premiers à se manifester bruyamment lorsque les décisions sont prises… mais c’est un autre sujet.)


Publié dans Eau, Ecologie, Le saviez-vous ?, Revue de presse | Pas de Commentaires »

Lancement discret du BHNS à Beuvry

Posté par Joël le 16 juillet 2014

 

Depuis le samedi 14 juin 2008, (le lendemain de l’annonce officielle de lancement des études pour 2 lignes de tramway) je me documente sur le projet de transport en commun en site propre de Beuvry à Houdain.

Peu après l’ouverture de mon blog, j’ai mis en ligne 2 pages de liens, complétées régulièrement pendant plusieurs années.

Histoire des tramways et autres transports urbains

Bus à Haut Niveau de Service Houdain– Beuvry

 

L’option tramway fut d’abord envisagée. Mais le coût élevé pour une population concernée de quelques dizaines de milliers de personnes a fini par faire changer de direction les décideurs.

Fin 2010, ceux qui avaient vraiment étudié les différents aspects du projet de tramway se doutaient bien que ce projet là serait abandonné.

De nouvelles études ont été présentées lors de nouvelles réunions publiques (qui n’avaient pas intéressé davantage de personnes, sauf à l’approche de 2014). Le nouveau projet portait sur un moyen de transport en commun structurant moins coûteux que le tramway : le BHNS (Bus à Haut Niveau de Service).

Finalement, Beuvry a eut les honneurs des premières infrastructures d’une future ligne de bus en site propre. L’inauguration de ce tronçon a eut lieu mercredi dernier dans la matinée.

 

Est-ce parce que la population ne s’est pas intéressée réellement à ce sujet, ou pour des raisons que nous connaîtrons plus tard, l’inauguration du premier tronçon s’est déroulée en comité restreint un matin en milieu de semaine. Comme la plupart des salariés, je n’ai pu y assister.

S’il s’agissait d’un mariage la formule sur les invitations aurait pu être « dans la plus stricte intimité ».

Voir l’article de presse : Tadao inaugure son premier couloir de bus, entre l’hôpital et l’université

 


Publié dans Grennelle de l'environnement, Revue de presse, Transports | 1 Commentaire »

Beuvry et ses traces de l’Histoire

Posté par Joël le 12 mars 2014

Lundi, certaines personnes ont sans doute eu une petite pensée pour les victimes de l’un des évènements les plus dramatiques de l’exploitation minière de la région : la catastrophe de Courrières (voir l’article). Quelques échanges de mails et discussions suite à un diaporama que j’ai réalisé à la mémoire des victimes m’ont rappelé l’importance du travail de recherches personnelles effectué depuis quelques années et que j’ai partagé sur ce blog.

 

Intéressé par l’Histoire en général, celle de notre région en particulier et par le passé minier pour des raisons personnelles, j’ai réalisé un certain nombre d’articles sur l’histoire des mines et les empreintes qu’elles ont laissé.

En effet, si les traces du passé sont nombreuses dans notre région, celles-ci ne se limitent pas aux anciennes voies Romaines ou vieilles pierres. L’exploitation minière a également laissé de nombreuses marques dans le paysage.

On pense bien sûr aux terrils, corons, chevalements et autres friches abandonnées, mais ce n’est pas tout.

Ainsi, l’un des lieux de promenades préférés des Beuvrygeois trouve sont origine dans l’exploitation minière : le canal de Beuvry, appelé à l’époque de l’exploitation de la houille, « canal des mines de Nœux ».

Cette voie d’eau de trois kilomètres fut construite par la compagnie des mines de Nœux (dépendant de la Compagnie de la Vicoigne) afin d’acheminer la houille grâce une voie ferrée partant de Nœux-les-mines pour rejoindre le réseau navigable existant via ce canal (qui dans le projet d’origine devait se prolonger jusque Nœux).

Le canal de Beuvry débouche ainsi sur la rive gauche du canal à grand gabarit d’Aire à La Bassée, au PK (point kilométrique) 13,273.

canal des mines rivage beuvry

Vous pouvez relire :

Le passé minier de Beuvry

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière

Description du canal d’Aire à La Bassée

17 avril 1861 : acte de naissance du canal de Beuvry

Beuvry a pris ses quartiers d’été

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Articles liés au bassin minier

 

Publié dans Bassin minier, Canaux, Ce blog - son auteur, Histoire, Patrimoine, Présentation de Beuvry | 1 Commentaire »

Les dossiers de Beuvry

Posté par Joël le 1 décembre 2012

 

Vous avez remarqué que depuis maintenant presque 2 ans le rythme de mes articles a fortement ralenti, et ce pour des raisons familiales (néanmoins, plusieurs personnes m’ont encore récemment félicité pour mon blog).

En effet, en plus l’actualité de la vie associative de Beuvry que je continue à proposer aux internautes beuvrygeois, les 30 premiers mois de ce blog m’ont permis également de traiter des sujets liés à notre ville sous forme de « dossiers » incluant une vue plus large, au-delà de l’impact sur la commune :

Mais aussi :

 

Cette méthode de travail, sous forme de « dossiers », m’a permis de compléter mes connaissances avec des travaux de recherches plus ou moins chronophages.

Comme je l’ai écrit plus haut, ce travail est reconnu par une partie des lecteurs.

Cependant, malgré cette variété de sujets, certains ont trouvé (il y a 2 ans) que je ne m’intéressais qu’à un nombre limité de sujets (« va comprendre Charles ! » comme disait un acteur dans une publicité des années 90).

D’autres encore m’ont déclaré que « travailler sur des dossiers de la commune ne sert à rien ».

En effet, s’il s’agit simplement de constituer une réserve d’informations « en vrac », pour les garder « sous le coude », l’intérêt est très limité et me laisse même dubitatif.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de les partager sur ce blog, même si, souvent, ces informations ne semblaient pas pertinentes aux yeux de certains.

 

Ainsi, le dossier de ce coûteux projet de tramway fait partie des sujets presque totalement occultés.

Pourtant, dans toutes les autres communes du tracé, la mobilisation a conduit à une révision totale du projet qui s’oriente d’ailleurs vers ce qui semble être l’abandon définitif de ce mode de transport réservé aux très grandes agglomérations, comme je l’avais laissé entendre dans ma série d’articles, en particulier celui sur la renaissance du tramway en France.

En effet, on peut lire dans « La voix du nord » du 30 novembre 2012 : « Artois Comm. enterre le tramway et remet à plat tout le projet ».

Cela étonnera, peut-être, ceux qui croyaient avoir vu il y a 3 ou 4 ans les débuts de la construction de la ligne.
Justifiant ainsi le fait qu’ils ne me suivraient pas dans cette étude du dossier : « Ché fait d’avinche, fo pas perd’ sin temps avec cha. Ché travaux y’son déjà cominché, j’ai même vu des blocs ed’béton à Bruay ». (À l’époque, le tracé n’était pourtant pas encore défini avec précision !).

 

A la lecture de mon blog, un Béthunois m’avait envoyé une photo humoristique sur l’avenir de ce tramway : Cliquez

 

 

Publié dans Associations, Astuces et conseils pour blogs, Bassin minier, Ce blog - son auteur, Conseil municipal, Culture, Eau, Ecologie, Ephéméride, Géographie, Histoire, Humour, Immanquable, Le saviez-vous ?, Manifestations, Musique, Photos de Beuvry, Présentation de Beuvry, Quoi de neuf ?, Revue de presse, Solidarité, Sport, Transports, Vidéo, Vie scolaire, Zoom sur | Pas de Commentaires »

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Posté par Joël le 3 juillet 2012

logo bassin minier Depuis plusieurs mois, vous avez constaté la présence du logo « Bonne Chance » sur ce blog.
C’était un signe de reconnaissance pour ceux (internautes, associations, communes,…) qui ont cru très tôt en la nécessité de reconnaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais comme Patrimoine Mondial et qui ont espéré voir aboutir ce projet de classement.

 

Il y a 2 ans et demi, j’évoquais cette candidature (voir l’article)

En février 2011, on apprenait que la candidature ne serait pas présentée par la France cette année là. (voir l’article).

Mais l’association BMU (Bassin Minier Uni) ne se décourageant pas, annonçait déjà qu’elle postulerait pour 2012.

En préambule à cette nouvelle candidature, j’ai réalisé en début d’année 2012 plusieurs articles sur le régime spécial des mineurs et aux sacrifices humains que ces derniers ont fournis à notre pays.

C’est donc en janvier que la France a décidé cette fois-ci de ne présenter que le projet « BMU ».

Tous ceux qui suivent depuis longtemps cette candidature pouvaient donc avoir confiance.

Inutile de préciser qu’en rentrant d’un long week-end en dehors de la région hier soir, j’ai accueilli la nouvelle avec une certaine satisfaction :

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais distingué par l’Unesco

Ce samedi 30 juin en fin d’après-midi, à Saint-Pétersbourg, les 21 pays membres du Comité du patrimoine mondial ont voté, à l’unanimité, l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais dans la catégorie « Paysage culturel évolutif vivant ».

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais devient ainsi le 38e bien culturel ou naturel français inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

353 sites ou constructions entrent donc dans ce patrimoine historique au titre de « paysage culturel évolutif vivant » :

17 fosses, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités, 38 écoles, 26 édifices religieux et des salles des fêtes.

87 communes concernées entre Enquin-les-Mines à Condé-sur-l’Escaut, le tout sur un territoire qui s’étend sur 120 km de long et 12 km de large.

 

Le bassin minier souffre aujourd’hui encore d’une image dévalorisée.

C’est donc une bonne nouvelle pour changer le regard sur notre région qui a subi de plein fouet l’arrêt de l’exploitation des mines de charbon après presque 3 siècles de quasi mono-industrie.

Cette inscription va permettre au bassin minier du Nord – Pas-de-Calais de développer le tourisme autour de ce patrimoine exceptionnel.

 

La prochaine Sainte Barbe, le 4 décembre, sera sans doute célébrée avec encore plus d’émotion par les anciens mineurs et leurs descendants !

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous conseille : la carte interactive

 

 Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l'Unesco dans Bassin minier Bassin-minier-unesco

 

Publié dans Bassin minier, Géographie, Histoire, Patrimoine | 2 Commentaires »

Les dates marquantes pour le bassin minier Nord-Pas-de-Calais

Posté par Joël le 25 avril 2012

 

Le 25 avril 1983 sonne l’arrêt de l’extraction de la houille dans notre région.

Pour compléter l’article sur le passé minier de Beuvry, voici les dates marquantes pour notre région en rapport avec l’exploitation minière.

 

1662 : On découvre le gisement d’Hardinghem, dans le Boulonnais.

1709 : L’anglais Darby utilise du coke pour produire la fonte.

1712 : Thomas Newcomen met au point une machine à vapeur à piston.

1716 : Le Vicomte Désandrouin et ses associes entament une prospection dans le Hainaut français.

3 février 1720 : découverte dune veine de charbon maigre à Fresnes-sur-Escaut.

24 juin 1734 : découverte d’une veine de charbon gras, apte à différents usages, à Anzin, au lieu dit du Pave de Condé.

1757 : Fondation de la Compagnie d’Anzin.

1774 : Fondation de la Compagnie des mines d’Aniche.

1782 : James Watt met au point la machine à vapeur rotative.

1783 : Création de I’École Royale des Mines.

1801 : Fondation de la Caisse de Secours des Mines d’Aniche.

1803 : Implantation à Lille de la première filature industrielle de coton.

1807 : Le procédé d’éclairage public au gaz de houille, inventé par Philippe Lebon, est appliqué à Londres.

21 avril 1810 : loi sur les concessions minières.

1813 : Le travail de fond est interdit aux enfants de moins de 10 ans.

1820 : Anzin compte 3 860 habitants, Lens 2 380, Aniche 1 733.

9 avril 1823 : un coup de grisou fait 22 victimes à la Cie d’Anzin. Le Préfet du Nord prescrit des mesures de sécurité, rend obligatoires les lampes à huile, interdit de fumer au fond.

1825 : Humphrey Davy met au point la lampe de sécurité à flamme.

1835 : L’un des premiers trains à vapeur circule entre Saint-Waast et Denain, sur la ligne de chemin de fer de la Compagnie d’Anzin.

1841 : Le forage d’un puits d’eau, à Oignies, chez Mme de Clerc permet de repérer le gisement du Pas-de-Calais.

1847 : à Anzin, un cheval assure le transport du charbon dans les galeries.

1878 : Fondation de I’École des Mines de Douai.

1882 : Arthur Lamendin crée, à Lens, la première Chambre syndicale de mineurs dans le Pas-de-Calais. (Celle du Nord est créée en 1883, par Emile Basly).

1885 : Emile Zola publie « Germinal ».

8 juillet 1890 : La loi du 8 juillet institue les délégués mineur, élus, avec mission de surveiller les conditions de sécurité et d’hygiène.

10 mars 1891 : constitution de l’Union des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais, première association patronale minière, dans le but notamment d’enrayer les grèves.

1892 : Les travaux du fond sont interdits aux femmes ; elles étaient souvent employées comme hercheuses, c’est-à-dire au roulage. Une commission d’arbitrage est nommée pour régler les différents qui sont à l’origine d’une grève à la Compagnie des mines de Marles. La discussion aboutit à la première convention collective du travail. Les deux syndicats de mineurs, du Nord, et du Pas-de-Calais, créent une fédération régionale basée à Lens.

29 juin 1894 : Loi du 29 juin créant les Caisses de Secours, organismes mutualistes pour la constitution des retraites et l’assurance contre les risques invalidité-maladie. Seuls les mineurs bénéficient d’un tel régime.

1895 : L’usage de l’électricité et de l’air comprimé se développe dans l’industrie et dans les mines.

1897 : Jules Mousseron, le Père de Cafougnette, publie son premier recueil de poèmes en patois.

Jules Mousseron

10 mars 1906 : un coup de grisou provoque la mort de 1.101 mineurs de la Compagnie des Mines de Courrières. Le Comité Central des Houillères installe à Lens une station expérimentale de lutte contre le grisou. On y forme aussi les sauveteurs. Le travail de fond est interdit aux jeunes de moins de 12 ans.

1910 : Journée de huit heures pour les mineurs. Repos hebdomadaire obligatoire. Institution des allocations familiales.

1913 : Le Bassin du Nord et du Pas-de-Calais produit 67 % du charbon national.

25 février 1914: institution de la caisse autonome de retraite des mineurs.

1918 : Durant la première guerre mondiale 103 fosses ont été détruites. Les dégâts représentent 1 milliard de francs-or. Dans les mines de l’Ouest du Bassin l’exploitation est intensifiée.

1920 : Au fond, le marteau-piqueur, appelé « Ie saxophone à pointe », remplace progressivement le pic.

1922 : Georges Claude, aux usines de la Compagnie de Béthune, à Mazingarbe, réussit la synthèse de l’ammoniac à partir de gaz de four ; c’est la naissance de la carbochimie.

1925 : De nombreux Polonais s’installent dans le Bassin minier où l’on recherche la main d’œuvre. Ils seront 200.000 en 1930.

1930 : Le Nord – Pas-de-Calais atteint la production record de 35 millions de tonnes. Une convention, signée à Douai, accorde au personnel minier 3 ou 6 jours de congés payés annuels.

1936 : Grève générale dans les mines. Suite aux accords de Matignon, les mineurs obtiennent deux semaines de congés payés, 38 h 40 de travail hebdomadaire pour le fond, l’institution des délégués du personnel.

En juin 1941: 80 % des mineurs du bassin sont en grève… c’est l’une des premières manifestations de résistance à I’occupant.

13 décembre 1944 : Ordonnance du 13 décembre qui confie l’exploitation aux Houillères Nationales du Nord et du Pas-de-Calais.

1945 : La Bataille du charbon est engagée…

17 mai 1946 : Loi de nationalisation – création des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais et de Charbonnages de France.

14 juin 1946 : adoption du statut de mineur. La silicose est reconnue maladie professionnelle. Généralisation de la Sécurité Sociale Minière.

1947 : Les HBNPC achètent le Château d’Hagecroft, à la Napoule, qui devient Centre de Congés des mineurs.

1948 : La C.G.T. lance des grèves contre les décrets Lacoste. Les fosses sont occupées ; le Gouvernement appelle la troupe pour les dégager.

1950 : Inauguration du centre de réadaptation fonctionnelle des blessés à Oignies.

1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et de I’Acier CECA.

1952 : Les HBNPC produisent 29,5 millions de tonnes. La mécanisation améliore les rendements.

1958 : Mise en service des deux premiers groupes de la centrale d’Hornaing.

1959 : Mise en service de l’usine de briques Surschiste, à Hulluch.

1960 : Le plan Jeanneney prévoit et tend à organiser la récession. Le soutènement marchant apparaît au fond. Le siège du 19 de Lens est mis en service.

1961 : Mise en service du 10 d’Oignies, dernier des grands sièges d’exploitation des HBNPC.

Mars-avril 1963 : en grève durant 35 jours, les mineurs manifestent leur inquiétude face a la récession.

1964 : Les centrales thermiques du Bassin produisent 7,3 millions de Kwh, soit 12,5% de la production nationale d’électricité d’origine thermique.

1965 : Lancement du boulet sans fumée « Anthracine 20 » à I’Usine Rousseau.

26 avril 1966 : à Mazingarbe, le Général de Gaulle donne le feu vert a la diversification des activités des HBNPC. Création de I’APEX pour favoriser l’expansion régionale. La SOFIREM est créée pour la réindustrialisation des régions minières.

1968 : Le Plan Bettencourt prévoit la réduction de moitié de la production d’ici 1975, la fin pour 1983.

1969 : Production record dans les cokeries du bassin = 5,4 millions de tonnes.

1970 : Constitution de l’Association des communes minières.

1971 : Les HBNPC entreprennent la rénovation de leur parc immobilier qui compte 115.000 logements.

27 décembre 1974 : à Liévin, un coup de grisou fait 42 victimes.

1978 : L’Association Hospitalière Nord Artois Cliniques AHNAC prend en charge les huit cliniques des HBNPC.

13 mars 1980 : Mise en service de la centrale nucléaire de Gravelines.

1982 : Le Centre Historique Minier est créé à Lewarde (ouverture au public en 1984).

25 avril 1983 : à Lille, François Mitterrand annonce le choix de « la conversion du Bassin », c’est-à-dire le prélude à l’arrêt de l’extraction.

1984 : Création de FINORPA et du F.I.B.M.

1986 : Le plan d’entreprise de Charbonnages de France décide l’application du plan social. Les mineurs trouvent de nouveaux emplois à E.D.F., dans le B.T.P. etc.

1990 : La société holding Filianor regroupe les douze sociétés industrielles issues des HBNPC

26 octobre 1990 : arrêt du 9 de I’Escarpelle, à Roost-Warendin.

21 décembre 1990 : arrêt du dernier puits, le 9 d’Oignies.

 

commune d'avion chevalet N°7 de liévin

 

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Le passé minier de Beuvry

Posté par Joël le 12 avril 2012

 

Comme je l’ai déjà écrit dans mes articles sur le bassin minier, l’ancienne centrale thermique, ou sur le réseau navigable régional : l’histoire de Beuvry a été marquée par l’exploitation minière. Dans quelques jours, nous pourrions d’ailleurs célébrer un « anniversaire ». En effet l’acte de naissance du « canal des mines » situé à Beuvry, fut signé le 17 avril 1861. C’est pour moi l’occasion de compléter mes publications sur le bassin minier et les voies d’eau.

 

Il y a plus de 160 ans le « charbon de terre » est découvert dans le Béthunois.

La première veine de charbon dans le Nord Pas-de-Calais a été découverte le 3 février 1720 à Fresnes sur Escaut.

Mais le type de charbon (dit maigre) n’était pas apte à tous les usages. C’est en 1734 que fut découverte à Anzin une houille qui pouvait servir à tous les usages. Cette date est celle retenue comme début d’exploitation du charbon dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

En 1841, le forage d’un puits d’eau, à Oignies, chez Mme de Clerc permit de repérer le gisement du Pas-de-Calais.

Les spécialistes remontèrent les veines charbonnières, arrivèrent dans le Lensois, à Loos en Gohelle. Puis, grâce à l’opiniâtreté de Monsieur de Bracquemont, la houille est découverte dans le Béthunois.

 

Compagnie des mines de Béthune

Le 1er octobre 1850, Messieurs Boitelle, Quentin, Petit-Courtin créent une société de recherches au capital de 30.000 francs sous le nom de Compagnie de Béthune.

Cette Société exécute, en 1850 et 1851, divers sondages à l’ouest de Béthune, à Annezin, Hesdigneul, Haillicourt, Fouquières et Bruay, qui découvrent la houille.

Elle établit ensuite des recherches à Bully, Grenay et les environs, dans l’intervalle compris entre Lens et Nœux.

La société de recherches se transforme en Société d’exploitation le 25 septembre 1851

La Compagnie des mines de Béthune devient donc la compagnie minière qui exploitera la houille à Bully-les-Mines, Vermelles, Loos-en-Gohelle, Mazingarbe, Auchy-les-Mines, Annequin, Sains-en-Gohelle et Grenay.

 

Compagnie des mines de Nœux

La Compagnie des mines de Nœux est une compagnie minière dépendant de la Compagnie des mines de Vicoigne qui exploitait la houille dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, grâce à des puits établis à Nœux-les-Mines, Hersin-Coupigny, Barlin, Labourse, Verquin, et dans une moindre mesure, Bouvigny-Boyeffles, Fouquières-lès-Béthune et Béthune.

La découverte du charbon dans le sous-sol de Nœux date de 1850 (Cette commune rurale ne compte alors que 1.100 habitants).

Une première fosse est ouverte à Nœux, N°1, le 1er avril 1851.

 

Le transport de la houille

Jusqu’à l’ouverture du chemin de fer des houillères, en octobre 1861, la Compagnie de Nœux ne peut écouler ses produits que dans la localité, par voitures. Une faible partie est conduite par tombereaux à Béthune pour être embarquée sur le canal.

La compagnie s’occupe de relier ses fosses à la nouvelle ligne des houillères et au canal.

Un décret du 26 mai 1860 autorise l’établissement d’un premier embranchement de 3.600 mètres aboutissant à la gare de Nœux. Il a été construit par la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il fonctionne à l’ouverture de la ligne des houillères en octobre 1861. Il permet d’envoyer, par wagons, directement à la station de Béthune une partie de charbons qui sont ensuite repris par tombereaux pour être embarqués.

Par ailleurs, le canal d’Aire à La Bassée donne lieu à des embarquements considérables de houille du bassin du Pas-de-Calais. Sept Compagnies houillères y ont installé des rivages qui sont reliés avec leurs fosses par des voies ferrées.

 

Canal des mines de Nœux de dit « canal de Beuvry »

Un décret du 17 avril 1861 a aussi autorisé la Compagnie de Nœux à construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée.

Mais il n’a été donné suite qu’en partie à ce projet reconnu d’une exécution difficile, le canal a été arrêté à Beuvry, à trois kilomètres du point de départ.

A Beuvry, on établit donc un rivage et le chemin de fer de la Compagnie est continué, sur 4.800 mètres, jusqu’à ce rivage conformément à une autorisation donnée par un décret du 18 Juin 1862.

rivage canal de noeux situé à beuvry 62600

 

Voir aussi :

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière 

Compagnie des mines de Nœux

Histoire canal d’Aire à La Bassée

 

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Le régime spécial des mineurs

Posté par Joël le 9 janvier 2012

 

À l’époque où l’on a tendance à revenir sur de nombreux principes, j’ai voulu faire ici une petite parenthèse.
Non pas que je revienne moi-même sur un principe défini à l’ouverture de ce blog, qui est de ne pas aborder de thème politique, mais plutôt parce que le sujet est important :

L’annonce de la fin du régime spécial des mineurs

Je ne souhaite pas ouvrir les commentaires sur les motivations politiques ou économiques à l’origine de cette décision prise à la tête de l’état.
Mais indépendamment des positions purement politiques, je n’imagine pas qu’un élu local puisse décemment abonder dans ce sens.

 catastrophe minière fouquières Pas-de-Calais

 

Quel rapport entre le régime minier et ce blog de Beuvry ?

D’abord parce que le régime spécial des mineurs est à l’origine du premier système français de protection sociale.

Ensuite, parce que l’exploitation minière a forgé les paysages, l’histoire, l’économie de notre région.

De plus, cette activité a modifié en profondeur la démographie du bassin minier avec l’immigration principalement polonaise, et un apport de richesses culturelles (et aussi culinaires !).

Mais surtout, des centaines de milliers de personnes y ont laissé leur santé et trop souvent leur vie. Nous sommes collectivement redevables du sacrifice humain des mineurs qui a contribué à notre système de protection social français.

Enfin, fils et petit fils de mineurs, je ne pouvais pas rester insensible à ce problème.

 

Ce sujet a donc toute sa place sur ce blog consacré principalement à Beuvry.
D’ailleurs, j’ai déjà évoqué lors dans mes articles sur le bassin minier, l’ancienne centrale thermique, comme dans ma série d’articles sur le réseau navigable régional : l’histoire de Beuvry a été marquée indirectement par l’exploitation minière.

 Bassin minier Nord Pas-de-Calais


Publié dans Bassin minier, Ce blog - son auteur, Revue de presse | 1 Commentaire »

La silicose ou maladie des mineurs

Posté par Joël le 4 janvier 2012

 

Je l’ai évoqué la semaine dernière : la passé minier de notre région semble déjà oublié par certains de nos contemporains. J’ai déjà rappelé sur ce blog les terribles catastrophes minières dans le bassin Nord-Pas-de-Calais. Le 2e aspect des sacrifices humains est celui de la maladie du mineur, la silicose.

 

La silicose est une maladie qu’attrapent les mineurs en respirant la poussière de charbon (contenant de la silice). Cette maladie irréversible a été découverte en 1855 en Allemagne.

Pourtant, il a fallu attendre 1946, l’année de la loi de nationalisation qui crée les houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais, pour que la silicose soit reconnue comme maladie professionnelle. Mais il n’en restait pas moins difficile de faire reconnaître qu’on était atteint de cette maladie.

 

Qu’est-ce que la silicose ?

C’est une maladie pulmonaire incurable provoquée par l’inhalation de poussières contenant de la silice cristalline libre.

Il s’agit d’une pneumoconiose, que les spécialistes en pneumologie appellent « pneumoconiose fibrosante généralisée ». Elle est le résultat de la pénétration, à l’intérieur des poumons, de cristaux de silice (silice libre cristalline).

 

Les personnes susceptibles de présenter une silicose sont celles travaillant dans les mines de charbon, nous le savons bien dans la région.

Mais cette terrible maladie concerne aussi les personnes travaillant dans les mines de fer, dans les tunnels, les galeries, les carrières de granit, les carrières de grès et d’ardoise, la céramique industrielle, l’industrie du bâtiment, l’industrie des abrasifs divers, le sablage par utilisation d’abrasifs, l’industrie de l’émail et le travail en fonderie.

 

La silicose continue à tuer des milliers de personnes chaque année dans le monde.

silicose

 

Le mécanisme de la silicose :

La silice cristalline, c’est-à-dire les cristaux, existe dans la nature sous forme d’aiguilles. Ces aiguilles pénètrent à l’intérieur de l’appareil respiratoire, plus précisément dans les poumons. À ce niveau, des macrophages (c’est-à-dire des variétés de globules blancs) viennent les entourer et constituer des granulomes qui peuvent à leur tour se hyaliniser, c’est-à-dire se transformer en quelque sorte en verre, à la manière d’un oignon (par l’entassement de plusieurs couches).

Ces structures, ensuite, peuvent éroder c’est-à-dire user un vaisseau des poumons et s’excaver (comme c’est le cas dans le syndrome de Caplan).

L’évolution se fait vers une fibrose pulmonaire ou perte d’élasticité du tissu des poumons puis une bronchite chronique et enfin un emphysème le plus souvent.


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Zoom sur la catégorie Histoire

Posté par Joël le 29 décembre 2011

 

Parmi les sujets souvent abordés sur ce blog, vous avez constaté que l’histoire revient régulièrement.

Il serait en effet curieux de parler de la ville sans parler de son passé.
Qu’il s’agisse de l’histoire de France, des commémorations des conflits, de l’histoire du bassin minier disparue de la mémoire de certains ou de l’historique des associations beuvrygeoises, sans oublier les légendes, les sujets ne manquent pas pour évoquer des événements anciens.

Je vous invite donc à lire ou à relire les articles en rapport avec la catégorie : Histoire.

 

Je vous rappelle également quelques liens utiles :

Éphéméride d’Archimède

L’aventure des écritures en Images

Histoire Pour Tous

Site chemins de mémoire en Nord Pas de Calais    site chemins de mémoire


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