• Visiteurs

    Il y a 2 visiteurs en ligne
  • Total

  • Rechercher sur ce blog

    Sur la colonne de droite, vous pouvez rechercher un texte selon différents critères : derniers articles commentés, derniers articles publiés, mots-clés, catégorie de l'article, date,...
    N'hésitez pas à commenter.


    L'email fournit lors du dépôt d'un commentaire permet au système de contrôler que celui-ci n'est pas posté par un robot (publicité et indésirables). Il ne sera donc pas utilisé pour vous envoyer un mail.


    Autres astuces pour utiliser ce blog et aides pour blogueurs


  • Méta

  • blog tout beuvry sur le web

    © 2008
    Tous droits réservés.
    Reproduction (même partielle) interdite sans l'accord écrit de l'auteur.

  • Accueil
  • > Recherche : beuvry pendant guerre

Résultats de votre recherche

Centenaire de l’armistice à Beuvry

Posté par Joël le 15 novembre 2018

 

Les cérémonies ont débuté dans l’enclave militaire du cimetière de Beuvry avec, comme toujours, la participation de l’Harmonie.

11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry

La cérémonie s’est poursuivie au monument aux morts, place de la liberté.
Des enfants ont lâché des ballons blancs, symbolisant chaque Beuvrygeois décédé pendant la première guerre mondiale.

harmonie de Beuvry cérémonie Beuvry 62660 cérémonie Beuvry 62660 11 novembre 2018 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660

L’Harmonie a emmené les participants à la salle des fêtes, rue Jean-Marie LECLERCQ.

Une décoration à été remise par le président des anciens combattants et victimes de guerre à l’Harmonie pour sa fidèle participation à toutes les manifestations patriotiques depuis de longues années.

 

harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 cérémonie Beuvry 62660 harmonie de Beuvry 11 novembre 2018 11 novembre 2018

 


Publié dans Commémorations, Harmonie de Beuvry, Lieux de mémoire | Pas de Commentaires »

11 Novembre à Beuvry

Posté par Joël le 10 novembre 2018

 drapeau france

 

Demain, nous serons sans doute plus nombreux que les autres années à commémorer l’armistice de 1918 et rendre hommage aux victimes de ce terrible conflit mondial.

L’année prochaine, à 5 mois d’une échéance électorale, certains auront peut-être envie de venir aux commémorations du 11 novembre.

Combien seront-ils aux manifestations patriotiques suivantes ?…

Espérons que cette grande commémoration, à l’occasion du centenaire de l’armistice, ne soit pas une des dernières.

 

cimetiremillitairebeuvry1.jpg

 

Comme tous les ans, et comme à chaque manifestation patriotique, l’Harmonie de Beuvry sera présente ce 11 novembre 2018.

 

harmonie de Beuvry harmonie beuvry stèle jean moulin 2009 hamonie pas de Calais harmonie de Beuvry 8 mai 2012 Beuvry 62660  11 novembre 2012 à beuvry  harmonie de Beuvry 18 juin 2015 harmonie de Beuvry 11 novembre 2015 à  Beuvryharmonie beuvry commémoration CNR Beuvry 2017 11 novembre 2017 Beuvry

 

Voici quelques-un de mes articles au fil des années :

Monument aux morts – place de la Liberté à Beuvry

Zoom sur le cimetière militaire de Gorre

Zoom sur le cimetière militaire de Beuvry centre

Cérémonies de l’armistice le Mardi 11 novembre à Beuvry (2008)

11 Novembre : jour de mémoire

Commémorations du 11 novembre vu de Beuvry

Photos du 11 novembre 2012 à Beuvry

11 novembre 2013 à Beuvry

Le 11 novembre 2013 en images

Les Journées Nationales Commémoratives

Notre Dame de LORETTE

Cérémonies du 11 novembre 2015 à Beuvry

22 juin 1916 – l’enfer de Verdun (à la mémoire de mon grand-oncle)

Cérémonie du 11 novembre 2016 sous le soleil à Beuvry

Commémoration du 11 novembre 2017 à Beuvry

Hommage aux soldats Indiens mort en France pendant la première guerre mondiale

 

harmonie beuvry


Publié dans Bassin minier, Ce blog - son auteur, Commémorations, Conseil municipal, Harmonie de Beuvry, Immanquable | Pas de Commentaires »

Hommage aux soldats Indiens mort en France pendant la première guerre mondiale

Posté par Joël le 27 octobre 2018

drapeauinde.gif

Le cimetière Britannique et Indien (« The Gorre British and Indian Cemetery ») est un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale situé à Beuvry Gorre. Le samedi 6 octobre 2018, une cérémonie officielle importante s’y est déroulée. Ankan Banerjee, vice-ambassadeur de l’Inde est venu rendre hommage aux 96 soldats de son pays, morts lors de la première guerre mondiale et qui sont inhumés dans ce lieu de mémoire. Il a également rendu hommage à toutes les victimes de ce terrible conflit.

Gorre British and Indian Cemetery Gorre British and Indian Cemetery Gorre British and Indian Cemetery Gorre British and Indian Cemetery

Une fois de plus, les bénévoles de l’association « Harmonie de Beuvry » ont donné de leur temps pour participer à ce devoir de mémoire.

La délégation Indienne a particulièrement apprécié que les musiciens Beuvrygeois aient appris l’hymne Indien pour l’interpréter lors de cette cérémonie. Son Excellence a souligné que c’était la première fois qu’une harmonie rendait un tel hommage et que d’habitude, on passe un enregistrement de cet hymne.

harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018 harmonie beuvry 2018
Il est juste dommage, qu’une fois de plus, les organes officiels de communication aient oublié de citer l’engagement des bénévoles de l’association toujours présente aux nombreuses manifestations citoyennes et patriotiques. Le 11 novembre prochain, comme chaque année, les musiciens seront présents pour célébrer le  100ième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale.

 

Gorre British and Indian Cemetery

 

Lien : 
Zoom sur le cimetière militaire de Gorre


Publié dans Commémorations, Harmonie de Beuvry, Histoire, Lieux de mémoire | Pas de Commentaires »

22 juin 1916 – l’enfer de Verdun

Posté par Joël le 22 juin 2016

 

Les commémorations patriotiques ne rassemblent plus beaucoup de monde, on ne cesse de le rappeler.
Le 11 novembre ou le 8 mai, on ne compte qu’une poignée d’enfants sur les centaines scolarisés dans la commune.
Les adultes, ne sont guère plus nombreux, à part peut-être certaines années particulières…

A-t-on oublié le sacrifice humain des différents conflits qui ont marqué le 20ième siècle ?
Ce n’est pourtant pas si éloigné de nous.

Il y a un siècle, la France subissait la « grande guerre».
Deux batailles particulièrement meurtrières marquèrent l’année 1916 : celle de Verdun et celle de la Somme.

 

Du 21 février au 19 décembre 1916, c’est « l’enfer de Verdun »…

La bataille de Verdun a fait plus de 700.000 victimes : 306.000 tués et disparus (dont 163.000 Français et 143.000 Allemands), environ 406.000 blessés (dont 216.000 Français et 190.000 Allemands).

Cette bataille, destinée à « saigner à blanc l’armée française », a finalement coûté des pertes quasiment identiques dans les deux armées adverses !

30 millions d’obus allemands et 23 millions d’obus français de tous calibres sont tombés sur quelques dizaines de kilomètres carrés.

 

Les communes relevant la bataille de Verdun

La bataille de Verdun s’est en réalité déroulée sur un grand nombre de communes.

Neuf villages situés en première ligne de l’offensive de février 1916 ont été entièrement détruits lors de la bataille de Verdun. Six d’entre eux n’ont jamais été reconstruits.

Avocourt ; Azannes ; Beaumont-en-Verdunois (village détruit) ; Bethelainville ; Bezonvaux (village détruit) ; Brabant-sur-Meuse ; Bras-sur-Meuse ; Charny-sur-Meuse ; Chattancourt ; Consenvoye ; Cumières-le-Mort-Homme (village détruit) ; Damloup ; Douaumont (village détruit) ; Eix ; Esnes-en-Argonne ; Flabas ; Fleury-devant-Douaumont (village détruit) ; Forges-sur-Meuse ; Fromeréville-les-Vallons ; Gercourt-et-Drillancourt ; Gremilly ; Haucourt ; Haumont-près-Samogneux (village détruit) ; Louvemont-Côte-du-Poivre (village détruit) ; Malancourt ; Marre ; Montfaucon ; Montzéville ; Neuville ; Ornes (village détruit) ; Regnéville-sur-Meuse ; Regret ; Samogneux ; Septsarges ; Thierville-sur-Meuse ; Vacherauville ; Vaux-devant-Damloup (village détruit) ; Verdun ; Vignéville ; Ville-devant-Chaumont

 

Juin – la pression allemande

Début juin, le général Falkenhayn veut frapper un grand coup pour enfin en finir avec Verdun !

Il devient en effet urgent et primordiale pour l’Allemagne de dégager ce point du front ouest car les services de renseignement allemand prévoient l’imminence de 3 grandes offensives :

- dans la Somme, menée par la France et l’Angleterre ;

- sur le front russe ;

- sur le front italien.

 

Le 106e régiment d’infanterie (12e divisions d’infanterie – 24e brigade) en défense du fort de Vaux

Le 18 juin, pendant la nuit, des éléments  montent  en ligne du ravin des Fontaines à la Laufée avec les 54e, 67e et 132e R.I. (en face du fort de Vaux). Le 106 R.I. relève les 292e, 305e et 321e R.I. très éprouvés par leur lutte face au fort.
Le 20, d’autres éléments se placent en ligne dans le bois de Nawè avec les 54e, 67e et 132e R.I. (à la batterie de Damloup).

22 juin 1916 – l’enfer de Verdun dans Bassin minier vaux-plan1

Le 21 juin, à partir de 8 h 00, le bombardement allemand s’étend à tous les fronts de la rive droite de la Meuse.

Sentant l’imminence de l’attaque franco-britannique sur la Somme, les Allemands veulent en finir avec Verdun et lancent leurs meilleures troupes dans la bataille. L’armée allemande se prépare à l’attaque massive sur la ligne Fleury, Fort de Souville, Fort de Tavannes.

Une torpille tue un lieutenant du 106e ainsi que 8 hommes et fait 4 blessés. Un obus défonce l’abri Sud-ouest de la batterie de Damloup où toute une section de mitrailleuses est ensevelie.

bataille-de-verdun mineurs dans Ce blog - son auteur

 

Le 22 a lieu la terrible préparation d’artillerie allemande aux obus à gaz toxique en prévision de l’attaque du lendemain.

Ce bombardement intensif durera presque 24 heures.

À 13 h, une contre-attaque par les 2e et 3e bataillons du 54e R.I. est décidée vers la cote 349, à l’ouest du fort de Vaux.
Le 2e bataillon, renforcé par 3 compagnies du 106e R.I. et 2 compagnies du 132e, doit partir à droite, alors que le 3e bataillon doit se diriger sur la gauche. Le 245e R.I. reste en soutien.

A l’heure prévue, plusieurs compagnies sont déjà anéanties par un bombardement très violent. D’autres sont bloquées devant les lignes allemandes, prises sous le feu des mitrailleuses. D’autres encore se déportent en avançant et n’atteignent pas leur objectif.

Finalement, cette attaque n’apporte aucun résultat, sinon de faire tuer des hommes !

 

Selon les récits des survivants, ce 22 juin, le soleil brillait. Mais comme les jours précédents, et les suivants, il s’est éteint à tout jamais pour de nombreux les soldats tombés ce jour-là. Parmi eux, le frère de mon grand-père.

Soldat au 106e régiment d’infanterie, Oscar DEPRETZ est mort pour la France le 22 juin 1916 à Damloup, il avait 21 ans. Ce régiment a connu de lourdes pertes ce jour-là : 74 tués et 270 blessés.

oscar-depretz dans Histoire oscar-depretz-1 dans Lieux de mémoire

23 juin : Grosse offensive allemande

Estimant avoir neutralisé nos batteries et interdit à tout renfort ou ravitaillement l’accès de nos lignes, l’armée Allemande se lançait à l’assaut.

50.000 hommes sont donc jetés à la conquête d’un front de 6 km entre le bois de Nawé (ravin de la Dame) à l’ouest et la batterie de Damloup à l’est.

A 5 h 30, l’ennemi attaque la batterie de Damloup mais ne parvient pas à percer, les fantassins Allemands redescendent rapidement la pente que parsèment de nombreux cadavres. 3 compagnies, accompagnés de 2 bataillons du 63e R.I. montent en renfort sur Froideterre.

Pour les éléments en ligne du ravin des Fontaines aux abords du fort de Vaux, la bataille ne faiblit pas.

 

Carte du front le 23 juin 1916

front-verdun-juin-23

 

Le 25, le régiment subit encore un violent bombardement. 

 

Le 26 juin , le 106e R.I. est relevé par le 173e R.I.
Il a eu 224 tués dont 7 officiers, 644 blessés dont 11 officiers et 82 disparus. Il remet à ses successeurs tout le terrain qu’on lui a confié le 18 juin.

 

Cet article est dédié à la mémoire de mon grand-oncle, mais aussi des 18,6 millions de morts (civils et militaires, de toutes les nationalités)
Le nom de Oscar DEPRETZ, ouvrier mineur avant la mobilisation, est gravé sur le monument aux morts Place Sainte-Barbe à Nœux-les-Mines.
Ce monument porte l’inscription : « La Compagnie des Mines de Vicoigne Nœux et Drocourt à la mémoire de son personnel ».

 

monument-noeux-les-mines-sainte-barbe monument-noeux-les-mines-plaque

 

Quelques liens :

Les Divisions d’Infanterie

Verdun – juin 2016 en détail

La grande guerre… au jour le jour

Animation sur la chronologie de la bataille de Verdun

 


Publié dans Bassin minier, Ce blog - son auteur, Histoire, Lieux de mémoire | 3 Commentaires »

Notre Dame de LORETTE

Posté par Joël le 6 novembre 2015

 

A l’approche des commémorations du 11 novembre, je propose souvent un article en rapport avec l’armistice et en particulier les lieux de mémoire de notre commune.

Cette année, j’ai souhaité partager quelques photos prises en octobre dernier pas très loin d’ici. J’ai finalement travaillé plusieurs soirs cette semaine pour enrichir l’article prévu, avec des informations complémentaires.

Notre Dame de LORETTE   dans Lieux de mémoire drapeaufrance 

La colline de LORETTE, à 165  mètres au-dessus  du  niveau  de  la  mer, est située à proximité de la route d’ARRAS à BETHUNE. Au pied de cette colline se trouve les villages d’Ablain Saint Nazaire et de Souchez. Ce lieu fut un des champs de bataille les plus disputés entre octobre 1914 et septembre 1915.

 lorette-1 citoyenneté dans Lieux de mémoire

lorette-2 histoire

 

Origine du nom de LORETTE

Sur cette colline il y avait la chapelle de LORETTE détruite pendant la première guerre mondiale.

Le peintre Florent Guilbert originaire d’Ablain St Nazaire, guéri au cours d’un pèlerinage au sanctuaire italien de Loreto (Lorette), situé dans la région d’Ancome, avait fait édifier un oratoire en 1727 sur cette colline.

La célébration de la messe y fut autorisée en 1729. L’édifice devint rapidement un lieu de pèlerinage fréquenté par les habitants de la région qui substituèrent au nom originel du site (le mont Coquaine) celui de Notre-Dame de Lorette.

Détruit en 1794, relevé en 1815, puis transformé de 1870 à 1880 par l’abbé Pengrenon, l’oratoire est devenu une petite église qui ne résistera pas aux batailles entre 1914 et 1915.

728-001 Pas-de-Calais chapelle.detruite

La chapelle de Notre Dame de Lorette avant les combats en 1914 et détruite en mai 1915.

205-001

Les combattants édifièrent eux-mêmes un petit oratoire, à l’emplacement de l’ancienne chapelle.

 

Honorer le sacrifice des combattants

Dès 1919, le site s’imposa comme l’espace où devait être commémoré le sacrifice de centaines de milliers de combattants.

Le petit cimetière créé en 1915 fut donc agrandi. Il reçut les années suivantes les corps de soldats français provenant de plus de 150 cimetières des fronts de l’Artois, de l’Yser et du littoral belge. Un décret présidentiel du 16 janvier 1924 décida la réalisation de ce vaste ensemble, le plus vaste des cimetières militaires français (13 hectares).

Il forme un vaste rectangle mesurant 645 mètres d’Ouest en Est et sur 200 mètres du  Sud au Nord. Au centre un terre-plein de 200 mètres  de long sur 75 de large a été dégagé pour la Basilique et la tour lanterne.

19.000 corps identifiés ont reçu une sépulture individuelle !

22.970 corps ont été recueillis dans sept ossuaires dont un dans la tour lanterne (6000).

12.800 corps identifiés ont été rendus aux familles.

Notre Dame de LORETTE  Notre Dame de LORETTE

Notre Dame de LORETTE

Notre Dame de LORETTE

Notre Dame de LORETTE

 

La basilique (de 46 m. de long et 14 de large), et la tour lanterne furent érigées d’après les plans de Louis-Marie Cordonnier, architecte lillois (de 1921 à 1931).

La chapelle, de style romano-byzantine, comprend notamment des fresques religieuses et des vitraux qui évoquent les événements de la Grande Guerre et l’histoire religieuse et patriotique de la France. Sur les murs de la basilique, on peut voir des milliers de plaques  en souvenir de ces sacrifices humains.

Notre Dame de LORETTE    Notre Dame de LORETTE  Notre Dame de LORETTE  Notre Dame de LORETTE

 

Une Garde d’honneur est constituée de plus de 4000 bénévoles qui assurent depuis 1920 l’accueil des visiteurs et raniment, chaque dimanche, la flamme du souvenir.

 

L’anneau de la Mémoire

L’anneau de la Mémoire est un mémorial sur lequel sont gravés les noms de 580.000 soldats de toutes les nationalités morts en Flandre française et en Artois entre 1914 et 1918. Ce mémorial, situé face au cimetière de LORETTE a été dessiné par l’architecte Philippe Prost. Il forme un anneau d’un périmètre de 345 m, sur lequel sont inscrits les noms des soldats par ordre alphabétique, sans distinction de nationalité, de grade ou de religion.

 Notre Dame de LORETTE  Notre Dame de LORETTE

 

Lens 14-18 – Centre d’Histoire Guerre et Paix

Nous avons pu également visiter ce musée ouvert depuis le 9 juin 2015.Il est situé au pied de la colline de Notre-Dame de Lorette, 102 rue Pasteur à SOUCHEZ.

L’exposition permet d’appréhender de manière chronologique et thématique les grandes étapes du conflit : la guerre de mouvement et le système des tranchées, les offensives meurtrières et l’occupation du Nord, les offensives de 1918 et la mort au front.

Je vous conseille vivement la visite de ce lieu, l’entrée est gratuite en famille.

 

Liens :

Les gardes d’honneur de Lorette : section de Beuvry
Lectures du 11 novembre
Association du monument de Notre-Dame de Lorette


Publié dans Lieux de mémoire | 1 Commentaire »

Un peu d’Histoire locale

Posté par Joël le 13 octobre 2015

 

Il ne vous aura pas échappé que je n’alimente plus mon blog autant que les premières années. Ce n’est pas que je n’ai plus envie d’écrire, mais j’ai remarqué que certaines actions associatives ou certains textes publiés n’intéressent pas forcément beaucoup de monde (sauf à l’approche d’échéances électorales) ou suscitent un intérêt des mois, voire des années plus tard.
Pour autant, je m’intéresse toujours à la vie de ma commune mais aussi à d’autres sujets développés sur ce blog (souvent dans des articles relatifs à Beuvry) : l’environnement, la vie associative, l’Histoire locale…

A propos d’Histoire locale, je me mets aujourd’hui au clavier pour partager une petite information trouvée lors de mes lectures, qui vous le découvrirez, a aussi un rapport avec Beuvry.

Dans quelques jours, le 25 octobre exactement, on commémorera la fameuse bataille d’Azincourt qui fut l’une des plus cuisantes défaites de la chevalerie française au cours de la guerre de Cent ans.

Un peu d’Histoire locale dans Culture azincourt-carte

Il y a 600 ans, cette bataille frontale, violente, disputée dans la boue, se solda par l’écrasante victoire des archers et des fantassins anglais sur les chevaliers français, malgré une infériorité numérique importante (10.000 combattants côté anglais contre 18.000 côté français).

Plus de 6.000 chevaliers français (soit un tiers des combattants) ont perdu la vie lors de la bataille d’Azincourt (contre 1.600 côté Anglais).

azincourtarchers1 histoire dans Histoire

Les historiens n’ont pu retrouver que 500 noms, ce qui me semble finalement déjà bien pour un événement si ancien. Ces morts, pour la plupart, ont été recensés peu après la bataille.

En 1865, un historien, le marquis René de Belleval, dont l’un des ancêtres périt à Azincourt, réalisa un recensement le plus complet possible des morts, des prisonniers et des combattants de la bataille.

Les combattants les plus nobles tombés à Azincourt le vendredi 25 octobre 1415 ont été enterrés dans les églises et de chapelles avoisinantes. Par contre, les simples soldats, restés pendant trois jours sur le champ de bataille, ont été inhumés sur place, dans des fosses communes.

Dans cette liste de morts qui ont pu être identifiés, on trouve des combattants de tous âges : des jeunes d’à peine 15 ans comme le Petit Hollande (ou Hellandes), fils du bailli de Rouen, mais aussi des septuagénaires, comme Floridas de Moreuil ou Guillaume de Brémond d’Ars, dont les pères respectifs avaient été tués en 1346 lors de la bataille de Crécy (autre défaite humiliante pour les Français lors la Guerre de Cent Ans).

 

Parmi ces 500 victimes identifiées, on retrouve un nom qui a attiré mon attention, et motivé cet article :

Enguerrand de Nédonchel, capitaine de Beuvry.

 bp-2197182 Pas-de-Calais

Les armes de la famille : d’azur à la bande d’argent.

 

Après quelques recherches complémentaires j’ai pu compléter les informations à son sujet.

Enguerran DE NEDONCHEL, capitaine de Beuvry, fils puîné de Robert de Nédonchel, écuyer, seigneur de Liévin, et de Marguerite de Baudart. Sans alliance. Il appartenait à une branche éteinte vers 1560 dans la maison de La Vieuville. — Cette noble famille est connue depuis Godefroy de Nédonchel en 1006, et par filiation littéralement suivie depuis autre Godefroy de Nédonchel, chevalier, vivant avec Alette d’Humières, sa femme, en 1150.

Ce nom figure sur une plaque commémorative située dans une tour du château médiéval « Philippe Auguste » à l’intérieur de la citadelle de Montreuil.

Parmi les 500 noms, on trouve également : Jean du Bois, seigneur d’Annequin, Perceval de Richebourg ou encore Jean de Nédonchel, dit Baugeois, seigneur de La Beuvrière et son fils Gamant.

 


Publié dans Culture, Histoire | Pas de Commentaires »

Mardi 8 mai 2012 à Beuvry : commémorations du 8 mai 1945

Posté par Joël le 6 mai 2012

 

La seconde guerre mondiale a emporté des dizaines de soldats Beuvrygeois morts pour la France et de très nombreuses victimes civiles (morts sous les bombardements, exécutés, déportés).

 

Ce 8 mai, comme chaque année les Beuvrygeois sont attendus pour commémorer la fin des combats en Europe le 8 mai 1945 (la capitulation de l’armée allemande fut signée le 7 mai) et honorer la mémoire des victimes.

 

10h40 : Square des Martyrs

11h10 : Monuments aux morts – Place de la liberté

 square des martyrs beuvry monument aux morts beuvry pas-de-calais.jpg

 

La fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe

Le lundi 7 mai 1945 : à 2 heures 41 du matin, au siège de l’État-major suprême des Forces expéditionnaires alliées à Reims, le chef suprême de forces armées allemandes, le général Alfred Jodl, signa les documents stipulant la capitulation sans conditions de toutes les forces allemandes aux Alliés par l’expression :

« Toutes les forces sous commandement allemand doivent cesser les opérations actives à 23 h 01, en Europe centrale, le 8 mai 1945 ».

 

Le 8 mai : peu avant minuit, le chef d’état-major de l’Oberkommando der Wehrmacht, le représentant de la Luftwaffe et le commandant en chef de la Kriegsmarine signent un document semblable, se rendant explicitement aux forces soviétiques.

 

Le 9 mai : Staline, considérant que la capitulation du 7 mai n’était valable que pour la zone occupée par les anglo-saxons, décida d’en faire signer une autre à Berlin, au cœur de la zone d’occupation soviétique. Une seconde capitulation fut alors signé le 9 mai à 0h28, dans le quartier général des forces soviétiques (c’est pour cette raison qu’une partie de l’Europe de l’Est commémore la victoire ce jour-là).

 

Au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne, les chefs d’états et de gouvernements alliés, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. En France, ce fut le Général de Gaulle qui annonça la fin des combats, le 8 mai à 15 heures.

Cependant, si la capitulation sans condition de l’armée allemande le 8 mai 1945 signifie la fin de la guerre en Europe, elle n’est pas synonyme pour autant de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre 1945, avec la capitulation du Japon (après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août).

 

 

Site des bleuets de France

Je vous invite à relire :

Les vicissitudes de la commémoration du 8 mai

Commémoration du 8 mai 2009

24 mai 1940 – Résistance de l’armée Française à Beuvry

Monument aux morts – place de la Liberté

Le square des martyrs de Beuvry

 

drapeau france gif animé


 

 

Publié dans Commémorations, Histoire, Immanquable, Lieux de mémoire | 1 Commentaire »

Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Posté par Joël le 27 janvier 2012

 

Histoire et mémoire

Certes, les frasques de personnages célèbres de l’histoire de France ou encore l’évolution de bâtiments remontant au moyen-âge peuvent être passionnantes.

Néanmoins le 20e siècle a été particulièrement riche en événements heureux ou dramatiques.

 

Sans tomber dans le côté passéiste et encore moins belliqueux, le devoir de mémoire envers les victimes civiles et militaires des conflits récents ne doit pas être abandonné. Les manifestations patriotiques de Beuvry sont pourtant peu suivies en dehors des périodes pré-électorales.

 

En ce 27 janvier, les élèves devraient être sensibilisés à la mémoire des victimes de la barbarie :

Le samedi 27 janvier 1945, les troupes soviétiques découvrent le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau en Pologne.

La France a donc retenu la date du 27 janvier, pour cette journée de la mémoire.

Cette journée n’a pas pour but de perpétuer la mémoire de l’horreur, mais d’apprendre aux élèves à « être vigilants, à défendre les valeurs démocratiques et à combattre l’intolérance ».

 

Kseniya Simonova, artiste sur sable

Son nom ne restera probablement pas autant dans les têtes que celui de Susan Boyle, pourtant l’émotion qu’elle provoque dans la réalisation de ce chef œuvre reste intense.

Kseniya Simonova est une réalisatrice ukrainienne de films d’animation en sable. Grande gagnante de l’édition ukrainienne de l’émission Incroyable Talent en 2009, cette jeune femme a ému le jury en réalisant un numéro mettant en mouvement des tableaux à base de sable.

 

Dans la vidéo ci-dessous, Kseniya Simonova évoque la Seconde guerre mondiale en réalisant avec du sable, sur une table de verre lumineuse et en musique, une prestation spectaculaire et déconcertante.

 

L’artiste raconte les ravages de l’invasion allemande en Ukraine durant la Seconde guerre mondiale. L’Ukraine était alors une république de l’URSS, État totalitaire dirigé par Staline. Au printemps 1941, l’Ukraine est rapidement envahie par l’Allemagne nazie lors de l’opération Barbarossa. Accueillis comme des libérateurs de l’oppression stalinienne (l’Ukraine a été particulièrement touchée par la Terreur et la famine), les nazis organisent des massacres, traquent les juifs, brûlent des villages.

L’Ukraine sera « libérée » des nazis par l’armée rouge en 1944. Elle est devenue indépendante en 1991, lors de la dislocation de l’URSS.

http://www.dailymotion.com/video/xca7dn

 

Lien :

27 janvier 1945 – Libération du camp d’Auschwitz-Birkenau

 


Publié dans Commémorations, Histoire | 2 Commentaires »

Historique du régime minier

Posté par Joël le 7 janvier 2012

 

Les travailleurs du sous-sol bénéficient d’un régime spécial de protection sociale qui s’est construit progressivement au fil des siècles.

Pour des raisons historiques et géographiques ce régime était à l’origine très diversifié.

 

Le régime spécial des mineurs est très ancien.

Un édit de 1604, d’Henri IV sur les Mines, avait en effet instauré les prémices d’un système de protection sociale.

Il imposait aux propriétaires de mines de remettre un trentième des produits extraits à leur Trésorier afin d’ouvrir un crédit pour « que les pauvres blessés soient secourus gratuitement et, par exemple de charité, les autres plus encouragés au travail desdites mines ».

 

La dureté du métier de mineur, la fréquence et l’ampleur des catastrophes, qui frappent depuis toujours cette profession, ont poussé l’état et les compagnies minières à répondre à certaines obligations sociales.

A la suite de plusieurs catastrophes minières, l’empereur Napoléon Ier prit, en 1813, deux décrets par lesquels les exploitants étaient tenus d’observer des mesures de sécurité, de prévoir et de prendre à leur charge médicaments, moyens de secours, chirurgiens et toutes dépenses consécutives aux accidents.

Les décrets de 1813 eurent pour conséquence de favoriser la multiplication d’institution de prévoyance, dont les plus importantes pouvaient « promettre des pensions de retraite ».

 

Vers 1848, des « Caisses » ou « Mutualités » commencèrent aussi à germer. Financées par des contributions ouvrières et parfois également par des allocations patronales, leurs buts étaient « d’assurer des secours temporaires aux sociétaires malades, blessés ou infirmes et de pourvoir à leurs frais funéraires ».

 

En 1850, une Caisse, de retraites ou rentes viagères pour la vieillesse, fut créée. Certains exploitants effectuèrent des versements au nom de leurs ouvriers. Les droits variaient selon les caisses et dans presque tous les règlements l’ouvrier, quittant volontairement la compagnie ou qui en était renvoyé, perdait tous ses droits à pensions.

 Historique du régime minier dans Bassin minier mineurs

Deux lois fondent le régime moderne

La loi du 29 juin 1894 institua un véritable régime de prévoyance sociale obligatoire par capitalisation en faveur des travailleurs du sous-sol. Les salariés des autres professions, agricoles et industrielles, durent attendre respectivement 1910 et 1930.

 

La loi du 25 février 1914 modifia celle du 29 juin 1894 en ce qui concernait l’assurance vieillesse (elle ne touchait pas à l’organisation de l’assurance maladie qui restait confiée aux sociétés de secours minières).

L’organisation retenue pour l’assurance vieillesse combinait capitalisation et fonds spécial de répartition (versement sur les salaires, versement patronal, contributions de l’État).

La loi créait également une « Caisse Autonome de Retraites des Ouvriers Mineurs », la CAROM, et lui confiait la gestion des retraites des mineurs. Elle posait donc les bases de l’assurance vieillesse telle que nous la connaissons, mais qui sera généralisée aux autres professions beaucoup plus tard.

 

La guerre de 1914 – 1918 (responsable de la destruction des mines du Nord Pas-de-Calais) démontra l’avantage et la sécurité que représentait cette caisse de retraite reposant sur la solidarité nationale.

mineur mineurs dans Histoire

De 1920 à 1945, des améliorations régulières

Outre les relèvements des taux de prestations, le régime, institué par la loi du 25 février 1914, a connu les principales améliorations suivantes :

9 mars 1920 : création des retraites proportionnelles et extension des pensions de réversion aux veuves dont les maris sont décédés avant 55 ans.

24 décembre 1923 : création des pensions d’invalidité générale.

11 juillet 1925 : attribution d’une pension mensuelle aux orphelins.

8 juillet 1932 : octroi de l’allocation de chauffage.

30 octobre 1935 : institution de la Caisse de Retraite des Ouvriers Mineurs d’Alsace Lorraine, la CROMAL.

7 avril 1936 : instauration d’une « allocation temporaire ».

20 mai 1939 : bonifications spéciales pour travaux du fond.

17 octobre 1945 : création de la pension d’invalidité professionnelle, remplacement de l’allocation temporaire par « l’allocation spéciale » et « l’indemnité cumulable ».

 

Unification des régimes miniers à la Libération

À la Libération du territoire français, à l’occasion d’une réforme générale de la sécurité sociale, on procéda à l’unification du régime de sécurité sociale minière.

 

La CAROM, devenue Caisse Autonome de Sécurité Sociale dans les Mines, CANSSM, prit en charge les attributions de la CROMAL dès le 1er janvier 1946 suite à l’ordonnance du 17 octobre 1945 et le décret d’application du 14 février 1946.

 

Le décret n° 46-2769 du 27 novembre 1946 portant organisation de la sécurité sociale dans les mines, publié au JO le 3 décembre 1946, a unifié les régimes miniers et a pratiquement fait autorité pendant un demi-siècle.

 

Des réformes pour s’adapter à la récession minière

Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, confrontés à la réduction du nombre des affiliés et à la récession minière, ont réformé et modernisé plusieurs fois le régime des prestations tout en maintenant les principaux droits spécifiques dus à la pénibilité du métier.

Mais ce régime est aujourd’hui remis en cause, il devrait prendre fin au plus tard fin 2013 avec transfert au régime général de la gestion de l’assurance-maladie.

 

 


Publié dans Bassin minier, Histoire | 1 Commentaire »

Épidémie à Beuvry

Posté par Joël le 21 septembre 2011

 

Cette histoire se déroule au Moyen-âge, sous le règne de Philippe II (dit Philippe-Auguste).

A cette époque notre région, ainsi qu’une partie de l’actuelle Belgique, dépendaient des Comtes d’Artois (vassaux des Ducs de Bourgogne et alliés aux Anglais contre le roi de France Philippe-Auguste). La paix est pourtant revenue entre le Roi de France et le Comte de Flandres, après des années de guerre qui avaient affaibli les habitants de la région. On pouvait croire à une amélioration dans la vie quotidienne…

marécages

Notre région comportait de grandes surfaces marécageuses, mais dans les marais de Beuvry, il n’y avait pas que des castors !
(Le castor a été présent à Beuvry comme cela a été rappelé sur un autre blog, expliquant d’ailleurs très bien l’origine du nom de notre commune.)

Le sol marécageux de Beuvry et de Béthune favorisait l’éclosion de mouches, moustiques, puces mais aussi des rats. Tous ces « indésirables », contribuaient à la propagation des maladies contagieuses et mortelles : malaria, lèpre, peste.

De plus la ville de Béthune ayant à l’époque de nombreux marchés, voyait arriver des marchandises provenant du Moyen-Orient par des bateaux déchargeant à Boulogne et à Calais des épices, parfums ou encore des étoffes,… mais aussi des rats porteurs de puces, vecteurs de la peste.

 

Fin 1187, une épidémie très virulente sévit dans la région, mais l’hiver calma la contagion. L’épidémie (dont certains historiens n’ont pas la certitude qu’il s’agissait de la peste) reprit en 1188 avec une nouvelle vigueur. La médecine de l’époque était rudimentaire et impuissante, l’hygiène inexistante et la population locale affaiblie par la guerre qui venait de se terminer.

Le découragement est total et la désolation s’empare de la population dont une partie fuit les villes en laissant derrière elle les malades sans soins ni secours. Les cadavres s’amoncellent sans sépulture.

Au XIIe siècle, l’Église est parvenue à instaurer un rituel mortuaire et les défunts sont habituellement ensevelis par la famille ou les amis. Mais en temps d’épidémie, les volontaires se font plus rares…

 

C’est alors que nait la confrérie des charitables de Saint Éloi.

Selon un récit (lettre de Pierre de Nogent, datée du 26 Octobre 1317), à trois reprises, Saint Éloi (le Patron des forgerons) apparut de nuit à Germon, un forgeron de Beuvry, et  en même temps à Waultier (Gauthier), un autre forgeron du faubourg de Saint-Pry.

Saint Éloi leur demanda de fonder une « karité » (confrérie de charité), qui inhumera les défunts, et pour instaurer une « candeille » (chandelle de cire vierge) pour guérir les malades.

Le 21 septembre, jour de la fête St-Matthieu, les deux forgerons se rencontrent près de la source de Quinty et se racontent leur rêve respectif.

Épidémie à Beuvry dans Charitables prencontreaquinty

Exposant leur aventure au moine Rogon, du couvent cistercien de Saint-Pry, celui-ci leur demande de constituer leur « karité » et de commencer à enterrer dignement tous les défunts comme l’a demandé Saint Éloi. Quant au moine, il se charge de leur fournir la Sainte-Chandelle en cire vierge.

Devant le courage de ces deux forgerons, des habitants des deux villes viennent les aider.

Progressivement, les défunts sont dignement inhumés, et les malades sont soignés, l’épidémie régresse doucement, puis finit par disparaître complètement.

 

Si le mystère demeure quant à l’apparition de Saint Éloi, la chose la plus étrange de cette histoire est que jamais aucun charitable n’ait contracté la peste.

La prophétie de Saint Éloi était :

« Le fléau n’approchera point de vous, ni même de vos demeures ! »

 

Pendant la Révolution, la confrérie fut officiellement supprimée, mais ses membres continuèrent à agir comme par le passé, protégés par la sympathie de la population. En 1802, le maire de Béthune leur restitua le droit de transporter les morts.Fidèle à la tradition, la Confrérie des Charitables de Beuvry continue à assurer gratuitement le service des funérailles et d’inhumation de tous les défunts de la commune.

Chaque année, le dimanche qui suit le 21 septembre, les Charitables de Beuvry retrouvent ceux de Béthune à l’endroit où les 2 forgerons se sont rencontrés le 21 septembre 1188.

confrérie des charitables de Saint Eloi

Voir aussi cet article sur le blog éphéméride d’Archimède

 

Publié dans Charitables, Ephéméride, Histoire, Légende | 1 Commentaire »

123
 

"rat"(nimalerie)," rat"mate... |
Logiciels à télécharger |
plusdotage |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | promos viandes
| actuplanet
| chlochlodu77