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Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Posté par Joël le 28 octobre 2014

 

Un mois d’août particulièrement arrosé, un mois d’octobre anormalement « chaud », des inondations exceptionnelles dans le sud de la France, il y a de quoi se demander si le dérèglement climatique annoncé par les scientifiques depuis de nombreuses années n’est pas bel est bien en train de s’accélérer.

Sur ce blog, vous avez pu lire certains articles qui ne sont pas liés directement à Beuvry, comme ceux en rapport avec le climat (rapport du GIEC).
Ce sujet préoccupant pour l’avenir a été l’objet d’un sommet Européen vendredi dernier.
En quelques mots, que peut-on retenir ?

 Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry dans Climat paquet-energie-climat

Vendredi 24 octobre dans la nuit, les 28 pays de l’Union Européenne ont adopté le « Paquet énergie-climat pour 2030 » préparé par la Commission européenne.

Il s’articule autour de trois objectifs :

- réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 ;

- élever la part des énergies renouvelables à 27% du « mix énergétique » de chaque État membre ;

- réduire la consommation d’énergie dans l’Union de 27%.

 

Des engagements chiffrés ambitieux, certes, mais encore faut-il que les décisions prises soient appliquées. En matière environnementale, on en encore constaté récemment des reculs et mêmes des annonces qui vont dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire pour réduire par exemple l’utilisation de la voiture.

A noter que ce nouveau « cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », qui doit être approuvé par le Parlement européen, remplacera alors le 1er plan dit des « 3 fois 20 » (c’est-à-dire : 20 % de baisse des émissions, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’économies d’énergie) adopté en 2009 et en vigueur jusqu’en 2020.

 

Les Européens espèrent persuader leurs partenaires internationaux (Chine, les Etats-Unis et autres pays particulièrement pollueurs) de prendre des engagements similaires… A suivre !

 

A lire ou à relire l’article et les liens contenus dans celui-ci : Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

 


Publié dans Climat, Comprendre pour Agir, Ecologie, Revue de presse | Pas de Commentaires »

Manifestations d’octobre 2012 à Beuvry

Posté par Joël le 1 octobre 2012

 

Samedi 6 octobre

Spectacle patoisant : « Gérard et Léon, tout seuls à deux »

à 20 h 00 à la Maison du Parc de la Loisne

Organisé par l’association « Harmonie de Beuvry »

 

Samedi 13 et Dimanche 14 octobre

« Festival du Biau Parlache » salle des fête, rue Jean-Marie Leclercq

Organisé par « Les déplanchés ».

 

Dimanche 21 octobre

Randonnée pédestre organisée par l’association Beuvry Avenir

Inscriptions 8h30 – Départ 9h00 salle du tir rue Clémenceau

 

Samedi 27 octobre

Bourse aux jouets organisé par l’association « Les enfants de La Fontaine »

De 8h00 à 18h00 – Prévôté de Gorre

 

À noter aussi à Béthune : octobre rose les 4 et 5 octobre

 

Publié dans Associations, Manifestations | Pas de Commentaires »

Octobre Rose

Posté par Joël le 24 septembre 2012

 Voici l’affiche de l’action « Octobre rose » par le club Soroptimist de Béthune, en faveur de la prévention du cancer du sein.

Octobre Rose dans Peinture - Art octobre-rose-2012-Béthune

 

 

 

Publié dans Peinture - Art, Solidarité | 1 Commentaire »

Calendriers des fêtes et jours fériés 2012

Posté par Joël le 24 janvier 2012

Janvier Février Mars Avril Mai Juin
1 Jour de l’an 1 Ella 1 Aubin 1 Hugues 1 Fête du travail 1 Justin
2 Basile 2 Présentation 2 Charles le Bo 2 Sandrine 2 Boris 2 Ste Blandine
3 Geneviève 3 Blaise 3 Guénolé 3 Richard 3 Philippe – Jacques 3 Kévin
4 Odilon 4 Véronique 4 Casimir 4 Isidore 4 Sylvain 4 Clotilde
5 Edouard 5 Agathe 5 Olive 5 Irène 5 Judith 5 Igor
6 Mélaine 6 Gaston 6 Colette 6 Marcellin 6 Prudence 6 Norbert
7 Raymond 7 Eugènie 7 Félicité 7 Jean-Baptiste 7 Gisèle 7 Gilbert
8 Lucien 8 Jacqueline 8 Jean de Dieu 8 Julie 8 Armistice 1945 8 Médard
9 Alix 9 Apolline 9 Françoise 9 Pâques - Gautier 9 Pacôme 9 Diane
10 Guillaume 10 Arnaud 10 Vivien 10 Fulbert 10 Solange 10 Landry
11 Pauline 11 Notre Dame de 11 Rosine 11 Stanislas 11 Estelle 11 Barnabé
12 Tatiana 12 Félix 12 Justine 12 Jules 12 Achille 12 Guy
13 Yvette 13 Béatrice 13 Rodrigue 13 Ida 13 Rolande 13 Antoine de Padoue
14 Nina 14 Valentin 14 Mathilde 14 Maxime 14 Matthias 14 Elisée
15 Rémi 15 Claude 15 Louise 15 Paterne 15 Denise 15 Germaine
16 Marcel 16 Julienne 16 Bénédicte 16 Benoît-Josep 16 Honoré 16 Jean Françoi
17 Roseline 17 Alexis 17 Patrice 17 Anicet 17 Ascension - Pascal 17 Hervé
18 Prisca 18 Bernadette 18 Cyrille 18 Parfait 18 Eric 18 Léonce
19 Marius 19 Gabin 19 Joseph 19 Emma 19 Yves 19 Romuald
20 Sébastien 20 Aimée 20 Printemps 20 Odette 20 Bernardin 20 Silvère
21 Agnès 21 Damien 21 Clémence 21 Anselme 21 Constantin 21 Eté
22 Vincent 22 Isabelle 22 Léa 22 Alexandre 22 Emile 22 Alban
23 Banard 23 Lazare 23 Victorien 23 Georges 23 Didier 23 Audrey
24 François de 24 Modeste 24 Catherine 24 Fidèle 24 Donatien 24 Jean-Baptiste
25 Conversion de 25 Roméo 25 Annonciation 25 St Marc 25 Sophie 25 Prosper
26 Paule 26 Nestor 26 Larissa 26 Alida 26 Bérenger 26 Anthelme
27 Angèle 27 Honorine 27 Habib 27 Zita 27 Augustin 27 Fernand
28 Thomas d’Aqui 28 Romain 28 Gontran 28 Valérie 28 Pentecôte –  Germain 28 Irénée
29 Gildas 29 Auguste 29 Gwladys 29 Catherine de 29 Aymar 29 Pierre – Paul
30 Martine   30 Amédée 30 Robert 30 Ferdinand 30 Martial
31 Marcelle   31 Benjamin   31 Visitation  

 

Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
1 Thierry 1 Alphonse 1 Gilles 1 Thérèse de 1 Toussaint 1 Florence
2 Martinien 2 Julien Eymard 2 Ingrid 2 Léger 2 Défunts 2 Viviane
3 Thomas 3 Lydie 3 Grégoire 3 Gérard 3 Hubert 3 François Xav
4 Florent 4 Jean-Marie Vi 4 Rosalie 4 François d’A 4 Charles 4 Barbara
5 Antoine 5 Abel 5 Raïssa 5 Fleur 5 Sylvie 5 Gérald
6 Mariette 6 Transfigurati 6 Bertrand 6 Bruno 6 Bertille 6 Nicolas
7 Raoul 7 Gaétan 7 Reine 7 Serge 7 Carine 7 Ambroise
8 Thibault 8 Dominique 8 Nativité 8 Pélagie 8 Geoffroy 8 Immaculée Co
9 Amandine 9 Amour 9 Alain 9 Denis 9 Théodore 9 Pierre Fourie
10 Ulrich 10 Laurent 10 Inès 10 Ghislain 10 Léon 10 Romaric
11 Benoît 11 Claire 11 Adelphe 11 Firmin 11 Armistice 1918 11 Daniel
12 Olivier 12 Clarisse 12 Apollinaire 12 Wilfried 12 Christian 12 Jeanne-Franç
13 Henri et Joël 13 Hippolyte 13 Aimé 13 Géraud 13 Brice 13 Lucie
14 Fête Nationale 14 Evrard 14 Croix Glorieu 14 Juste 14 Sidoine 14 Odile
15 Donald 15 Assomption 15 Roland 15 Thérèse d’A 15 Albert 15 Ninon
16 Nte Dame Mt C 16 Armel 16 Edith 16 Edwige 16 Marguerite 16 Alice
17 Charlotte 17 Hyacinthe 17 Renaud 17 Baudoin 17 Elisabeth 17 Gaël
18 Frédéric 18 Hélène 18 Nadège 18 Luc 18 Aude 18 Gatien
19 Arsène 19 Jean Eudes 19 Emilie 19 René 19 Tanguy 19 Urbain
20 Marina 20 Bernard 20 Davy 20 Adeline 20 Edmond 20 Théophile
21 Victor 21 Christophe 21 Matthieu 21 Céline 21 Présence de 21 Hivers
22 Marie Madelei 22 Fabrice 22 Maurice 22 Elodie 22 Cécile 22 Françoise Xavier
23 Brigitte 23 Rose de Lima 23 Automne 23 Jean de Capis 23 Clément 23 Armand
24 Christine 24 Barthélémy 24 Thècle 24 Florentin 24 Flora 24 Adèle
25 Jacques 25 Louis 25 Hermann 25 Crépin 25 Catherine 25 Noël
26 Anne et Joach 26 Natacha 26 Côme et Dami 26 Dimitri 26 Delphine 26 Etienne
27 Nathalie 27 Monique 27 Vincent de Pa 27 Emeline 27 Sévrin 27 Jean
28 Samson 28 Augustin 28 Venceslas 28 Jude 28 Jacques de la 28 Innocents
29 Marthe 29 Sabine 29 Michel 29 Narcisse 29 Saturnin 29 David
30 Juliette 30 Fiacre 30 Jérôme 30 Bienvenue 30 André 30 Roger
31 Ignace de Loy 31 Aristide   31 Quentin   31 Sylvestre

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L’arlésienne – nouvelle d’Alphonse Daudet

Posté par Joël le 14 octobre 2010

Alphonse Daudet Lettres de mon moulin – Alphonse Daudet 

 

L’arlésienne

Les lettres de mon moulin Alphonse Daudet

 

Pour aller au village, en descendant de mon moulin, on passe devant un mas bâti près de la route au fond d’une grande cour plantée de micocouliers.

C’est la vraie maison du ménager de Provence, avec ses tuiles rouges, sa large façade brune irrégulièrement percée, puis tout en haut la girouette du grenier, la poulie pour hisser les meules et quelques touffes de foin brun qui dépassent…

 

Pourquoi cette maison m’avait-elle frappé ? Pourquoi ce portail fermé me serrait-il le cœur ?

Je n’aurais pas pu le dire, et pourtant ce logis me faisait froid. Il y avait trop de silence autour…

Quand on passait, les chiens n’aboyaient pas, les pintades s’enfuyaient sans crier…

À l’intérieur pas une voix ! Rien, pas même un grelot de mule…

Sans les rideaux blancs des fenêtres et la fumée qui montait des toits, on aurait cru l’endroit inhabité.

 

Hier, sur le coup de midi, je revenais du village, et, pour éviter le soleil, je longeais les murs de la ferme, dans l’ombre des micocouliers…

Sur la route, devant le mas, des valets silencieux achevaient de charger une charrette de foin…

Le portail était resté ouvert. Je jetai un regard en passant, et je vis, au fond de la cour, accoudé, la tête dans ses mains, sur une large table de pierre, un grand vieux tout blanc, avec une veste trop courte et des culottes en lambeaux… Je m’arrêtai.

Un des hommes me dit tout bas :

- Chut ! c’est le maître… Il est comme ça depuis le malheur de son fils.

À ce moment, une femme et un petit garçon, vêtus de noir, passèrent près de nous avec de gros paroissiens dorés, et entrèrent à la ferme.

L’homme ajouta :

- … La maîtresse et Cadet qui reviennent de la messe. Ils y vont tous les jours, depuis que l’enfant s’est tué… Ah ! monsieur, quelle désolation !… Le père porte encore les habits du mort ; on ne peut pas les lui faire quitter… Dia ! hue ! la bête !

La charrette s’ébranla pour partir. Moi, qui voulais en savoir plus long, je demandai au voiturier de monter à côté de lui, et c’est là-haut, dans le foin, que j’appris toute cette navrante histoire…

Il s’appelait Jan. C’était un admirable paysan de vingt ans, sage comme une fille, solide et le visage ouvert.

Comme il était très beau, les femmes le regardaient ; mais lui n’en avait qu’une en tête, – une petite Arlésienne, toute en velours et en dentelles, qu’il avait rencontrée sur la Lice d’Arles, une fois. – Au mas, on ne vit pas d’abord cette liaison avec plaisir. La fille passait pour coquette, et ses parents n’étaient pas du pays. Mais Jan voulait son Arlésienne à toute force. Il disait :

- Je mourrai si on ne me la donne pas.

Il fallut en passer par-là. On décida de les marier après la moisson.

Donc, un dimanche soir, dans la cour du mas, la famille achevait de dîner. C’était presque un repas de noces. La fiancée n’y assistait pas, mais on avait bu en son honneur tout le temps…

Un homme se présente à la porte, et, d’une voix qui tremble, demande à parler à maître Estève, à lui seul. Estève se lève et sort sur la route.

- Maître, lui dit l’homme, vous allez marier votre enfant à une coquine, qui a été ma maîtresse pendant deux ans.

Ce que j’avance, je le prouve ; voici des lettres !… Les parents savent tout et me l’avaient promise ; mais, depuis que votre fils la recherche, ni eux ni la belle ne veulent plus de moi… J’aurais cru pourtant qu’après ça elle ne pouvait pas être la femme d’un autre.

- C’est bien, dit maître Estève quand il eut regardé les lettres ; entrez boire un verre de muscat.

L’homme répond :

- Merci ! j’ai plus de chagrin que de soif.

Et il s’en va.

Le père rentre impassible : il reprend sa place à table ; et le repas s’achève gaiement…

Ce soir-là, maître Estève et son fils s’en allèrent ensemble dans les champs. Ils restèrent longtemps dehors ; quand ils revinrent, la mère les attendait encore.

- Femme, dit le ménager en lui amenant son fils, embrasse-le ! il est malheureux…

Jan ne parla plus de l’Arlésienne. Il l’aimait toujours cependant, et même plus que jamais, depuis qu’on la lui avait montrée dans les bras d’un autre. Seulement il était trop fier pour rien dire ; c’est ce qui le tua, le pauvre enfant !…

Quelquefois il passait des journées entières seul dans un coin, sans bouger. D’autres jours, il se mettait à la terre avec rage et abattait à lui seul le travail de dix journaliers…

Le soir venu, il prenait la route d’Arles et marchait devant lui jusqu’à ce qu’il vît monter dans le couchant les clochers grêles de la ville. Alors, il revenait. Jamais il n’alla plus loin.

De le voir ainsi, toujours triste et seul, les gens du mas ne savaient plus que faire. On redoutait un malheur… Une fois, à table, sa mère en le regardant avec des yeux pleins de larmes, lui dit :

- Eh bien, écoute, Jan, si tu la veux tout de même, nous te la donnerons…

Le père, rouge de honte, baissait la tête…

Jan fit signe que non, et il sortit…

À partir de ce jour, il changea sa façon de vivre, affectant d’être toujours gai, pour rassurer ses parents. On le revit au bal, au cabaret, dans les ferrades. À la vote de Fontvieille, c’est lui qui mena la farandole.

Le père disait : « Il est guéri. »

La mère, elle, avait toujours des craintes et plus que jamais surveillait son enfant… Jan couchait avec Cadet, tout près de la magnanerie ; la pauvre vieille se fit dresser un lit à côté de leur chambre…

Les magnans pouvaient avoir besoin d’elle, dans la nuit…

Vint la fête de saint Éloi, patron des ménagers.

Grande joie au mas… Il y eut du château-neuf pour tout le monde et du vin cuit comme s’il en pleuvait. Puis des pétards, des feux sur l’aire, des lanternes de couleur plein les micocouliers…

Vive saint Éloi ! On farandola à mort.

 

Cadet brûla sa blouse neuve… Jan lui-même avait l’air content ; il voulut faire danser sa mère ; la pauvre femme en pleurait de bonheur à minuit, on alla se coucher. Tout le monde avait besoin de dormir… Jan ne dormit pas, lui.

Cadet a raconté depuis que toute la nuit il avait sangloté… Ah ! je vous réponds qu’il était bien mordu, celui-là…

 

Le lendemain, à l’aube, la mère entendit quelqu’un traverser sa chambre en courant. Elle eut comme un pressentiment :

- Jan, c’est toi ?

Jan ne répond pas ; il est déjà dans l’escalier.

Vite, vite la mère se lève :

- Jan, où vas-tu ?

Il monte au grenier ; elle monte derrière lui :

- Mon fils, au nom du Ciel ! Il ferme la porte et tire le verrou.

- Jan, mon Janet, réponds-moi. Que vas-tu faire ?

À tâtons, de ses vieilles mains qui tremblent, elle cherche le loquet !…

Une fenêtre qui s’ouvre, le bruit d’un corps sur les dalles de la cour, et c’est tout…

Il s’était dit, le pauvre enfant : « Je l’aime trop… Je m’en vais… »

Ah ! misérables cœurs que nous sommes ! C’est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l’amour !…

 

Ce matin-là, les gens du village se demandèrent qui pouvait crier ainsi, là-bas, du côté du mas d’Estève…

C’était, dans la cour, devant la table de pierre couverte de rosée et de sang, la mère toute nue qui se lamentait, avec son enfant mort sur ses bras.

Cette nouvelle a été publiée pour la première fois dans L’Événement du 31 août 1866.

 

Elle a été reprise dans le recueil des Lettres de mon moulin (1869).

 

La nouvelle a donné lieu également à une pièce de théâtre en trois actes et cinq tableaux représentée pour la première fois au Théâtre du Vaudeville le 1er octobre 1872. Georges Bizet a composé la musique de scène pour l’occasion.

 

 


 

Publié dans Culture, Le saviez-vous ? | Pas de Commentaires »

Transformation des paroisses en communes Françaises

Posté par Joël le 11 février 2010

En dehors des villes, au statut particulier, la paroisse était l’entité de base du royaume de France.

 

La Révolution transforma chaque paroisse en une commune (sauf pour les plus petites et les paroisses urbaines).

Les paroisses Françaises

 

Avant la Révolution il n’existait pas réellement de structure comparable à la commune. Le plus petit niveau d’administration était la paroisse. À la campagne, la paroisse se composait principalement de l’église, des maisons rassemblées autour et des terres agricoles qui y étaient rattachées.

 

Ces paroisses n’avaient pas les compétences des communes actuelles.

Généralement il y existait un « comité des bâtiments », constitué de villageois, qui s’occupait des biens de la paroisse (l’église, le cimetière et les domaines de l’église).

Parfois il prenait aussi en charge l’aide aux indigents, l’administration des hôpitaux et des écoles.

 

À partir de 1539, l’édit de Villers-Cotterêts, promulgué par François Premier, donna au prêtre la charge de tenir le registre des baptêmes, des mariages et des enterrements.

Pour le reste, les villages s’organisaient de manière informelle. Les villageois se réunissaient lorsqu’il fallait prendre une décision concernant l’ensemble de la communauté. Il n’y avait cependant aucune assemblée permanente.

Généralement c’est le seigneur local qui intervenait dans les affaires du village. Il collectait les taxes auprès des villageois, ordonnait les corvées, choisissait les terres agricoles qui devaient être exploitées et n’oubliait pas au passage de déterminer sa part des récoltes.

 

Les communes Françaises émanent de révolution de 1789

 

Comme nous l’avons tous appris à l’école, le but de l’assemblée générale constituante était de faire table rase du passé et de cette société d’Ancien Régime sclérosée.

La priorité fut de réformer l’administration du pays, en la rendant plus simple et plus efficace.

 

Parmi les premières créations, le 14 décembre 1789 l’Assemblée nationale vota une loi créant les communes désignées comme la « plus petite division administrative en France ».

C’est ainsi que l’on a officialisé des entités autoproclamées qu’étaient les paroisses.

Dès le 22 décembre, 44.000 municipalités s’installent au sein des « communautés d’habitants ».

Les premières élections se sont déroulées en février 1790 mais différents jours selon les communes.

L’assemblée générale des habitants est remplacée par un corps municipal élu de trois à vingt membres auquel est adjoint un certain nombre de notables également élus pour former avec lui le Conseil général de la commune dans le cas d’affaires importantes.

 

Dès lors, chaque communauté, ville ou village, forme une commune dirigée par une municipalité élue dont le chef porte le nom de maire.

 

Transfert de compétences et renforcement des communes. 

Le 20 septembre 1792, avec création de la première République, le registre des naissances, des mariages et des décès, qui était tenu jusqu’alors par le curé de la paroisse, fut mis sous la responsabilité du maire.

Un mariage civil (inscrit dans le mouvement de séparation de l’Église et de l’État) fut institué et commença à être célébré dans les mairies.

Les prêtres durent remettre à la mairie leurs registres des baptêmes, des mariages et des enterrements.

Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention Nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) :

« Toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ».

 

Par la suite, les rebondissements historiques de nos institutions se sont répercutés sur le fonctionnement des communes.

Je vous invite donc à poursuivre ces révisions de l’histoire de France. Je balayerai dans un prochain article les institutions Françaises depuis 1789. Puis, je vous proposerai de regarder quelles ont été les évolutions des communes en fonction des différents Régimes, ce qui permettra de mieux comprendre la succession des maires de Beuvry.

 

Joël DEPRETZ

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


 

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