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Boîte à lire ou boite à livres

Posté par Joël le 16 janvier 2019

 

Une boîte à lire (ou boîte à livres) est une toute petite bibliothèque « de rue » où chacun peut déposer et emprunter des livres gratuitement.
Il en existe des milliers en France, des centaines dans la région.
Alors, pourquoi pas à Beuvry ?

 

De quoi parle-t-on exactement ?

Une boîte à livres est un espace gratuit de retrait et de dépôt de livres, situé dans un lieu d’accès libre au public de manière permanente, sans inscription ni engagement d’aucune sorte des lecteurs, emprunteurs ou déposants. 

Un livre peut être emprunté pour une heure, deux semaines, trois mois ou plus.

Les premières boîtes à livres sont apparues à Graz (en Autriche), en 1991, sous le nom de « bibliothèques ouvertes », dans le cadre d’un projet artistique. Le projet a été renouvelé à Hambourg (en Allemagne) en 1993 et à Mayence (également Allemagne) en 1994.

Depuis les bibliothèques ouvertes se sont multipliées partout dans le monde !

On en trouve à proximité des gares, sur des lieux touristiques, et même sur la place de petits villages.

 

A quoi ça ressemble ?

Elles sont de dimensions, de formes, de couleurs très différentes.

Elles peuvent être de fabrication totalement artisanale, parfois achetées, et souvent réalisées à partir d’un objet détourné (armoire, réfrigérateur, cabine téléphonique…).

boite à livres boite à livres boite à livres boite à livres boite à livres

 

Quel est l’intérêt ?

Les boîtes à livres peuvent être considérées comme des outils d’accès à la culture pour tous, et pourquoi pas, des outils pour animer un village ou un quartier. 

Il ne s’agit absolument pas de venir en concurrence avec les commerces de livres neufs ni avec les bibliothèques publiques.

Mettre en place une boîte à livres, c’est s’inscrire sur plusieurs plans :

  • écologie : donner (des livres) plutôt que jeter.
  • solidarité : permettre aux personnes qui ont peu de moyens d’accéder à la lecture sans être obligées d’acheter des livres neufs et sans forcément s’inscrire à une médiathèque.
  • ouverture culturelle : donner ou redonner le goût de la lecture, dans une société devenue « tout numérique ».
  • partage culturel que l’on peut résumer de cette façon : « j’ai aimé ce livre, j’invite d’autres personnes à le lire ».

 

Comment de simples passants deviennent-ils utilisateurs ?

Le principe est maintenant connu : on apporte un livre (ou plusieurs) et on repart avec un livre (ou plusieurs) déposé(s) par une autre personne. On peut aussi laisser un livre sans en reprendre et prendre un livre sans forcément en déposer un ce jour-là.

Et on l’a vu également ci-dessus, ces lieux doivent être accessibles en permanence au public.

Mais pour les promeneurs qui n’ont jamais vu de boite à livres (et qui n’ont pas encore lu cet article), comment peuvent-ils savoir de quoi il s’agit ?

Si j’avais à écrire un mode d’emploi court, je crois que je le rédigerai ainsi :

« Prends le livre, c’est gratuit. Rends-le, c’est gratuit aussi. Et si possible, ramènes-en un ! »

Il faudrait que ce soit écrit suffisamment grand pour que ce soit lisible par les passants.

On peut ensuite compléter par un texte un peu plus complet précisant les règles de respect du lieu et des autres usagers.

 

Alors… pourquoi pas à Beuvry ?

Je me suis fait la réflexion il y a déjà longtemps, j’ai officiellement proposé l’idée il y a plusieurs mois, mais je n’avais pas encore trouvé le temps de faire un article sur le sujet.

A suivre… peut-être !

 


Publié dans Culture, Ecologie, Le saviez-vous ?, Solidarité | 2 Commentaires »

5e rapport du GIEC – Présentation

Posté par Joël le 1 octobre 2013

 

Le premier volume du 5e rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été dévoilé ce vendredi 27 septembre.
Il annonce une aggravation du dérèglement climatique. La température moyenne de la Terre devrait encore grimper de 0,3 à 4,8°C d’ici à 2100. La fonte des glaces va s’accélérer et le niveau des mers fortement augmenter. Les experts du climat du GIEC sont plus certains que jamais de la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique.
Même si l’exposé comporte des informations inquiétantes, il ne semble pas passionner les Français.

Avant de vous pencher sur ce rapport, je vous propose en premier lieu quelques informations pour vous « mettre dans le bain ».

 

Qu’est-ce que le GIEC ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) ou IPCC ( International Panel on Climate Change) a été créé en 1988 par 2 institutions des Nations unies : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Cet organisme intergouvernemental est ouvert à tous les pays membres de ces deux organisations.

Le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en sur le changement climatique.

 

Comment travaillent les scientifiques du GIEC ?

Le GIEC ne possède pas son propre laboratoire et réalise une synthèse d’études déjà existantes. Son activité principale est la production de rapports, issus d’une collecte de travaux scientifiques menés dans le monde entier.

Les experts réfléchissent à des stratégies pour s’adapter aux conséquences du changement climatique et inverser ou au moins atténuer le phénomène.

A chaque nouveau rapport, les scientifiques du monde entier sont appelés à proposer leur collaboration. 831 ont été sélectionnés pour ce 5ème rapport.

 

Le GIEC comporte 3 groupes de travail :

- Le groupe I traite des éléments scientifiques de l’évolution du climat.

- Le groupe II est en charge d’en examiner les conséquences et d’analyser la vulnérabilité au changement climatique et les mesures d’adaptation.

- Le groupe III s’intéresse aux mesures d’atténuation.

 

Chaque groupe est responsable d’un des volumes du rapport.

Le premier volume (publié ce 27 septembre) présente l’état des connaissances sur l’évolution du climat. Il est rédigé essentiellement par les climatologues.

Le deuxième s’intitule « Conséquences, vulnérabilité et adaptation au changement climatique ». (publié en mars 2014)

Le troisième fait le tour des « mesures d’atténuation » et mobilise surtout des économistes. (publié en avril 2014)

Un quatrième volume prévu pour octobre 2014 fera la synthèse.

 

Les scientifiques du GIEC sont bénévoles ; leur travail est titanesque.

Pour ce premier volume (de 1.400 pages – 14 chapitres), ils ont passé en revue 9.200 publications !

Un résumé technique de 78 pages est également publié, ainsi qu’un résumé pour décideurs » de 22 pages permettant de faire le lien entre scientifiques et politiques.

 

Alerter l’opinion publique sur les problèmes environnementaux, est-ce nouveau ?

Prise de conscience de l’action de l’homme sur l’environnement

La notion de protection de l’environnement a mûri lentement entre 1950 et 1970.

Des outils législatifs sont créés comme la loi sur les parcs nationaux en 1960, la loi sur l’eau du 12 décembre 1964.

Au niveau international des décisions importantes commencent à voir le jour comme la convention pour la protection des zones humides, appelée aussi « Convention de Ramsar » signée le 2 février 1971.

 

Le 28 février 1970, Georges Pompidou tire le signal d’alarme

Le discours, prononcé au dîner de l’Alliance française lors du voyage de Georges Pompidou à Chicago, a pour thème principal l’environnement.

« Il faut créer et répandre une sorte de morale de l’environnement imposant à l’État, aux collectivités, aux individus, le respect de quelques règles élémentaires faute desquelles le monde deviendrait irrespirable. »

C’est un manifeste pour une politique écologique.

Mais que le contexte politique (manifestations de défenseurs d’Israël) a éclipsé dans cet événement.

 

Chronologie de la prise de conscience de l’urgence climatique

1974 : Deux chercheurs découvrent que les CFC sont responsables de la diminution de l’ozone stratosphérique.

1979 : Le climatologue James Hansen publie une étude prédisant qu’un doublement de la concentration de CO2 atmosphérique par rapport au niveau pré-industriel devrait aboutir à un accroissement moyen de la température terrestre de 4°C.

1979 : Conférence mondiale sur le climat à Genève.
Elle est organisée à l’initiative du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Conseil International des Unions Scientifiques (CIUS). Lancement du Programme Climatologique Mondial (PCM).

1984 : Une résolution de la Commission économique de l’Onu prévoit réduire de 30 % les émissions de dioxyde de soufre.

1985 : Conférence mondiale sur le Climat à Villach (Autriche).
Elle conclut que, du fait des « concentrations croissantes de gaz à effet de serre, une augmentation de la température globale, plus importante qu’aucune dans l’histoire humaine, pourrait se produire dans la première moitié du prochain siècle ».

22 mars 1985 : Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone.
Les Etats participants s’engagent à protéger la couche d’ozone et à coopérer scientifiquement afin d’améliorer la compréhension des processus atmosphériques.

16 septembre 1987 : Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
Les Etats prennent la décision d’interdire la production et l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) responsables de l’amincissement de la couche d’ozone d’ici à l’an 2000.

1988 : Création du GIEC
Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), placé sous l’égide du PNUE et de l’OMM, est chargé du suivi scientifique des processus de réchauffement climatique.

1990 : 1er rapport du GIEC
Le premier rapport d’évaluation du GIEC établit que l’humanité modifie le climat par ses émissions de gaz à effet de serre.

3-14 juin 1992 : Sommet de la Terre à Rio.
Signature de la Convention sur la diversité biologique et adoption de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) signée par 154 Etats.

Décembre 1995 : 2e rapport du GIEC
Il prévoit un réchauffement moyen de 1°C à 3,5 °C d’ici à 2100 et une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 cm.

8-19 juillet 1996 : 2ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Genève
Les représentants des gouvernements s’engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète, en fixant des objectifs quantifiés légalement contraignant.

1er-12 décembre 1997 : sommet de Kyoto sur les changements climatiques.
Signature du protocole de Kyoto qui engage les pays développés à réduire leurs émissions de 5 % en 2012 par rapport à 1990, instaure des obligations chiffrées de résultat pour les pays industrialisés et crée pour ces derniers le principe d’échange de tonnes équivalent CO2. Il est adopté par 158 Etats (172 aujourd’hui, à l’exception des Etats-Unis).

Janvier 2001 : 3e rapport du GIEC
Ce rapport officialise le lien de cause à effet entre l’augmentation des GES et donc le dérèglement climatique et les activités humaines.
Il établit que la température moyenne du globe a augmenté de 0,6°C depuis 1861, soit 0,15°C de plus que ne le prévoyait le rapport de 1995.

2004 : un rapport de l’Arctic Climate Impact Assessment (Acia) établit que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.

Novembre 2007 : quatrième rapport du GIEC
Celui-ci prévoit davantage d’inondations, de sécheresses, d’érosion des côtes et de violentes tempêtes. Il montre que même si l’homme réussissait aujourd’hui à ne plus consommer d’hydrocarbures, le climat continuerait à se réchauffer. Les experts recommandent aux politiques de limiter l’augmentation de la température mondiale moyenne à 2 degrés.

22 septembre 2007 : Signature de l’accord de Montréal sur l’élimination de substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone.
190 pays plus l’Union européenne réunis du 16 au 22 septembre à Montréal, signent un accord destiné à accélérer l’élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), accord qui contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Quelques liens utiles avant de continuer

Site officiel du GIEC

Qui sont les scientifiques qui ont rédigé le rapport du GIEC ?

OMM (Organisation Météorologique Mondiale)

LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement)

Changement Climatique sur le site du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement)

Le changement climatique dans l’Arctique

 


Publié dans Climat, Comprendre pour Agir, Ecologie | Pas de Commentaires »

La silicose ou maladie des mineurs

Posté par Joël le 4 janvier 2012

 

Je l’ai évoqué la semaine dernière : la passé minier de notre région semble déjà oublié par certains de nos contemporains. J’ai déjà rappelé sur ce blog les terribles catastrophes minières dans le bassin Nord-Pas-de-Calais. Le 2e aspect des sacrifices humains est celui de la maladie du mineur, la silicose.

 

La silicose est une maladie qu’attrapent les mineurs en respirant la poussière de charbon (contenant de la silice). Cette maladie irréversible a été découverte en 1855 en Allemagne.

Pourtant, il a fallu attendre 1946, l’année de la loi de nationalisation qui crée les houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais, pour que la silicose soit reconnue comme maladie professionnelle. Mais il n’en restait pas moins difficile de faire reconnaître qu’on était atteint de cette maladie.

 

Qu’est-ce que la silicose ?

C’est une maladie pulmonaire incurable provoquée par l’inhalation de poussières contenant de la silice cristalline libre.

Il s’agit d’une pneumoconiose, que les spécialistes en pneumologie appellent « pneumoconiose fibrosante généralisée ». Elle est le résultat de la pénétration, à l’intérieur des poumons, de cristaux de silice (silice libre cristalline).

 

Les personnes susceptibles de présenter une silicose sont celles travaillant dans les mines de charbon, nous le savons bien dans la région.

Mais cette terrible maladie concerne aussi les personnes travaillant dans les mines de fer, dans les tunnels, les galeries, les carrières de granit, les carrières de grès et d’ardoise, la céramique industrielle, l’industrie du bâtiment, l’industrie des abrasifs divers, le sablage par utilisation d’abrasifs, l’industrie de l’émail et le travail en fonderie.

 

La silicose continue à tuer des milliers de personnes chaque année dans le monde.

silicose

 

Le mécanisme de la silicose :

La silice cristalline, c’est-à-dire les cristaux, existe dans la nature sous forme d’aiguilles. Ces aiguilles pénètrent à l’intérieur de l’appareil respiratoire, plus précisément dans les poumons. À ce niveau, des macrophages (c’est-à-dire des variétés de globules blancs) viennent les entourer et constituer des granulomes qui peuvent à leur tour se hyaliniser, c’est-à-dire se transformer en quelque sorte en verre, à la manière d’un oignon (par l’entassement de plusieurs couches).

Ces structures, ensuite, peuvent éroder c’est-à-dire user un vaisseau des poumons et s’excaver (comme c’est le cas dans le syndrome de Caplan).

L’évolution se fait vers une fibrose pulmonaire ou perte d’élasticité du tissu des poumons puis une bronchite chronique et enfin un emphysème le plus souvent.


Publié dans Bassin minier, Le saviez-vous ? | Pas de Commentaires »

HTLM : Codes des couleurs pour les blogs et sites

Posté par Joël le 4 octobre 2011

A Beuvry comme ailleurs, il existe des blogs de toutes les couleurs

Lors de la mise en forme d’un article dans un blog, on peut jouer sur les couleurs (c’est même vivement conseillé).
Pour changer la couleur d’un texte, ou des bordures et fond d’un tableau, il existe des outils, il suffit de cliquer sur un bouton (comme dans Word) : u
ne petite fenêtre s’ouvre et propose une palette d’environ 200 couleurs.

Une couleur est définie par une chaine de 6 caractères précédée du signe #.
Pour chaque caractère, il existe 16 possibilités : de 0 à 9 puis a à f (le a correspond en quelque sorte au 10 et ainsi de suite).
Les 2 premiers caractères donnent la quantité de rouge, les 2 suivants : le vert, les 2 derniers : le bleu.

sélection de couleurs pour blog

Si vous souhaitez une couleur bien particulière, il suffit de modifier le code couleur (en langage HTLM) grâce au tableau suivant.

 

Hex Code

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Voir aussi : Les autres articles d’aide

 


 

Publié dans Astuces et conseils pour blogs, Le saviez-vous ? | Pas de Commentaires »

Histoire canal d’Aire à La Bassée

Posté par Joël le 19 août 2011

Comme nous l’avons vu précédemment,  le canal qui traverse Beuvry s’est avéré comme une nécessité au début du 19ème siècle et la loi de concession du 14 Août 1822 a permis son financement et donc sa construction.

Cette communication entre la Deûle et la Lys a ainsi été ouverte à la Navigation en 1825, en voici l’historique.

péniche canal beuvry

Construction du canal

Depuis longtemps, les États d’Artois, s’étaient préoccupés de l’urgence de ce canal (afin de réduire la distance de la navigation entre Dunkerque et la Seine).

Mais c’était à Saint-Venant que la Deûle devait venir joindre la Lys ; le projet fut adopté en 1790 par l’Assemblée Constituante et de nouveau remis à l’étude… sans résultat en 1811.

 

La concession fut finalement accordée à la Compagnie Loque et Desjardins, le 4 avril 1822, pour une durée de « 87 ans et 11 mois à dater de la ratification de la loi », (soit le 14 août de la même année).

Les travaux de creusement furent réalisés rapidement, en 1824 et 1825.

Le 1er mars 1825 on ouvre à la navigation la portion du canal entre La Bassée et Béthune, puis la partie entre Béthune et Aire le 25 octobre.

 

Le canal d’Aire  ainsi creusé a une longueur totale de 41,145 km et se compose de deux biefs :

- Le bief de Cuinchy d’une longueur de 10,526 km

- Le bief de la Lys d’une longueur de 30,619 km

Séparés par l’écluse de Cuinchy.

 

A la suite d’un traité de commerce, une loi du 1 er août 1860 opéra le rachat du canal d’Aire.

Une autre loi du 20 mai 1863 régla l’indemnité due à la Compagnie…

Depuis lors, le canal est définitivement rentré dans les mains de l’Etat.

 

Améliorations réalisées depuis le rachat

Le canal a été restauré et approfondi de manière à porter son mouillage à 2m 20 et à permettre le passage des bateaux prenant 1 m 80 d’enfoncement.

Le décret du 25 avril 1868 autorisa l’amélioration du bief supérieur.

L’amélioration du bief inférieur fut prescrite par le décret du 30 août 1871.

Le décret du 28 juin 1880 a permis d’exécuter les travaux suivants :
Amélioration des ouvrages d’art ;

reconstruction de neuf ponts-levis et construction de neuf maisons pontières avec annexes ;

Curage général à 9m 40 au plafond et 2m 20 de tirant d’eau.

 

Les rivages

Le canal d’Aire à La Bassée donne lieu à des embarquements considérables de houille du bassin du Pas-de-Calais. Sept Compagnies houillères y ont installé des rivages qui sont reliés avec leurs fosses par des voies ferrées :

*  La Compagnie des mines de Béthune, dont le quai est établi à Violaines rive gauche, à 8km135 ;

*  La compagnie des mines de Vicoigne et Nœux, dont le canal débouche sur la rive gauche, à Beuvry, à 13km273.

 rivage canal de noeux situé à beuvry 62600


Indépendamment de ces rivages particuliers, il existe sur le canal d’Aire deux grands rivages publics.

L’un, qui appartient à la ville de Béthune et qui s’étend sur la rive gauche, sur une longueur de 400 mètres, en amont du pont de la Gare, à 18km438.

L’autre, sur la rive gauche, à 5km800, est établi dans un bassin latéral, débouchant dans le canal à l’aval du pont des Vaches ; il appartient à la ville de La Bassée.

Sept autres rivages publics ont été établis sur les territoires des communes d’Hantay, Cuinchy, Beuvry, Robecq, Busnes, Guarbecques et Isbergues.

 

Améliorations nécessaires au 20ème siècle.

La navigation était devenue très difficile sur le canal d’Aire, en raison du trafic considérable, dont le tonnage effectif s’est élevé en 1898 à 3.679.144 tonnes.
Le nombre de bateaux en attente de chargement ou de déchargement dans les six rivages houillers est considérable et cause des encombrements fréquents.
L’Administration vient de prendre en considération un avant-projet d’établissement de deux gares d’eau, à Béthune et à Hantay, et d’un garage à Isbergues.

Un avant-projet d’amélioration générale prévoit :

1° Approfondissement à 2m 50 de tirant d’eau et l’élargissement à 10m 50 du plafond du canal;

2° Doublement du chemin de halage et défenses de berges;

3° Rectification de La Bassée ;

4° Doublement de l’écluse de Cuinchy et établissements de garages aux abords ;

5° Reconstruction de dix ponts fixes, treize ponts tournants, deux viaducs de chemin de fer, passerelles, trois maisons pontières ;

6° Enfin, élargissement de vingt siphons et reconstruction de huit aqueducs.

 

Amélioration du mouillage

Un canal est une sorte de grand fossé creusé par l’homme dont le profil a presque la forme d’un trapèze isocèle. La base porte le nom de plafond, le plan d’eau celui de miroir, la distance verticale qui les sépare s’appelle mouillage.

En 1900, le canal d’Aire à La Bassée présente partout un mouillage de 2,20 m et permet le passage des bateaux prenant 1,80 m d’enfoncement.

La tenue des eaux du bief supérieur est commandée par le niveau réglementaire de l’écluse de Don, sur le canal de la Deûle. Celle du bief inférieur est commandée par les niveaux réglementaires de l’écluse de St-François, sur la Lys, et des écluses des Fontinettes, sur le canal de Neuffossé.

L’alimentation est assurée dans le bief supérieur par la Deûle, et dans le bief inférieur par la Lys, avec lesquelles le canal est en libre communication.

Le projet de dragage et d’approfondissement du Canal à 2,50 m sous le plan d’eau entre Bauvin et le point 18,100 km a été approuvé par l’Administration Supérieure à la date du 19 Décembre 1906.

Les travaux ont été adjugés le 26 Janvier 1907 à M. Guisez, entrepreneur à St Amand, et sont commencés en mai 1907.

 

Evolution de l’écluse de Cuinchy

La  construction de la première écluse, au niveau du pont routier actuel, rend la circulation difficile entre les deux parties de la commune, mais en contrepartie elle apporte beaucoup d’activités.

Ainsi, la population de ce village voisin, passe de 500 à 1500 habitants, de 1825 à 1914.

Face à l’accroissement du trafic sur le canal, une deuxième écluse, au gabarit Freycinet à deux sas, est construite (à côté de l’écluse actuelle) en 1908.

Lorsque dans les années 60 le canal est mis au « grand gabarit », on accole une nouvelle écluse à l’ancienne, d’une longueur de 136,60 m, de 12 m de largeur et de 6m de profondeur.

Elle permet le passage des convois poussés de 3.000 tonnes.

écluse de cuinchy canal Aire à La Bassée

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Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ?

Posté par Joël le 24 août 2010

comment se débarrasser des lentilles d’eau ?

Poissons rouges et cochons…
Et là, vous vous dites : « A peine quelques degrés en plus ce week-end et Joël est en surchauffe ! »
Prenez le temps de lire l’article qui va suivre, afin de comprendre ce que j’ai voulu dire.

 

Alors que certains découvrent l’existence de ces hôtes indésirables et s’interrogent, après 2 mois, sur la couleur du canal à grand gabarit, j’ai choisi un titre un peu décalé pour vous dire que la « lemna minor » n’est pas si méconnue qu’on ne l’imagine. 

Il n’est pas nécessaire d’être passionné de nouvelles technologies (geek comme on dit) ni même d’avoir à un bagage universitaire exceptionnel pour s’informer sur internet. 

Ainsi, en tapant, même  à 2 doigts, la question  » comment se débarrasser des lentilles d’eau ?  » vous trouverez quelques renseignements intéressants grâce à votre moteur de recherche habituel.

Je vous passe les détails techniques, mais j’ai retenue quelques éléments à méditer.

Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ? dans Comprendre pour Agir animauxpoissons39

 

Des poissons rouges et carpes amour pour se débarrasser des lentilles d’eau 

Si votre bassin d’agrément est envahi de lentilles d’eau, envisagez de le repeupler un peu en poissons rouges.

Le poisson rouge fait partie de la famille des cyprinidés, comme la carpe, et à ce titre se nourrit notamment de végétaux de surface.

Plus sérieusement, pour les étangs, marais et autres plans d’eau importants, un autre poisson cousin du poison rouge s’avère particulièrement gourmand de lentilles d’eau.

 

La carpe amour ou encore amour blanc

Ctenopharyngodon idella est un cyprinidé originaire des grands fleuves de Chine, et surtout du fleuve Amour qui lui a donné son nom (le ventre étant blanc).  Cette espèce est souvent introduite pour lutter contre la végétation aquatique immergée.L’introduction en France date de 1957. La reproduction naturelle de l’Amour n’a jamais été signalée.

En effet, pour se reproduire, les carpes Amour Blanc ont besoin de cours d’eau chauds relativement larges et à très forts courants. Exclusivement herbivores, elles se nourrissent de la plupart des végétaux aquatiques supérieurs.

En été, elles supportent des températures aussi élevées que 35°C et s’accommodent de très faibles taux d’oxygène dissous (intéressant à savoir quand on veut les introduire dans un plan d’eau qui commence à être atteint par l’eutrophisation).

Les végétaux consommés par cette espèce sont par ordre de préférence :

    • Les lentilles d’eau (nous y voilà !)
    • Les Chara (d’algue vertes d’eau douce, capables de vivre en eaux saumâtres)
    • Les Callitriches (plantes herbacées)

Ou encore…

    • Les mousses aquatiques
    • Les renoncules d’eau
    • Les algues filamenteuses (dont le développement anarchique conduit à l’eutrophisation)
    • Les nénuphars…

 

La carpe amour peut absorber 80% de son poids par jour à des températures de 18 ou 20 °C, et plus de 130% au-dessus de 24°C.

Ce poisson est donc le substitut écologique idéal à tout produit chimique actuellement utilisé pour nettoyer les plans d’eau.

 

De plus, ce poisson est un régal pour les adeptes de pêche sportive !

Pouvant atteindre une taille importante, elle ne se laisse pas attraper si facilement.

L’amour blanc, très méfiant, observera longuement l’appât avant de s’en saisir. Une fois piqué, le départ est brutal et demande un matériel solide.

Le corps allongé, en forme de fuseau, de section circulaire est couvert de grandes écailles, de couleur gris à brun-vert sur le dos, le ventre est blanc.

 

Des carpes, oui mais :

Je précise toutefois qu’au-delà du titre accrocheur de cet article (comme les affectionnent parfois certains professionnels de la communication) qu’il faut éviter l’introduction d’espèces trop exotiques, comme les poissons rouges, hormis dans les bassins d’agrément.

En revanche, comme je l’ai expliqué plus haut, la reproduction naturelle de la carpe amour n’a encore jamais été constatée à ce jour en France. L’introduction de cette espèce pour se débarrasser des lentilles ne pose donc pas de problème selon les spécialistes.

La carpe commune est aussi un consommateur de lentilles et comme c’est une espèce considérée comme indigène (en réalité introduite il y a 2000 ans), elle ne représente pas une menace en terme d’équilibre.

Mais la carpe est efficace quand l’invasion de lentilles n’est pas encore déclarée.

L’introduction de carpes (commune ou amour) dans un étang déjà recouvert ne sera pas d’un grand secours.

Il faut au préalable se débarrasser mécaniquement de la plus grande partie des lentilles d’eau.

 

Les cochons aiment les lentilles !

Dans le passé, on les donnait en complément alimentaire aux cochons. On sait même qu’en été, dans le nord de la France, en Belgique ou aux Pays-Bas, les cochons descendaient parfois eux-mêmes dans les watringues pour manger les lentilles à la surface de l’eau.

 

Ce mode d’alimentation était naturellement plus aisé avant qu’on ne développe l’agriculture intensive et les élevages industriels comme en Bretagne (plus de 50% de la production Française sur 7% du territoire).

On connait depuis de nombreuses années la pollution des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates issus du lisier.

Mais il faut aussi avoir à l’esprit que le taux élevé de nitrates, dû à l’élevage intensif, est responsable de la prolifération des algues en Bretagne !

Outre des nuisances olfactives et des coûts de ramassage démesurés pour les collectivités, ces algues sont à l’origine d’émanations de gaz, et notamment d’hydrogène sulfuré (H2S), un gaz toxique et mortel à forte dose.

 

Voir l’article de l’association les Albrans à ce sujet.

 

Un retour (utopique ?) vers une agriculture à taille humaine serait incontestablement bénéfique pour l’équilibre fragile de la nature.

 

D’autres informations à étudier sont postées sur des forums :

Cette plante aquatique est rustique au gel.

On la trouve dans les eaux stagnantes et acides. Elle affectionne la lumière, chaleur, les eaux chargées en nutriments.

Sa multiplication s’effectue naturellement par division cellulaire qui double tout les 6 jours.

Donc, s’il y en a 100 le jour j, il y en a 200 le jour j+6, 400 à j+12, 800 à j+18, 1600 à j+24, 3200 en 1 mois

Je vous laisse continuer le calcul, sachant que l’invasion a commencé dans le secteur il y a plus de 2 mois…

 

Pour s’en débarrasser, l’épandage de chaux est parfois envisagé.

Lorsque l’invasion est trop marquée, le plus efficace est de les retirer mécaniquement avec des sortes de tamis ou par pompage.

De plus, les végétaux ainsi récupérés s’avèrent être un engrais naturel exploitable par les agriculteurs.

 

Des solutions mécaniques doivent être mises en œuvre pour éliminer le volume important de lentilles qui a envahi le plan d’eau.

Ensuite la régulation biologique se fait avec l’introduction d’animaux consommateurs de lentilles d’eau.

Mais quelle que soit la solution pour s’en débarrasser, il faut surtout remédier à la cause qui rend l’eau acide et chargée en nitrates et en nitrites !

Voilà donc des pistes de réflexion pour « l’amicale des Albrans », la nouvelle branche de l’association Beuvrygeoise, dans laquelle il n’est pas besoin d’être chasseur ni pêcheur, mais simplement attentif aux problèmes de ces derniers et soucieux de la préservation de notre environnement en général.

En effet, l’amicale des Albrans se veut un espace de réflexion et de concertation pour agir en bonne intelligence entre les différents passionnés de nature : chasseurs, pêcheurs, promeneurs, familles,…

 

Une phrase de ralliement s’est ainsi imposée naturellement : « comprendre pour agir ».


 

Publié dans Comprendre pour Agir, Eau, Ecologie, Eutrophisation, Lentilles d'eau | 3 Commentaires »

Parlons un peu de noues

Posté par Joël le 22 juin 2010

Dans la presse régionale on parle parfois de vous, mais aussi de noues.

Dimanche 20 juin, dans la voix du nord, on parlait un peu de nous, les Beuvrygeois, et surtout de noues.

Pour les besoins d’un nouveau lotissement à Beuvry, il a fallu réaliser un bassin d’orage et des noues d’absorption afin de limiter les eaux de ruissellement des 47 maisons dans le réseau d’assainissement.

 

Pour ne pas tomber des nues et vous éviter de comprendre « je vais te parler de nous », si on vous déclare « je vais te parler de noues », nous vous proposons une petite explication :

 

Qu’est-ce qu’une noue ?

Une noue est une sorte fossé peu profond et large, végétalisé, qui recueille provisoirement de l’eau, soit pour l’évacuer via un trop-plein, soit pour l’évaporer (évapotranspiration) ou l’infiltrer sur place.

 

Les noues sont de plus en plus utilisées par ce que l’on appelle  » l’écologie urbaine  » comme zone-tampon pour l’eau pluviale.

Il s’agit souvent d’une mesure compensatoire ou conservatoire à des travaux routiers ou d’aménagements urbains ou périurbains, et de plus en plus souvent à la construction de lotissements comme ce sera le cas à Beuvry.

Les noues s’incluent parfaitement dans des projets de construction du type Haute Qualité Environnementale (HQE).

Souvent le premier objectif est de limiter la pollution de l’eau et d’améliorer l’environnement urbain.

Ces techniques doivent évidement être mises en œuvre par des spécialistes et avec un suivi continu adéquat de manière à éviter l’infiltration dans la nappe de polluants ou substances indésirables.

 

Les avantages principaux :

     

  • La noue lutte, à échelle locale, à la fois contre les inondations et les sécheresses.
  • Elle contribue au réapprovisionnement des nappes souterraines.
  • Elle a un faible coût, et une très faible empreinte écologique, par rapport aux solutions classiques (bassins artificiels, tuyaux, pompes, filtres mécaniques).
  • Elle permet de moindres rejets polluants dans le milieu naturel grâce au pouvoir épurateur des plantes.
  • Elle est fiable, en tant que système passif et solution éco-technique en grande partie « auto-entretenue » par les processus écosystémiques naturels.

 

Intérêt écologique :

iris jaune Si elle est souvent alimentée en eau, une noue contribue à la restauration du réseau de zones humides (avec une éventuelle vocation de lagunage naturel, ce qui n’est pas le cas des égouts collectant les eaux pluviales). 

 

Une noue peut faire également partie d’un projet paysager.

 

Si elle est judicieusement positionnée dans le paysage, et gérée de manière adéquate, elle peut même abriter une faune importante et contribuer à la biodiversité locale.

 

Noue, un mot nouveau ?

Le mot noue, est-il un néologisme issue du grenelle de l’environnement ?    Pas du tout !

Il vient de l’ancien français noe, lui-même du latin tardif nauda « marécage ».

D’ailleurs, il y a même d’autres sens à ce mot :

Lame de plomb ou de zinc, tuile creuse qui sert à l’écoulement des eaux.

Et pour rester sur le thème de la nature :

Ancien lit d’un cours d’eau où les eaux ont une tendance à revenir en cas de débordements.

 

Pour en revenir à la définition qui nous concerne, nous avons trouvé dans le désordre : un ouvrage sur le réseau hydrographique des Pyrénées qui en parlait déjà en 1927, quelques dossiers sur des Zones d’Aménagement Concertées qui prévoient des noues ou encore un dossier sur la maîtrise du ruissellement urbain de 2003.

N’écoutant que notre curiosité, nous avons même découvert quelques jardiniers astucieux qui utilisent cette technique ancienne pour préserver leurs jardins des eaux de ruissellement.

La noue est donc une nouveauté, mais seulement pour nous, les Beuvrygeois.

 

En résumé :

Inspirées de techniques anciennes, les noues d’infiltration permettent la restitution des eaux pluviales de ruissellement à la nappe phréatique tout en les épurant.

 

Elles contribuent, depuis plusieurs années dans certaines villes et bientôt à Beuvry, à la préservation la biodiversité.

 

 

Paule DUBRULLE, Dominique VOISEUX, Joël DEPRETZ


 

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Randonnée pédestre en famille à Beuvry

Posté par Joël le 2 mai 2010

bcheparcoursducoeur.jpg Randonnée pédestre en famille à Beuvry dans Biodiversité tourprvt dpart.jpg

Le parcours du cœur 2010 à Beuvry a été l’occasion d’une promenade en famille.

Malgré une météo exceptionnelle en ce dimanche 25 avril, il n’y avait pourtant pas foule, pour une commune de plus de 9.000 habitants.

La bonne surprise était, en plus du traditionnel parcours du cœur, la visite du parc de la prévôté de Gorre commenté par les écogardes.

 

Ce fût un avant goût intéressant de ce que deviendra peut-être ce lieu historique de Beuvry dans le cadre de la trame verte – trame bleue, conformément aux préconisations du Grenelle de l’environnement.

 

Les écogardes, passionnés et très professionnels, nous ont en quelques sortes « appris à regarder la nature ».

zoneumideprvt.jpg troupic.jpg eglisedepuisprvt.jpg

 

 

 

 


 

0006 dans Photos de Beuvry                          0008 dans Quoi de neuf ?        0002 dans Sport                                            0005

 

 Le prochain rendez-vous familial du genre sera proposé par l‘association Beuvry Avenir avec

LA MARCHE DE LA BIODIVERSITE, LES SENTIERS DU PRINTEMPS

Samedi 29 mai à la Maison Du Parc

Inscription dès 8 Heures

départ 8h30 retour 11h00 pour la visite du salon organisée par l’association les Albrans.

 

 

 

 


 

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Quelques rappels de géologie

Posté par Joël le 27 mars 2010

Comme nous l’avons vu dans des articles précédents, les eaux souterraines proviennent de l’infiltration des eaux de pluie dans le sol.

Celles-ci s’insinuent par gravité dans les pores, les microfissures et les fissures des roches, humidifiant des couches de plus en plus profondes, jusqu’à rencontrer une couche imperméable.

Là, elles s’accumulent, remplissant le moindre vide, saturant d’humidité le sous-sol.

Ainsi, contrairement à une croyance répandue, les eaux souterraines ne sont pas stockées dans des sortes de rivières ou de grands lacs souterrains, elles sont contenues dans les pores des sédiments ou des roches.

Faisons un peu de géologie, et plutôt d’hydrogéologie pour détailler cela et comprendre le prochain article dans lequel je vous parlerai des nappes d’eaux souterraines.

 

Aquifère

Un aquifère est une couche de terrain ou une roche, suffisamment poreuse et perméable, pour contenir une nappe d’eau souterraine. Les aquifères sont la réserve capitale (96%) de l’eau douce exploitable.

La nappe est la partie saturée du sol, c’est-à-dire celle où les interstices entre les grains solides sont entièrement remplis d’eau.

 

En revanche, dans un milieu karstique la roche peut présenter des conduits et grottes dans lesquels l’eau peut circuler beaucoup plus vite que dans les autres types d’aquifères.

 

Le rapport entre la nappe avec l’aquifère est donc le même qu’entre le contenu et son contenant.

Un système aquifère peut être

  • soit simple : aquifère unique libre ou captif
  • soit complexe : aquifère multicouche.

 

Zone vadose

Au-dessus d’un aquifère, on trouve parfois des terrains dans lesquels les interstices contiennent de l’eau, mais aussi de l’air.

Cette couche est appelée la zone non saturée ou encore zone vadose.

Il suffit parfois d’un petit apport supplémentaire d’eau (en provenance de la surface) pour faire basculer la couche non saturée à l’état saturé.

De plus, si l’épaisseur de cette couche de terrain est suffisamment importante, et si la topographie des lieux s’y prête, ce mécanisme peut même déclencher une inondation par remontée de la nappe phréatique.

 

Aquiclude

Un aquiclude désigne une formation géologique relativement imperméable à l’eau (exemple une strate d’argile).

Cette couche forme une sorte de barrière à l’eau et permet l’accumulation d’une lentille d’eau dans la zone vadose.

On parle alors de nappe perchée. C’est par exemple ce genre de nappe qui peut donner naissance à une source.

aquifère aquiclude zone de vadose lentille d'eau

Substratum

La définition générale du mot est : ce qui sert de fondement, de base.

En géologie, il s’agit d’une couche inférieure sur laquelle repose une couche plus récente. Le substratum est un socle rocheux recouvert d’une épaisseur variable de sédiments ou d’altérite (Étape de la dégradation d’une roche, où elle forme une structure plus ou moins friable, avant son érosion complète).

Joël DEPRETZ

 

 


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10 mars 1906 : la catastrophe de Courrières

Posté par Joël le 9 mars 2010

Le 10 mars 1906, la plus importante catastrophe minière d’Europe, dite catastrophe de Courrières fit officiellement 1.099 morts.

Alors qu’il y a un mois on nous annonçait la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, la commémoration de ce triste évènement historique sera peut être sensiblement occultée par des préoccupations d’un futur proche.

Même si Beuvry n’est pas directement lié à ce drame, notre devoir de mémoire doit rester intact envers ces victimes, celles de toutes les autres catastrophes minières, mais aussi pour le sacrifice des mineurs de fond (en particulier sur leur santé).

 

catastrophe de courrières À 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un terrible bruit sourd et une secousse se font sentir en surface des puits de mines, des nuages de poussières sortent des fosses…  

Un coup de grisou suivi d’un coup de poussière d’une rare violence ravagent en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse n° 2 dite Auguste LAVAURS), Méricourt (fosse n° 3 dite LAVALERESSE ou Charles BOCA), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse n° 4/11 dite Sainte-Barbe ou Charles DEROME).

Les trois puits de Mines touchés faisaient partie du groupe minier de la société de courrières.

 

Quelques mineurs parviennent à remonter et à donner l’alerte. Les secours sont organisés rapidement.

La nouvelle d’un coup de grisou se répand dans les corons comme une traînée de poudre. Vers les puits sinistrés, c’est aussitôt la course, la ruée d’épouses, de mères, d’enfants et de parents, de mineurs.

Devant le carreau des fosses les grilles sont fermées. La foule s’agite, menace d’envahir le carreau de fosse. Les gendarmes ont peine à la contenir.

 

Quarante-huit heures après la catastrophe, les sapeurs-pompiers de Paris arrivent sur les lieux, épaulés par les sauveteurs des compagnies de la Ruhr qui sont équipés d’appareils respiratoires d’une conception nouvelle.

 

Terrible bilan : 1 099 victimes, des familles entières sont décimées.

L’accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là.

Mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs « irréguliers » dont le décès n’a pas été imputé à cet accident. Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxiques.

En fin de journée, seulement 576 mineurs étaient parvenus à s’échapper de la catastrophe.  

 

Treize rescapés seront remontés le 30 mars du puits N°2 de Billy-Montigny, après 20 jours d’errance au fond de la mine, et un dernier le 4 avril, soit 25 jours après la catastrophe.

Il n’y aura pas d’autres rescapés !

 

À ces pertes il faut ajouter le décès d’au moins seize sauveteurs.

rescapés

Pourquoi une telle catastrophe ?

Deux causes essentielles expliqueraient le désastre : le coup de grisou et le coup de poussière.

Le grisou est un gaz composé essentiellement de méthane. Il présente un énorme risque à cause de son caractère explosif au contact d’une étincelle (on a mis en cause l’utilisation des lampes à feu nu).

Le coup de poussière correspond à l’inflammation violente de grandes quantités de poussière de charbon en suspension. Cette combustion très rapide se propage et engendre avec elle une surpression et une explosion.

Cette catastrophe serait due à la combinaison de ces deux phénomènes.

Par ailleurs, la compagnie minière avait pratiqué d’importants travaux pour réaliser l’interconnexion entre ses différents puits. Ce dispositif, sensé permettre l’évacuation des mineurs, entraîna la propagation de l’incendie dans les différentes fosses.

 

monument à la mémoire des victimes de la catastrophe de courrière Plus jamais ça ! 

 

Cette catastrophe fut suivie de nombreuses polémiques.

On accusait la compagnie de Courrières d’avoir poursuivi l’exploitation de la mine alors qu’un incendie, découvert trois jours plus tôt, n’avait pas encore été complètement maîtrisé.

La gestion de la crise fut également critiquée, notamment la décision de l’ingénieur en chef des mines, de stopper les recherches d’éventuels rescapés, trois jours seulement après l’explosion. Des manifestations et des grèves, éclatèrent.

Ce mouvement social déboucha sur l’instauration du repos hebdomadaire.

De plus, la catastrophe a entraîné des actions de prévention avec en particulier des sessions de formation.

En 1907, le premier poste central de secours du bassin Nord-Pas-de-Calais est créé à Liévin.

On y forme des équipes spécialisées de sauveteurs et on y étudie les risques dus au grisou et au poussier. Les lampes à feu nu sont bannies au profit des lampes dites de sûreté (lampes Davy).

 

Liens :

Catastrophe de Courrières sur Ch’ti.org

Une catastrophe d’une ampleur sans précédent (sur Hérodote.net)

Dossier sur le site La Voix du Nord

Centre historique minier de Lewarde


 

Cliquez pour télécharger un diaporama (format PPS) que j’ai réalisé sur la catastrophe de courrières

 

 


 

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