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Aa – Le premier fleuve

Posté par Joël le 3 mars 2011

Continuons à voir à la fois le réseau hydrographique régional et des idées de « promenade nature« .

Après l’Escaut, allons cette fois de l’autre côté de la région avec l’Aa.

C’est sans doute l’un des fleuves les plus connus des cruciverbistes ! (sous l’intitulé « le premier fleuve de France » ou encore « Premier navigable »).

carte Aa fleuve

L’Aa est ce que l’on appelle un fleuve côtier, car il prend naissance près des côtes et sa longueur est assez faible, son bassin versant n’est donc pas très important.

L’Aa prend sa source dans les collines de l’Artois à Bourthes* à 121 mètres d’altitude.

Aa fleuve

Les affluents de l’Aa se trouvent essentiellement sur sa rive gauche. Il s’agit de l’amont vers l’aval :

  • du Thiembronne (ou la Vilaine) d’une longueur de 7 km, se jette dans l’Aa à St-Martin d’Hardinghem ;
  • du ruisseau de Fourdebecques, le rejoint à Wavrans sur l’Aa ;
  • du Bléquin d’une longueur de 13 km, (dont affluent, l’Urne à l’Eau - 6 km), se jette dans l’Aa à Lumbres ;
  • du ruisseau d’Acquin d’une longueur de 6,5 km qui rejoint également le fleuve à Lumbres.

La rivière de la Houlle est le principal affluent du côté Artois. D’une longueur de 4,8 kilomètres et qui prend sa source à Moulle et se jette dans l’Aa au sud de Watten. La longueur totale du fleuve est de 89 km.

La rivière l’Aa s’écoule sur 54 km du Sud-Ouest vers le Nord-Est dans une vallée marquée, avant de s’épancher dans la cuvette de l’Audomarois. Cette zone d’étalement forme le marais Audomarois avec ses 3.700 ha de terres et d’eau.

Aa - Le premier fleuve  dans Eau MEDIA_d94ddab5-c90f-4a78-88a6-b436eb84abb9

À Blendecques, l’Aa se sépare entre Haute-Meldyck et Basse-Meldyck, premières tentatives de canalisation du cours du fleuve au Xe siècle.

Avant de traverser Arques, il se sépare en deux : la Haute et la Basse-Meldyck. Ce dernier bras rejoint le canal à grand gabarit à la hauteur du pont de la route de Clairmarais, à Saint-Omer. La Haute-Meldyck, à l’entrée de Saint-Omer, se sépare en plusieurs bras qui finissent par se regrouper pour former la rivière des Salines, qui se jette dans l’Aa canalisé, quai du Commerce.

À Arques, la Haute Meldyck suit le Canal de Neufossé, tandis que la Basse Meldyck rejoint la Déviation de Saint-Omer du canal de Neufossé, qui relie la Lys et l’Aa.

 

L’Aa est aujourd’hui en partie intégrée dans la liaison à grand gabarit de Dunkerque à l’Escaut.

Le fleuve est navigable à partir de St-Omer (depuis au moins au XII ème siècle).

 

Le canal de l’Aa traverse sur environ 10 kilomètres le marais Audomarois du sud au nord.

À la sortie de Saint-Omer, les deux canaux ne font plus qu’un : le canal de l’Aa traverse alors le marais Audomarois en pente très douce, voire quasi nulle (4 mètres d’altitude environ).

C’est une zone de marais, irriguée par un réseau de watergangs (Voir la définition), géré par l’Institution Interdépartementale des Wateringues.

 

L’estuaire est aujourd’hui artificiel

Un canal y a été creusé pour en limiter l’envasement. Le fleuve rejoint la mer du Nord à Gravelines mais uniquement à marée basse. Un système de portes empêche, à marée haute, l’eau de mer de pénétrer dans les terres proches qui seraient inondées et salées.

 

2755972106_1 canal dans Géographie

 

* A propos de la source de l’Aa :

L’Aa supérieure prend sa source sur la commune de Bourthes au lieu-dit Le Crocq, à une altitude de 121 mètres. Cette source est temporaire et ne coule que lorsque la nappe est bien alimentée par les pluies d’hiver. Au printemps, les sources se trouvent en général plus à l’aval, au pied du Mont Timet.

Un peu d’étymologie…

Le nom du village de Bourthes viendrait du radical Borth sorti du flamand Geboorte, c’est à dire naissance.

L’origine du nom Aa est vraisemblablement originaire du latin « Aqua » (eau), lui-même de même origine que le celte « Awa ».
L’Aa était au Moyen Âge désigné par le nom d’Enula, qui aurait dérivé en Enela, et donné son nom à des chenaux et petits cours d’eau près de Gravelines s’appelant Enna, Grand Dena.


 

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Le recensement de tous les mariniers de France se fait depuis Lille

Posté par Joël le 29 janvier 2011

Lorsque je trouve le temps, j’essaie de développer les réponses aux commentaires.*

 

Ainsi, j’ai commencé une série d’articles relatifs à la navigation fluviale dans la région, afin de situer le canal à grand gabarit, qui sépare physiquement la commune de Beuvry, et ainsi appréhender l’importance de ce canal.

Puis, j’ai fait une parenthèse pour parler, comme chaque année, des nouveaux chiffres de la population.

 

Et voilà que l’actualité me permet de faire un lien entre ces deux sujets.

En effet, comme toutes les personnes vivant en France, les mariniers sont concernés par le recensement de la population.

Et justement, les personnes habitant sur un bateau immatriculé en France et pratiquant la navigation fluviale seront recensées en 2011.

Mais surtout, il faut savoir que ce sont les enquêteurs de l’INSEE Nord – Pas-de-Calais, qui vont recenser la population des mariniers de toute la France, soit huit cents bateaux.

 

Pourquoi l’INSEE de Lille et pas de Paris ?

D’abord parce que nous avons beaucoup de mariniers dans la région. De plus, sur six centres de gestion en France, trois sont dans la région. Enfin, le fait que siège social des Voies navigables de France est à Béthune, n’est sans doute pas étranger à ce choix.

 

Comment recenser les habitants de tous ces bateaux éparpillés sur le réseau navigable français ?

Le recensement des mariniers est particulier.

La presse régionale a annoncé la semaine dernière qu’il se fera  » essentiellement sur Internet ».

Cette méthode novatrice de recensement va permettre de tester, en grandeur réelle, les réponses par internet. En effet les directives du ministère ont fixé à 2013 l’élargissement des réponses électroniques à tous les recensés.

 

L’article 1 de l’arrêté du 29 septembre 2010 précise néanmoins :

« La collecte sera réalisée de janvier 2011 à avril 2011 et comprendra un bulletin individuel et une feuille de bateau.
Les personnes interrogées ont le choix de répondre à l’enquête soit au moyen d’un questionnaire à retourner par voie postale, soit par le biais d’une téléprocédure sur le site internet de l’INSEE
. »

 

* (le suivi des commentaires fait partie de la gestion d’un blog, et ne doit pas se limiter, à mon avis, à « oui, je suis d’accord » ou « merci pour votre commentaire ».
Il faut parfois développer ou compléter l’information).


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La Scarpe et la Deule

Posté par Joël le 19 janvier 2011

Après une présentation du canal Dunkerque-Escaut, je vous propose un zoom sur une partie du réseau hydrographique de la région.

J’ai déjà réalisé un article sur la Lys, l’un des affluents de l’Escaut.
Voici maintenant une présentation de la Scarpe, un autre affluent de l’Escaut et de la Deûle, affluent de la Lys.

La Scarpe et la Deule dans Canaux scarpedeule

La Scarpe

La Scarpe est un affluent de l’Escaut qui se décompose en trois parties nommées successivement « Scarpe Supérieure », « Scarpe Moyenne » et « Scarpe Inférieure ».

Elle prend sa source dans les collines de l’Artois à Berles-Monchel, près d’Aubigny-en-Artois.

Elle mesure 112 kilomètres dont les deux-tiers sont canalisés et navigables (à partir d’Arras).

 

Partie navigable de la scarpe.

La rivière Scarpe se jette à Arras dans la Scarpe canalisée à une altitude de 55 mètres.

Elle traverse notamment Douai, Saint-Amand-les-Eaux, et rejoint l’Escaut à Mortagne-du-Nord.

La Scarpe Moyenne est doublée par la dérivation de Douai (entre Corbehem et Flers-en-Escrebieux), intégrée dans la liaison à grand gabarit Dunkerque-Escaut.

source de la rivière la scarpe Scarpe à saint Laurent Blangy Scarpe à Douai

La source    -    La Scarpe à Saint Laurent-Blangy     –     La rivière Scarpe dans Douai

La Deûle

La Deûle est une rivière dont l’essentiel du cours est aujourd’hui canalisé (de Lens à Deûlémont).

La Souchez, qui constitue le cours amont de la Deûle, est formée de la réunion, dans le village du même nom, de deux ruisseaux, le Carency et le Saint-Nazaire.

La Deûle canalisée comporte trois branches :

  • le canal de Lens ou canal de La Souchez selon les endroits ;
  • le tronçon du canal Dunkerque-Escaut dit « canal de la Haute Deûle », qui assure la liaison entre la Scarpe (à Douai) et le canal d’Aire (à Bauvin) ;
  • la Deûle canalisée, ou Basse Deûle, qui assure la liaison depuis Bauvin entre le canal Dunkerque-Escaut et la Lys mitoyenne (confluence à Deûlémont).

 

La Deûle a été naviguée depuis l’époque gallo-romaine entre Lille et la Lys.

En 1271 le châtelain de Lille, Jean III, à qui la comtesse Jeanne de Flandre venait d’apporter cette portion de rivière en dot, canalisa la Deûle de Lille à La Bassée, en drainant les marais d’Haubourdin.

cours de la rivière la deûle

 

Lien : AASCALYS


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La liaison fluviale Dunkerque – Escaut

Posté par Joël le 17 janvier 2011

Afin de pouvoir comprendre l’utilité et les problèmes éventuels du canal à grand gabarit qui traverse Beuvry, il faut observer le sujet bien au-delà des limites communales, d’où cette série d’articles ces jours-ci.

 

Le canal d’Aire à La Bassée fait partie de la liaison « Dunkerque-Escaut ».

J’ai rassemblé quelques informations relatives à cette voie d’eau. Il s’agit d’une synthèse à partir de sources diverses.
Elle est peut-être incomplète, mais n’hésitez pas à me transmettre vos remarques.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Présentation du canal Dunkerque-Escaut

Le canal de Dunkerque à Valenciennes ou liaison Dunkerque-Escaut est un axe de transport à grand gabarit, qui forme l’armature essentielle du réseau fluvial navigable du Nord – Pas-de-Calais.

Cette liaison est en réalité constituée d’une suite de canaux et de rivières canalisées à grand gabarit.
(A défaut de précision pour désigner une portion, j’emploierai ici le terme générique « canal » pour parler de l’ensemble de cette liaison.)

 

Le canal relie ainsi l’est et l’ouest de la région.

 

Tracé de la liaison Dunkerque-Escaut

La liaison Dunkerque-Escaut emprunte successivement :

 

Le canal de Bourbourg ;

la dérivation de la Colme et le canal de la Haute Colme de Dunkerque à Watten;

la rivière d’Aa canalisée de Watten jusqu’à Arques ;

le canal de Neufossé d’Arques à Aire-sur-la-Lys, percé en 1779 ;

le canal d’Aire-sur-la-Lys à la Bassée (1880) ;

le canal de la Haute-Deûle (à ne pas confondre avec la Deûle, qui est une rivière !), percé par Vauban en 1693 jusqu’au Fort de Scarpe ;

la Scarpe supérieure à la traversée de Douai jusqu’à Corbehem ;

un canal d’alimentation de la Scarpe par la Sensée rivière, percé par Vauban en 1690, de Corbehem à Arleux ;

la Sensée canalisée de Arleux à Bouchain ;

l’Escaut canalisé de Bouchain à Valenciennes.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Infrastructures du canal Dunkerque-Escaut

Cette liaison traversant notre région compte plus de 620 km de berges artificielles, gérées par VNF (Voies Navigables de France dont le siège social se trouve à Béthune).

 

Le canal aboutit à la mer via 3 exutoires, gérés de manière coordonnée par le Port autonome de Dunkerque, le port de Gravelines et le Service maritime des ports de Boulogne et de Calais, avec le service navigation de tirage à la mer.

Des écluses contrôlent les niveaux en fonction des marées, avec pompage lorsque nécessaire. Le canal aboutit principalement au Port de Dunkerque (par l’écluse de Mardyck).

 

10 écluses à sas utile de 144,60 m de longueur et 12,00 m de largeur (Écluses de Flandres, des Fontinettes, de Watten, de Cuinchy, de Douai, de Courchelettes, de Gœulzin, de Pont Malin, de Denain et de Trith), construites sur 20 ans environ, de 1951 à 1972), permettent l’accueil de péniches au gabarit 3.000 tonnes.

Cette voie d’eau est ainsi ouverte à la navigation des bateaux de type V « Grand Rhénan » selon la classification expliquée dans l’article précédent

 

Fonctions de la liaison Dunkerque-Escaut

L’infrastructure fut conçue pour des navires ou convois poussés de 11,40 m de largeur et 142 m de longueur, avec un tirant d’eau maximum de 2,50 m.

Elle reprit presque partout le tracé de divers canaux (dont le canal de Neufossé qui est une ancienne fortification) ou rivières pré-existants, mais qui n’étaient alors qu’au gabarit Freycinet.

Cet axe navigable participe, par le biais des divers cours d’eau qu’il rencontre (Lys, Meldyck, canal de la Colme) au drainage de la Flandre maritime et du marais audomarois via le réseau des Wateringues, vers Saint-Omer.

En outre, il approvisionne le bassin industriel de Dunkerque en eau douce.

 

Aspects hydrauliques

La liaison Dunkerque-Escaut est le récepteur final de presque tous les cours d’eau de la région (sauf La Liane, la Canche, l’Authie et quelques petits fleuves côtiers).

Il reçoit près de 40 affluents directs, qui drainent et irriguent environ 9 600 km2 de bassins versants.

Lors de la construction du canal, le lit de plusieurs cours d’eau a été coupé mais la continuité hydraulique a été restaurée par environ 40 ouvrages de transfert et siphons passant sous les canaux (voir article LLL).

Le canal reçoit aussi les eaux de pompage du bassin minier (qu’il faut poursuivre en raison des affaissements miniers).

 

De plus, le canal est en communication avec de nombreuses nappes alluviales, dont certaines alimentant des zones humides importantes pour la trame verte régionale et les parcs naturels régionaux (Scarpe-aval, marais audomarois…)

 

Ce canal alimente ou reçoit près de 6.000 prises d’eau et rejets industriels, agricoles, d’assainissement, d’adduction en eau potable, etc…

 


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Le transport fluvial en France

Posté par Joël le 12 janvier 2011

 

Le transport fluvial est le mode de transport sur les voies dites navigables : cours d’eau naturels navigables, éventuellement aménagés ou des canaux artificiels.

 

Ce mode de transport comporte plusieurs avantages : il est très économique car peu gourmand en énergie, il permet de transporter des tonnages très importants, et peu polluant compte tenu de la charge transportée.

Ses inconvénients sont :

  • la lenteur d’acheminement dans certains cas, (dû à la faiblesse du réseau des voies navigables inégalement réparti)
  • la nécessité, sauf exceptions, de terminer l’acheminement par un autre moyen.

 

Le transport fluvial garde une importance non négligeable pour le transport de marchandises dans certains pays car ils sont dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé.

Il pourrait donc reprendre une place plus importante en France si on s’en donne les moyens.

 

Notons qu’en plus du transport de fret (marchandises), il existe localement quelques services de transports de personnes, mais aussi une navigation de plaisance ou tourisme fluvial.

 

Les voies navigables françaises

 

Le réseau des voies navigables est constitué de l’ensemble des fleuves, rivières et canaux aménagés et équipés pour être ouverts à la circulation et au transport fluvial.

 

La France est sillonnée par le réseau fluvial le plus étendu d’Europe après la Russie, avec 8.800 km de rivières et canaux navigables.

Les premiers canaux remontent au XVIIe siècle (canaux de Briare et du Midi) et, jusqu’au milieu du XIXe siècle, de très nombreux projets sont réalisés.

Les gabarits du réseau français sont variables. De nombreux canaux sont conçus pour des bateaux de moins de 150 t.

Une première modernisation, relevant la capacité de chargement à 250 t, fut votée par l’Assemblée nationale en 1879 à l’initiative du ministre Charles de Freycinet.

Ce vaste projet portait à la fois sur le réaménagement des principaux axes existants et sur la construction de nouveaux canaux, avec des écluses plus importantes que celles existantes.

 

La phase actuelle d’aménagement à grand gabarit (classe européenne IV ou V), a commencé en 1953.

Un cinquième de la longueur totale du réseau a été modernisé, l’effort portant sur les principales rivières et la liaison Dunkerque-Escaut dont fait partie le canal qui traverse notre commune.

 

La plus grande partie du réseau, soit 6.800 km a été confiée par l’État à VNF (Voies navigables de France).

Une partie (environ 1000 km) a été transférée à des régions et 700 km sont restés sous la gestion directe de l’État.

Certaines sections sont même gérées dans le cadre de concessions par des syndicats mixtes voire par les ports maritimes.

 

Le gabarit Freycinet

 

Charles de Saulces de Freycinet Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom.

 

Le plan Freycinet est un programme de travaux publics comprenant la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d’intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le «gabarit Freycinet») et d’installations portuaires.

 

La réalisation du plan Freycinet dura jusqu’en 1914, et il fut pratiquement entièrement réalisé.

 

Le gabarit Freycinet est une norme régissant la dimension des écluses de certains canaux :

Cette norme portait la longueur des sas d’écluse à 39 m pour 5,20 m de large, afin d’être franchissables par des péniches de 300 tonnes ou 350 tonnes.

En conséquence, les bateaux au gabarit Freycinet ne doivent pas dépasser 38,5 m sur 5,05m pour un tirant d’eau de 1,80 m et une hauteur libre de 3,70 m sous les ponts.

On parle ainsi de bateaux ou de péniches Freycinet.

Suite à cette norme, de nombreux travaux seront engagés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle pour moderniser les canaux et harmoniser la navigation fluviale.

Le gabarit Freycinet correspond maintenant au gabarit européen de classe I.


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Beuvry en photos : été 2010 – eutrophisation et lentilles d’eau

Posté par Joël le 28 décembre 2010

Suite du retour en images sur l’année 2010 à Beuvry :

De juin à octobre 2010, les lentilles d’eau ont colonisé les plans d’eau de la région,
et en particulier le canal d’Aire à La Bassée mais aussi le canal des mines (dit canal de Beuvry).

canal 5 septembre 2010 canal grand gabarit 24 juin 2010 beuvry base nautique beuvry 24 juin 2010 début eutrophisation basenautique21juin2010.jpg basenautique24juin10.jpg canaldesmines.jpg beuvry.jpgcanal24juin2010.jpg chantiernavalbeuvry.jpgfossbeuvry.jpg maraisannequin.jpg

 


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Les poissons nagent sur le dos

Posté par Joël le 26 septembre 2010

 

Échange de bons procédés ?

Les blogueurs lisent la presse.

Les journalistes lisent peut-être les blogs…

 

Alors que certains pensent que les blogueurs « n’ont que ça à faire » ou que d’autres laissent entendre que nous avons des centres d’intérêt restreints, il semble que quelques personnes s’intéressent à ce qui est écrit sur les blogs.

C’est du moins ce que l’on peut penser aux travers des petites remarques dans cet article de presse de samedi.

 

Poissons morts : la faute aux lentilles

 

De gros poissons, des anguilles, des écrevisses…

Un signe de richesse des eaux du canal, si ce n’est qu’on les a trouvés nageant sur le dos.

Dans le bras du canal, tout aussi mort.

 

Les uns ont craint une pollution, les autres une attaque massive des lentilles d’eau que l’automne n’a pas l’air de faire reculer.

 

Des analyses viennent de tomber : aucune pollution à déplorer, c’est bien un manque d’oxygène qui a tué la faune.

 

Des solutions sont envisagées (nous y reviendrons) mais pour débarrasser les cadavres qui de surcroît embaument l’atmosphère, la Ville a demandé à VNF de lui prêter un bateau approprié pour ce genre de besogne.

 

C’est qu’avec une barque municipale et deux agents, le rapport de forces était par trop inégal.

 

Mais quand même, l’article parle d’un « manque d’oxygène qui a tué la faune ».

 

Le manque d’oxygène, n’est-il pas la conséquence de l’eutrophisation (développement anarchique de plantes aquatiques expliqué dans plusieurs articles sur ce blog depuis 4 mois) et en l’espèce causée par… des lentilles d’eau ?

 

Mes articles sur l’eutrophisation et les lentilles d’eau n’étaient donc pas si clairs que cela…

Ou alors ils n’ont pas tous été lus ?

Dans ce cas, c’est peut-être, comme insinué par certains, que les blogueurs sont les seuls à s’intéresser aux sujets qu’ils traitent…

 

Il se peut aussi que le manque d’oxygène ait une autre cause, laissons faire les spécialistes. 


 

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Tapis vert à Beuvry

Posté par Joël le 9 septembre 2010

Essars – Beuvry – Cuinchy – La Bassée :

les lentilles d’eau se sont un peu déplacées mais n’ont pas disparu !

 

Photo prise depuis la passerelle de Beuvry le dimanche 5 septembre 2010 lentilles d'eau canal d'aire Beuvry 5 septembre 2010

 

lentilles d'eau On en trouve même des espèces sur les bords du lac Titicaca, dans les Andes à 3800 m d’altitude et à une température de 8°C.


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Lentilles d’eau : photos à Beuvry

Posté par Joël le 29 juin 2010

Pour répondre à un commentaire, voici une série de photos prises à Beuvry le 21 et le 24 juin 2010.

Sur le canal de la compagnie des mines de Nœux (dit canal de Beuvry), sur le canal à grand gabarit (canal d’Aire à la Bassée), ou un ancien chantier naval (embranché sur le canal à grand gabarit, côté Gorre), on peut constater que Beuvry n’est pas épargné par les lentilles d’eau.

basenautique 24 juin 2010.jpg eutrophisationcanal de beuvry 21 juin 2010 eutrophisation canal des mines Beuvry 22 juin 2010 eutrophisation beuvry petite jonction au canal d'aire eutrophisation canal d'aire à la bassée 24 juin 2010 Beuvry canal grand gabarit beuvry 24 juin 2010 eutrophisation ancien chantier naval beuvry


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