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Histoire canal d’Aire à La Bassée

Posté par Joël le 19 août 2011

Comme nous l’avons vu précédemment,  le canal qui traverse Beuvry s’est avéré comme une nécessité au début du 19ème siècle et la loi de concession du 14 Août 1822 a permis son financement et donc sa construction.

Cette communication entre la Deûle et la Lys a ainsi été ouverte à la Navigation en 1825, en voici l’historique.

péniche canal beuvry

Construction du canal

Depuis longtemps, les États d’Artois, s’étaient préoccupés de l’urgence de ce canal (afin de réduire la distance de la navigation entre Dunkerque et la Seine).

Mais c’était à Saint-Venant que la Deûle devait venir joindre la Lys ; le projet fut adopté en 1790 par l’Assemblée Constituante et de nouveau remis à l’étude… sans résultat en 1811.

 

La concession fut finalement accordée à la Compagnie Loque et Desjardins, le 4 avril 1822, pour une durée de « 87 ans et 11 mois à dater de la ratification de la loi », (soit le 14 août de la même année).

Les travaux de creusement furent réalisés rapidement, en 1824 et 1825.

Le 1er mars 1825 on ouvre à la navigation la portion du canal entre La Bassée et Béthune, puis la partie entre Béthune et Aire le 25 octobre.

 

Le canal d’Aire  ainsi creusé a une longueur totale de 41,145 km et se compose de deux biefs :

- Le bief de Cuinchy d’une longueur de 10,526 km

- Le bief de la Lys d’une longueur de 30,619 km

Séparés par l’écluse de Cuinchy.

 

A la suite d’un traité de commerce, une loi du 1 er août 1860 opéra le rachat du canal d’Aire.

Une autre loi du 20 mai 1863 régla l’indemnité due à la Compagnie…

Depuis lors, le canal est définitivement rentré dans les mains de l’Etat.

 

Améliorations réalisées depuis le rachat

Le canal a été restauré et approfondi de manière à porter son mouillage à 2m 20 et à permettre le passage des bateaux prenant 1 m 80 d’enfoncement.

Le décret du 25 avril 1868 autorisa l’amélioration du bief supérieur.

L’amélioration du bief inférieur fut prescrite par le décret du 30 août 1871.

Le décret du 28 juin 1880 a permis d’exécuter les travaux suivants :
Amélioration des ouvrages d’art ;

reconstruction de neuf ponts-levis et construction de neuf maisons pontières avec annexes ;

Curage général à 9m 40 au plafond et 2m 20 de tirant d’eau.

 

Les rivages

Le canal d’Aire à La Bassée donne lieu à des embarquements considérables de houille du bassin du Pas-de-Calais. Sept Compagnies houillères y ont installé des rivages qui sont reliés avec leurs fosses par des voies ferrées :

*  La Compagnie des mines de Béthune, dont le quai est établi à Violaines rive gauche, à 8km135 ;

*  La compagnie des mines de Vicoigne et Nœux, dont le canal débouche sur la rive gauche, à Beuvry, à 13km273.

 rivage canal de noeux situé à beuvry 62600


Indépendamment de ces rivages particuliers, il existe sur le canal d’Aire deux grands rivages publics.

L’un, qui appartient à la ville de Béthune et qui s’étend sur la rive gauche, sur une longueur de 400 mètres, en amont du pont de la Gare, à 18km438.

L’autre, sur la rive gauche, à 5km800, est établi dans un bassin latéral, débouchant dans le canal à l’aval du pont des Vaches ; il appartient à la ville de La Bassée.

Sept autres rivages publics ont été établis sur les territoires des communes d’Hantay, Cuinchy, Beuvry, Robecq, Busnes, Guarbecques et Isbergues.

 

Améliorations nécessaires au 20ème siècle.

La navigation était devenue très difficile sur le canal d’Aire, en raison du trafic considérable, dont le tonnage effectif s’est élevé en 1898 à 3.679.144 tonnes.
Le nombre de bateaux en attente de chargement ou de déchargement dans les six rivages houillers est considérable et cause des encombrements fréquents.
L’Administration vient de prendre en considération un avant-projet d’établissement de deux gares d’eau, à Béthune et à Hantay, et d’un garage à Isbergues.

Un avant-projet d’amélioration générale prévoit :

1° Approfondissement à 2m 50 de tirant d’eau et l’élargissement à 10m 50 du plafond du canal;

2° Doublement du chemin de halage et défenses de berges;

3° Rectification de La Bassée ;

4° Doublement de l’écluse de Cuinchy et établissements de garages aux abords ;

5° Reconstruction de dix ponts fixes, treize ponts tournants, deux viaducs de chemin de fer, passerelles, trois maisons pontières ;

6° Enfin, élargissement de vingt siphons et reconstruction de huit aqueducs.

 

Amélioration du mouillage

Un canal est une sorte de grand fossé creusé par l’homme dont le profil a presque la forme d’un trapèze isocèle. La base porte le nom de plafond, le plan d’eau celui de miroir, la distance verticale qui les sépare s’appelle mouillage.

En 1900, le canal d’Aire à La Bassée présente partout un mouillage de 2,20 m et permet le passage des bateaux prenant 1,80 m d’enfoncement.

La tenue des eaux du bief supérieur est commandée par le niveau réglementaire de l’écluse de Don, sur le canal de la Deûle. Celle du bief inférieur est commandée par les niveaux réglementaires de l’écluse de St-François, sur la Lys, et des écluses des Fontinettes, sur le canal de Neuffossé.

L’alimentation est assurée dans le bief supérieur par la Deûle, et dans le bief inférieur par la Lys, avec lesquelles le canal est en libre communication.

Le projet de dragage et d’approfondissement du Canal à 2,50 m sous le plan d’eau entre Bauvin et le point 18,100 km a été approuvé par l’Administration Supérieure à la date du 19 Décembre 1906.

Les travaux ont été adjugés le 26 Janvier 1907 à M. Guisez, entrepreneur à St Amand, et sont commencés en mai 1907.

 

Evolution de l’écluse de Cuinchy

La  construction de la première écluse, au niveau du pont routier actuel, rend la circulation difficile entre les deux parties de la commune, mais en contrepartie elle apporte beaucoup d’activités.

Ainsi, la population de ce village voisin, passe de 500 à 1500 habitants, de 1825 à 1914.

Face à l’accroissement du trafic sur le canal, une deuxième écluse, au gabarit Freycinet à deux sas, est construite (à côté de l’écluse actuelle) en 1908.

Lorsque dans les années 60 le canal est mis au « grand gabarit », on accole une nouvelle écluse à l’ancienne, d’une longueur de 136,60 m, de 12 m de largeur et de 6m de profondeur.

Elle permet le passage des convois poussés de 3.000 tonnes.

écluse de cuinchy canal Aire à La Bassée

Publié dans Canaux, Eau, Histoire, Loisne, Transports | 5 Commentaires »

Description du canal d’Aire à La Bassée

Posté par Joël le 12 août 2011

 

Le chaînon manquant

Le canal d’Aire à La Bassée, qui fait partie du paysage Beuvrygeois, est un des maillons essentiels de la ligne à grand gabarit de Dunkerque à l’Escaut.

Autant dire qu’avant son ouverture, il s’agissait même du chaînon manquant (comme je l’ai évoqué dans un article précédent).

En effet, ce canal, inauguré en 1825, a été réalisé pour assurer la liaison Dunkerque – région parisienne dans de meilleures conditions.
Sa construction permettait d’éviter le passage par Deûlémont réduisant ainsi le parcours de 50 km (voir la carte ci-dessous).

Il s’agit d’un canal de jonction par dérivation de la Deûle vers la Lys.

C’est-à-dire qu’il relie le canal de la Deûle (au niveau de Bauvin, donc au delà de La Bassée) à la Lys et au canal de Neufossé (au niveau d’Aire-sur-la-Lys). Il est composé de 2 biefs séparés par l’écluse située à Cuinchy.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Le canal d’Aire à La Bassée en chiffres

Sa longueur totale est de 41,145 km. Le canal a connu des travaux d’élargissement au début des années 1900, puis en 1966 pour sa mise à grand gabarit permettant le passage de péniches de 1.350 tonnes.

 

A l’origine : gabarit « Freycinet », soit 39 m sur 5,20 m, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,50 m.

Actuellement : gabarit européen, soit 143 m sur 11,40 m, mouillage 3,40 m, hauteur libre 4,50 m.

 

Origine physique et administrative : Bauvin (Nord) à la cote 20,90 m.

Extrémité physique et administrative : Aire (Pas-de-Calais) à la cote 18,90 m.

La cote est le Niveau Normal de Navigation du canal par rapport au niveau de la mer. Autrement dit, c’est le niveau que le Service Navigation s’efforce de maintenir pour assurer de bonnes conditions de navigation.

Le sens conventionnel de descente est donc : De Bauvin à Aire-sur-la-Lys.
L’écluse de Cuinchy possède un ouvrage (ou sas d’écluse) de 144,60 mètres par 12 mètres et une chute d’eau de 2 mètres.

Communes traversées

Le canal traverse les communes de Bauvin, Billy-Berclau, Hantay, Douvrin, Salomé, Haisnes, La Bassée, Violaines, Cuinchy, Givenchy, Festubert, Beuvry, Béthune, Essars, Annezin, Hinges, Mont-Bemanchon, Robecq, Busnes, Guardecques, Berguette, Isbergues et Aire.

 

Autres informations sur le canal d’Aire à La Bassée

Il existe un embranchement situé au PK (point kilométrique) 13, appelé embranchement de Nœux-les-Mines (ou « canal de Beuvry), long de 3 km (sans écluse).

Le canal à grand gabarit d’Aire à La Bassée est traversé par des aqueducs et des siphons pour le passage des cours d’eau et des fossés de drainage.

peniches canal à grand ganarit beuvry


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Différents types de canaux en France

Posté par Joël le 10 août 2011

La France possède plus de cent canaux, présentant une longueur totale de 4,900 kilomètres ; on peut les diviser en trois classes :

1 – les canaux qui établissent des communications entre la Méditerranée et l’Océan ;

2 – ceux qui font communiquer les fleuves ou les rivières de différents bassins-versants* ;

3 – ceux qu’on a creusés à l’intérieur des bassins*.

carte de france des rivieres et canaux

Parmi les canaux creusés à l’intérieur des bassins, les uns sont latéraux aux cours d’eau non navigables ou d’une navigation longue, difficile ou souvent interrompue, les autres servent à faire communiquer les fleuves avec les affluents ou les affluents entre eux.

 

Les principaux canaux qui font communiquer les fleuves avec leurs affluents ou les affluents entre eux sont ceux d’Aire à La Bassée, de la Deûle, de la Sensée, dans le bassin de l’Escaut ; de Saint-Maur, de l’Ourcq, de Saint-Denis et Saint-Martin, dans le bassin de la Seine ; du Berry, de Nantes à Brest, dans le bassin de la Loire ; d’Arles à Bouc, de Beaucaire, dans le bassin du Rhône.


Ainsi, le canal d’Aire à la Bassée, qui traverse Beuvry, relie la Lys au canal de la Deûle.

 

 

* Voir la définition du bassin versant en cliquant ici.

 


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Aa – Le premier fleuve

Posté par Joël le 3 mars 2011

Continuons à voir à la fois le réseau hydrographique régional et des idées de « promenade nature« .

Après l’Escaut, allons cette fois de l’autre côté de la région avec l’Aa.

C’est sans doute l’un des fleuves les plus connus des cruciverbistes ! (sous l’intitulé « le premier fleuve de France » ou encore « Premier navigable »).

carte Aa fleuve

L’Aa est ce que l’on appelle un fleuve côtier, car il prend naissance près des côtes et sa longueur est assez faible, son bassin versant n’est donc pas très important.

L’Aa prend sa source dans les collines de l’Artois à Bourthes* à 121 mètres d’altitude.

Aa fleuve

Les affluents de l’Aa se trouvent essentiellement sur sa rive gauche. Il s’agit de l’amont vers l’aval :

  • du Thiembronne (ou la Vilaine) d’une longueur de 7 km, se jette dans l’Aa à St-Martin d’Hardinghem ;
  • du ruisseau de Fourdebecques, le rejoint à Wavrans sur l’Aa ;
  • du Bléquin d’une longueur de 13 km, (dont affluent, l’Urne à l’Eau - 6 km), se jette dans l’Aa à Lumbres ;
  • du ruisseau d’Acquin d’une longueur de 6,5 km qui rejoint également le fleuve à Lumbres.

La rivière de la Houlle est le principal affluent du côté Artois. D’une longueur de 4,8 kilomètres et qui prend sa source à Moulle et se jette dans l’Aa au sud de Watten. La longueur totale du fleuve est de 89 km.

La rivière l’Aa s’écoule sur 54 km du Sud-Ouest vers le Nord-Est dans une vallée marquée, avant de s’épancher dans la cuvette de l’Audomarois. Cette zone d’étalement forme le marais Audomarois avec ses 3.700 ha de terres et d’eau.

Aa - Le premier fleuve  dans Eau MEDIA_d94ddab5-c90f-4a78-88a6-b436eb84abb9

À Blendecques, l’Aa se sépare entre Haute-Meldyck et Basse-Meldyck, premières tentatives de canalisation du cours du fleuve au Xe siècle.

Avant de traverser Arques, il se sépare en deux : la Haute et la Basse-Meldyck. Ce dernier bras rejoint le canal à grand gabarit à la hauteur du pont de la route de Clairmarais, à Saint-Omer. La Haute-Meldyck, à l’entrée de Saint-Omer, se sépare en plusieurs bras qui finissent par se regrouper pour former la rivière des Salines, qui se jette dans l’Aa canalisé, quai du Commerce.

À Arques, la Haute Meldyck suit le Canal de Neufossé, tandis que la Basse Meldyck rejoint la Déviation de Saint-Omer du canal de Neufossé, qui relie la Lys et l’Aa.

 

L’Aa est aujourd’hui en partie intégrée dans la liaison à grand gabarit de Dunkerque à l’Escaut.

Le fleuve est navigable à partir de St-Omer (depuis au moins au XII ème siècle).

 

Le canal de l’Aa traverse sur environ 10 kilomètres le marais Audomarois du sud au nord.

À la sortie de Saint-Omer, les deux canaux ne font plus qu’un : le canal de l’Aa traverse alors le marais Audomarois en pente très douce, voire quasi nulle (4 mètres d’altitude environ).

C’est une zone de marais, irriguée par un réseau de watergangs (Voir la définition), géré par l’Institution Interdépartementale des Wateringues.

 

L’estuaire est aujourd’hui artificiel

Un canal y a été creusé pour en limiter l’envasement. Le fleuve rejoint la mer du Nord à Gravelines mais uniquement à marée basse. Un système de portes empêche, à marée haute, l’eau de mer de pénétrer dans les terres proches qui seraient inondées et salées.

 

2755972106_1 canal dans Géographie

 

* A propos de la source de l’Aa :

L’Aa supérieure prend sa source sur la commune de Bourthes au lieu-dit Le Crocq, à une altitude de 121 mètres. Cette source est temporaire et ne coule que lorsque la nappe est bien alimentée par les pluies d’hiver. Au printemps, les sources se trouvent en général plus à l’aval, au pied du Mont Timet.

Un peu d’étymologie…

Le nom du village de Bourthes viendrait du radical Borth sorti du flamand Geboorte, c’est à dire naissance.

L’origine du nom Aa est vraisemblablement originaire du latin « Aqua » (eau), lui-même de même origine que le celte « Awa ».
L’Aa était au Moyen Âge désigné par le nom d’Enula, qui aurait dérivé en Enela, et donné son nom à des chenaux et petits cours d’eau près de Gravelines s’appelant Enna, Grand Dena.


 

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Tout Beuvry sur le Web : Que d’eau !

Posté par Joël le 8 février 2011

goute d'eau On m’a dit, avec humour, que je parle beaucoup d’eau sur ce blog. 

Mais l’eau, c’est la vie !

 

De plus, l’eau est source de nombreuses conversations Beuvrygeoises…

 

Beuvry sur Loisne

(C’est le titre de l’un des ouvrages écrits par l’abbé Julien Bacon ; on y trouve des informations passionnantes, notamment sur le rapport qu’à toujours eu Beuvry avec l’eau.)

Beuvry, avec la Loisne, le canal des mines (alimenté par celle-ci), le canal à grand gabarit, sans oublier les fossés et les anciens marécages,… n’est-elle pas d’une certaine façon une « ville d’eau » ?

Souvenez-vous des légendes Beuvrygeoises.

 

L’eau dans tous ses états

La connaissance de l’eau tant pour la préservation de la biodiversité, que pour la maîtrise de l’élément par lui-même, dans le but de se préserver de catastrophes par exemple, me semble importante.

 

L’étude du réseau hydrographique régional permet d’appréhender certains problèmes tels que ceux liés à la navigation fluviale mais aussi à l’évolution des zones humides et l’intérêt de les préserver.

Les articles publiés sur ce blog depuis un mois traitent de ces 2 aspects qui, vous l’avez compris, ne sont pas sans rapport avec la commune.


En ce qui concerne le réseau hydrographique, je vais donc continuer prochainement la présentation (non exhaustive) des rivières et canaux de notre région.

 

Comment s’y retrouver sur ce blog ?

Certains articles sont regroupés sur la page « Réseau hydrographique et lois sur l’eau » (Cliquer au préalable sur la page « Dossiers Beuvrygeois« )

Vous pouvez aussi accéder par les catégories (et sous catégories) qui se trouvent sur le côté droit du blog :


Publié dans Ce blog - son auteur, Eau | 2 Commentaires »

La liaison fluviale Dunkerque – Escaut

Posté par Joël le 17 janvier 2011

Afin de pouvoir comprendre l’utilité et les problèmes éventuels du canal à grand gabarit qui traverse Beuvry, il faut observer le sujet bien au-delà des limites communales, d’où cette série d’articles ces jours-ci.

 

Le canal d’Aire à La Bassée fait partie de la liaison « Dunkerque-Escaut ».

J’ai rassemblé quelques informations relatives à cette voie d’eau. Il s’agit d’une synthèse à partir de sources diverses.
Elle est peut-être incomplète, mais n’hésitez pas à me transmettre vos remarques.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Présentation du canal Dunkerque-Escaut

Le canal de Dunkerque à Valenciennes ou liaison Dunkerque-Escaut est un axe de transport à grand gabarit, qui forme l’armature essentielle du réseau fluvial navigable du Nord – Pas-de-Calais.

Cette liaison est en réalité constituée d’une suite de canaux et de rivières canalisées à grand gabarit.
(A défaut de précision pour désigner une portion, j’emploierai ici le terme générique « canal » pour parler de l’ensemble de cette liaison.)

 

Le canal relie ainsi l’est et l’ouest de la région.

 

Tracé de la liaison Dunkerque-Escaut

La liaison Dunkerque-Escaut emprunte successivement :

 

Le canal de Bourbourg ;

la dérivation de la Colme et le canal de la Haute Colme de Dunkerque à Watten;

la rivière d’Aa canalisée de Watten jusqu’à Arques ;

le canal de Neufossé d’Arques à Aire-sur-la-Lys, percé en 1779 ;

le canal d’Aire-sur-la-Lys à la Bassée (1880) ;

le canal de la Haute-Deûle (à ne pas confondre avec la Deûle, qui est une rivière !), percé par Vauban en 1693 jusqu’au Fort de Scarpe ;

la Scarpe supérieure à la traversée de Douai jusqu’à Corbehem ;

un canal d’alimentation de la Scarpe par la Sensée rivière, percé par Vauban en 1690, de Corbehem à Arleux ;

la Sensée canalisée de Arleux à Bouchain ;

l’Escaut canalisé de Bouchain à Valenciennes.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Infrastructures du canal Dunkerque-Escaut

Cette liaison traversant notre région compte plus de 620 km de berges artificielles, gérées par VNF (Voies Navigables de France dont le siège social se trouve à Béthune).

 

Le canal aboutit à la mer via 3 exutoires, gérés de manière coordonnée par le Port autonome de Dunkerque, le port de Gravelines et le Service maritime des ports de Boulogne et de Calais, avec le service navigation de tirage à la mer.

Des écluses contrôlent les niveaux en fonction des marées, avec pompage lorsque nécessaire. Le canal aboutit principalement au Port de Dunkerque (par l’écluse de Mardyck).

 

10 écluses à sas utile de 144,60 m de longueur et 12,00 m de largeur (Écluses de Flandres, des Fontinettes, de Watten, de Cuinchy, de Douai, de Courchelettes, de Gœulzin, de Pont Malin, de Denain et de Trith), construites sur 20 ans environ, de 1951 à 1972), permettent l’accueil de péniches au gabarit 3.000 tonnes.

Cette voie d’eau est ainsi ouverte à la navigation des bateaux de type V « Grand Rhénan » selon la classification expliquée dans l’article précédent

 

Fonctions de la liaison Dunkerque-Escaut

L’infrastructure fut conçue pour des navires ou convois poussés de 11,40 m de largeur et 142 m de longueur, avec un tirant d’eau maximum de 2,50 m.

Elle reprit presque partout le tracé de divers canaux (dont le canal de Neufossé qui est une ancienne fortification) ou rivières pré-existants, mais qui n’étaient alors qu’au gabarit Freycinet.

Cet axe navigable participe, par le biais des divers cours d’eau qu’il rencontre (Lys, Meldyck, canal de la Colme) au drainage de la Flandre maritime et du marais audomarois via le réseau des Wateringues, vers Saint-Omer.

En outre, il approvisionne le bassin industriel de Dunkerque en eau douce.

 

Aspects hydrauliques

La liaison Dunkerque-Escaut est le récepteur final de presque tous les cours d’eau de la région (sauf La Liane, la Canche, l’Authie et quelques petits fleuves côtiers).

Il reçoit près de 40 affluents directs, qui drainent et irriguent environ 9 600 km2 de bassins versants.

Lors de la construction du canal, le lit de plusieurs cours d’eau a été coupé mais la continuité hydraulique a été restaurée par environ 40 ouvrages de transfert et siphons passant sous les canaux (voir article LLL).

Le canal reçoit aussi les eaux de pompage du bassin minier (qu’il faut poursuivre en raison des affaissements miniers).

 

De plus, le canal est en communication avec de nombreuses nappes alluviales, dont certaines alimentant des zones humides importantes pour la trame verte régionale et les parcs naturels régionaux (Scarpe-aval, marais audomarois…)

 

Ce canal alimente ou reçoit près de 6.000 prises d’eau et rejets industriels, agricoles, d’assainissement, d’adduction en eau potable, etc…

 


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Le transport fluvial en France

Posté par Joël le 12 janvier 2011

 

Le transport fluvial est le mode de transport sur les voies dites navigables : cours d’eau naturels navigables, éventuellement aménagés ou des canaux artificiels.

 

Ce mode de transport comporte plusieurs avantages : il est très économique car peu gourmand en énergie, il permet de transporter des tonnages très importants, et peu polluant compte tenu de la charge transportée.

Ses inconvénients sont :

  • la lenteur d’acheminement dans certains cas, (dû à la faiblesse du réseau des voies navigables inégalement réparti)
  • la nécessité, sauf exceptions, de terminer l’acheminement par un autre moyen.

 

Le transport fluvial garde une importance non négligeable pour le transport de marchandises dans certains pays car ils sont dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé.

Il pourrait donc reprendre une place plus importante en France si on s’en donne les moyens.

 

Notons qu’en plus du transport de fret (marchandises), il existe localement quelques services de transports de personnes, mais aussi une navigation de plaisance ou tourisme fluvial.

 

Les voies navigables françaises

 

Le réseau des voies navigables est constitué de l’ensemble des fleuves, rivières et canaux aménagés et équipés pour être ouverts à la circulation et au transport fluvial.

 

La France est sillonnée par le réseau fluvial le plus étendu d’Europe après la Russie, avec 8.800 km de rivières et canaux navigables.

Les premiers canaux remontent au XVIIe siècle (canaux de Briare et du Midi) et, jusqu’au milieu du XIXe siècle, de très nombreux projets sont réalisés.

Les gabarits du réseau français sont variables. De nombreux canaux sont conçus pour des bateaux de moins de 150 t.

Une première modernisation, relevant la capacité de chargement à 250 t, fut votée par l’Assemblée nationale en 1879 à l’initiative du ministre Charles de Freycinet.

Ce vaste projet portait à la fois sur le réaménagement des principaux axes existants et sur la construction de nouveaux canaux, avec des écluses plus importantes que celles existantes.

 

La phase actuelle d’aménagement à grand gabarit (classe européenne IV ou V), a commencé en 1953.

Un cinquième de la longueur totale du réseau a été modernisé, l’effort portant sur les principales rivières et la liaison Dunkerque-Escaut dont fait partie le canal qui traverse notre commune.

 

La plus grande partie du réseau, soit 6.800 km a été confiée par l’État à VNF (Voies navigables de France).

Une partie (environ 1000 km) a été transférée à des régions et 700 km sont restés sous la gestion directe de l’État.

Certaines sections sont même gérées dans le cadre de concessions par des syndicats mixtes voire par les ports maritimes.

 

Le gabarit Freycinet

 

Charles de Saulces de Freycinet Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom.

 

Le plan Freycinet est un programme de travaux publics comprenant la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d’intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le «gabarit Freycinet») et d’installations portuaires.

 

La réalisation du plan Freycinet dura jusqu’en 1914, et il fut pratiquement entièrement réalisé.

 

Le gabarit Freycinet est une norme régissant la dimension des écluses de certains canaux :

Cette norme portait la longueur des sas d’écluse à 39 m pour 5,20 m de large, afin d’être franchissables par des péniches de 300 tonnes ou 350 tonnes.

En conséquence, les bateaux au gabarit Freycinet ne doivent pas dépasser 38,5 m sur 5,05m pour un tirant d’eau de 1,80 m et une hauteur libre de 3,70 m sous les ponts.

On parle ainsi de bateaux ou de péniches Freycinet.

Suite à cette norme, de nombreux travaux seront engagés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle pour moderniser les canaux et harmoniser la navigation fluviale.

Le gabarit Freycinet correspond maintenant au gabarit européen de classe I.


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Les poissons nagent sur le dos

Posté par Joël le 26 septembre 2010

 

Échange de bons procédés ?

Les blogueurs lisent la presse.

Les journalistes lisent peut-être les blogs…

 

Alors que certains pensent que les blogueurs « n’ont que ça à faire » ou que d’autres laissent entendre que nous avons des centres d’intérêt restreints, il semble que quelques personnes s’intéressent à ce qui est écrit sur les blogs.

C’est du moins ce que l’on peut penser aux travers des petites remarques dans cet article de presse de samedi.

 

Poissons morts : la faute aux lentilles

 

De gros poissons, des anguilles, des écrevisses…

Un signe de richesse des eaux du canal, si ce n’est qu’on les a trouvés nageant sur le dos.

Dans le bras du canal, tout aussi mort.

 

Les uns ont craint une pollution, les autres une attaque massive des lentilles d’eau que l’automne n’a pas l’air de faire reculer.

 

Des analyses viennent de tomber : aucune pollution à déplorer, c’est bien un manque d’oxygène qui a tué la faune.

 

Des solutions sont envisagées (nous y reviendrons) mais pour débarrasser les cadavres qui de surcroît embaument l’atmosphère, la Ville a demandé à VNF de lui prêter un bateau approprié pour ce genre de besogne.

 

C’est qu’avec une barque municipale et deux agents, le rapport de forces était par trop inégal.

 

Mais quand même, l’article parle d’un « manque d’oxygène qui a tué la faune ».

 

Le manque d’oxygène, n’est-il pas la conséquence de l’eutrophisation (développement anarchique de plantes aquatiques expliqué dans plusieurs articles sur ce blog depuis 4 mois) et en l’espèce causée par… des lentilles d’eau ?

 

Mes articles sur l’eutrophisation et les lentilles d’eau n’étaient donc pas si clairs que cela…

Ou alors ils n’ont pas tous été lus ?

Dans ce cas, c’est peut-être, comme insinué par certains, que les blogueurs sont les seuls à s’intéresser aux sujets qu’ils traitent…

 

Il se peut aussi que le manque d’oxygène ait une autre cause, laissons faire les spécialistes. 


 

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Tapis vert à Beuvry

Posté par Joël le 9 septembre 2010

Essars – Beuvry – Cuinchy – La Bassée :

les lentilles d’eau se sont un peu déplacées mais n’ont pas disparu !

 

Photo prise depuis la passerelle de Beuvry le dimanche 5 septembre 2010 lentilles d'eau canal d'aire Beuvry 5 septembre 2010

 

lentilles d'eau On en trouve même des espèces sur les bords du lac Titicaca, dans les Andes à 3800 m d’altitude et à une température de 8°C.


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Eutrophisation en images

Posté par Joël le 5 juillet 2010

 

Les lacs, les étangs, les mares,… se trouvent parfois colonisés par la végétation aquatique (lentilles d’eau, nénuphars, élodée, algues vertes filamenteuses…).

Il suffit de quelques promenades pour s’apercevoir que ce phénomène n’est pas rare.

J’ai eu l’occasion de discuter ces jours-ci avec plusieurs personnes au sujet de l’eutrophisation. Chacun se demande si on peut agir et si oui, comment ?

Même si la notion commence à être connue, il n’est pas toujours facile d’appréhender le sujet. Comme je l’ai dit récemment, il faut d’abord comprendre avant d’envisager une action (curative et/ou préventive).

Pour compléter mes articles sur ce sujet, et puisqu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, voici une petite animation (au début, tout va bien pour le poisson !) :

eutrophisation gif animé Voici en résumé les grandes étapes de ce phénomène complexe : 

Dans un premier temps, le plan d’eau (lac, étang,…) ou parfois le littoral (comme en Bretagne) reçoit des apports en d’éléments nutritifs provenant de sources diverses : naturelles et anthropiques (c’est à dire d’origine humaine).*

L’accumulation d’éléments nutritifs dans l’eau provoque une prolifération de plantes aquatiques et d’algues dans la couche supérieure du plan d’eau (ou sur le littoral), ce qui réduit considérablement la transparence de l’eau (l’eau devient plus turbide).  

L’augmentation de la turbidité limite le passage de la lumière à travers la colonne d’eau. Dès lors, la photosynthèse ne peut plus s’effectuer que près de la surface.

Une fois en excès, les plantes aquatiques viennent à se décomposer et former une couche de matière organique au fond de l’étendue d’eau.

Au fond de cette étendue, des bactéries aérobies (nécessitant de l’oxygène pour se développer) prolifèrent et dégradent ces matières organiques tout en consommant l’oxygène présent en profondeur.

Ces bactéries envahissent le milieu, le milieu n’étant pas brassé, aucune ré-oxygénation n’est possible.

La raréfaction de l’oxygène occasionne un bouleversement dans la biodiversité. La faune finit par mourir.

 

* Les principales sources de nutriments sont les :

  • Engrais agricoles (engrais chimiques, lisiers, etc.) ;
  • Engrais domestiques (pour pelouses, plates-bandes, etc.) ;
  • Eaux usées (domestiques, collectivités) ;
  • Détergents, lessives et savons ;
  • Érosion des rives ;
  • Rejets de sites d’enfouissement ;
  • Rejets industriels.

Les mots écrits de cette couleur correspondent à des liens.


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