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Le réchauffement climatique vu de Beuvry

Posté par Joël le 7 novembre 2016

 

Aujourd’hui s’est ouvert la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 22). C’est l’occasion de vous faire part d’une réflexion entamée suite aux phénomènes climatiques exceptionnels de juin.

Des volumes de précipitations dans un délai très court avaient provoqué des inondations dans un très grand nombre de communes. Même si ces pluies inédites ne sont peut-être pas a mettre totalement et avec certitude sur le compte du dérèglement climatique, le sujet avait alimenté les discussions. 

 

Des changements visibles

L’hiver 2015-2016 a été particulièrement doux. On a ensuite constaté un véritable « décalage dans le temps » de l’été météorologique.

En effet, on se souvient tous de la canicule qui sévissait dans le passé plutôt début août pour laisser place à des orages après le 15. Cette année, on a connu une période de 2 ou 3 jours de forte chaleur fin août, mais aussi des records de température en septembre.

Le mois d’août 2016, a été le 16ème mois consécutif où le record de chaleur mensuel a été battu, au niveau mondial, depuis le début des relevés de températures en 1880 (le mois de septembre 2016 étant le 2ème le plus chaud, juste après celui de 2015). Ainsi, pour les neuf premiers mois de 2016, la température à la surface des océans et des terres s’est située 0,98°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle !

On a donc matière à réfléchir sur ce que les médias appellent le « réchauffement climatique » par soucis de simplification exagérée me semble-t-il (il serait préférable d’employer la formule « dérèglement climatique mondial ayant pour conséquence un réchauffement global de la terre »).

 

Entre les prédicateurs d’une fin du monde imminente ou les adeptes de la théorie du complot d’un côté et les climato-sceptiques ou les pollueurs décomplexés de l’autre, il y peut être une place pour la réflexion sur des bases historiques et scientifiques.

 

Les visiteurs les plus attentifs de mon blog se souviennent peut-être de mes articles sur le GIEC.

Ces dossiers très épais dont la lecture rebute tout le monde sont pourtant essentiels pour comprendre l’impact de l’Homme sur le climat. Étudier ces dossiers pourrait permettre à certaines personnes d’éviter de raconter ou d’écrire des énormités.

Le réchauffement climatique vu de Beuvry dans Climat rechauffement4

 

« Les évolutions de température de la planète ont toujours existé. »

Voilà le principal – pour ne pas dire l’unique – argument des personnes qui ne veulent pas entendre parler du bouleversement climatique.

La terre était plus froide d’une dizaine de degrés il y a 20.000 ans, c’est à dire à l’apogée de la dernière époque glaciaire. La terre s’est donc réchauffée certes, mais très lentement.

Ainsi, on sait que la température n’a fluctué que de 0,2 degré entre l’an mille et la fin du XIXe siècle.

 

Mais actuellement l’accélération du phénomène est préoccupante. En effet, les élévations températures déjà mesurées au siècle dernier et celles calculées pour le siècle en cours prouvent que le réchauffement global est bien plus important que dans le passé.

À partir de la fin du XIXe siècle, en une centaine d’années à peine, les températures moyennes de surface du globe (terres et mers) ont augmenté de 0,85 °C (comprise entre 0,65 et 1,06 °C).

 

Le pire est à venir, puisque les simulations par ordinateur indiquent que le réchauffement devrait s’accélérer et la température moyenne pourrait en conséquence augmenter de 2,7 à 4,5 degrés d’ici la fin du XXIe siècle.

Si on compare l’augmentation de 0,2 degré en un millénaire avec celle calculée (sur la base du réchauffement constaté au siècle dernier) le rapport est vertigineux !

Le réchauffement dû à l’activité humaine serait de 135 à 225 fois plus rapide que le réchauffement « naturel » de la terre !

 

Voici plusieurs liens pour aller plus loin sur le sujet

Mes articles plus ou moins récents (autres liens à consulter également dans les articles)

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Conférence sur le climat vue d’en bas

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

 

5e rapport du GIEC – Présentation

5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

Réflexions personnelles et méthodes de travail

 

Articles divers de ces derniers mois

Réchauffement climatique : l’extinction des mammifères a-t-elle commencé ?

Il fait 51° en Inde : le réchauffement climatique s’accélère

Le réchauffement climatique est-il à l’origine des pluies intenses de ce printemps 2016 ?

Réchauffement climatique, un tiers de la Grande barrière de corail se meurt

L’accord signé à la COP 21 ne suffira pas à sauver la planète

 


Publié dans Climat, Comprendre pour Agir, Grennelle de l'environnement | 1 Commentaire »

Conférence sur le climat vue d’en bas

Posté par Joël le 19 novembre 2015

Conférence sur le climat vue d’en bas dans Ce blog - son auteur Logo_COP_21_Paris_2015

De nombreuses questions se posent sur le changement climatique.

Bien avant les rassemblements internationaux, de personnalités politiques et conseillers divers, pour lesquels on a vu de nombreuses communications avant les événements terribles qui ont une nouvelle fois frappé la France, des scientifiques se sont posées ces questions et ont tenté d’y répondre :

  • Le climat évolue-t-il naturellement ?
  • Les activités humaines peuvent-elles modifier le climat ?
  • Les activités humaines peuvent-elles changer la composition de l’atmosphère ?
  • A-t-on observé récemment un changement du climat ?
  • Peut-on estimer les changements climatiques qui se produiront au cours du XXIe siècle ?
  • Quelle sera l’évolution du climat si nous ne changeons rien à notre mode de vie ?
  • Les conséquences du changement climatiques peuvent-elles être graves ?
  • Peut-on envisager de limiter les émissions pour réduire l’ampleur du changement climatique ?
  • L’épuisement des ressources mondiales en combustibles fossiles suffira-t-il à empêcher un bouleversement du climat ?
  • Comment convaincre les plus pollueurs d’infléchir réellement leurs comportements ?

 

De leur côté, des acteurs locaux n’ont pas non plus attendu ces grands événements médiatiques. Ils se sont documenté par eux-mêmes et ont essayé depuis des années de faire passer des messages, armés uniquement de leur bonne volonté et de quelques moyens matériels basiques :

  • Manifestations organisées localement et inscrites dans une logique Nationale ou Internationale en suivant les calendriers des autres manifestations : journée des zones humides, journée mondiale de l’eau, journée des mers et océans, semaine de la mobilité, semaine européenne de réduction des déchets, mais aussi série d’actions dans le cadre de l’année mondiale de l’eau (2013),  de l’année internationale de l’énergie durable pour tous (2012), de l’année des forêts (2011) ou encore l’année européenne de la lutte contre le gaspillage alimentaire (2014)…
  • Informations relayée sur des pollutions locales (cyanure dans un marais, développement anarchique de plantes aquatiques envahissantes,…) et tentative de mobilisation sur tous ces problèmes.
  • Actions concrètes de reboisement, d’entretien d’une zone humide…

 

Que d’énergie humaine dépensée pour tenter modestement de modérer notre consommations d’énergie, de modifier notre comportement vis-à-vis de la nature !

Cet engagement citoyen laisse place parfois des phases d’interrogation sur l’utilité de toutes ses actions passées presque inaperçues auprès des personnes qui demain jureront que la conférence sur le climat les passionne, que la maitrise des déchets les intéresse, que l’état des cours d’eau de la région les préoccupe, et même pour certains que tout ce qui se passe dans leur commune les a toujours captivé alors que l’on ne les pas vus plus que les autres lors d’actions citoyennes organisées dans ladite commune sur tous ces sujets.

Si les convictions demeurent, l’investissement personnel dans l’action locale peut avoir tendance à s’estomper faute de résultat ou prendre d’autres formes.

 

A lire ou à relire :

Le syndrome de Cassandre

Réflexions personnelles et méthodes de travail

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Je n’en sais rien et ça m’est égal…


Publié dans Ce blog - son auteur, Climat, Comprendre pour Agir, Ecologie | Pas de Commentaire »

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Posté par Joël le 28 octobre 2014

 

Un mois d’août particulièrement arrosé, un mois d’octobre anormalement « chaud », des inondations exceptionnelles dans le sud de la France, il y a de quoi se demander si le dérèglement climatique annoncé par les scientifiques depuis de nombreuses années n’est pas bel est bien en train de s’accélérer.

Sur ce blog, vous avez pu lire certains articles qui ne sont pas liés directement à Beuvry, comme ceux en rapport avec le climat (rapport du GIEC).
Ce sujet préoccupant pour l’avenir a été l’objet d’un sommet Européen vendredi dernier.
En quelques mots, que peut-on retenir ?

 Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry dans Climat paquet-energie-climat

Vendredi 24 octobre dans la nuit, les 28 pays de l’Union Européenne ont adopté le « Paquet énergie-climat pour 2030 » préparé par la Commission européenne.

Il s’articule autour de trois objectifs :

- réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 ;

- élever la part des énergies renouvelables à 27% du « mix énergétique » de chaque État membre ;

- réduire la consommation d’énergie dans l’Union de 27%.

 

Des engagements chiffrés ambitieux, certes, mais encore faut-il que les décisions prises soient appliquées. En matière environnementale, on en encore constaté récemment des reculs et mêmes des annonces qui vont dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire pour réduire par exemple l’utilisation de la voiture.

A noter que ce nouveau « cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », qui doit être approuvé par le Parlement européen, remplacera alors le 1er plan dit des « 3 fois 20 » (c’est-à-dire : 20 % de baisse des émissions, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’économies d’énergie) adopté en 2009 et en vigueur jusqu’en 2020.

 

Les Européens espèrent persuader leurs partenaires internationaux (Chine, les Etats-Unis et autres pays particulièrement pollueurs) de prendre des engagements similaires… A suivre !

 

A lire ou à relire l’article et les liens contenus dans celui-ci : Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

 


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Lancement discret du BHNS à Beuvry

Posté par Joël le 16 juillet 2014

 

Depuis le samedi 14 juin 2008, (le lendemain de l’annonce officielle de lancement des études pour 2 lignes de tramway) je me documente sur le projet de transport en commun en site propre de Beuvry à Houdain.

Peu après l’ouverture de mon blog, j’ai mis en ligne 2 pages de liens, complétées régulièrement pendant plusieurs années.

Histoire des tramways et autres transports urbains

Bus à Haut Niveau de Service Houdain– Beuvry

 

L’option tramway fut d’abord envisagée. Mais le coût élevé pour une population concernée de quelques dizaines de milliers de personnes a fini par faire changer de direction les décideurs.

Fin 2010, ceux qui avaient vraiment étudié les différents aspects du projet de tramway se doutaient bien que ce projet là serait abandonné.

De nouvelles études ont été présentées lors de nouvelles réunions publiques (qui n’avaient pas intéressé davantage de personnes, sauf à l’approche de 2014). Le nouveau projet portait sur un moyen de transport en commun structurant moins coûteux que le tramway : le BHNS (Bus à Haut Niveau de Service).

Finalement, Beuvry a eut les honneurs des premières infrastructures d’une future ligne de bus en site propre. L’inauguration de ce tronçon a eut lieu mercredi dernier dans la matinée.

 

Est-ce parce que la population ne s’est pas intéressée réellement à ce sujet, ou pour des raisons que nous connaîtrons plus tard, l’inauguration du premier tronçon s’est déroulée en comité restreint un matin en milieu de semaine. Comme la plupart des salariés, je n’ai pu y assister.

S’il s’agissait d’un mariage la formule sur les invitations aurait pu être « dans la plus stricte intimité ».

Voir l’article de presse : Tadao inaugure son premier couloir de bus, entre l’hôpital et l’université

 


Publié dans Grennelle de l'environnement, Revue de presse, Transports | 1 Commentaire »

Beuvry et ses traces de l’Histoire

Posté par Joël le 12 mars 2014

Lundi, certaines personnes ont sans doute eu une petite pensée pour les victimes de l’un des évènements les plus dramatiques de l’exploitation minière de la région : la catastrophe de Courrières (voir l’article). Quelques échanges de mails et discussions suite à un diaporama que j’ai réalisé à la mémoire des victimes m’ont rappelé l’importance du travail de recherches personnelles effectué depuis quelques années et que j’ai partagé sur ce blog.

 

Intéressé par l’Histoire en général, celle de notre région en particulier et par le passé minier pour des raisons personnelles, j’ai réalisé un certain nombre d’articles sur l’histoire des mines et les empreintes qu’elles ont laissé.

En effet, si les traces du passé sont nombreuses dans notre région, celles-ci ne se limitent pas aux anciennes voies Romaines ou vieilles pierres. L’exploitation minière a également laissé de nombreuses marques dans le paysage.

On pense bien sûr aux terrils, corons, chevalements et autres friches abandonnées, mais ce n’est pas tout.

Ainsi, l’un des lieux de promenades préférés des Beuvrygeois trouve sont origine dans l’exploitation minière : le canal de Beuvry, appelé à l’époque de l’exploitation de la houille, « canal des mines de Nœux ».

Cette voie d’eau de trois kilomètres fut construite par la compagnie des mines de Nœux (dépendant de la Compagnie de la Vicoigne) afin d’acheminer la houille grâce une voie ferrée partant de Nœux-les-mines pour rejoindre le réseau navigable existant via ce canal (qui dans le projet d’origine devait se prolonger jusque Nœux).

Le canal de Beuvry débouche ainsi sur la rive gauche du canal à grand gabarit d’Aire à La Bassée, au PK (point kilométrique) 13,273.

canal des mines rivage beuvry

Vous pouvez relire :

Le passé minier de Beuvry

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière

Description du canal d’Aire à La Bassée

17 avril 1861 : acte de naissance du canal de Beuvry

Beuvry a pris ses quartiers d’été

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Articles liés au bassin minier

 

Publié dans Bassin minier, Canaux, Ce blog - son auteur, Histoire, Patrimoine, Présentation de Beuvry | 1 Commentaire »

WWD14 – Journée mondiale de l’eau 2014

Posté par Joël le 15 février 2014

 

L’eau est un thème qui revient régulièrement sur ce blog comme sur d’autres.
Vous pouvez retrouver les différents articles consacrés à l’eau par différents moyens : en cliquant sur la catégorie « eau » ou les sous catégories ou sur la page « Réseau hydrographique et lois sur l’eau ».
A 5 semaines de la journée mondiale de l’eau (ou WWD14 pour World Water Day 2014), je vous propose quelques rappels.

 

Qu’est-ce que la journée mondiale de l’eau ?

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 22 décembre 1992, la résolution A/RES/47/193, qui déclara le 22 mars de chaque année « Journée Mondiale de l’eau », à compter de l’année 1993, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED).

Cette résolution invitait les États à consacrer ce jour selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l’organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d’expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau.

Chaque année, depuis la 2ième édition, la Journée mondiale de l’eau souligne un aspect particulier de l’eau douce.

WWD14 - Journée mondiale de l’eau 2014 dans Astuces et conseils pour blogs wwd14_88_31

Le thème de cette année : eau et énergie

L’eau et l’énergie sont étroitement liées et interdépendantes :

Produire de l’énergie (hydroélectrique, nucléaire et thermique) nécessite des ressources en eau.

Inversement, on a besoin d’énergie (environ 8% de la production mondiale) pour pomper, traiter et distribuer l’eau à aux usagers.

Donc, faire des économies d’eau, c’est aussi faire des économies d’énergie… et inversement !

wwd14_88_31 2014 dans Ce blog - son auteur

Thèmes de la Journée mondiale de l’eau depuis 1994

2013 : La coopération dans le domaine de l’eau.

2012 : La planète a soif car le monde a faim.

2011 : L’eau pour les villes : Relever le défi urbain.

2010 : De l’eau propre pour un monde sain.

2009 : Les eaux transfrontalières.

2008 : L’assainissement.

2007 : Faire face à la pénurie d’eau.

2006 : Eau et culture.

2005 : L’eau, source de vie.

2004 : L’eau et les désastres.

2003 : De l’eau pour le futur.

2002 : De l’eau pour le développement.

2001 : De l’eau pour le XXIe siècle

2000 : Eau et santé.

1999 : La vie à l’aval des cours d’eau.

1998 : L’eau souterraine – la ressource invisible.

1997 : L’eau dans le monde : en existe-t-il assez ?

1996 : De l’eau pour les villes assoiffées.

1995 : Les femmes et l’eau.

1994 : La sauvegarde de nos ressources en eau est l’affaire de tous.

 

mars 2014 beuvry
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5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Posté par Joël le 9 octobre 2013

6 ans après le 4ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), son président, le Docteur Rajendra Pachauri, a présenté, le vendredi 27 septembre 2013, le Volume 1 du 5e rapport d’évaluation :
« Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques ».

Sa rédaction a impliqué des scientifiques auteurs du monde entier, dont 17 Français principalement du CNRS, du CEA, de Météo-France, du CNES et de différentes universités (notamment l’UPMC, l’UVSQ, l’UJF et l’UPS).

5e rapport du GIEC - Volume 1 - vu de Beuvry dans Climat vignette-climate-change-2013

 

Très succinctement, que faut-il retenir ?

Comme précisé dans un premier article sur le sujet, ce premier volume comporte environ 1.400 pages, un résumé technique de 78 pages ainsi qu’un résumé pour « décideurs » de 22 pages ont été publiés.

Voici « un résumé du résumé » :

Dans son expertise, le groupe de travail I fait le point sur les observations des paramètres atmosphériques, océaniques et continentaux. Il conclut avec certitude que la température globale moyenne à la surface de la Terre (surfaces terrestres et océans confondus) a augmenté de 0,89 °C sur la période 1901-2012.

Non seulement, le GIEC confirme la tendance à la hausse du réchauffement global, mais il renforce ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

Quel crédit accorder à ce rapport ?

Pour certains (on les appelle les « climato-sceptiques »), ce rapport se veut beaucoup trop alarmiste, comme les précédents.

Pourtant dans une étude publiée en février 2013 dans la revue « Global Environmental Change », une équipe d’historiens montrait que les prévisions commentées dans les quatre précédents rapports ont finalement toujours été en deçà de ce qu’il s’est réellement produit. Le GIEC aurait donc tendance à minimiser ses annoncent pour éviter la fronde des climato-sceptiques.

Des climato-sceptiques utilisent des arguments vaguement scientifiques pour justifier leur point de vue, allant jusqu’à mettre en cause le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement.
D’autres rappellent que le climat a changé depuis des centaines de milliers d’années alternant périodes glaciaires et interglaciaires, et qu’un réchauffement de plus ne peut être la fin du monde.
Certains ont utilisé une erreur de calcul (reconnue d’ailleurs par le GIEC) dans le rapport de 2007 sur la rapidité de la fonte des glaces dans l’Himalaya.

 

Si le débat scientifique est une excellente chose, on peut se demander quelles sont les objectifs des détracteurs. On peut se demander également, si pour certains climato-sceptiques, ce n’est pas le travail du groupe III (mesures d’atténuation) qui leur pose problème. Les propositions faites par ce groupe à chaque rapport du GIEC sont forcément très contraignante pour notre mode de vie actuel. Enfin pourquoi des centaines de scientifiques du monde entier se ligueraient-ils pour alerter sans raison la population mondiale ?

 

Quelles sont les principales conclusions de ce premier volume ?

L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, l’étendue et le volume des neiges et glaces ont diminué et le niveau des mers s’est élevé, et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.
Les scientifiques du GIEC qualifient ces conclusions de « hautement probables à quasi-sûres ».

 

Le réchauffement

Chacune des 3 dernières décennies a été successivement plus chaude que toutes les précédentes depuis qu’on a des mesures systématiques (1850).
De plus, es 30 dernières années sont la période la plus chaude de l’hémisphère nord (températures moyennes de l’hémisphère) depuis au moins 1400 ans.
Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90% de l’énergie accumulée entre 1971 et 2010.

Le réchauffement a provoqué une disparition massive de glace de la quasi-totalité des glaciers de montagne, des calottes polaires et de la partie pérenne de la banquise, ainsi que la diminution notable de la neige de printemps de l’hémisphère nord. Depuis le milieu du 19ème siècle, le niveau de la mer a monté à une vitesse supérieure à celle des 2 millénaires précédents.

En particulier, le niveau moyen des mers s’est élevé de 0,19 mètres au cours de la période 1901−2010.

Depuis le début des années 1970, la somme de la perte de masse des glaciers et de l’expansion thermique des océans due au réchauffement expliquent environ 75% de l’élévation du niveau moyen des mers.

 

Les gaz à effet de serre

Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint dans l’atmosphère des valeurs inconnues aussi loin qu’on sache remonter avec certitude (800.000 ans).
Elles ont augmenté de 40% depuis le début de l’ère industrielle, principalement du fait de l’utilisation des combustibles fossiles, mais aussi du fait du changement d’utilisation des sols.
L’océan a absorbé 30% du dioxyde de carbone d’origine fossile, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux de surface.

De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique.
Pour limiter le changement du climat il faudrait des réduire de manière importante et durable les émissions de gaz à effet de serre.
Même avec les hypothèses les plus optimistes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre aura augmenté d’au moins 1,5°C à la fin du 21ème siècle.

 

Conséquences sur le cycle de l’eau

L’Océan global continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique.
Le niveau moyen des mers continuera à s’élever au cours du XXIe siècle.
La vitesse d’élévation du niveau des mers dépassera très probablement la vitesse observée sur la période 1971–2010.

Les changements concernant le cycle de l’eau ne seront pas uniformes. Le contraste de précipitation entre régions humides et régions sèches, et entre saisons humides et saisons sèches augmentera (avec peut-être des exceptions régionales).

 

Conséquences sur acidité de l’océan

Le changement climatique affectera les processus liés au cycle du carbone d’une manière qui accélèrera l’accroissement du CO2 atmosphérique (degré de confiance élevé). La poursuite de l’absorption de carbone par l’océan augmentera son acidification.

 

Irréversibilité du changement climatique

L’inertie du changement climatique est impressionnante (de l’ordre de plusieurs siècles).

Le total des émissions de CO2 cumulées déterminent principalement la moyenne globale du réchauffement en surface vers la fin du XXIe siècle et au-delà.

La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.

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Pourquoi s’intéresser à ce sujet ?

Les habitués de ce blog se souviennent que j’ai à plusieurs reprises écrit des articles sur l’eau.
Pour en arriver à comprendre les problèmes liés à l’eau en particulier ceux liés à l’eutrophisation, j’ai fait quelques rappels sur le cycle de l’eau.

Parmi les conclusions du GIEC on peut notamment retenir que le cycle global de l’eau est modifié, les neiges et glaces fondent de plus en plus vite, le niveau moyen des océans augmente, l’acidification des océans augmente.

Il est donc logique quand on s’intéresse aux problèmes de pollution des eaux de s’intéresser également au réchauffement climatique et en particulier aux conséquences sur le cycle de l’eau, lequel est déterminant dans l’équilibre des milieux humides.

Image de prévisualisation YouTube


Pour les anglophones : Résumé à l’attention des décideurs dans sa version originale en anglais sur le site du GIEC

 


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16 septembre : Journée internationale de la protection de la couche d’ozone

Posté par Joël le 16 septembre 2013

Le 19 décembre 1994, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 16 septembre (date anniversaire du Protocole de Montréal) : « Journée internationale de la protection de la couche d’ozone ».

Les États ont été invités à consacrer cette journée à l’encouragement d’activités concrètes conformes aux objectifs du Protocole de Montréal et de ses amendements.

Voici les informations principales à retenir sur ce sujet.

 

La couche d’ozone

La couche d’ozone, est un écran de gaz qui protège la Terre des rayons dangereux du soleil, préservant la vie sur notre planète.

Il ne faut pas confondre l’ozone formé au niveau du sol (dans la troposphère) qui irrite les yeux et altère les poumons avec l’ozone de la haute atmosphère (dans la stratosphère) qui est bénéfique pour la santé puisqu’il arrête les rayons ultraviolets du soleil.

Il s’agit bien de la même molécule d’ozone O3. Mais malheureusement les 2 types d’ozone ne peuvent communiquer et il est par conséquent impossible que les pics d’ozone troposphériques alimentent la couche d’ozone stratosphérique…

 

L’ozone stratosphérique est produit par le rayonnement ultraviolet qui agit sur l’oxygène pour créer de l’ozone et également sur l’ozone pour créer de l’oxygène. Cet équilibre entre oxygène (O2) et ozone (O3) en haute altitude est perturbé par certains gaz issus des activités humaines.

 

Le « trou » dans la couche d’ozone

Le « trou » dans la couche d’ozone se manifeste chaque printemps dans l’hémisphère sud avec une disparition quasi-totale de l’ozone situé au dessus de l’antarctique.

Cette disparition résulte des effets de certains gaz appelés chlorofluorocarbones (CFC). Les CFC sont des molécules très stables à durée de vie très longue (plusieurs siècles). Une fois émis par les activités humaines dans l’atmosphère, leur durée de vie leur permet donc de parvenir jusqu’à la stratosphère.

Elles peuvent alors y libérer leur atome de chlore en présence des rayons ultraviolets. L’atome de chlore a la capacité d’attaquer et de détruire les molécules d’ozone.

 

Conséquences du « trou » dans la couche d’ozone

La dégradation de la couche d’ozone implique une moindre filtration des rayons ultraviolets les plus nocifs et une élévation des risques pour la vie terrestre :

  • brûlures superficielles, conjonctivites, cataractes
  • augmentation des cancers et vieillissement de la peau
  • maladies du système immunitaire
  • réduction de la photosynthèse : diminution des rendements et de la qualité des cultures, disparition du plancton (premier maillon des chaînes alimentaires aquatiques. !)

 

Suite à la mise en évidence de l’appauvrissement de la couche d’ozone au début des années 70, 2 traités internationaux pour la protection de la couche d’ozone, la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal ont été négociés sous l’égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).

 

Le 16 septembre 1987, le Protocole de Montréal est signé

Le Protocole de Montréal est un accord international modifiant la Convention de Vienne sur la protection de la couche d’Ozone (adoptée le 22 mars 1985). Son nom complet est « protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone ».

La convention sur la protection de la couche d’ozone de Vienne de 1985 était une convention cadre c’est à dire qu’elle ne disposait aucun dispositif contraignant et avait pour objectif d’être complétée par des protocoles additionnels. Au moment de sa signature, les informations scientifiques s’intéressaient surtout aux dommages sur l’ozone stratosphérique résultant des activités humaines.

  

Le 16 septembre 1987, 24 pays, ainsi que la CEE, signent donc le « Protocole de Montréal », dont l’objectif est la réduction de la production de gaz nocifs pour la couche d’ozone.

Cette décision fait suite à des constats de scientifiques : des trous sont apparus dans la couche d’ozone en Antarctique et des liens ont été établis avec les chlorofluorocarbones.

Ce protocole est entré en vigueur le 1er janvier 1989.

 

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Où circulent les bus à haut niveau de service ?

Posté par Joël le 1 juillet 2013

Après avoir abandonné l’ambitieux projet initial de tramway, une nouvelle étude est faite sur le bus à haut niveau de service. L’un des points de départ de la réflexion sur l’intérêt de mettre en place un BHNS est l’observation des réseaux existants.

Si sur votre lieu de vacances, il existe ce type de bus, ce sera l’occasion pour vous de découvrir ce moyen de transport avant qu’il n’arrive à Beuvry !

 

Les Lianes (lignes à niveau élevé de service)

Lorsque l’on parle de réseau de transport urbain, le centre ville n’est pas toujours le lieu de destination principale.

Les Lianes desservent les corridors les plus fréquentés tels que les grands équipements (centre commerciaux, CHU, campus universitaires), les grands quartiers d’habitat, les marchés… mais aussi les centres villes.

 

Liste des bus à haut niveau de service en France

En service

Chalon-sur-Saône : BHNS Flash

Clermont-Ferrand : T2C Ligne B

Dijon : Lianes

Douai : Évéole (Système guidé, « mélange » entre le tramway et le Bus)

Évry : Première ligne de France (1975)

Île-de-France : TVM (depuis 1993), T Zen 1 (depuis 2011), ligne 393 (depuis 2011)

La Rochelle : La ligne ILLICO (3) (exploitée Yélo)

Lille : le réseau de Lianes

Lorient : Tronc commun Triskell

Lyon : C1, C2, C3

Maubeuge : lignes « BusWay » du réseau Stibus

Nantes : le BusWay (ligne 4), le Chronobus (4 lignes en service, 6 autres en projet)

Rouen : 3 lignes TEOR

Saint-Nazaire : Hélyce

Toulouse : BHNS de Toulouse

 

En construction

Belfort : BHNS Optymo 2

Metz : BHNS Mettis

Marseille : BHNS de Marseille

Montbéliard : Caden’Cité (début travaux 2013)

Mulhouse : BHNS de Mulhouse

Nancy : le Stanway (ligne 2 de TCSP)

Poitiers : BHNS

Saint-Brieuc : BHNS

Strasbourg : Ligne G (Gare Centrale <> Espace Européen de l’Entreprise)

 

 

 

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Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862

Posté par Joël le 18 juin 2012

 

Un décret impérial du 17 avril 1861 a permis à la Compagnie des mines de construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée. Mais en raison de difficultés techniques et des coûts importants, ce projet s’est finalement limité à Beuvry, à trois kilomètres du point de départ.

Le transport de la houille en Nœux et Beuvry s’effectuant par train.

Des quais d’embarquement sont donc installés à Beuvry et une ligne ferroviaire est construite entre la gare de Nœux et le rivage de Beuvry pour l’acheminement du charbon.

 

Il y 150 ans…

Un décret du 18 juin 1862 autorisa la société des mines de Vicoigne et de Nœux à établir un embranchement reliant ses exploitations de Nœux et d’Hersin au
« canal de Beuvry à Gorre ».

L’ouverture à l’exploitation de cette voie ferrée de 4,8 km eut lieu en 1863.

 

Un autre décret du 20 août 1864 prescrit l’organisation d’un service public de marchandises sur cette ligne.

 

En 1936, des trémies sont construites à Beuvry pour charger les péniches.

Elles permettaient d’embarquer 2.500 à 3.000 tonnes par jour.

Une aire de stockage sur le côté opposé reçoit les bois (soutènement pour les mines de Nœux) et le brai (résidu utilisé pour la fabrication d’enduit d’étanchéité).

1968 sonne la fin de l’activité minière sur le quai.

 

Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862 dans Bassin minier Route-nationale-Passage-a-Niveau

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