• Sondage à Beuvry

    Quel est votre navigateur internet ?

    Voir les résultats

    Chargement ... Chargement ...
  • Liens du moment

  • Calendrier

    mars 2010
    L Ma Me J V S D
    « fév    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Faire avancer ce blog...

    Astuces pour utiliser ce blog

    Donnez-moi vos impressions, ou des sujets que vous aimeriez voir ici. Ou proposez-moi par mail une citation, une maxime, un proverbe ou un dicton du jour :


    Cliquez ici pour recommander ce blog


    Pour poster des commentaires sur ce blog :
    1/
    Sur ce blog, il n'est pas affiché "écrire un commentaire" Mais uniquement : " Pas de commentaires " ou " X commentaires " .
    Il faut donc cliquer sur ce lien.
    2/
    L'hébergeur ne propose pas le même contrôle que d'autres (pour lequel il faut saisir un code lorsque l'on poste un commentaire). Il est donc nécessaire de mettre une adresse mail (qui n'est pas publiée) qui sert simplement à éviter d'être victime de ce que l'on appelle des "robots" qui postent des publicités en lieu et place des commentaires.
    L'adresse mail demandée, reste donc secrète.
  • Visiteurs

    Il y a 2 visiteurs en ligne

10 mars 1906 : la catastrophe de courrières

Posté par Joël le 9 mars 2010

Le 10 mars 1906, la plus importante catastrophe minière d’Europe, dite catastrophe de Courrières fit officiellement 1.099 morts.

Alors qu'il y a un mois on nous annonçait la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, la commémoration de ce triste évènement historique sera peut être sensiblement occultée par des préoccupations d’un futur proche.

Même si Beuvry n’est pas directement lié à ce drame, notre devoir de mémoire doit rester intact envers ces victimes, celles de toutes les autres catastrophes minières, mais aussi pour le sacrifice des mineurs de fond (en particulier sur leur santé).

 

catastrophe de courrières À 6 h 34, le samedi 10 mars 1906, un terrible bruit sourd et une secousse se font sentir en surface des puits de mines, des nuages de poussières sortent des fosses…  

Un coup de grisou suivi d'un coup de poussière d'une rare violence ravagent en quelques secondes 110 kilomètres de galeries communes aux trois fosses et situées sur les territoires de Billy-Montigny (fosse n° 2 dite Auguste LAVAURS), Méricourt (fosse n° 3 dite LAVALERESSE ou Charles BOCA), Noyelles-sous-Lens et Sallaumines (fosse n° 4/11 dite Sainte-Barbe ou Charles DEROME).

Les trois puits de Mines touchés faisaient partie du groupe minier de la société de courrières.

 

Quelques mineurs parviennent à remonter et à donner l'alerte. Les secours sont organisés rapidement.

La nouvelle d'un coup de grisou se répand dans les corons comme une traînée de poudre. Vers les puits sinistrés, c'est aussitôt la course, la ruée d'épouses, de mères, d'enfants et de parents, de mineurs.

Devant le carreau des fosses les grilles sont fermées. La foule s'agite, menace d'envahir le carreau de fosse. Les gendarmes ont peine à la contenir.

 

Quarante-huit heures après la catastrophe, les sapeurs-pompiers de Paris arrivent sur les lieux, épaulés par les sauveteurs des compagnies de la Ruhr qui sont équipés d'appareils respiratoires d'une conception nouvelle.

 

Terrible bilan : 1 099 victimes, des familles entières sont décimées.

L'accident fit officiellement 1 099 morts sur près de 1 800 mineurs descendus ce jour-là.

Mais le bilan réel est probablement supérieur en raison de la présence de travailleurs « irréguliers » dont le décès n'a pas été imputé à cet accident. Pris au piège, la plupart des ouvriers sont morts asphyxiés ou brûlés par les nuées ardentes de gaz toxiques.

En fin de journée, seulement 576 mineurs étaient parvenus à s'échapper de la catastrophe.  

 

Treize rescapés seront remontés le 30 mars du puits N°2 de Billy-Montigny, après 20 jours d'errance au fond de la mine, et un dernier le 4 avril, soit 25 jours après la catastrophe.

Il n'y aura pas d'autres rescapés !

 

À ces pertes il faut ajouter le décès d'au moins seize sauveteurs.

rescapés

Pourquoi une telle catastrophe ?

Deux causes essentielles expliqueraient le désastre : le coup de grisou et le coup de poussière.

Le grisou est un gaz composé essentiellement de méthane. Il présente un énorme risque à cause de son caractère explosif au contact d'une étincelle (on a mis en cause l'utilisation des lampes à feu nu).

Le coup de poussière correspond à l'inflammation violente de grandes quantités de poussière de charbon en suspension. Cette combustion très rapide se propage et engendre avec elle une surpression et une explosion.

Cette catastrophe serait due à la combinaison de ces deux phénomènes.

Par ailleurs, la compagnie minière avait pratiqué d'importants travaux pour réaliser l'interconnexion entre ses différents puits. Ce dispositif, sensé permettre l'évacuation des mineurs, entraîna la propagation de l'incendie dans les différentes fosses.

 

monument à la mémoire des victimes de la catastrophe de courrière Plus jamais ça ! 

 

Cette catastrophe fut suivie de nombreuses polémiques.

On accusait la compagnie de Courrières d'avoir poursuivi l'exploitation de la mine alors qu'un incendie, découvert trois jours plus tôt, n'avait pas encore été complètement maîtrisé.

La gestion de la crise fut également critiquée, notamment la décision de l'ingénieur en chef des mines, de stopper les recherches d'éventuels rescapés, trois jours seulement après l'explosion. Des manifestations et des grèves, éclatèrent.

Ce mouvement social déboucha sur l'instauration du repos hebdomadaire.

De plus, la catastrophe a entraîné des actions de prévention avec en particulier des sessions de formation.

En 1907, le premier poste central de secours du bassin Nord-Pas-de-Calais est créé à Liévin.

On y forme des équipes spécialisées de sauveteurs et on y étudie les risques dus au grisou et au poussier. Les lampes à feu nu sont bannies au profit des lampes dites de sûreté (lampes Davy).

 

Liens :

Catastrophe de Courrières sur Ch'ti.org

Une catastrophe d'une ampleur sans précédent (sur Hérodote.net)

Dossier sur le site La Voix du Nord

Centre historique minier de Lewarde

 

 


 

Publié dans Histoire, Ephéméride, Ce blog - son auteur, Bassin minier | 2 Commentaires »

Des élections mouvementées à Beuvry

Posté par Joël le 24 février 2010

Les premières élections municipales de Beuvry, en février 1790, furent plutôt tourmentées.

 

Sur le site Gen'Artois  j'ai trouvé le nom du premier maire de Beuvry, mais également le texte tiré du livre ” Villes et villages du Pas-De-Calais en 1790 “. Le voici ci-dessous dans sa version originale, dont la syntaxe pourrait vous surprendre.

On y parle notamment d'intrigues, de manœuvres et de cabales. Un  officier municipal fraichement élu a même été obligé de renoncer à son poste car il a reçu des menaces, il décrit les intimidations et actes de malveillance.

 

 

Élections du 1er au 18 Février 1790.

 

Le maire est élu, au premier tour, le 1er février.

 

Le 2, on vote pour la nomination des officiers municipaux, mais le dépouillement du scrutin est remis au 4. Ce jour là, en l'absence du curé BRASSART, victime d'une ” incommodité subite “, les fonctions de secrétaires sont confiées au vicaire PENIN ; sont déclarés élus Pierre LILLERS et Liévin LEQUIEN ; l'après-midi, un nouveau scrutin mène à l'élection d'un troisième officier municipal.

 

Le 5 février, après remplacement de l'un des scrutateurs, Télesphore DEROT absent, par Charles HU, élection des deux derniers officiers municipaux, du procureur et des notables.

 

Les noms des 12 notables ne seront toutefois proclamés que le 6.

 

La nomination du deuxième officier municipal, Liévin LEQUIEN, a été vivement contestée dès le 5 avec menace de se pourvoir auprès de l'Assemblée Nationale :

a) par Sébastien DELANSAY qui a fait insérer sa protestation au procès-verbal : ” je déclare m'opposé à l'élection de Liévin LEQUIEN, ci-devant se disant bailly de Beuvry… jusqu'à ce qui soit acquitté enver moi de ce qui me revient du legs de Mlle Philippine CHEVALIER qui me retien depuis plus de vingt huit années et dont je n'ai pu demandé le payement en justice à cause de mon peut de fortune… ” ;

b) par trois autres habitants, Emmanuel et Louis DEFAAUX, Augustin BASSECOURT qui s'opposent à la nomination ” faite par intrigue et cabale ” d'un homme qui s'est arrogé sans mandat de faire la recette des biens communaux et n'a pas rendu de comptes à la communauté, à quoi s'ajoutent d'autres ” raisons importantes ” qu'ils feront savoir en temps et lieu.

 

LEQUIEN se justifie en assurant

a) que la somme réclamée par DELANSAY est entre les mains du prince de Ghistelle,

b) qu'il a reçu le produit des herbes de 15 mesures du marais de Beuvry en réserve mais en a rendu compte à la communauté dûment convoquée, ajoutant que ” quant à la réserve qu'il s'étoit fait de s'opposer aux suffrages des sieurs DEFAUX et autres pour la nomination de la municipalité, il s'en désiste”.

 

Le 5 février, avant le dépouillement du scrutin de la veille pour l'élection des notables, trois habitants, Joseph BASSECOURT, Louis et Eloi TRINEL font consigner au procés-verbal ” qu'ils ont été témoins des cabales et manoeuvres qu'ils ont fait les enfants du sieur LEQUIEN et plusieurs autres de leurs parens pendant les assemblées pour les élections des officiers municipaux et celles des notables… qu'ils protestent des nullités comme l'élection des notables parce que les billets ont été donnés dans la maison du sieur LEQUIEN à tous ceux qui ne savoient ni lire ni écrire et qu'ils u avoient de ces enfants et de ces parens qu'ils couraoient les maisons et les rues et forçoieent à chacun à recevoir leurs billets pour faire nommer leur créatures, espérant par là éviter l'examen de ces comptes et de l'administration qu'il s'étoit attribué à lui seul plusieurs années… ”

 

Le dépouillement fait, l'assemblée observe que Louis DUSAUTOIR, qui a obtenu 53 voix, est le beau neveu de Philippe DERENTY ; au cas où ces liens de parenté ne lui permettraient pas d'exercer la charge de notable (ce qui n'est pas le cas) il serait remplacé par Jean TRONCQUOI qui a obtenu 42 voix sur 104.

LEQUIEN espose alors que ” différentes personnes ne sachant ni lire ni écrire se sont adréssées à ses enfants pour inscrire les noms des personnes qu'ils avoient choisis ” qu'il n'y a pas eu cabale, qu'il a rendu comte de sa gestion, que ” Joseph BASSECOURT qui a signé l'opposition e(s)t sous la puissance de sa mère, laquelle jouit de tous ce qui compose la communauté, et les deux nommés TRINEL…n'ont aucune priorité ” et qu'il n'y a pas lieu de s'arrêter à une opposition qui n'a recueilli aucune autre signature. ”

Au moment où le serment alloit être prêté, le sieur Félix POTTIER a remis à M. le président ” une nouvelle protestation ; signée de lui et de Jean Joseph LEBLANC, elle reprend les accusations précédentes contre LEQUIEN.

 

L'assemblée s'ajourne au 7 février.

 

A l'ouverture de la séance, Liévin LEQUIEN dit que ” la nuit dernière quelque malveilant ont osé une croix de paille à la porte de sa maison donnat sur la rue et aposé un billet au portail de l'église de Beuvry. Ce fait sont relatives à la nomination à la municipalité et dénote menace de mort s'il accepte cette charge d'officier municipal, pourquoi il s'en trouve forcé de s'en désisté… “. L'assemblée s'ajourne alors sine die.

 

Le 18 février, élection de l'officier municipal Pierre LEBLAN, appelé à remplacer LEQUIEN et prestation de serment.

 

Le passé électoral de Beuvry fut donc mouvementé. Cette série d'articles qui se termine, n'étant destinée qu'à faire un retour sur l'Histoire de notre ville, je n'ai pas souhaité continuer au-delà de 1971.

 

Joël DEPRETZ

 

 

Source :

Texte «  élections mouvementées » : http://pagesperso-orange.fr/dunatvincent/les%20elections%20de%201790/Beuvry.htm

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises

 


 

Publié dans Histoire, Conseil municipal | Pas de Commentaires »

Liste (presque) complète des maires de Beuvry depuis la révolution.

Posté par Joël le 21 février 2010

 

Voici une liste des Maires de Beuvry, établie le 13 février 2010 d'après plusieurs sources internet et papier.

Même s'il reste quelques trous, c'est à ma connaissance, la liste, la plus complète, accessible à ce jour.

La dernière colonne comporte les renvois à des renseignements complémentaires.

tableau liste des maires de beuvry

A    Premier maire de Beuvry, élu à 47 ans.

B    Premier renouvellement des maires en France pas de renseignement pour Beuvry

  Première République

D   26 vendémiaire au 10 Thermidor de l'an VIII : Félix Pottier est « maire provisoire ».

E    François SOMVILLE, Maire et officier de l'état civil du 27 Fructivore an VIII de la République Française (consulat) au 30 juin 1813 (Premier Empire).

F    Monarchie de Juillet

G   Notaire de Beuvry, maire sous la monarchie de Juillet maintenu en 1848 sous la 2ième République

   Il n'y a aucune information précise (accessible par internet) pour le première maire de la 3ième République.

      Le site du club d'histoire précise : De 1870 à 1888 la commune fut administrée par une municipalité réactionnaire. Après cette période, grâce au sectionnement électoral de la commune en 2 parties délimitées par le canal d'Aire à La Bassée, l'ancien conseil fut remplacé par un autre aux idées un peu plus libérales.

I     Fin Aout 1914 le premier adjoint Jules Leblanc remplaçait le maire élu Arthur DEMULIER parti sur le front.

J    État français

K    Retour de Jules WEPPE (Gouvernement provisoire de la République française)

L    Quatrième république actée en 1946, les élections municipales ont eu lieu les 19 et 26 octobre 1947.

M   Élections municipales 26 avril et le 3 mai 1953.

N    Louis DUTERIEZ , premier adjoint exerçant les fonctions de maire en attente de l'élection de Marceau WEPPE

O   Les élections municipales ont lieu les 8 et 15 mars 1959. Malgré le changement de République, ces élections procèdent au renouvellement normal des mandats municipaux issus des élections de 1953, qui arrivent à leur terme.

P    Les élections municipales ont lieu les 14 et 21 mars 1965. Premier adjoint : Marceau WEPPE.

Les élections municipales de 1971 ont lieu les 14 et 21 mars. Comme je l'ai précisé dans l'article expliquant ma démarche, je m'arrête à cette date pour rester dans la rubrique ” Histoire de Beuvry “ .

Petite anecdote : j'ai trouvé le nom du tout premier maire de Beuvry en dernier. Samedi 13 février alors que j'effectuais des recherches plus générales pour les articles publiés cette semaine, j'ai trouvé des informations sur un site dont je vous parlerai prochainement.

 

Toutes les informations complémentaires, du point de vue historique, sont les bien venues.

Joël DEPRETZ

 

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


 

Publié dans Histoire, Conseil municipal | 1 Commentaire »

Histoire des élections municipales - Acte 3

Posté par Joël le 19 février 2010

1884 : Le vrai tournant démocratique

 

 

L'organisation communale a été mise en place au moment de la Révolution de 1789 par un décret du 14 décembre qui prévoyait un corps municipal de trois à vingt membres (selon la population), élu par les citoyens actifs au suffrage direct et au scrutin de listes pour deux ans.

Le maire, membre du corps municipal, était élu directement par la population.

Élus en 1790, ces organes se dégradèrent vite dans le processus révolutionnaire et avec la succession des régimes.

 

La Révolution n'avait posé que des principes mais avait été incapable de créer un système efficace et durable.

 

Un siècle plus tard une nouvelle organisation voit le jour.

 

La loi du 5 avril 1884

C'est la loi dite « la grande charte républicaine de la liberté municipale » qui constitua une véritable charte de l'organisation municipale dont plusieurs éléments existent encore aujourd'hui. Les élections eurent lieu les 4 et 11 mai 1884.

Cette loi affirme le principe de l’élection des maires par le conseil municipal et reconnaît l’autonomie communale.

L’article 61 de la loi précise : « Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune ».

Communes et départements acquièrent ainsi le statut de collectivité territoriale.

 

De plus, la loi du 5 avril 1884 favorisa la construction de mairies-écoles. Les communes devaient désormais fournir le logement des maîtres et le matériel scolaire.

Les crucifix disparaissent des locaux scolaires. 

Les structures communales s’avérèrent parfois inadaptées, les petites communes se trouvant dans l’incapacité d’assurer le minimum de services publics nécessaires.

Une loi encouragea alors la coopération communale plutôt que la fusion de communes qui avait échoué sous la Révolution.

La loi du 22 mars 1890 créa le syndicat de communes, établissement public doté d’un minimum d’autonomie, chargé de gérer des services publics intercommunaux.

 

La seconde guerre mondiale : nouvelles régressions

Le 26 septembre 1939, le gouvernement Daladier substitue, par décret, l'autorité du préfet à celle du maire.

Le gouvernement dirigé par le maréchal Pétain, décide, le 16 novembre 1940, que les maires seront nommés dans les communes de plus de 2 000 habitants et qu'ils choisiront eux-mêmes leurs conseillers municipaux.


En 1942 une indemnité est accordée pour la première fois au maire.

 

Retour à la démocratie

La France et les alliés sont encore en guerre lors des élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945.

Le système électoral en vigueur sous la III ième République était un scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec panachage.

Après la rupture vichyste, les élections municipales d'avril-mai 1945 renouèrent largement avec le système en vigueur sous la troisième République : un scrutin plurinominal majoritaire à deux tours avec panachage.

Pour la première fois les femmes sont appelées à voter.

 

Quatrième République : un peu de proportionnelle

Avec l'instauration de la IV ième République en 1946, la représentation proportionnelle fit son entrée dans les villes de plus de 9000 habitants, le traditionnel mode de scrutin majoritaire plurinominal à deux tours continuant à s'appliquer dans les communes de moins de 9000 habitants.

Les élections municipales des 19 et 26 octobre 1947 furent les premières de la Quatrième République. 
 

Cinquième République phase 1 : retour temporaire au scrutin majoritaire

 

En 1958, la proportionnelle fut supprimée au profit du scrutin majoritaire.

L'ordonnance du 4 février 1959 adopta un nouveau dispositif où la représentation proportionnelle n'était conservée que pour l'élection du conseil de Paris et pour les conseils municipaux des douze villes de plus de 120 000 habitants.

Dans toutes les autres communes, l'élection avait lieu au scrutin majoritaire de listes à deux tours avec possibilité de fusion entre les deux tours.

En 1964, la proportionnelle fut totalement éliminée.

Dans les communes de moins de 30 000 habitants, le scrutin plurinominal à deux tours avec panachage était maintenu.

Dans les 159 communes de plus de 30 000 habitants un scrutin de listes bloquées à deux tours fut créé. Sans panachage et sans fusion de listes possible entre les deux tours, seules les listes ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés au premier tour pouvaient se maintenir au second.

En 1977, le nouveau statut de Paris établit (pour la première fois depuis 1871) un maire alors qu'il n'y avait jusqu'alors qu'un président du conseil municipal. De plus, le seuil de maintien au second tour est élevé (dans les villes de plus de 30 000 habitants) au niveau de 12,5% des inscrits.

 

Cinquième République phase 2 : situation actuelle

Les petits à la majoritaire, et les grands à la proportionnelle

Avec la loi du 19 novembre 1982 on évolua vers un nouveau mode de scrutin mixte combinant le principe majoritaire avec une représentation des autres listes.

Dans toutes les communes de plus de 3500 habitants :

Le mode de scrutin mixte, à dominante majoritaire mais avec un correctif proportionnel, s'applique.

C'est un scrutin de listes à deux tours où la moitié des sièges est donnée à la liste qui l'emporte, l'autre moitié étant distribuée à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes (y compris la liste gagnante) dépassant la barre des 5% de suffrages exprimés.

Un second tour est organisé lorsqu'aucune liste n'obtient la majorité absolue des suffrages au premier tour. Ce second tour ne peut accueillir que les listes ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés au premier tour, des fusions de listes étant acceptées entre les deux tours avec des listes ayant obtenu plus de 5% au premier tour.

 

Dans les 34.000 communes (92% des communes françaises) qui ont moins de 3500 habitants :

Pour plus du tiers des français, c'est le traditionnel scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, dit ” de panachage “, mis en place en 1884, qui est encore en vigueur.


J'espère que ce travail de recherches et de synthèses apportera des éléments de compréhension concernant la succession des maires de Beuvry publiée prochainement sur ce blog.

Joël DEPRETZ

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises

 


 

Publié dans Histoire | Pas de Commentaires »

Histoire des élections municipales – Acte 2

Posté par Joël le 17 février 2010

1848 : Le suffrage universel

 

Nous l'avons vu, les conseils municipaux ont subi autant de transformations que les régimes successifs depuis la révolution de 1789.

 

Il fallut attendre la Révolution de 1848 pour qu'une loi le suffrage universel pour l'élection des conseils municipaux, lesquels élisaient en leur sein les maires.

Mais dès 1852, on revint à la nomination des maires… Et les choses se compliquent à nouveau !

 

Voici quelques détails.

 

Louis-Philippe est renversé en février 1848, le 5 mars, la République adopte le suffrage universel masculin qui ne sera plus remis en cause par la suite.

La France est ainsi le premier état du monde à adopter ce type d’élection.

Le scrutin est secret, la majorité électorale est fixée à 21 ans, l’éligibilité à 25 ans.

Mais le 31 mai 1850, nouvelle loi qui restreint le suffrage universel : il faut trois ans de résidence dans le canton pour pouvoir voter.

En mai 1852, fin des pouvoirs du Président et ceux de l’Assemblée ; selon la Constitution, Louis-Napoléon Bonaparte n’est pas rééligible. Mais il prépare son coup d’État.

7 juillet 1852 : le suffrage universel est maintenu, mais l’Etat rétablit la nomination des maires et adjoints dans les chefs-lieux de département, d’arrondissement, et les villes de plus de 3000 habitants, les autres par le préfet.

Les maires et les conseils municipaux républicains sont révoqués, remplacés par des maires à nouveau nommés.

Les inscriptions « Liberté - Égalité - Fraternité » sur les mairies sont supprimées, des arbres de la liberté sont même abattus…

Mais les conseillers municipaux sont néanmoins toujours élus au suffrage universel.

 

L’Empire est rétabli le 2 décembre 1852. Les élections municipales se feront les 28 et 29 juillet 1855, puis tous les cinq ans.

Le maire, nommé par le préfet, n’est pas obligatoirement membre du conseil municipal.

Mais le 29 juin 1865 Thiers préconise la nomination du maire choisi « de préférence » au sein du conseil municipal.

Le Second Empire accepte que tous les citoyens votent, mais ne tolère pas les opposants. Le garde champêtre, la veille du scrutin, porte à chaque électeur le bulletin officiel. Le candidat de l’opposition distribue lui-même ses bulletins.

 

Les dernières élections municipales du Second Empire eurent lieu en août 1870 « sans problèmes ».

 

De nouvelles péripéties avec la III ième République …

La Troisième République est proclamée le 4 septembre 1870 (après la défaite de Sedan, le 2) et les préfets de cette nouvelle République nomment les maires par décret du 24 septembre 1870.

En avril 1871, une loi prévoit que les maires (sauf dans les grandes villes) seront élus par les conseils municipaux et non plus nommés par les préfets.

Le 24 mai 1873, Mac-Mahon est président de la République. Le pouvoir central a le droit de nommer tous les maires, sans obligation de les choisir parmi les conseillers municipaux.

L'année 1874 voit un brusque recul des libertés municipales avec l'adoption le 20 janvier d'un projet de loi du duc de Broglie confiant la nomination des maires au pouvoir exécutif.

Les élections municipales, fixées au mois d’avril 1874, sont reportées à l’automne et les préfets sont invités à « changer autant de maires qu’ils le jugeront utile ».

 

Une circulaire ministérielle du 5 mai 1876 prescrit le retour des maires évincés en 1874.

En attendant le vote d’une loi définitive, les députés annulent celle de 1874 et rétablissent la loi d'avril 1871.

 

Le 12 août 1876 voit le rétablissement des élections des maires et adjoints dans toutes les communes sauf les chefs-lieux de département, arrondissement, cantons où ils étaient nommés par le président de la république et choisis dans le conseil municipal.

 

Les élections municipales prévues pour fin 1877 sont repoussées à janvier 1878.

 

La troisième partie de cet historique des conseils municipaux se terminera avec les structures actuelles.

Joël DEPRETZ

 

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


Publié dans Histoire | Pas de Commentaires »

Histoire des élections municipales - Acte 1

Posté par Joël le 15 février 2010

 

Un bon demi-siècle de rebondissements.

 

La première loi municipale date du 14 décembre 1789.

C'est sur la base de la « lettre patente » du 18 décembre 1789 consécutive à cette loi que sont organisées les premières élections municipales en février 1790.

L'article IV de la loi stipule : « Le chef de tout corps municipal portera le nom de MAIRE ».

 

Toutes les assemblées d'habitants ont à leur tête un maire et des conseillers élus.

Le 22 décembre, 44.000 municipalités s'installent au sein des « communautés d'habitants ».

Seuls les citoyens « actifs » participent au vote : ils sont Français, âgés de plus de 25 ans, domiciliés dans la commune depuis au moins un an. De plus, pour être électeur, il faut payer un impôt égal au moins à trois journées de travail.

Les élus doivent payer un impôt au moins équivalent à dix jours de travail.
La loi du 19 avril 1790 instaure « une écharpe aux trois couleurs de la nation, bleu, rouge et blanc, attachée d'un nœud, et ornée d'une frange couleur d'or pour le maire, blanche pour les officiers municipaux ». Et en 1791, apparaissent les gardes champêtres.

 

Les premiers renouvellements des municipalités.

 

Le maire est normalement, élu pour deux ans, et ne pourra être réélu qu'après un délai de deux ans.

Pourtant, le premier renouvellement des municipalités se fit en novembre 1791, le second en novembre 1792 : le suffrage universel est la règle. Le maire lit les textes de loi, en chaire à l'église, ou avant la messe, ou devant la porte de l'église à la sortie de la messe. L'école devient obligatoire, gratuite et laïque dans chaque commune en décembre 1793. Mais les petites communes n'ont pas le budget pour acheter ou construire ni école, ni mairie.

 

Début 1795, chute des conventionnels, arrivée des thermidoriens qui provoque le renouvellement des municipalités. Elles se regroupent en municipalités cantonales. Chaque commune élit dorénavant un « agent municipal » membre de la municipalité cantonale.

Les maires sont placés sous l'autorité des « présidents des municipalités cantonales » qui sont, eux, élus par l'ensemble des hommes du canton.

 

La célébration religieuse du décadi remplace la messe du dimanche (loi du 9 septembre 1798). L'agent municipal en profite pour lire les lois, annoncer les nouvelles, prononcer les sermons civiques et célébrer les mariages.

 

Lors de la première Restauration, Louis XVIII ne modifie pas l'institution municipale Napoléonienne.

Mais les nouveaux préfets désignent des maires royalistes. La couleur blanche est adoptée pour la ceinture et les franges. Le lys remplace l'aigle sur les boutons, le motif de la broderie change et le port de la cocarde blanche est obligatoire.

 

Le retour à l'Empire (les Cent-Jours), un décret du 20 avril 1815 ressuscite, pour les communes de moins de 5.000 habitants, l'élection au suffrage censitaire des maires et des conseillers, jusqu'à la défaite de Waterloo, et le retour de Louis XVIII : seconde Restauration.

Les maires alors écartés en mai sont rétablis dans leur fonction.

 

La Révolution de Juillet 1830 entraîne le remplacement de Charles X par Louis-Philippe. Tous les maires sont remplacés le temps d'élaborer une nouvelle loi municipale adoptée le 21 mars 1831. Le maire sera nommé et choisi obligatoirement parmi les conseillers municipaux élus.

 

Le roi nomme les maires des communes de plus de 3 000 habitants, les préfets pour les autres. La fonction est gratuite, sans indemnité, et le maire doit être riche pour « inspirer respect ». Les électeurs communaux sont des hommes, âgés de plus de 21 ans, parmi ceux qui ont le plus de revenus. Désignés par le maire, ils sont assistés par le percepteur.

 

Le maire a la responsabilité de la scolarisation des enfants de sa commune, et, la loi de 1833 impose à nouveau un local scolaire dans la commune, le logement et l'entretien de l'instituteur.

 

La loi de 1837 définit le maire comme un rouage de l'État, chargé de la police locale et de la gestion des biens communaux.

De 1831 à 1846, les élections municipales se font tous les trois ans au cours du dernier trimestre, le maire est nommé au début de l'année suivante.

 

 

Je reprendrai la suite à partir de la révolution de 1848 et donc de la deuxième République.

Joël DEPRETZ

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises

 


 

Publié dans Histoire | Pas de Commentaires »

Histoire des institutions Françaises

Posté par Joël le 13 février 2010

gif animé drapeau france Nous continuons les révisions de l'histoire de France en balayant rapidement les différents régimes et institutions Françaises depuis la révolution.

 

L'Assemblée constituante (1789-1791)

Instituée par des députés des États Généraux lorsqu'ils s'érigèrent d'eux-mêmes en une « Assemblée Nationale » le 17 juin 1789, date  retenue comme celle de la naissance du système représentatif français.

Après l'abolition de la féodalité dans la nuit du 4 août 1789 et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen le 26 août 1789, l'Assemblée vote dès la fin de l'année les grands principes de la Constitution de 1791.

Le 5 octobre 1789 Louis XVI accepte de signer les décrets consacrant les décisions prises en août.

Le 14 décembre, l'Assemblée Nationale prévoie l'organisation des premières élections municipales pour le mois de février 1790.

 

Monarchie constitutionnelle (octobre 1791- septembre 1792)

En acceptant la Constitution élaborée par les membres de la Constituante, Louis XVI fait passer la France d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle.

La victoire des armées révolutionnaires à la bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, permet à la Révolution de continuer, c'est la fin de la monarchie constitutionnelle.

 

Première République (septembre 1792 - mai 1804)

La Première République passa par trois formes de gouvernement :

 

La Convention nationale, entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795, incluant la période dite de « la Terreur » où l'essentiel du pouvoir réside dans le Comité de Salut Public (6 avril 1793- 27 juillet 1794).

La loi du 27 pluviôse an II (15 février 1794) fait du drapeau tricolore le pavillon national.

Le Directoire, entre le 26 octobre 1795 et le 9 novembre 1799. Renouvellement des municipalités.

Le Consulat, issu du Coup d'État du 18 brumaire par Napoléon, entre le 10 novembre 1799 et le 18 mai 1804.

 

Premier Empire (18 mai 1804 - avril 1814)

Le Premier Empire est instauré pour remplacer le Consulat.

Il prend fin avec l'abdication de Napoléon, le 6 avril 1814.

 

Restauration (1814-1815 et 1815-1830)

  • La Première Restauration (1814 -1815) est une période de l'histoire qui voit brièvement le retour des Bourbons sur le trône, entre l'abdication de Napoléon Ier et les Cent-Jours. L’institution municipale Napoléoniennene n'est pas modifiée.
  • Les Cent-Jours : Napoléon reprit le pouvoir du 20 mars au 22 juin 1815 (suite à la défaite de Waterloo le 18 juin 1815).
  • La Seconde Restauration est le régime politique de la France de 1815 à 1830.

Grâce à la stabilité politique, le pays va connaître une période de prospérité économique et croissance démographique importante.

 

Monarchie de Juillet (9 Août 1830 -24 février 1848)

La Révolution de Juillet, révolution française à la faveur de laquelle un nouveau régime, la monarchie de Juillet, succède à la Seconde Restauration, se déroule les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites les « Trois Glorieuses ». Tous les maires sont remplacés.

Louis-Philippe Ier n'est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s'achève en 1848 par d'autres barricades, qui le chassent.

 

Deuxième République (24 février 1848 - 2 décembre 1852)

 Régime original dans l'histoire de France d'abord par sa brièveté, et ensuite parce que c'est le dernier régime à avoir été institué à la suite d'une révolution. C'est enfin le régime qui applique pour la première fois le suffrage universel masculin en France.

 

Second Empire (2 décembre 1852 - 4 septembre 1870)

Le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, le Président de la République française, devient Napoléon III, Empereur des Français.

Il se termine le 4 septembre 1870 à la suite de la défaite de Sedan.

 

Troisième République (4 septembre 1870 - 10 juillet 1940)

La France a expérimenté sans succès sept régimes politiques en 80 ans.

La Troisième République est le premier régime français à s'imposer dans la durée depuis 1789.

Véritable charte de l'organisation municipale est votée en avril 1884 .

 

État français (1940-1944)

Le 16 juin 1940, Philippe Pétain était devenu président du Conseil d'un gouvernement que l'avancée allemande avait fait déplacer, avec le Parlement, de Paris à Bordeaux puis, depuis le 29 juin, de Bordeaux à Vichy.

La loi du 10 juillet 1940 est un acte voté comme loi constitutionnelle par l'Assemblée Nationale (Chambre des députés et Sénat), qui confie les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

 

Gouvernement provisoire de la République française (3 juin 1944 - 13 octobre 1946)

Institution qui assure le gouvernement de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale et précède la Quatrième République.

 

Après la promulgation de la Constitution de la Quatrième République, le 27 octobre 1946 et jusqu'à l'élection de Vincent Auriol à la présidence de la République le 16 janvier 1947, il y a eut une période de transition généralement rattachée à la Quatrième République mais où subsistaient certaines des institutions provisoires.

 

Quatrième République (1946 - 28 septembre 1958)

Les institutions de la Quatrième République restent proches de celle de la Troisième République avec un chef d'État faible et un gouvernement exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif.

 

Cinquième République (depuis le 28 septembre 1958)

Le régime actuel de la Cinquième  République a été approuvé par référendum (81,69 %) le 28 septembre 1958.

 

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


 

Publié dans Histoire | Pas de Commentaires »

Transformation des paroisses en communes Françaises

Posté par Joël le 11 février 2010

En dehors des villes, au statut particulier, la paroisse était l'entité de base du royaume de France.

 

La Révolution transforma chaque paroisse en une commune (sauf pour les plus petites et les paroisses urbaines).

Les paroisses Françaises

 

Avant la Révolution il n'existait pas réellement de structure comparable à la commune. Le plus petit niveau d'administration était la paroisse. À la campagne, la paroisse se composait principalement de l'église, des maisons rassemblées autour et des terres agricoles qui y étaient rattachées.

 

Ces paroisses n'avaient pas les compétences des communes actuelles.

Généralement il y existait un « comité des bâtiments », constitué de villageois, qui s'occupait des biens de la paroisse (l'église, le cimetière et les domaines de l'église).

Parfois il prenait aussi en charge l'aide aux indigents, l'administration des hôpitaux et des écoles.

 

À partir de 1539, l'édit de Villers-Cotterêts, promulgué par François Premier, donna au prêtre la charge de tenir le registre des baptêmes, des mariages et des enterrements.

Pour le reste, les villages s'organisaient de manière informelle. Les villageois se réunissaient lorsqu'il fallait prendre une décision concernant l'ensemble de la communauté. Il n'y avait cependant aucune assemblée permanente.

Généralement c'est le seigneur local qui intervenait dans les affaires du village. Il collectait les taxes auprès des villageois, ordonnait les corvées, choisissait les terres agricoles qui devaient être exploitées et n'oubliait pas au passage de déterminer sa part des récoltes.

 

Les communes Françaises émanent de révolution de 1789

 

Comme nous l'avons tous appris à l'école, le but de l'assemblée générale constituante était de faire table rase du passé et de cette société d'Ancien Régime sclérosée.

La priorité fut de réformer l'administration du pays, en la rendant plus simple et plus efficace.

 

Parmi les premières créations, le 14 décembre 1789 l'Assemblée nationale vota une loi créant les communes désignées comme la « plus petite division administrative en France ».

C'est ainsi que l'on a officialisé des entités autoproclamées qu'étaient les paroisses.

Dès le 22 décembre, 44.000 municipalités s'installent au sein des « communautés d'habitants ».

Les premières élections se sont déroulées en février 1790 mais différents jours selon les communes.

L'assemblée générale des habitants est remplacée par un corps municipal élu de trois à vingt membres auquel est adjoint un certain nombre de notables également élus pour former avec lui le Conseil général de la commune dans le cas d'affaires importantes.

 

Dès lors, chaque communauté, ville ou village, forme une commune dirigée par une municipalité élue dont le chef porte le nom de maire.

 

Transfert de compétences et renforcement des communes. 

Le 20 septembre 1792, avec création de la première République, le registre des naissances, des mariages et des décès, qui était tenu jusqu'alors par le curé de la paroisse, fut mis sous la responsabilité du maire.

Un mariage civil (inscrit dans le mouvement de séparation de l'Église et de l'État) fut institué et commença à être célébré dans les mairies.

Les prêtres durent remettre à la mairie leurs registres des baptêmes, des mariages et des enterrements.

Le terme de « commune », au sens de l'administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention Nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) :

« Toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ».

 

Par la suite, les rebondissements historiques de nos institutions se sont répercutés sur le fonctionnement des communes.

Je vous invite donc à poursuivre ces révisions de l’histoire de France. Je balayerai dans un prochain article les institutions Françaises depuis 1789. Puis, je vous proposerai de regarder quelles ont été les évolutions des communes en fonction des différents Régimes, ce qui permettra de mieux comprendre la succession des maires de Beuvry.

 

Joël DEPRETZ

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


 

Publié dans Histoire | Pas de Commentaires »

Février 1790 : premières élections municipales Françaises

Posté par Joël le 9 février 2010

Lors des vacances de Noël, j'ai proposé une série d'articles sur l'histoire des transports en commun urbains, en rapport avec ce qui n'est encore qu'un projet de tramway qui aurait son terminus à l'hôpital de Beuvry.

 

Je vous invite à pour ces vacances scolaires de février à parcourir ensemble l'évolution des élections municipales.

 

Ce n'est pas par hasard, les toutes premières élections municipales se sont déroulées en février 1790.

Je voulais donc attendre cet « anniversaire » pour vous faire profiter d'une idée qui n'est pas nouvelle. Déjà, en décembre 2008 j'ai proposé un article sur le rôle du conseil municipal.

J'ai ensuite envisagé de retrouver la liste des maires de Beuvry et ce uniquement d'un point de vue historique.

Mais les sources internet sont parfois imprécises. Après  avoir brassé quelques vieux papiers sur lesquels figuraient par ailleurs d'autres informations également instructives, je pense avoir réussi à réaliser une liste presque complète des maires de Beuvry.

J'ai alors constaté que les durées des mandats étaient plutôt étonnantes. J'ai donc creusé un peu le sujet.

Actuellement les élections municipales ont en principe lieu tous les 6 ans, avec des règles différentes selon la taille de la commune, mais toujours sur la base du suffrage universel.

 

Ce scrutin permet d'élire un conseil municipal constitué d'hommes et de femmes dans le respect de la parité.

 

Cette nouvelle assemblée d'élus choisit son maire par un vote en son sein. Le maire devant obtenir la majorité des voix du conseil municipal réuni au complet, moins d'une semaine après les élections municipales.

 

Aujourd'hui ce principe démocratique nous semble évident. Pourtant cette institution a connu de nombreuses évolutions, suivant les bouleversements historiques et l'alternance des régimes depuis la révolution de 1789. Ces évolutions expliquent en partie les durées des mandants mentionnées ci-dessus.

Avant de publier la liste des anciens maires de Beuvry, je vous propose donc d'abord de parcourir l'histoire des communes et des élections municipales en France pour mieux comprendre la succession, parfois rapprochée, des maires.

 

Joël DEPRETZ

 

Les articles liés à ce sujet sont consultables ici :
Histoire+des+élections+municipales+Françaises


 

Publié dans Histoire, Conseil municipal, Ephéméride | 1 Commentaire »

Le bassin minier candidat au patrimoine de l’UNESCO

Posté par Joël le 29 janvier 2010


De quoi s'agit-il ?

La liste du patrimoine mondial ou patrimoine de l'humanité est établie par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO).

Le but est de cataloguer, nommer, et conserver les sites dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité.

Sous certaines conditions, les sites répertoriés peuvent obtenir des fonds de l'organisation World Heritage Fund.

Ce programme fut fondé avec la Convention Concernant la Protection de l'Héritage Culturel et Naturel Mondial, adoptée à la conférence générale de l'UNESCO le 16 novembre 1972.

Actuellement 890 sites sont répertoriés répartis dans 148 États. 689 sont culturels, 176 naturels, et 25 mixtes.

 

Le bassin minier inscrit au patrimoine mondial, est-ce possible ?

Une candidature exceptionnelle par son sujet et son ampleur qui, en outre, est portée avec passion et émotion par toute une régionpour le ministre de la Culture.

L'objectif est de changer l'image du bassin minier, 20 ans après la fermeture du dernier puits à Oignies.

L'association Bassin Minier Unifié a déposé son dossier de candidature de 1.600 pages à la Maison de l'Unesco de Paris. Il représentera la France pour une éventuelle inscription au patrimoine de l'Unesco en juillet 2011.

La particularité du dossier est d'engager un territoire de 120 km de long qui s'étend d'Enquin-les-Mines à Condé-sur-l'Escaut avec environ 200 terrils et 21 chevalements.

Cette candidature, présentée par la France dans la catégorie ” patrimoine culturel évolutif “, regroupe des vestiges de l'outil industriel (fosses, chevalements, machines d'extraction), mais également des églises, écoles, dispensaires, monuments commémoratifs, corons…

87 communes, affichant chacune au moins un site, sont concernées.

Afin de préparer et de soutenir cette candidature, 69 sites évoquant l'ère minière de la région (de la découverte du charbon dans le Pas-de-Calais en 1841 à la fermeture de la dernière fosse en décembre 1990) ont été inscrits l'an dernier à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

 

L'UNESCO devrait annoncer son choix à la mi 2011.

Mon avis sur ce sujet précède l'article.

Joël DEPRETZ

 

 Liens :

Reportage TF1

Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

Association BMU

Exemple de soutien dans le bassin minier du Puy-de-Dôme

 

 


  

Publié dans Patrimoine, Quoi de neuf ?, Ce blog - son auteur, Bassin minier | 3 Commentaires »

Renaissance du tramway en France

Posté par Joël le 28 décembre 2009

La renaissance du tramway

 

Un constat

 

Le premier choc pétrolier, la pollution, l'engorgement des villes par les voitures commencent à faire réfléchir… Il devient évident pour certains que la politique du « tout-voiture » a ses limites. Une réorientation des politiques de déplacement vers les transports publics de masse s'amorce.

Le métro est privilégié dans les plus grandes métropoles de Lyon et Marseille qui l'inaugurent en 1978. Pour les villes un peu moins grandes, c'est un mode de transport trop onéreux ; mais le bus ne suffit pas toujours.

Pourtant, le tramway est encore loin d'avoir gagné la partie. L'opinion publique garde le souvenir des anciens trams bruyants, lents, aux voies usées et dangereuses.

 

Une idée

 

C'est alors qu'une initiative originale voit le jour. Le 27 février 1975, le secrétaire d'État aux Transports, Marcel Cavaillé, envoie une lettre aux maires de huit villes : Bordeaux, Grenoble, Nancy, Nice, Rouen, Strasbourg, Toulon et Toulouse.

Il invite ces métropoles à étudier la possibilité de réintroduire le tramway dans leur cité. Il annonce la nécessité d'arrêter les choix techniques et les échéanciers de réalisation et d'étudier “au plus vite des solutions utilisant au maximum la voirie actuelle et recourant à un minimum d'infrastructures nouvelles”.

 

En août 1975 Marcel Cavaillé propose un concours sur les caractéristiques d'un transport urbain guidé, électrique, pouvant utiliser la voirie existante.

L'intérêt manifesté est plutôt décevant.

 

Nouvelle surprise

 

Nantes, qui n'avait pas été consultée dans le cadre du concours Cavaillé, se lance seule dans un projet de tramway moderne, en 1978. Le 7 janvier 1985 l'exploitation commerciale débute.

Ce tramway se caractérise par une circulation en site propre avec un écartement à voie normale (1,435 m) et un captage de courant par pantographe sur caténaire. Le matériel roulant développé par Alstom vise à devenir le Tramway Français Standard (TFS).

tramway standard Français

 

La revanche des trams

 

Finalement, parmi les huit villes du concours, six ont choisi le tramway classique.

Nancy ayant préféré le Transport sur Voie Réservée (véhicule sur pneus guidé par un rail central) et Toulon vers un ” maxi-bus à guidage optique “.

Le tramway de Grenoble inauguré en 1988 apportera une innovation majeure : le plancher bas à 350 mm du plan de roulement sur toute la longueur de la rame. Ce type de tram, comme en Amérique du Nord est plus accessible aux personnes à mobilité réduite que celui de Nantes (accessible dans sa partie centrale) sans la nécessité de recourir aux quais hauts.

Ce matériel instaurera le ” tramway français standard ” qui sera repris à Rouen en 1994 puis sur les lignes de la banlieue parisienne.

 

Nouveau virage pour le tramway moderne

Strasbourg est la première ville française à coupler la mise en place du tramway avec un projet de requalification urbaine. Strasbourg est aussi la première ville à s'équiper de matériel roulant non français.

Il est entré en service le 25 novembre 1994.

De nombreuses autres villes françaises, comme Montpellier, suivront rapidement, aidées par une politique nationale de soutien aux investissements dans les infrastructures de transport public débouchant sur de nombreuses inaugurations dans les années 2000. 

 

 

Photo du tramway de Montpellier 

Tramway de Montpellier

 

Liens :

Portrait de Marcel Cavaillé sur le site du Sénat 

Tramway Français Standard

Transport sur Voie Réservée

Le retour du tramway en France… et bientôt à Beuvry (Mon article du 15 Mai 2009)

Page sur l'histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Transports, Histoire, Ecologie | Pas de Commentaires »

Histoire du trolleybus

Posté par Joël le 27 décembre 2009

Trolleybus ” cousin ” du tram et du bus.

 

Le trolleybus roule sur pneumatiques, comme le bus, mais il fonctionne par traction électrique, comme le tramway. Par contre, il est alimenté par deux lignes aériennes de contact appelées aussi bifilaires (contre une seule pour le tramway, appelée caténaire).

Histoire des trolleybus

Les premiers trolleybus sont apparus au début du XXe siècle sous le nom d'électrobus.  

Après des expériences de courte durée, une nouvelle génération de trolleybus est apparue entre les deux guerres mondiales. La société Vetra créée en 1925, fut le constructeur emblématique de la plupart des trolleybus français jusqu'à 1964. Vetra exporta même une partie de sa production dans de nombreux pays.

 

Le trolleybus a connu un certain succès pendant l'Occupation, puis dans les premières années de l'après-guerre du fait de la pénurie de pétrole.

Dans les années 1970, principalement à cause de la fermeture des usines Vetra, le trolleybus avait presque totalement disparu de France.

Le matériel le plus récent à l'époque était la petite série Vetra-Berliet de 1963 de la ligne 6 de Lyon, et de quelques exemplaires pour Dijon.

La première crise pétrolière, a incité à relancer les études de nouveaux matériels (ER-100 par Berliet), des réseaux de trolleybus étant encore actifs.

Les réseaux de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne réceptionnèrent vers la fin des années 70 un nouveau matériel, l'ER 100 Berliet-CEM-Oerlikon, encore en service à Saint-Étienne aujourd'hui.

 

Son nom vient du mode de traction :

 

Le premier moyen de transport urbain électrique était alimenté par un chariot courant sur deux fils aériens, et relié au véhicule par un câble flexible. Cette technique nommée troller (du mot anglais trawl, signifiant chalut et du vieux français troller = traîner) donna le mot trolley.

Ce moyen d'alimentation n'était pas entièrement satisfaisant, le chariot ayant trop souvent tendance à dérailler. Le moyen de capter l'énergie évolua par étapes. Sur les trolleybus modernes, il s'effectue avec une paire de perches, qui donnent au véhicule une liberté latérale de circulation de plusieurs mètres (environ 4 mètres), lui permettant de s'insérer facilement dans le trafic urbain.

Certains trolleybus sont appelés bi-mode car muni de deux chaînes de traction indépendantes : moteur diesel avec boîte de vitesses, et équipement électrique classique de trolleybus. Ils peuvent ainsi emprunter des parcours non pourvus de ligne de contact.

 

Avantages

Mû par un moteur électrique, le trolleybus est silencieux, non polluant. Il est particulièrement adapté aux pentes que les bus thermiques ont du mal à supporter.

La durée de vie de sa caisse est égale ou supérieure à celle du bus. La durée de vie des équipements électriques, dont le moteur, est généralement beaucoup plus longue que celle de la caisse. À Lyon, certains moteurs ont ainsi pu être montés successivement sur trois caisses différentes, des années 1930 aux années 1980 !

 

Inconvénients

 

Le coût d'investissement du trolleybus est plus élevé que celui de l'autobus :

  • D'une part parce qu'il faut construire une ligne aérienne de contact bifilaire (contrairement au tramway, le trolleybus ne peut renvoyer le courant dans les rails ; il doit donc disposer d'un deuxième fil)
  • D'autre part parce que les véhicules sont plus chers.

Les lignes aériennes de contact bifilaires sont parfois perçues comme inesthétiques, notamment au droit des croisements et des bifurcations, où elles forment des « toiles d'araignées ».

De plus, les trolleybus non équipés d'un moteur thermique auxiliaire ne peuvent pas se détourner de leur itinéraire habituel en cas d'accident ou de travaux.

 

Page sur l'histoire des transports urbains


 

Publié dans Transports, Histoire | 1 Commentaire »

Histoire des transports urbains : le métro

Posté par Joël le 26 décembre 2009

Le métro ou ” chemin de fer métropolitain “

 

Dans mes recherches sur l'histoire des transports urbains, je me suis principalement concentré sur les moyens de transport de surface. Néanmoins, afin de faire certains comparatifs, j'ai réalisé une présentation rapide du métro.

 

Petits rappels

Un métro, apocope du terme « métropolitain », lui-même abréviation de « chemin de fer métropolitain », est un moyen de transport en commun, le plus souvent souterrain, parfois sur viaduc, rarement au sol.

C'est un transport public urbain de masse.

Il fonctionne en mode guidé, sur site propre intégral (entièrement réservé à cet usage) donc sans croisement avec les autres modes de transport contrairement aux tramways.

 

Histoire des métros

Le premier métro fut le « Metropolitan Railway » de Londres (1863), tiré à l'origine par des locomotives à vapeur. Charles Pearson, véritable précurseur, en développa l'idée dès 1845.

Sa construction fut décidée par la municipalité Londonienne pour régler les problèmes importants de circulation que connaissait la métropole, avec 2,5 millions d'habitants à l'époque sur 90 km².

L'utilisation de la vapeur causait des problèmes importants de ventilation des tunnels, mais ce métro connut néanmoins un grand succès et le nombre de lignes augmenta.

En 1890, pour palier à cet inconvénient, la première ligne électrique fut inaugurée. Toutes les lignes du métro de Londres furent électrifiées entre 1890 et 1900.

Le premier métro en Europe continentale fut celui d'Istanbul « le Tünel » en 1871, suivi de Budapest en 1896 et de Vienne en 1898.

Le métro de Paris, dont la première ligne fut mise en service pour l'exposition universelle de 1900, était à traction électrique dès l'origine. Depuis, de nombreux autres réseaux ont été construits dans le monde.

 

Évolutions récentes

La plupart des métros roulent sur des rails classiques à écartement standard.

Le métro sur pneumatiques est une technologie d'origine française, développée dans les années 1950 par la RATP. Ce savoir faire Français a permis la réalisation du premier système de métro entièrement sur pneus : celui de Montréal.

La conduite de certains métros a été automatisée à partir de la même époque.

Des métros entièrement automatiques, sans conducteur, sont apparus :

  • à petit gabarit (VAL), à Lille en 1983, Toulouse en 1993 et à Rennes en 2002 ;
  • à grand gabarit : ligne D à Lyon en 1991, suivie de la ligne 14 à Paris en 1998.

À Paris, le métro a été complété à partir des années 1960 par le Réseau Express Régional (RER), composé de lignes de chemin de fer de banlieue reliées entre elles par des tunnels traversant la capitale. Le RER est un mode hybride mi-métro, mi-train.

 

 

Page sur l'histoire des transports urbains
 


 

Publié dans Transports, Histoire | 3 Commentaires »

Histoire du tramway : apogée et déclin

Posté par Joël le 23 décembre 2009

Apogée et déclin du tramway

L'âge d'or du tram

 

Le tramway connaît un essor considérable du début du XXe siècle jusque dans la période de l'entre-deux-guerres.

Les lignes se multiplient et le nombre d'usagers s'accroit : le tram devient le principal moyen de transport urbain.

Les transports hippomobiles ont quasiment disparu de toutes les villes européennes et américaines autour des années 1910.

Les bus sont encore en phase de développement. Ils gagnent en fiabilité mécanique, mais restent en deçà des prestations offertes par le tramway.

L'automobile est encore réservée à une clientèle aisée.

 

 

 

 

 

Une disparition partielle et temporaire du paysage urbain

 

Le développement de la vente de véhicules individuels entraîne dans certaines villes la disparition rapide du tramway à partir des années 1935.

Les progrès techniques des autobus les rendant plus fiables, ils deviennent des concurrents sérieux pour le tramway. Ils ne nécessitent pas la mise en place d'une infrastructure coûteuse, puisqu'ils empruntent la chaussée.

Les pouvoirs publics investissent alors surtout dans la mise en place de réseaux d'autobus, voire dans des infrastructures routières et autoroutières destinées à une automobile perçue comme la marque du progrès.

Les réseaux de tramways ne sont plus entretenus ni modernisés, ce qui achève de les discréditer aux yeux du public. Les anciennes lignes, considérées comme archaïques, sont alors peu à peu remplacées par des lignes d'autobus.

Les réseaux de tramways disparaissent presque totalement d'Amérique du Nord, de France, de Suisse romande, de Grande Bretagne et d'Espagne.

En revanche, ils sont maintenus (et parfois modernisés) en Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, Scandinavie, aux Pays-Bas, en Suisse alémanique, au Japon et dans toute l'Europe de l'Est.

En France, seuls les réseaux de Lille, de Saint-Étienne, de Marseille, survivent à cette période, mais ils sont tous réduits à une ligne unique.

Joël DEPRETZ

 

Précision ajoutée le 29 décembre :

Lille comportait et comporte encore 2 lignes avec un tronc commun (voir les commentaires)

 

Page sur l'histoire des transports urbains


 

Publié dans Transports, Histoire | 6 Commentaires »

Histoire du tramway : Alphonse Loubat

Posté par Joël le 22 décembre 2009

Alphonse Loubat, pionnier du tramway en France

 

Alphonse Loubat (1799 - 1866) est le pionnier de l'installation du tramway en France. Il est l'inventeur français du premier rail à ornière (ou « rail en U ») utilisé par le tramway.

Il est né dans le Lot-et-Garonne. Mais, il part aux États-Unis où il a importé des pieds de vigne du Bordelais. Il y a même favorisé la viticulture en rédigeant en 1827 à New York un Guide du vigneron américain.

A New York, Alphonse Loubat s'intéressa aux débuts du tramway hippomobile. La première ligne entra en service en 1830 à Baltimore et en 1832 à Broadway. La technique étaient encore expérimentale et avait un inconvénient de taille : les rails étaient implantés en saillie sur la chaussée, ils gênaient donc la circulation des autres véhicules, et provoquaient même des accidents.  

 

Alphonse Loubat eut l'idée d'utiliser un rail à gorge enfoui dans la chaussée et ne dépassant pas de celle-ci. Cette solution est mise en œuvre en 1853 sur le tramway de Broadway . Son exploitation fut un succès et permit à cette solution de se diffuser aux États-Unis.

 

Rentré en France, il déposa en 1852 un brevet sur un rail en U permettant d'escamoter complètement le rail dans la chaussée. En 1853, il fut autorisé à construire une première ligne d'essai de 2 km à Paris sur le cours la Reine, mise en service le 21 novembre 1853.

Le tramway de l'époque embarquait 48 voyageurs : 18 à l'intérieur, 24 sur l'impériale et 6 debout sur la plate-forme réservée aux fumeurs.

 

 

Page sur l'histoire des transports urbains

 


 

Publié dans Transports, Histoire | Pas de Commentaires »

 

 un Blog, des Blogs Un Blog, des Blogs - Vous pouvez, vous aussi créer un blog !