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Le réchauffement climatique vu de Beuvry

Posté par Joël le 7 novembre 2016

 

Aujourd’hui s’est ouvert la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 22). C’est l’occasion de vous faire part d’une réflexion entamée suite aux phénomènes climatiques exceptionnels de juin.

Des volumes de précipitations dans un délai très court avaient provoqué des inondations dans un très grand nombre de communes. Même si ces pluies inédites ne sont peut-être pas a mettre totalement et avec certitude sur le compte du dérèglement climatique, le sujet avait alimenté les discussions. 

 

Des changements visibles

L’hiver 2015-2016 a été particulièrement doux. On a ensuite constaté un véritable « décalage dans le temps » de l’été météorologique.

En effet, on se souvient tous de la canicule qui sévissait dans le passé plutôt début août pour laisser place à des orages après le 15. Cette année, on a connu une période de 2 ou 3 jours de forte chaleur fin août, mais aussi des records de température en septembre.

Le mois d’août 2016, a été le 16ème mois consécutif où le record de chaleur mensuel a été battu, au niveau mondial, depuis le début des relevés de températures en 1880 (le mois de septembre 2016 étant le 2ème le plus chaud, juste après celui de 2015). Ainsi, pour les neuf premiers mois de 2016, la température à la surface des océans et des terres s’est située 0,98°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle !

On a donc matière à réfléchir sur ce que les médias appellent le « réchauffement climatique » par soucis de simplification exagérée me semble-t-il (il serait préférable d’employer la formule « dérèglement climatique mondial ayant pour conséquence un réchauffement global de la terre »).

 

Entre les prédicateurs d’une fin du monde imminente ou les adeptes de la théorie du complot d’un côté et les climato-sceptiques ou les pollueurs décomplexés de l’autre, il y peut être une place pour la réflexion sur des bases historiques et scientifiques.

 

Les visiteurs les plus attentifs de mon blog se souviennent peut-être de mes articles sur le GIEC.

Ces dossiers très épais dont la lecture rebute tout le monde sont pourtant essentiels pour comprendre l’impact de l’Homme sur le climat. Étudier ces dossiers pourrait permettre à certaines personnes d’éviter de raconter ou d’écrire des énormités.

Le réchauffement climatique vu de Beuvry dans Comprendre pour Agir rechauffement4

 

« Les évolutions de température de la planète ont toujours existé. »

Voilà le principal – pour ne pas dire l’unique – argument des personnes qui ne veulent pas entendre parler du bouleversement climatique.

La terre était plus froide d’une dizaine de degrés il y a 20.000 ans, c’est à dire à l’apogée de la dernière époque glaciaire. La terre s’est donc réchauffée certes, mais très lentement.

Ainsi, on sait que la température n’a fluctué que de 0,2 degré entre l’an mille et la fin du XIXe siècle.

 

Mais actuellement l’accélération du phénomène est préoccupante. En effet, les élévations températures déjà mesurées au siècle dernier et celles calculées pour le siècle en cours prouvent que le réchauffement global est bien plus important que dans le passé.

À partir de la fin du XIXe siècle, en une centaine d’années à peine, les températures moyennes de surface du globe (terres et mers) ont augmenté de 0,85 °C (comprise entre 0,65 et 1,06 °C).

 

Le pire est à venir, puisque les simulations par ordinateur indiquent que le réchauffement devrait s’accélérer et la température moyenne pourrait en conséquence augmenter de 2,7 à 4,5 degrés d’ici la fin du XXIe siècle.

Si on compare l’augmentation de 0,2 degré en un millénaire avec celle calculée (sur la base du réchauffement constaté au siècle dernier) le rapport est vertigineux !

Le réchauffement dû à l’activité humaine serait de 135 à 225 fois plus rapide que le réchauffement « naturel » de la terre !

 

Voici plusieurs liens pour aller plus loin sur le sujet

Mes articles plus ou moins récents (autres liens à consulter également dans les articles)

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Conférence sur le climat vue d’en bas

Inondations à Beuvry : les messages sur l’eau, le climat, le développement ou l’écocitoyenneté ont été très peu entendus.

 

5e rapport du GIEC – Présentation

5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

Réflexions personnelles et méthodes de travail

 

Articles divers de ces derniers mois

Réchauffement climatique : l’extinction des mammifères a-t-elle commencé ?

Il fait 51° en Inde : le réchauffement climatique s’accélère

Le réchauffement climatique est-il à l’origine des pluies intenses de ce printemps 2016 ?

Réchauffement climatique, un tiers de la Grande barrière de corail se meurt

L’accord signé à la COP 21 ne suffira pas à sauver la planète

 


Publié dans Comprendre pour Agir, Grennelle de l'environnement | 1 Commentaire »

Beuvry – les eaux vertes

Posté par Joël le 12 juin 2015

 

Il y a cinq ans les Beuvrygeois assistaient à un « spectacle » étonnant. De juin à octobre 2010, le canal à grand gabarit et le canal des mines étaient couverts de lentilles d’eau, tout comme la rivière militaire et plusieurs marais.

eutrophisationcanal de beuvry 21 juin 2010  eutrophisation beuvry petite jonction au canal d'aire eutrophisation canal d'aire à la bassée 24 juin 2010 Beuvry canal grand gabarit beuvry 24 juin 2010 eutrophisation ancien chantier naval beuvry

La branche écocitoyenne de l’association « Les Albrans » s’était penché sur ce sujet. Malgré les articles sur mon blog et sur celui de l’association, certaines personnes découvraient les photos du canal vert à l’occasion d’un concours photo amateurs en novembre 2013.

 

Rappelons qu’il s’agit d’une forme de pollution due principalement à un apport excessif de nutriments : azote (des nitrates par exemple), carbone (matières organiques, carbonates…) et phosphore notamment.

 

A cette époque où tout va très vite et où l’on a tendance à oublier beaucoup de choses, je vous propose de retrouver certains articles qui traitent de l’eutrophisation (comportant eux-mêmes des liens à suivre) :

27-09-2009 – Des envahisseurs

23-11-2009 – Une forme d’eutrophisation dans les environs de Beuvry ?

19-06-2010 – Si on parlait d’eutrophisation ?

24-06-2010 – Eutrophisation d’origine anthropique

05-07-2010 – Eutrophisation en images

11-08-2010 – Les eaux vertes

24-08-2010 – Des poissons rouges dans le canal et des cochons sur les rives ?

26-09-2010 – Les poissons nagent sur le dos

27-11-2013 – Souvenir du canal vert

 

Ces derniers jours, ce sont différentes variétés de plantes aquatiques envahissantes qui ont investi le canal des mines.

beuvry algues canal 2015 beuvry algues canal 2015 beuvry algues canal 2015 beuvry algues canal 2015 beuvry algues canal 2015

Une entreprise est intervenue pour enlever le maximum, mais en ne se débarrasse pas facilement de ces plantes classées comme « envahissantes », c’est-à-dire dont il très difficile de maitriser la prolifération.

Beuvry - les eaux vertes dans Canaux algues-envahissantes-canal-beuvry-12-06-2015-5

 

canal base nautique

 


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Je n’en sais rien et ça m’est égal…

Posté par Joël le 29 novembre 2014

 

Une semaine après la journée de sensibilisation à la réduction des déchets et au scandale du gaspillage alimentaire, la déception du manque de public et la fatigue d’une organisation chronophage laissent place à la réflexion.

 

Il s’agissait de la 5ième participation de l’association « Les Albrans », à la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, dont les actions sont labellisées par l’ADEME.

Si l’on interrogeait toutes ces personnes conviées, et qui ne sont pas venues, en posant une seule question :

« Qu’est-ce qui est le plus grave : la méconnaissance des problèmes qui menacent les générations futures ou l’indifférence face à l’avenir sombre que l’on transmet à nos enfants et petits enfants ? »

La réponse la plus fréquente serait probablement « Je n’en sais rien et ça m’est égal ».

 

On a pourtant pu lire ou entendre il y a moins d’un an que certain(e)s Beuvrygeoi(e)s étaient très motivé(e) par l’écologie et la solidarité.

D’ailleurs bon nombre de ces personnes nous avaient rendu une première visite lors de la 4ième édition l’an dernier. Elles en savent peut-être plus que les intervenants venus prêter main forte aux Albrans et n’avaient donc pas besoins de venir s’informer ? On peut le comprendre, mais dans ce cas, c’est vraiment dommage, que ces personnes ne soient pas venues partager leurs connaissances.

 

En cette période, les campagnes de collectes alimentaires démontrent que de plus en plus de personnes dépendent de la solidarité et parallèlement à cela le volume du gaspillage alimentaire dans le monde dépasse très largement le volume nécessaire pour nourrir les 870 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim.

Les événements climatiques de cet automne dans le nord (température d’octobre de plus de 10° à la normale et absence de gelée en novembre, du jamais vu dans les archives météorologiques) et dans le sud (pluies diluviennes et montées des eaux inédites) confirment le dernier rapport scientifique porté à la connaissance du public il y a quelques semaines. Ce rapport explique que les prévisions les plus pessimistes sur le réchauffement global devraient probablement être dépassées.

Pourtant samedi dernier peu de Beuvrygeois ont été curieux de savoir ce qu’ils pouvaient essayer de faire pour inverser la tendance sur ces 2 phénomènes qui menacent notre société.

 

Face à ce constat, l’heure est bien à la réflexion. Faut-il simplement continuer à agir du mieux que l’on peut en essayant juste de convaincre nos proches qui n’auraient pas encore fait les efforts que nous faisons au quotidien, ou faut-il s’acharner à dépenser toute son énergie pour prêcher dans le désert ? A l’heure actuelle, nous n’avons pas la réponse.

Merci aux personnes venues samedi et en particulier aux élus, représentants d’associations, ou simples consom’acteurs des communes avoisinantes qui ont compris les enjeux et reconnaissent le travail des Albrans.

 

Publié dans Ce blog - son auteur, Comprendre pour Agir, Ecologie, Les Albrans, Quoi de neuf ?, Solidarité | 4 Commentaires »

Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry

Posté par Joël le 28 octobre 2014

 

Un mois d’août particulièrement arrosé, un mois d’octobre anormalement « chaud », des inondations exceptionnelles dans le sud de la France, il y a de quoi se demander si le dérèglement climatique annoncé par les scientifiques depuis de nombreuses années n’est pas bel est bien en train de s’accélérer.

Sur ce blog, vous avez pu lire certains articles qui ne sont pas liés directement à Beuvry, comme ceux en rapport avec le climat (rapport du GIEC).
Ce sujet préoccupant pour l’avenir a été l’objet d’un sommet Européen vendredi dernier.
En quelques mots, que peut-on retenir ?

 

 Le paquet énergie-climat pour 2030, vu de Beuvry dans Comprendre pour Agir slider47

Vendredi 24 octobre dans la nuit, les 28 pays de l’Union Européenne ont adopté le « Paquet énergie-climat pour 2030 » préparé par la Commission européenne.

Il s’articule autour de trois objectifs :

- réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 ;

- élever la part des énergies renouvelables à 27% du « mix énergétique » de chaque État membre ;

- réduire la consommation d’énergie dans l’Union de 27%.

 

Des engagements chiffrés ambitieux, certes, mais encore faut-il que les décisions prises soient appliquées. En matière environnementale, on en encore constaté récemment des reculs et mêmes des annonces qui vont dans le sens inverse de ce qu’il faudrait faire pour réduire par exemple l’utilisation de la voiture.

A noter que ce nouveau « cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 », qui doit être approuvé par le Parlement européen, remplacera alors le 1er plan dit des « 3 fois 20 » (c’est-à-dire : 20 % de baisse des émissions, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’économies d’énergie) adopté en 2009 et en vigueur jusqu’en 2020.

 

Les Européens espèrent persuader leurs partenaires internationaux (Chine, les Etats-Unis et autres pays particulièrement pollueurs) de prendre des engagements similaires… A suivre !

 

A lire ou à relire l’article et les liens contenus dans celui-ci : Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

 


Publié dans Comprendre pour Agir, Ecologie, Revue de presse | Pas de Commentaire »

De l’eau, toujours de l’eau…

Posté par Joël le 19 juillet 2014

goutte d'eau

 

Parmi les sujets traités sur ce blog, ou le blog des Albrans par exemple, celui de l’eau revient régulièrement.
Cela fait plusieurs années que l’association Beuvrygeoise se penche sérieusement sur les problèmes de pollution en général, et en particulier (pour y être durement confronté) sur ceux des zones humides du secteur.

 

Sur mon blog, j’ai également abordé le sujet selon plusieurs aspects :

 

Voilà autant de thèmes étudiés seul ou en comité très restreint (faute de pouvoir convaincre d’autres personnes qu’il fallait travailler les sujets en profondeur) et qu’il m’est arrivé de partager ici ou sur le blog des Albrans. En travaillant pendant des années sur ces sujets nous n’avons pas forcément suscité énormément d’intérêt de la part de personnes normalement impliquées dans la vie locale.

Même si les articles sur les blogs se font moins nombreux, cette activité de recherche, d’étude et de réflexion continue sans pour autant faire l’objet de publications.

La branche éco-citoyenne a par ailleurs réalisé plusieurs dossiers d’études présentés publiquement à l’occasion de manifestations dans le cadre de la journée des zones humides ou de la journée mondiale de l’eau.

 

L’eau (et tout ce qui s’y rapporte) est un sujet inépuisable, que l’on peut étudier pendant des années sans pour cela pouvoir prétendre « s’y connaître ». Néanmoins les connaissances acquises en effectuant soi-même ces recherches sont enrichissantes et ne pourraient probablement pas être devancées par une lecture en diagonale de quelques textes recopiés ici ou là.

 


 

Publié dans Ce blog - son auteur, Comprendre pour Agir, Eau, Les Albrans, Zoom sur | Pas de Commentaire »

Présentation du 2e volet du 5e rapport du GIEC

Posté par Joël le 2 avril 2014

 

New York sous les eaux, manque d’eau dans les rizières, retour du choléra, océans acides ou encore salamandres qui rapetissent et ours polaires mutants… avec de telles annonces, un article paru le premier avril aurait pu être pris pour un canular, mais rien de tel ici…

Le changement climatique est bel et bien en train d’affecter tous les continents et sans changements drastiques, l’avenir est loin d’être rose.

Le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) publié ce lundi 31 mars le confirme.

 

Le rapport du GIEC, de quoi s’agit-il ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a été créé en 1988 par 2 institutions des Nations unies : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Cet organisme réalise des rapports (tous les 5 ou 6 ans environ), issus d’une collecte de travaux menés dans le monde entier dans les domaines scientifiques, techniques et socio-économiques sur le changement climatique.

Le tout premier rapport du GIEC date de 1990.

Le premier volume du 5e rapport a été publié le vendredi 27 septembre 2013. Le GIEC confirmait alors la tendance à la hausse du réchauffement global et renforçait ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

1er volet du 5e rapport le réchauffement global

Les principales conclusions de ce premier volume de 1.400 pages, étaient déclinées sur plusieurs axes :

  • Le réchauffement continue et s’amplifie.
  • Les gaz à effet de serre
  • Conséquences sur le cycle de l’eau
  • Conséquences sur acidité de l’océan
  • Irréversibilité du changement climatique

 

Je vous invite à relire mes articles à ce sujet :

Réflexions personnelles et méthodes de travail

5e rapport du GIEC – Présentation

5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

 

Les grandes lignes de ce 2e volet

Entre le 25 et le 29 mars 2014, des représentants de chaque gouvernement se sont réunis à Yokohama (Japon) pour approuver le second volet du nouveau rapport du GIEC intitulé « Changement climatique 2014 : impacts, adaptation et vulnérabilité ».

Le premier volet avait confirmé la responsabilité de l’homme dans la hausse de la température. Cette fois il s’agissait de mesurer les impacts du réchauffement sur l’ensemble de la planète.

 

Quels sont les points sur lesquels insiste ce 2e volet du 5e rapport ?

  • Les pays du Sud davantage exposés à l’insécurité alimentaire
  • Moins d’eau disponible pour l’agriculture
  • Davantage de pauvreté
  • Plus de conflits et d’insécurité
  • Inondations et érosion
  • Problèmes sanitaires
  • Des risques accrus d’extinction

 

Que faire ?

Les experts du GIEC estiment qu’il est encore temps d’éviter ces scénarios catastrophe pour la planète, si des décisions courageuses sont prises rapidement.

Suite à la publication de ce second volet, Christiana Figueres, responsable climat de l’ONU, appelle « à accélérer et intensifier les efforts » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et gérer les risques inhérents au changement climatique. Elle précise que ce rapport est une « histoire avec deux fins », l’une qui parle « d’inaction » et l’autre « de l’occasion à saisir pour opérer des changements ».

Un troisième volet donnera bientôt des pistes pour diminuer les émissions des gaz à effet de serre et atténuer les conséquences de ces bouleversements.

 

Voir aussi :

Le syndrome de Cassandre

Résumé pour les décideurs

 


 

Publié dans Comprendre pour Agir, Ecologie | Pas de Commentaire »

Souvenir du canal vert

Posté par Joël le 27 novembre 2013

Le concours photos organisé par l’association les Albrans dans le cadre de l’année Internationale de l’eau, au-delà de l’aspect artistique, avait aussi pour but d’attirer l’attention sur les problèmes liés l’eau et la nécessité de préserver les zones humides.

 

Parmi les clichés amateurs sélectionnés par le jury, 2 d’entre eux avaient pour thème les lentilles d’eau. Celle du « canal vert » d’un beuvrygeois attentif aux problèmes de pollution et aux comportements des pollueurs a été largement commentée.

Certains visiteurs qui découvraient l’association beuvrygeoise (laquelle travaille pourtant depuis des années sur les thématiques de la protection de l’environnement en général, et sur la réduction des déchets et la préservation des ressources en eau en particulier), semblaient découvrir aussi que le canal à grand gabarit fut envahi de lentilles de juin à octobre 2010.

C’est à Beuvry ?

C’était quand ?

C’est une photo retouchée ?

Des lentilles d’eau, c’est quoi ?

L’eutrophisation, vous dites…

Et pourtant, plus de 4 mois de lentilles sur le canal d’Aire à La Bassée, mais aussi sur le canal des mines à Beuvry, la rivière militaire, et autres marais, avaient à juste titre mis en alerte un certain nombre de personnes qui n’ont pas attendu 2013 pour s’intéresser à leur environnement immédiat.

Je vous invite donc à lire, ou relire, les articles liés aux lentilles d’eau : http://beuvry.unblog.fr/category/eau/lentilles-deau/

 

canal 5 septembre 2010 La prolifération des lentilles d’eau provoque la formation d’un tapis à la surface de l’eau qui empêche la pénétration de la lumière et les échanges gazeux avec le milieu aquatique.Si l’on ne fait rien, c’est d’eutrophisation.
La multiplication s’effectue par division cellulaire qui double le nombre de lentilles en 6 jours. Ainsi, s’il y en a 100 le jour j, il y en a 200 le jour j+6, 400 à j+12, 800 à j+18, 1600 à j+24, 3200 en 1 mois. canaldesmines.jpg

L’eutrophisation

L’eutrophisation est la modification et la dégradation d’un milieu aquatique lié, en général, à un apport exagéré de substances nutritives qui augmentent la production d’algues et de plantes aquatiques.

L’association « les Albrans » avai-t déjà tiré le signal d’alarme en septembre 2009 suite au constat d’eutrophisation du marais. Voir ici

 


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5e rapport du GIEC – Volume 1 – vu de Beuvry

Posté par Joël le 9 octobre 2013

6 ans après le 4ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), son président, le Docteur Rajendra Pachauri, a présenté, le vendredi 27 septembre 2013, le Volume 1 du 5e rapport d’évaluation :
« Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques ».

Sa rédaction a impliqué des scientifiques auteurs du monde entier, dont 17 Français principalement du CNRS, du CEA, de Météo-France, du CNES et de différentes universités (notamment l’UPMC, l’UVSQ, l’UJF et l’UPS).

5e rapport du GIEC - Volume 1 - vu de Beuvry dans Comprendre pour Agir vignette-climate-change-2013

 

Très succinctement, que faut-il retenir ?

Comme précisé dans un premier article sur le sujet, ce premier volume comporte environ 1.400 pages, un résumé technique de 78 pages ainsi qu’un résumé pour « décideurs » de 22 pages ont été publiés.

Voici « un résumé du résumé » :

Dans son expertise, le groupe de travail I fait le point sur les observations des paramètres atmosphériques, océaniques et continentaux. Il conclut avec certitude que la température globale moyenne à la surface de la Terre (surfaces terrestres et océans confondus) a augmenté de 0,89 °C sur la période 1901-2012.

Non seulement, le GIEC confirme la tendance à la hausse du réchauffement global, mais il renforce ses certitudes sur le fait que l’activité humaine explique en grande partie ce bouleversement climatique.

 

Quel crédit accorder à ce rapport ?

Pour certains (on les appelle les « climato-sceptiques »), ce rapport se veut beaucoup trop alarmiste, comme les précédents.

Pourtant dans une étude publiée en février 2013 dans la revue « Global Environmental Change », une équipe d’historiens montrait que les prévisions commentées dans les quatre précédents rapports ont finalement toujours été en deçà de ce qu’il s’est réellement produit. Le GIEC aurait donc tendance à minimiser ses annoncent pour éviter la fronde des climato-sceptiques.

Des climato-sceptiques utilisent des arguments vaguement scientifiques pour justifier leur point de vue, allant jusqu’à mettre en cause le rôle des gaz à effet de serre dans le réchauffement.
D’autres rappellent que le climat a changé depuis des centaines de milliers d’années alternant périodes glaciaires et interglaciaires, et qu’un réchauffement de plus ne peut être la fin du monde.
Certains ont utilisé une erreur de calcul (reconnue d’ailleurs par le GIEC) dans le rapport de 2007 sur la rapidité de la fonte des glaces dans l’Himalaya.

 

Si le débat scientifique est une excellente chose, on peut se demander quelles sont les objectifs des détracteurs. On peut se demander également, si pour certains climato-sceptiques, ce n’est pas le travail du groupe III (mesures d’atténuation) qui leur pose problème. Les propositions faites par ce groupe à chaque rapport du GIEC sont forcément très contraignante pour notre mode de vie actuel. Enfin pourquoi des centaines de scientifiques du monde entier se ligueraient-ils pour alerter sans raison la population mondiale ?

 

Quelles sont les principales conclusions de ce premier volume ?

L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, l’étendue et le volume des neiges et glaces ont diminué et le niveau des mers s’est élevé, et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.
Les scientifiques du GIEC qualifient ces conclusions de « hautement probables à quasi-sûres ».

 

Le réchauffement

Chacune des 3 dernières décennies a été successivement plus chaude que toutes les précédentes depuis qu’on a des mesures systématiques (1850).
De plus, es 30 dernières années sont la période la plus chaude de l’hémisphère nord (températures moyennes de l’hémisphère) depuis au moins 1400 ans.
Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de l’augmentation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90% de l’énergie accumulée entre 1971 et 2010.

Le réchauffement a provoqué une disparition massive de glace de la quasi-totalité des glaciers de montagne, des calottes polaires et de la partie pérenne de la banquise, ainsi que la diminution notable de la neige de printemps de l’hémisphère nord. Depuis le milieu du 19ème siècle, le niveau de la mer a monté à une vitesse supérieure à celle des 2 millénaires précédents.

En particulier, le niveau moyen des mers s’est élevé de 0,19 mètres au cours de la période 1901−2010.

Depuis le début des années 1970, la somme de la perte de masse des glaciers et de l’expansion thermique des océans due au réchauffement expliquent environ 75% de l’élévation du niveau moyen des mers.

 

Les gaz à effet de serre

Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint dans l’atmosphère des valeurs inconnues aussi loin qu’on sache remonter avec certitude (800.000 ans).
Elles ont augmenté de 40% depuis le début de l’ère industrielle, principalement du fait de l’utilisation des combustibles fossiles, mais aussi du fait du changement d’utilisation des sols.
L’océan a absorbé 30% du dioxyde de carbone d’origine fossile, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux de surface.

De nouvelles émissions de gaz à effet de serre impliqueront une poursuite du réchauffement et des changements affectant toutes les composantes du système climatique.
Pour limiter le changement du climat il faudrait des réduire de manière importante et durable les émissions de gaz à effet de serre.
Même avec les hypothèses les plus optimistes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre aura augmenté d’au moins 1,5°C à la fin du 21ème siècle.

 

Conséquences sur le cycle de l’eau

L’Océan global continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique.
Le niveau moyen des mers continuera à s’élever au cours du XXIe siècle.
La vitesse d’élévation du niveau des mers dépassera très probablement la vitesse observée sur la période 1971–2010.

Les changements concernant le cycle de l’eau ne seront pas uniformes. Le contraste de précipitation entre régions humides et régions sèches, et entre saisons humides et saisons sèches augmentera (avec peut-être des exceptions régionales).

 

Conséquences sur acidité de l’océan

Le changement climatique affectera les processus liés au cycle du carbone d’une manière qui accélèrera l’accroissement du CO2 atmosphérique (degré de confiance élevé). La poursuite de l’absorption de carbone par l’océan augmentera son acidification.

 

Irréversibilité du changement climatique

L’inertie du changement climatique est impressionnante (de l’ordre de plusieurs siècles).

Le total des émissions de CO2 cumulées déterminent principalement la moyenne globale du réchauffement en surface vers la fin du XXIe siècle et au-delà.

La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.

 be143114-88d9-4928-b3e1-5f8457344a4d-CARTE_futurclimatSEM climat dans Eau

Pourquoi s’intéresser à ce sujet ?

Les habitués de ce blog se souviennent que j’ai à plusieurs reprises écrit des articles sur l’eau.
Pour en arriver à comprendre les problèmes liés à l’eau en particulier ceux liés à l’eutrophisation, j’ai fait quelques rappels sur le cycle de l’eau.

Parmi les conclusions du GIEC on peut notamment retenir que le cycle global de l’eau est modifié, les neiges et glaces fondent de plus en plus vite, le niveau moyen des océans augmente, l’acidification des océans augmente.

Il est donc logique quand on s’intéresse aux problèmes de pollution des eaux de s’intéresser également au réchauffement climatique et en particulier aux conséquences sur le cycle de l’eau, lequel est déterminant dans l’équilibre des milieux humides.

Image de prévisualisation YouTube


Pour les anglophones : Résumé à l’attention des décideurs dans sa version originale en anglais sur le site du GIEC

 


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Réflexions personnelles et méthodes de travail

Posté par Joël le 25 septembre 2013

 

Pour éviter de s’embarquer dans des remarques et questions inappropriées, il me parait plus sage de se pencher au préalable sur un sujet grâce à la documentation disponible, et de nos jours avec internet, cette démarche est assez simple.

J’ai souvent donné localement ma vision de l’action de groupe (quels que soient le domaine et les finalités) : travailler sur un dossier avant de formuler un avis ou de préconiser une action.

La branche éco-citoyenne de l’association beuvrygeoise « les Albrans » a d’ailleurs fait sienne cette maxime « comprendre pour agir ». D’autres « acteurs » ne partagent pas cette vision de l’action citoyenne et préfèrent lancer des questions ou des affirmations sans préparer le sujet, au risque de faire fausse route ; question de choix, et peut être de motivation ou/et de sincérité dans les engagements.

 

Si on prend par exemple des grands sujets de réflexions du 21ième siècle comme le changement climatique, il me parait évident que ce principe d’étudier le sujet avant de s’exprimer est fondamental. Cela évite les phrases toutes faites, « Y’a plus d’saison », ou encore « On va avoir un hiver rigoureux, alors le réchauffement climatique, c’est de la connerie ».

 

La climatologie fait intervenir tellement de domaines techniques différents (météorologie bien sûr, mais aussi : océanographie, biogéochimie, hydrologie, agronomie, mathématiques, astronomie, glaciologie…), qu’il n’est pas possible pour un simple citoyen de tout assimiler. Cette pour cette raison qu’il est plus raisonnable de se concentrer sur les travaux de banalisation scientifiques dont la compréhension est accessible à tout un chacun, pour peu que l’on fasse l’effort d’éteindre le poste de télévision et de lire avec attention.

 

Depuis lundi et durant toute cette semaine le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) se réuni à Stockholm. Six ans après son précédent diagnostic, le GIEC donnera ses conclusions ce vendredi 27 septembre.

Pour les personnes qui s’intéressent sincèrement aux sujets environnementaux et à l’avenir des générations futures, il serait intéressant de voir ce rapport.

Si je trouve le temps, je tenterai un résumé sur ce sujet.

Réflexions personnelles et méthodes de travail dans Ce blog - son auteur giec3

Le GIEC réaffirmera probablement l’influence de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, ou plus précisément le réchauffement climatique global, avec d’avantage de certitudes que lors du précédent rapport. Il confirmera sans aucun doute également le lien entre le réchauffement et les phénomènes météorologiques extrêmes.

Malgré l’accumulation de preuves et de données inquiétantes, les scientifiques craignent déjà de déclencher une nouvelle vague de climato-scepticisme.

Cela me remémore un article que j’ai écrit il y a près de 3 ans. J’avais utilisé à l’époque l’exemple des annonces alarmistes sur la dégradation climatique mondiale pour illustrer le syndrome de Cassandre.

Je reviendrai peut-être aussi sur le syndrome de Cassandre.

 


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16 septembre : Journée internationale de la protection de la couche d’ozone

Posté par Joël le 16 septembre 2013

Le 19 décembre 1994, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 16 septembre (date anniversaire du Protocole de Montréal) : « Journée internationale de la protection de la couche d’ozone ».

Les États ont été invités à consacrer cette journée à l’encouragement d’activités concrètes conformes aux objectifs du Protocole de Montréal et de ses amendements.

Voici les informations principales à retenir sur ce sujet.

 

La couche d’ozone

La couche d’ozone, est un écran de gaz qui protège la Terre des rayons dangereux du soleil, préservant la vie sur notre planète.

Il ne faut pas confondre l’ozone formé au niveau du sol (dans la troposphère) qui irrite les yeux et altère les poumons avec l’ozone de la haute atmosphère (dans la stratosphère) qui est bénéfique pour la santé puisqu’il arrête les rayons ultraviolets du soleil.

Il s’agit bien de la même molécule d’ozone O3. Mais malheureusement les 2 types d’ozone ne peuvent communiquer et il est par conséquent impossible que les pics d’ozone troposphériques alimentent la couche d’ozone stratosphérique…

 

L’ozone stratosphérique est produit par le rayonnement ultraviolet qui agit sur l’oxygène pour créer de l’ozone et également sur l’ozone pour créer de l’oxygène. Cet équilibre entre oxygène (O2) et ozone (O3) en haute altitude est perturbé par certains gaz issus des activités humaines.

 

Le « trou » dans la couche d’ozone

Le « trou » dans la couche d’ozone se manifeste chaque printemps dans l’hémisphère sud avec une disparition quasi-totale de l’ozone situé au dessus de l’antarctique.

Cette disparition résulte des effets de certains gaz appelés chlorofluorocarbones (CFC). Les CFC sont des molécules très stables à durée de vie très longue (plusieurs siècles). Une fois émis par les activités humaines dans l’atmosphère, leur durée de vie leur permet donc de parvenir jusqu’à la stratosphère.

Elles peuvent alors y libérer leur atome de chlore en présence des rayons ultraviolets. L’atome de chlore a la capacité d’attaquer et de détruire les molécules d’ozone.

 

Conséquences du « trou » dans la couche d’ozone

La dégradation de la couche d’ozone implique une moindre filtration des rayons ultraviolets les plus nocifs et une élévation des risques pour la vie terrestre :

  • brûlures superficielles, conjonctivites, cataractes
  • augmentation des cancers et vieillissement de la peau
  • maladies du système immunitaire
  • réduction de la photosynthèse : diminution des rendements et de la qualité des cultures, disparition du plancton (premier maillon des chaînes alimentaires aquatiques. !)

 

Suite à la mise en évidence de l’appauvrissement de la couche d’ozone au début des années 70, 2 traités internationaux pour la protection de la couche d’ozone, la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal ont été négociés sous l’égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).

 

Le 16 septembre 1987, le Protocole de Montréal est signé

Le Protocole de Montréal est un accord international modifiant la Convention de Vienne sur la protection de la couche d’Ozone (adoptée le 22 mars 1985). Son nom complet est « protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone ».

La convention sur la protection de la couche d’ozone de Vienne de 1985 était une convention cadre c’est à dire qu’elle ne disposait aucun dispositif contraignant et avait pour objectif d’être complétée par des protocoles additionnels. Au moment de sa signature, les informations scientifiques s’intéressaient surtout aux dommages sur l’ozone stratosphérique résultant des activités humaines.

  

Le 16 septembre 1987, 24 pays, ainsi que la CEE, signent donc le « Protocole de Montréal », dont l’objectif est la réduction de la production de gaz nocifs pour la couche d’ozone.

Cette décision fait suite à des constats de scientifiques : des trous sont apparus dans la couche d’ozone en Antarctique et des liens ont été établis avec les chlorofluorocarbones.

Ce protocole est entré en vigueur le 1er janvier 1989.

 

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