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Un tramway Beuvry-Béthune-Bruay-Houdain à l’horizon 201?

Posté par Joël le 17 janvier 2012

 

Selon les annonces des responsables du projet (en juin 2008), les travaux pour la construction de 2 lignes de tramway, auraient dû commencer en fin d’année 2011.

 

Qu’en est-il ?

La presse locale nous aiguille aujourd’hui :

Concernant la ligne Hénin-Liévin, la commission transport doit rendre sa nouvelle copie au mois de juin prochain. La ligne BBB n’est pas encore totalement enterrée, mais le dossier a subit un nouveau renvoi d’un an.

 

Les reports successifs font s’interroger les journalistes :

« Trois ans pour rien ou presque, cela fait tout de même désordre d’autant que l’augmentation de la fiscalité dédiée, le VT (Versement Transport par les entreprises) en 2008 a ajouté 20 M € annuels aux 30 M € habituels destinés aux transports. »

 

Le président du syndicat mixte des transports a notamment déclaré :

« […] plusieurs élus misent sur un démarrage des travaux en 2014 et d’autres n’en veulent plus. Si c’est le cas, on repart du point de départ et pour quinze ans ! Le tramway ? Dans mon for intérieur, je n’y crois plus. »

 

Roulera ou roulera pas ?

Qui paiera le coût des études dans le cas où le projet serait abandonné ?

Quelle alternative au développement du transport en commun dans le secteur ?

Ce ne sont pas ceux qui ont refusé de se pencher sur ce dossier, même en simples observateurs, qui apporteront des réponses (l’invitation, que quelques Beuvrygeois avaient lancée il y a 3 ans pour réfléchir sur le tramway, avait reçu pour toutes réponses « ça ne se fera jamais » et « c’est fait d’avance, on n’a pas notre mot à dire »).

 

Liens

Voir l’article de ce mardi 17 janvier 2011

Voir le dossier complet sur ce blog

 


Publié dans Quoi de neuf ? | Pas de Commentaire »

Différents types de canaux en France

Posté par Joël le 10 août 2011

La France possède plus de cent canaux, présentant une longueur totale de 4,900 kilomètres ; on peut les diviser en trois classes :

1 – les canaux qui établissent des communications entre la Méditerranée et l’Océan ;

2 – ceux qui font communiquer les fleuves ou les rivières de différents bassins-versants* ;

3 – ceux qu’on a creusés à l’intérieur des bassins*.

carte de france des rivieres et canaux

Parmi les canaux creusés à l’intérieur des bassins, les uns sont latéraux aux cours d’eau non navigables ou d’une navigation longue, difficile ou souvent interrompue, les autres servent à faire communiquer les fleuves avec les affluents ou les affluents entre eux.

 

Les principaux canaux qui font communiquer les fleuves avec leurs affluents ou les affluents entre eux sont ceux d’Aire à La Bassée, de la Deûle, de la Sensée, dans le bassin de l’Escaut ; de Saint-Maur, de l’Ourcq, de Saint-Denis et Saint-Martin, dans le bassin de la Seine ; du Berry, de Nantes à Brest, dans le bassin de la Loire ; d’Arles à Bouc, de Beaucaire, dans le bassin du Rhône.


Ainsi, le canal d’Aire à la Bassée, qui traverse Beuvry, relie la Lys au canal de la Deûle.

 

 

* Voir la définition du bassin versant en cliquant ici.

 


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Aa – Le premier fleuve

Posté par Joël le 3 mars 2011

Continuons à voir à la fois le réseau hydrographique régional et des idées de « promenade nature« .

Après l’Escaut, allons cette fois de l’autre côté de la région avec l’Aa.

C’est sans doute l’un des fleuves les plus connus des cruciverbistes ! (sous l’intitulé « le premier fleuve de France » ou encore « Premier navigable »).

carte Aa fleuve

L’Aa est ce que l’on appelle un fleuve côtier, car il prend naissance près des côtes et sa longueur est assez faible, son bassin versant n’est donc pas très important.

L’Aa prend sa source dans les collines de l’Artois à Bourthes* à 121 mètres d’altitude.

Aa fleuve

Les affluents de l’Aa se trouvent essentiellement sur sa rive gauche. Il s’agit de l’amont vers l’aval :

  • du Thiembronne (ou la Vilaine) d’une longueur de 7 km, se jette dans l’Aa à St-Martin d’Hardinghem ;
  • du ruisseau de Fourdebecques, le rejoint à Wavrans sur l’Aa ;
  • du Bléquin d’une longueur de 13 km, (dont affluent, l’Urne à l’Eau - 6 km), se jette dans l’Aa à Lumbres ;
  • du ruisseau d’Acquin d’une longueur de 6,5 km qui rejoint également le fleuve à Lumbres.

La rivière de la Houlle est le principal affluent du côté Artois. D’une longueur de 4,8 kilomètres et qui prend sa source à Moulle et se jette dans l’Aa au sud de Watten. La longueur totale du fleuve est de 89 km.

La rivière l’Aa s’écoule sur 54 km du Sud-Ouest vers le Nord-Est dans une vallée marquée, avant de s’épancher dans la cuvette de l’Audomarois. Cette zone d’étalement forme le marais Audomarois avec ses 3.700 ha de terres et d’eau.

Aa - Le premier fleuve  dans Eau MEDIA_d94ddab5-c90f-4a78-88a6-b436eb84abb9

À Blendecques, l’Aa se sépare entre Haute-Meldyck et Basse-Meldyck, premières tentatives de canalisation du cours du fleuve au Xe siècle.

Avant de traverser Arques, il se sépare en deux : la Haute et la Basse-Meldyck. Ce dernier bras rejoint le canal à grand gabarit à la hauteur du pont de la route de Clairmarais, à Saint-Omer. La Haute-Meldyck, à l’entrée de Saint-Omer, se sépare en plusieurs bras qui finissent par se regrouper pour former la rivière des Salines, qui se jette dans l’Aa canalisé, quai du Commerce.

À Arques, la Haute Meldyck suit le Canal de Neufossé, tandis que la Basse Meldyck rejoint la Déviation de Saint-Omer du canal de Neufossé, qui relie la Lys et l’Aa.

 

L’Aa est aujourd’hui en partie intégrée dans la liaison à grand gabarit de Dunkerque à l’Escaut.

Le fleuve est navigable à partir de St-Omer (depuis au moins au XII ème siècle).

 

Le canal de l’Aa traverse sur environ 10 kilomètres le marais Audomarois du sud au nord.

À la sortie de Saint-Omer, les deux canaux ne font plus qu’un : le canal de l’Aa traverse alors le marais Audomarois en pente très douce, voire quasi nulle (4 mètres d’altitude environ).

C’est une zone de marais, irriguée par un réseau de watergangs (Voir la définition), géré par l’Institution Interdépartementale des Wateringues.

 

L’estuaire est aujourd’hui artificiel

Un canal y a été creusé pour en limiter l’envasement. Le fleuve rejoint la mer du Nord à Gravelines mais uniquement à marée basse. Un système de portes empêche, à marée haute, l’eau de mer de pénétrer dans les terres proches qui seraient inondées et salées.

 

2755972106_1 canal dans Géographie

 

* A propos de la source de l’Aa :

L’Aa supérieure prend sa source sur la commune de Bourthes au lieu-dit Le Crocq, à une altitude de 121 mètres. Cette source est temporaire et ne coule que lorsque la nappe est bien alimentée par les pluies d’hiver. Au printemps, les sources se trouvent en général plus à l’aval, au pied du Mont Timet.

Un peu d’étymologie…

Le nom du village de Bourthes viendrait du radical Borth sorti du flamand Geboorte, c’est à dire naissance.

L’origine du nom Aa est vraisemblablement originaire du latin « Aqua » (eau), lui-même de même origine que le celte « Awa ».
L’Aa était au Moyen Âge désigné par le nom d’Enula, qui aurait dérivé en Enela, et donné son nom à des chenaux et petits cours d’eau près de Gravelines s’appelant Enna, Grand Dena.


 

Publié dans Eau, Géographie | Pas de Commentaire »

Tout Beuvry sur le Web : Que d’eau !

Posté par Joël le 8 février 2011

goute d'eau On m’a dit, avec humour, que je parle beaucoup d’eau sur ce blog. 

Mais l’eau, c’est la vie !

 

De plus, l’eau est source de nombreuses conversations Beuvrygeoises…

 

Beuvry sur Loisne

(C’est le titre de l’un des ouvrages écrits par l’abbé Julien Bacon ; on y trouve des informations passionnantes, notamment sur le rapport qu’à toujours eu Beuvry avec l’eau.)

Beuvry, avec la Loisne, le canal des mines (alimenté par celle-ci), le canal à grand gabarit, sans oublier les fossés et les anciens marécages,… n’est-elle pas d’une certaine façon une « ville d’eau » ?

Souvenez-vous des légendes Beuvrygeoises.

 

L’eau dans tous ses états

La connaissance de l’eau tant pour la préservation de la biodiversité, que pour la maîtrise de l’élément par lui-même, dans le but de se préserver de catastrophes par exemple, me semble importante.

 

L’étude du réseau hydrographique régional permet d’appréhender certains problèmes tels que ceux liés à la navigation fluviale mais aussi à l’évolution des zones humides et l’intérêt de les préserver.

Les articles publiés sur ce blog depuis un mois traitent de ces 2 aspects qui, vous l’avez compris, ne sont pas sans rapport avec la commune.


En ce qui concerne le réseau hydrographique, je vais donc continuer prochainement la présentation (non exhaustive) des rivières et canaux de notre région.

 

Comment s’y retrouver sur ce blog ?

Certains articles sont regroupés sur la page « Réseau hydrographique et lois sur l’eau » (Cliquer au préalable sur la page « Dossiers Beuvrygeois« )

Vous pouvez aussi accéder par les catégories (et sous catégories) qui se trouvent sur le côté droit du blog :


Publié dans Ce blog - son auteur, Eau | 2 Commentaires »

Le recensement de tous les mariniers de France se fait depuis Lille

Posté par Joël le 29 janvier 2011

Lorsque je trouve le temps, j’essaie de développer les réponses aux commentaires.*

 

Ainsi, j’ai commencé une série d’articles relatifs à la navigation fluviale dans la région, afin de situer le canal à grand gabarit, qui sépare physiquement la commune de Beuvry, et ainsi appréhender l’importance de ce canal.

Puis, j’ai fait une parenthèse pour parler, comme chaque année, des nouveaux chiffres de la population.

 

Et voilà que l’actualité me permet de faire un lien entre ces deux sujets.

En effet, comme toutes les personnes vivant en France, les mariniers sont concernés par le recensement de la population.

Et justement, les personnes habitant sur un bateau immatriculé en France et pratiquant la navigation fluviale seront recensées en 2011.

Mais surtout, il faut savoir que ce sont les enquêteurs de l’INSEE Nord – Pas-de-Calais, qui vont recenser la population des mariniers de toute la France, soit huit cents bateaux.

 

Pourquoi l’INSEE de Lille et pas de Paris ?

D’abord parce que nous avons beaucoup de mariniers dans la région. De plus, sur six centres de gestion en France, trois sont dans la région. Enfin, le fait que siège social des Voies navigables de France est à Béthune, n’est sans doute pas étranger à ce choix.

 

Comment recenser les habitants de tous ces bateaux éparpillés sur le réseau navigable français ?

Le recensement des mariniers est particulier.

La presse régionale a annoncé la semaine dernière qu’il se fera  » essentiellement sur Internet ».

Cette méthode novatrice de recensement va permettre de tester, en grandeur réelle, les réponses par internet. En effet les directives du ministère ont fixé à 2013 l’élargissement des réponses électroniques à tous les recensés.

 

L’article 1 de l’arrêté du 29 septembre 2010 précise néanmoins :

« La collecte sera réalisée de janvier 2011 à avril 2011 et comprendra un bulletin individuel et une feuille de bateau.
Les personnes interrogées ont le choix de répondre à l’enquête soit au moyen d’un questionnaire à retourner par voie postale, soit par le biais d’une téléprocédure sur le site internet de l’INSEE
. »

 

* (le suivi des commentaires fait partie de la gestion d’un blog, et ne doit pas se limiter, à mon avis, à « oui, je suis d’accord » ou « merci pour votre commentaire ».
Il faut parfois développer ou compléter l’information).


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La Scarpe et la Deule

Posté par Joël le 19 janvier 2011

Après une présentation du canal Dunkerque-Escaut, je vous propose un zoom sur une partie du réseau hydrographique de la région.

J’ai déjà réalisé un article sur la Lys, l’un des affluents de l’Escaut.
Voici maintenant une présentation de la Scarpe, un autre affluent de l’Escaut et de la Deûle, affluent de la Lys.

La Scarpe et la Deule dans Canaux scarpedeule

La Scarpe

La Scarpe est un affluent de l’Escaut qui se décompose en trois parties nommées successivement « Scarpe Supérieure », « Scarpe Moyenne » et « Scarpe Inférieure ».

Elle prend sa source dans les collines de l’Artois à Berles-Monchel, près d’Aubigny-en-Artois.

Elle mesure 112 kilomètres dont les deux-tiers sont canalisés et navigables (à partir d’Arras).

 

Partie navigable de la scarpe.

La rivière Scarpe se jette à Arras dans la Scarpe canalisée à une altitude de 55 mètres.

Elle traverse notamment Douai, Saint-Amand-les-Eaux, et rejoint l’Escaut à Mortagne-du-Nord.

La Scarpe Moyenne est doublée par la dérivation de Douai (entre Corbehem et Flers-en-Escrebieux), intégrée dans la liaison à grand gabarit Dunkerque-Escaut.

source de la rivière la scarpe Scarpe à saint Laurent Blangy Scarpe à Douai

La source    -    La Scarpe à Saint Laurent-Blangy     –     La rivière Scarpe dans Douai

La Deûle

La Deûle est une rivière dont l’essentiel du cours est aujourd’hui canalisé (de Lens à Deûlémont).

La Souchez, qui constitue le cours amont de la Deûle, est formée de la réunion, dans le village du même nom, de deux ruisseaux, le Carency et le Saint-Nazaire.

La Deûle canalisée comporte trois branches :

  • le canal de Lens ou canal de La Souchez selon les endroits ;
  • le tronçon du canal Dunkerque-Escaut dit « canal de la Haute Deûle », qui assure la liaison entre la Scarpe (à Douai) et le canal d’Aire (à Bauvin) ;
  • la Deûle canalisée, ou Basse Deûle, qui assure la liaison depuis Bauvin entre le canal Dunkerque-Escaut et la Lys mitoyenne (confluence à Deûlémont).

 

La Deûle a été naviguée depuis l’époque gallo-romaine entre Lille et la Lys.

En 1271 le châtelain de Lille, Jean III, à qui la comtesse Jeanne de Flandre venait d’apporter cette portion de rivière en dot, canalisa la Deûle de Lille à La Bassée, en drainant les marais d’Haubourdin.

cours de la rivière la deûle

 

Lien : AASCALYS


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La liaison fluviale Dunkerque – Escaut

Posté par Joël le 17 janvier 2011

Afin de pouvoir comprendre l’utilité et les problèmes éventuels du canal à grand gabarit qui traverse Beuvry, il faut observer le sujet bien au-delà des limites communales, d’où cette série d’articles ces jours-ci.

 

Le canal d’Aire à La Bassée fait partie de la liaison « Dunkerque-Escaut ».

J’ai rassemblé quelques informations relatives à cette voie d’eau. Il s’agit d’une synthèse à partir de sources diverses.
Elle est peut-être incomplète, mais n’hésitez pas à me transmettre vos remarques.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Présentation du canal Dunkerque-Escaut

Le canal de Dunkerque à Valenciennes ou liaison Dunkerque-Escaut est un axe de transport à grand gabarit, qui forme l’armature essentielle du réseau fluvial navigable du Nord – Pas-de-Calais.

Cette liaison est en réalité constituée d’une suite de canaux et de rivières canalisées à grand gabarit.
(A défaut de précision pour désigner une portion, j’emploierai ici le terme générique « canal » pour parler de l’ensemble de cette liaison.)

 

Le canal relie ainsi l’est et l’ouest de la région.

 

Tracé de la liaison Dunkerque-Escaut

La liaison Dunkerque-Escaut emprunte successivement :

 

Le canal de Bourbourg ;

la dérivation de la Colme et le canal de la Haute Colme de Dunkerque à Watten;

la rivière d’Aa canalisée de Watten jusqu’à Arques ;

le canal de Neufossé d’Arques à Aire-sur-la-Lys, percé en 1779 ;

le canal d’Aire-sur-la-Lys à la Bassée (1880) ;

le canal de la Haute-Deûle (à ne pas confondre avec la Deûle, qui est une rivière !), percé par Vauban en 1693 jusqu’au Fort de Scarpe ;

la Scarpe supérieure à la traversée de Douai jusqu’à Corbehem ;

un canal d’alimentation de la Scarpe par la Sensée rivière, percé par Vauban en 1690, de Corbehem à Arleux ;

la Sensée canalisée de Arleux à Bouchain ;

l’Escaut canalisé de Bouchain à Valenciennes.

liaison fluviale canal dunkerque escaut

Infrastructures du canal Dunkerque-Escaut

Cette liaison traversant notre région compte plus de 620 km de berges artificielles, gérées par VNF (Voies Navigables de France dont le siège social se trouve à Béthune).

 

Le canal aboutit à la mer via 3 exutoires, gérés de manière coordonnée par le Port autonome de Dunkerque, le port de Gravelines et le Service maritime des ports de Boulogne et de Calais, avec le service navigation de tirage à la mer.

Des écluses contrôlent les niveaux en fonction des marées, avec pompage lorsque nécessaire. Le canal aboutit principalement au Port de Dunkerque (par l’écluse de Mardyck).

 

10 écluses à sas utile de 144,60 m de longueur et 12,00 m de largeur (Écluses de Flandres, des Fontinettes, de Watten, de Cuinchy, de Douai, de Courchelettes, de Gœulzin, de Pont Malin, de Denain et de Trith), construites sur 20 ans environ, de 1951 à 1972), permettent l’accueil de péniches au gabarit 3.000 tonnes.

Cette voie d’eau est ainsi ouverte à la navigation des bateaux de type V « Grand Rhénan » selon la classification expliquée dans l’article précédent

 

Fonctions de la liaison Dunkerque-Escaut

L’infrastructure fut conçue pour des navires ou convois poussés de 11,40 m de largeur et 142 m de longueur, avec un tirant d’eau maximum de 2,50 m.

Elle reprit presque partout le tracé de divers canaux (dont le canal de Neufossé qui est une ancienne fortification) ou rivières pré-existants, mais qui n’étaient alors qu’au gabarit Freycinet.

Cet axe navigable participe, par le biais des divers cours d’eau qu’il rencontre (Lys, Meldyck, canal de la Colme) au drainage de la Flandre maritime et du marais audomarois via le réseau des Wateringues, vers Saint-Omer.

En outre, il approvisionne le bassin industriel de Dunkerque en eau douce.

 

Aspects hydrauliques

La liaison Dunkerque-Escaut est le récepteur final de presque tous les cours d’eau de la région (sauf La Liane, la Canche, l’Authie et quelques petits fleuves côtiers).

Il reçoit près de 40 affluents directs, qui drainent et irriguent environ 9 600 km2 de bassins versants.

Lors de la construction du canal, le lit de plusieurs cours d’eau a été coupé mais la continuité hydraulique a été restaurée par environ 40 ouvrages de transfert et siphons passant sous les canaux (voir article LLL).

Le canal reçoit aussi les eaux de pompage du bassin minier (qu’il faut poursuivre en raison des affaissements miniers).

 

De plus, le canal est en communication avec de nombreuses nappes alluviales, dont certaines alimentant des zones humides importantes pour la trame verte régionale et les parcs naturels régionaux (Scarpe-aval, marais audomarois…)

 

Ce canal alimente ou reçoit près de 6.000 prises d’eau et rejets industriels, agricoles, d’assainissement, d’adduction en eau potable, etc…

 


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Les différents bateaux naviguant sur les canaux

Posté par Joël le 15 janvier 2011

Lors des promenades le long du canal d’Aire à La Bassée, chacun observe les péniches qui passent paisiblement.

 

De manière générale, une péniche est un bateau à fond plat adapté à la navigation sur les fleuves et canaux pour le transport de marchandises, stockées dans une cale non spécialisée, accessible par des panneaux amovibles.

Pour les puristes, le nom de « péniche » n’est employé que pour les bateaux au gabarit Freycinet.

D’ailleurs le mot « péniche » n’est pas employé par les mariniers qui utilisent les termes de « bateau », « trente-huit mètres » ou encore « automoteur ».

En effet, il ne vous a pas échappé qu’il existe plusieurs type de bateaux.

 

Classe CEMT

Les voies navigables d’Europe ont été classifiées selon leurs dimensions et leurs capacités à accueillir des bateaux classes dites CEMT.

Ce choix des classes a été organisé par la Conférence Européenne des Ministres des Transports (d’où l’acronyme utilisé pour désigner ces classes).

 

Classe Type Longueur Largeur Tirant d’eau Tirant d’air
Tonnage
0 Bateau de plaisance - - - - -
I Péniche 38,50 5,05 1,8 – 2,2 4 250 – 400 (Gabarit Freycinet)
II Campinois 50-55 6,6 2,5 4 – 5 400 – 650
III Gustav Koenigs 67-80 8,2 2,5 4 – 5 650 – 1000
IV Johann Welker 80-85 9,5 2,5 5,25 – 7 1000 – 1500
V a Grand Rhénan 95-110 11,4 2,5 – 4,5 5,25 – 7 1500 – 3000
V b Grand Rhénan 172-185 11,4 2,5 – 4,5 9,1 3200 (convoi long de 2 barges)
VI a Convoi poussé 95-110 22,8 2,5 – 4,5 7 – 9,1 3200 – 6000 (convoi large de 2 barges)
VI b Convoi poussé 185-195 22,8 2,5 – 4,5 7 – 9,1 6400 – 12000 (convoi 2×2 barges)
VI c Convoi poussé 193-200 34,2 2,5 – 4,5 9,1 9600 – 18000 (convoi de 2×3 barges)
VII b Convoi poussé 195-285 34,2 2,5 – 4,5 9,1 14500 – 27000 (convoi 3×3 barges)

 

Lexique

Le tirant d’eau est la hauteur de la partie immergée du bateau (distance verticale entre la flottaison et le point le plus bas de la coque).
Il varie en fonction de la charge transportée.

Le tirant d’air est la différence de hauteur entre la ligne de flottaison et le point le plus haut du bateau.

La hauteur libre sous ouvrages (voûtes et ponts) détermine le tirant d’air des bateaux admis à circuler sur la voie concernée.
Elle se mesure depuis la surface de l’eau jusqu’à la clé de voûte.
Détermine le tirant d’air maximal autorisé.
Elle peut être augmentée, (en principe momentanément), en vidant un peu le bief.

Le bief est la partie de canal comprise entre deux écluses.


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Le transport fluvial en France

Posté par Joël le 12 janvier 2011

 

Le transport fluvial est le mode de transport sur les voies dites navigables : cours d’eau naturels navigables, éventuellement aménagés ou des canaux artificiels.

 

Ce mode de transport comporte plusieurs avantages : il est très économique car peu gourmand en énergie, il permet de transporter des tonnages très importants, et peu polluant compte tenu de la charge transportée.

Ses inconvénients sont :

  • la lenteur d’acheminement dans certains cas, (dû à la faiblesse du réseau des voies navigables inégalement réparti)
  • la nécessité, sauf exceptions, de terminer l’acheminement par un autre moyen.

 

Le transport fluvial garde une importance non négligeable pour le transport de marchandises dans certains pays car ils sont dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé.

Il pourrait donc reprendre une place plus importante en France si on s’en donne les moyens.

 

Notons qu’en plus du transport de fret (marchandises), il existe localement quelques services de transports de personnes, mais aussi une navigation de plaisance ou tourisme fluvial.

 

Les voies navigables françaises

 

Le réseau des voies navigables est constitué de l’ensemble des fleuves, rivières et canaux aménagés et équipés pour être ouverts à la circulation et au transport fluvial.

 

La France est sillonnée par le réseau fluvial le plus étendu d’Europe après la Russie, avec 8.800 km de rivières et canaux navigables.

Les premiers canaux remontent au XVIIe siècle (canaux de Briare et du Midi) et, jusqu’au milieu du XIXe siècle, de très nombreux projets sont réalisés.

Les gabarits du réseau français sont variables. De nombreux canaux sont conçus pour des bateaux de moins de 150 t.

Une première modernisation, relevant la capacité de chargement à 250 t, fut votée par l’Assemblée nationale en 1879 à l’initiative du ministre Charles de Freycinet.

Ce vaste projet portait à la fois sur le réaménagement des principaux axes existants et sur la construction de nouveaux canaux, avec des écluses plus importantes que celles existantes.

 

La phase actuelle d’aménagement à grand gabarit (classe européenne IV ou V), a commencé en 1953.

Un cinquième de la longueur totale du réseau a été modernisé, l’effort portant sur les principales rivières et la liaison Dunkerque-Escaut dont fait partie le canal qui traverse notre commune.

 

La plus grande partie du réseau, soit 6.800 km a été confiée par l’État à VNF (Voies navigables de France).

Une partie (environ 1000 km) a été transférée à des régions et 700 km sont restés sous la gestion directe de l’État.

Certaines sections sont même gérées dans le cadre de concessions par des syndicats mixtes voire par les ports maritimes.

 

Le gabarit Freycinet

 

Charles de Saulces de Freycinet Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom.

 

Le plan Freycinet est un programme de travaux publics comprenant la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d’intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le «gabarit Freycinet») et d’installations portuaires.

 

La réalisation du plan Freycinet dura jusqu’en 1914, et il fut pratiquement entièrement réalisé.

 

Le gabarit Freycinet est une norme régissant la dimension des écluses de certains canaux :

Cette norme portait la longueur des sas d’écluse à 39 m pour 5,20 m de large, afin d’être franchissables par des péniches de 300 tonnes ou 350 tonnes.

En conséquence, les bateaux au gabarit Freycinet ne doivent pas dépasser 38,5 m sur 5,05m pour un tirant d’eau de 1,80 m et une hauteur libre de 3,70 m sous les ponts.

On parle ainsi de bateaux ou de péniches Freycinet.

Suite à cette norme, de nombreux travaux seront engagés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle pour moderniser les canaux et harmoniser la navigation fluviale.

Le gabarit Freycinet correspond maintenant au gabarit européen de classe I.


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Le syndrome de la grenouille

Posté par Joël le 4 novembre 2009

gif annimé grenouille

Connaissez-vous ce que l’on appelle le syndrome de la grenouille ?

 

Si vous plongez soudainement une grenouille dans une marmite remplie d’eau bouillante, elle va immédiatement donner le coup de patte salutaire qui l’éjectera aussitôt de la marmite.

Prenez maintenant une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

Allumez le feu sous la marmite : l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température continue de monter. Quel confort !

L’eau est maintenant vraiment chaude. C’est un peu trop pour la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole toujours pas.

L’eau est cette fois très très chaude ; la grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue de monter, jusqu’au moment où la grenouille finit par cuire.

Cette expérience (hypothétique) montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite en général aucune réaction, aucune opposition.

Au nom du progrès ou de la science, les atteintes à l’intégrité de la nature, s’effectuent lentement mais inexorablement avec l’accord des victimes, souvent ignorantes ou parfois démunies.

 

Mais à la différence de la grenouille, on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas.

On ne pourra pas dire que l’on peut rien faire.

 

Je comprends que l’on puisse prendre de la distance avec certains discours alarmistes.

Néanmoins il faut se rendre à l’évidence. Les activités humaines influent fortement sur l’équilibre de la planète tant du point de vue du climat que de la disparition de certaines espèces.

Certains pensent qu’il n’y a pas le feu au lac (ou plutôt à la marmite) ?

Peut-être…

Mais rien n’empêche de développer les transports en commun en particulier dans les grandes agglomérations, de se doter de moyens de production d’énergie renouvelable sur les lieux de consommation, ou de réserver des zones dédiées à la préservation d’espèces animales et végétales.

 

Joël DEPRETZ

 

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