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5e rapport du GIEC – Présentation

Posté par Joël le 1 octobre 2013

 

Le premier volume du 5e rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) a été dévoilé ce vendredi 27 septembre.
Il annonce une aggravation du dérèglement climatique. La température moyenne de la Terre devrait encore grimper de 0,3 à 4,8°C d’ici à 2100. La fonte des glaces va s’accélérer et le niveau des mers fortement augmenter. Les experts du climat du GIEC sont plus certains que jamais de la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique.
Même si l’exposé comporte des informations inquiétantes, il ne semble pas passionner les Français.

Avant de vous pencher sur ce rapport, je vous propose en premier lieu quelques informations pour vous « mettre dans le bain ».

 

Qu’est-ce que le GIEC ?

Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) ou IPCC ( International Panel on Climate Change) a été créé en 1988 par 2 institutions des Nations unies : l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Cet organisme intergouvernemental est ouvert à tous les pays membres de ces deux organisations.

Le GIEC a pour mandat d’évaluer, sans parti pris et de manière méthodique et objective, l’information scientifique, technique et socio-économique disponible en sur le changement climatique.

 

Comment travaillent les scientifiques du GIEC ?

Le GIEC ne possède pas son propre laboratoire et réalise une synthèse d’études déjà existantes. Son activité principale est la production de rapports, issus d’une collecte de travaux scientifiques menés dans le monde entier.

Les experts réfléchissent à des stratégies pour s’adapter aux conséquences du changement climatique et inverser ou au moins atténuer le phénomène.

A chaque nouveau rapport, les scientifiques du monde entier sont appelés à proposer leur collaboration. 831 ont été sélectionnés pour ce 5ème rapport.

 

Le GIEC comporte 3 groupes de travail :

- Le groupe I traite des éléments scientifiques de l’évolution du climat.

- Le groupe II est en charge d’en examiner les conséquences et d’analyser la vulnérabilité au changement climatique et les mesures d’adaptation.

- Le groupe III s’intéresse aux mesures d’atténuation.

 

Chaque groupe est responsable d’un des volumes du rapport.

Le premier volume (publié ce 27 septembre) présente l’état des connaissances sur l’évolution du climat. Il est rédigé essentiellement par les climatologues.

Le deuxième s’intitule « Conséquences, vulnérabilité et adaptation au changement climatique ». (publié en mars 2014)

Le troisième fait le tour des « mesures d’atténuation » et mobilise surtout des économistes. (publié en avril 2014)

Un quatrième volume prévu pour octobre 2014 fera la synthèse.

 

Les scientifiques du GIEC sont bénévoles ; leur travail est titanesque.

Pour ce premier volume (de 1.400 pages – 14 chapitres), ils ont passé en revue 9.200 publications !

Un résumé technique de 78 pages est également publié, ainsi qu’un résumé pour décideurs » de 22 pages permettant de faire le lien entre scientifiques et politiques.

 

Alerter l’opinion publique sur les problèmes environnementaux, est-ce nouveau ?

Prise de conscience de l’action de l’homme sur l’environnement

La notion de protection de l’environnement a mûri lentement entre 1950 et 1970.

Des outils législatifs sont créés comme la loi sur les parcs nationaux en 1960, la loi sur l’eau du 12 décembre 1964.

Au niveau international des décisions importantes commencent à voir le jour comme la convention pour la protection des zones humides, appelée aussi « Convention de Ramsar » signée le 2 février 1971.

 

Le 28 février 1970, Georges Pompidou tire le signal d’alarme

Le discours, prononcé au dîner de l’Alliance française lors du voyage de Georges Pompidou à Chicago, a pour thème principal l’environnement.

« Il faut créer et répandre une sorte de morale de l’environnement imposant à l’État, aux collectivités, aux individus, le respect de quelques règles élémentaires faute desquelles le monde deviendrait irrespirable. »

C’est un manifeste pour une politique écologique.

Mais que le contexte politique (manifestations de défenseurs d’Israël) a éclipsé dans cet événement.

 

Chronologie de la prise de conscience de l’urgence climatique

1974 : Deux chercheurs découvrent que les CFC sont responsables de la diminution de l’ozone stratosphérique.

1979 : Le climatologue James Hansen publie une étude prédisant qu’un doublement de la concentration de CO2 atmosphérique par rapport au niveau pré-industriel devrait aboutir à un accroissement moyen de la température terrestre de 4°C.

1979 : Conférence mondiale sur le climat à Genève.
Elle est organisée à l’initiative du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Conseil International des Unions Scientifiques (CIUS). Lancement du Programme Climatologique Mondial (PCM).

1984 : Une résolution de la Commission économique de l’Onu prévoit réduire de 30 % les émissions de dioxyde de soufre.

1985 : Conférence mondiale sur le Climat à Villach (Autriche).
Elle conclut que, du fait des « concentrations croissantes de gaz à effet de serre, une augmentation de la température globale, plus importante qu’aucune dans l’histoire humaine, pourrait se produire dans la première moitié du prochain siècle ».

22 mars 1985 : Convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone.
Les Etats participants s’engagent à protéger la couche d’ozone et à coopérer scientifiquement afin d’améliorer la compréhension des processus atmosphériques.

16 septembre 1987 : Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
Les Etats prennent la décision d’interdire la production et l’utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) responsables de l’amincissement de la couche d’ozone d’ici à l’an 2000.

1988 : Création du GIEC
Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), placé sous l’égide du PNUE et de l’OMM, est chargé du suivi scientifique des processus de réchauffement climatique.

1990 : 1er rapport du GIEC
Le premier rapport d’évaluation du GIEC établit que l’humanité modifie le climat par ses émissions de gaz à effet de serre.

3-14 juin 1992 : Sommet de la Terre à Rio.
Signature de la Convention sur la diversité biologique et adoption de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) signée par 154 Etats.

Décembre 1995 : 2e rapport du GIEC
Il prévoit un réchauffement moyen de 1°C à 3,5 °C d’ici à 2100 et une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 cm.

8-19 juillet 1996 : 2ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Genève
Les représentants des gouvernements s’engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète, en fixant des objectifs quantifiés légalement contraignant.

1er-12 décembre 1997 : sommet de Kyoto sur les changements climatiques.
Signature du protocole de Kyoto qui engage les pays développés à réduire leurs émissions de 5 % en 2012 par rapport à 1990, instaure des obligations chiffrées de résultat pour les pays industrialisés et crée pour ces derniers le principe d’échange de tonnes équivalent CO2. Il est adopté par 158 Etats (172 aujourd’hui, à l’exception des Etats-Unis).

Janvier 2001 : 3e rapport du GIEC
Ce rapport officialise le lien de cause à effet entre l’augmentation des GES et donc le dérèglement climatique et les activités humaines.
Il établit que la température moyenne du globe a augmenté de 0,6°C depuis 1861, soit 0,15°C de plus que ne le prévoyait le rapport de 1995.

2004 : un rapport de l’Arctic Climate Impact Assessment (Acia) établit que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.

Novembre 2007 : quatrième rapport du GIEC
Celui-ci prévoit davantage d’inondations, de sécheresses, d’érosion des côtes et de violentes tempêtes. Il montre que même si l’homme réussissait aujourd’hui à ne plus consommer d’hydrocarbures, le climat continuerait à se réchauffer. Les experts recommandent aux politiques de limiter l’augmentation de la température mondiale moyenne à 2 degrés.

22 septembre 2007 : Signature de l’accord de Montréal sur l’élimination de substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone.
190 pays plus l’Union européenne réunis du 16 au 22 septembre à Montréal, signent un accord destiné à accélérer l’élimination des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), accord qui contribuera à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Quelques liens utiles avant de continuer

Site officiel du GIEC

Qui sont les scientifiques qui ont rédigé le rapport du GIEC ?

OMM (Organisation Météorologique Mondiale)

LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement)

Changement Climatique sur le site du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement)

Le changement climatique dans l’Arctique

 


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