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22 juin 1916 – l’enfer de Verdun

Posté par Joël le 22 juin 2016

 

Les commémorations patriotiques ne rassemblent plus beaucoup de monde, on ne cesse de le rappeler.
Le 11 novembre ou le 8 mai, on ne compte qu’une poignée d’enfants sur les centaines scolarisés dans la commune.
Les adultes, ne sont guère plus nombreux, à part peut-être certaines années particulières…

A-t-on oublié le sacrifice humain des différents conflits qui ont marqué le 20ième siècle ?
Ce n’est pourtant pas si éloigné de nous.

Il y a un siècle, la France subissait la « grande guerre».
Deux batailles particulièrement meurtrières marquèrent l’année 1916 : celle de Verdun et celle de la Somme.

 

Du 21 février au 19 décembre 1916, c’est « l’enfer de Verdun »…

La bataille de Verdun a fait plus de 700.000 victimes : 306.000 tués et disparus (dont 163.000 Français et 143.000 Allemands), environ 406.000 blessés (dont 216.000 Français et 190.000 Allemands).

Cette bataille, destinée à « saigner à blanc l’armée française », a finalement coûté des pertes quasiment identiques dans les deux armées adverses !

30 millions d’obus allemands et 23 millions d’obus français de tous calibres sont tombés sur quelques dizaines de kilomètres carrés.

 

Les communes relevant la bataille de Verdun

La bataille de Verdun s’est en réalité déroulée sur un grand nombre de communes.

Neuf villages situés en première ligne de l’offensive de février 1916 ont été entièrement détruits lors de la bataille de Verdun. Six d’entre eux n’ont jamais été reconstruits.

Avocourt ; Azannes ; Beaumont-en-Verdunois (village détruit) ; Bethelainville ; Bezonvaux (village détruit) ; Brabant-sur-Meuse ; Bras-sur-Meuse ; Charny-sur-Meuse ; Chattancourt ; Consenvoye ; Cumières-le-Mort-Homme (village détruit) ; Damloup ; Douaumont (village détruit) ; Eix ; Esnes-en-Argonne ; Flabas ; Fleury-devant-Douaumont (village détruit) ; Forges-sur-Meuse ; Fromeréville-les-Vallons ; Gercourt-et-Drillancourt ; Gremilly ; Haucourt ; Haumont-près-Samogneux (village détruit) ; Louvemont-Côte-du-Poivre (village détruit) ; Malancourt ; Marre ; Montfaucon ; Montzéville ; Neuville ; Ornes (village détruit) ; Regnéville-sur-Meuse ; Regret ; Samogneux ; Septsarges ; Thierville-sur-Meuse ; Vacherauville ; Vaux-devant-Damloup (village détruit) ; Verdun ; Vignéville ; Ville-devant-Chaumont

 

Juin – la pression allemande

Début juin, le général Falkenhayn veut frapper un grand coup pour enfin en finir avec Verdun !

Il devient en effet urgent et primordiale pour l’Allemagne de dégager ce point du front ouest car les services de renseignement allemand prévoient l’imminence de 3 grandes offensives :

- dans la Somme, menée par la France et l’Angleterre ;

- sur le front russe ;

- sur le front italien.

 

Le 106e régiment d’infanterie (12e divisions d’infanterie – 24e brigade) en défense du fort de Vaux

Le 18 juin, pendant la nuit, des éléments  montent  en ligne du ravin des Fontaines à la Laufée avec les 54e, 67e et 132e R.I. (en face du fort de Vaux). Le 106 R.I. relève les 292e, 305e et 321e R.I. très éprouvés par leur lutte face au fort.
Le 20, d’autres éléments se placent en ligne dans le bois de Nawè avec les 54e, 67e et 132e R.I. (à la batterie de Damloup).

22 juin 1916 – l’enfer de Verdun dans Bassin minier vaux-plan1

Le 21 juin, à partir de 8 h 00, le bombardement allemand s’étend à tous les fronts de la rive droite de la Meuse.

Sentant l’imminence de l’attaque franco-britannique sur la Somme, les Allemands veulent en finir avec Verdun et lancent leurs meilleures troupes dans la bataille. L’armée allemande se prépare à l’attaque massive sur la ligne Fleury, Fort de Souville, Fort de Tavannes.

Une torpille tue un lieutenant du 106e ainsi que 8 hommes et fait 4 blessés. Un obus défonce l’abri Sud-ouest de la batterie de Damloup où toute une section de mitrailleuses est ensevelie.

bataille-de-verdun mineurs dans Ce blog - son auteur

 

Le 22 a lieu la terrible préparation d’artillerie allemande aux obus à gaz toxique en prévision de l’attaque du lendemain.

Ce bombardement intensif durera presque 24 heures.

À 13 h, une contre-attaque par les 2e et 3e bataillons du 54e R.I. est décidée vers la cote 349, à l’ouest du fort de Vaux.
Le 2e bataillon, renforcé par 3 compagnies du 106e R.I. et 2 compagnies du 132e, doit partir à droite, alors que le 3e bataillon doit se diriger sur la gauche. Le 245e R.I. reste en soutien.

A l’heure prévue, plusieurs compagnies sont déjà anéanties par un bombardement très violent. D’autres sont bloquées devant les lignes allemandes, prises sous le feu des mitrailleuses. D’autres encore se déportent en avançant et n’atteignent pas leur objectif.

Finalement, cette attaque n’apporte aucun résultat, sinon de faire tuer des hommes !

 

Selon les récits des survivants, ce 22 juin, le soleil brillait. Mais comme les jours précédents, et les suivants, il s’est éteint à tout jamais pour de nombreux les soldats tombés ce jour-là. Parmi eux, le frère de mon grand-père.

Soldat au 106e régiment d’infanterie, Oscar DEPRETZ est mort pour la France le 22 juin 1916 à Damloup, il avait 21 ans. Ce régiment a connu de lourdes pertes ce jour-là : 74 tués et 270 blessés.

oscar-depretz dans Histoire oscar-depretz-1 dans Lieux de mémoire

23 juin : Grosse offensive allemande

Estimant avoir neutralisé nos batteries et interdit à tout renfort ou ravitaillement l’accès de nos lignes, l’armée Allemande se lançait à l’assaut.

50.000 hommes sont donc jetés à la conquête d’un front de 6 km entre le bois de Nawé (ravin de la Dame) à l’ouest et la batterie de Damloup à l’est.

A 5 h 30, l’ennemi attaque la batterie de Damloup mais ne parvient pas à percer, les fantassins Allemands redescendent rapidement la pente que parsèment de nombreux cadavres. 3 compagnies, accompagnés de 2 bataillons du 63e R.I. montent en renfort sur Froideterre.

Pour les éléments en ligne du ravin des Fontaines aux abords du fort de Vaux, la bataille ne faiblit pas.

 

Carte du front le 23 juin 1916

front-verdun-juin-23

 

Le 25, le régiment subit encore un violent bombardement. 

 

Le 26 juin , le 106e R.I. est relevé par le 173e R.I.
Il a eu 224 tués dont 7 officiers, 644 blessés dont 11 officiers et 82 disparus. Il remet à ses successeurs tout le terrain qu’on lui a confié le 18 juin.

 

Cet article est dédié à la mémoire de mon grand-oncle, mais aussi des 18,6 millions de morts (civils et militaires, de toutes les nationalités)
Le nom de Oscar DEPRETZ, ouvrier mineur avant la mobilisation, est gravé sur le monument aux morts Place Sainte-Barbe à Nœux-les-Mines.
Ce monument porte l’inscription : « La Compagnie des Mines de Vicoigne Nœux et Drocourt à la mémoire de son personnel ».

 

monument-noeux-les-mines-sainte-barbe monument-noeux-les-mines-plaque

 

Quelques liens :

Les Divisions d’Infanterie

Verdun – juin 2016 en détail

La grande guerre… au jour le jour

Animation sur la chronologie de la bataille de Verdun

 


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Un programme riche et original pour les journées du patrimoine à Beuvry

Posté par Joël le 15 septembre 2014

 

Cette année le club d’histoire de Beuvry propose de découvrir ou redécouvrir l’histoire de la commune.

 

Histoire du canal des mines situé à Beuvry

L’association Beuvrygeoise vous donne rendez-vous samedi 20 septembre à 11h en face de la base de canoé-kayak.

Présentation du « bras mort » du canal avec quelques photos, de sa construction à aujourd’hui.

Visite guidée : Les secrets du canal de Beuvry

Une balade allant des vis sans fin à la gare d’eau aura lieu pour relater le passé de ce lieu historique et économique de notre ville.

 Un programme riche et original pour les journées du patrimoine à Beuvry dans Bassin minier rivage-beuvry

Exposition sur « la Grande Guerre »

Le samedi 20 et le dimanche 21 septembre, de 9h à 12h et de 14h à 18h, à la Prévôté de Gorre.

Cette exposition sera unique et inédite, organisée par un des membres du club d’Histoire : Monsieur Fortuné Lericque, avec sa collection personnelle de documents, photos, projections …

Du matériel y sera également exposé, provenant toujours de différentes collections personnelles.

 

La Chapelle Gosse de Gorre sort de l’oubli

Monsieur Claude Jouet, Tailleur de pierres à la retraite, qui restaure la Chapelle Gosse de Gorre, ouvrira celle-ci le samedi 20 matin et le dimanche 21 matin.

Ce sera l’occasion d’admirer le remarquable travail de ce bénévole qui a fait sortir ce monument de l’oubli.

chapelle-gosse-de-gorre dans Histoire chapelle-gosse-de-gorre-sous-la-vegetation dans Immanquable chapelle-gosse-de-gorre-restauree dans Manifestations

 

Quelques liens utiles

La page Facebook du club histoire

17 avril 1861 : acte de naissance du canal de Beuvry

Le passé minier de Beuvry

Situer la Prévôté de Gorre à Beuvry

 

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Beuvry et ses traces de l’Histoire

Posté par Joël le 12 mars 2014

Lundi, certaines personnes ont sans doute eu une petite pensée pour les victimes de l’un des évènements les plus dramatiques de l’exploitation minière de la région : la catastrophe de Courrières (voir l’article). Quelques échanges de mails et discussions suite à un diaporama que j’ai réalisé à la mémoire des victimes m’ont rappelé l’importance du travail de recherches personnelles effectué depuis quelques années et que j’ai partagé sur ce blog.

 

Intéressé par l’Histoire en général, celle de notre région en particulier et par le passé minier pour des raisons personnelles, j’ai réalisé un certain nombre d’articles sur l’histoire des mines et les empreintes qu’elles ont laissé.

En effet, si les traces du passé sont nombreuses dans notre région, celles-ci ne se limitent pas aux anciennes voies Romaines ou vieilles pierres. L’exploitation minière a également laissé de nombreuses marques dans le paysage.

On pense bien sûr aux terrils, corons, chevalements et autres friches abandonnées, mais ce n’est pas tout.

Ainsi, l’un des lieux de promenades préférés des Beuvrygeois trouve sont origine dans l’exploitation minière : le canal de Beuvry, appelé à l’époque de l’exploitation de la houille, « canal des mines de Nœux ».

Cette voie d’eau de trois kilomètres fut construite par la compagnie des mines de Nœux (dépendant de la Compagnie de la Vicoigne) afin d’acheminer la houille grâce une voie ferrée partant de Nœux-les-mines pour rejoindre le réseau navigable existant via ce canal (qui dans le projet d’origine devait se prolonger jusque Nœux).

Le canal de Beuvry débouche ainsi sur la rive gauche du canal à grand gabarit d’Aire à La Bassée, au PK (point kilométrique) 13,273.

canal des mines rivage beuvry

Vous pouvez relire :

Le passé minier de Beuvry

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière

Description du canal d’Aire à La Bassée

17 avril 1861 : acte de naissance du canal de Beuvry

Beuvry a pris ses quartiers d’été

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Articles liés au bassin minier

 

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Les dossiers de Beuvry

Posté par Joël le 1 décembre 2012

 

Vous avez remarqué que depuis maintenant presque 2 ans le rythme de mes articles a fortement ralenti, et ce pour des raisons familiales (néanmoins, plusieurs personnes m’ont encore récemment félicité pour mon blog).

En effet, en plus l’actualité de la vie associative de Beuvry que je continue à proposer aux internautes beuvrygeois, les 30 premiers mois de ce blog m’ont permis également de traiter des sujets liés à notre ville sous forme de « dossiers » incluant une vue plus large, au-delà de l’impact sur la commune :

Mais aussi :

 

Cette méthode de travail, sous forme de « dossiers », m’a permis de compléter mes connaissances avec des travaux de recherches plus ou moins chronophages.

Comme je l’ai écrit plus haut, ce travail est reconnu par une partie des lecteurs.

Cependant, malgré cette variété de sujets, certains ont trouvé (il y a 2 ans) que je ne m’intéressais qu’à un nombre limité de sujets (« va comprendre Charles ! » comme disait un acteur dans une publicité des années 90).

D’autres encore m’ont déclaré que « travailler sur des dossiers de la commune ne sert à rien ».

En effet, s’il s’agit simplement de constituer une réserve d’informations « en vrac », pour les garder « sous le coude », l’intérêt est très limité et me laisse même dubitatif.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de les partager sur ce blog, même si, souvent, ces informations ne semblaient pas pertinentes aux yeux de certains.

 

Ainsi, le dossier de ce coûteux projet de tramway fait partie des sujets presque totalement occultés.

Pourtant, dans toutes les autres communes du tracé, la mobilisation a conduit à une révision totale du projet qui s’oriente d’ailleurs vers ce qui semble être l’abandon définitif de ce mode de transport réservé aux très grandes agglomérations, comme je l’avais laissé entendre dans ma série d’articles, en particulier celui sur la renaissance du tramway en France.

En effet, on peut lire dans « La voix du nord » du 30 novembre 2012 : « Artois Comm. enterre le tramway et remet à plat tout le projet ».

Cela étonnera, peut-être, ceux qui croyaient avoir vu il y a 3 ou 4 ans les débuts de la construction de la ligne.
Justifiant ainsi le fait qu’ils ne me suivraient pas dans cette étude du dossier : « Ché fait d’avinche, fo pas perd’ sin temps avec cha. Ché travaux y’son déjà cominché, j’ai même vu des blocs ed’béton à Bruay ». (À l’époque, le tracé n’était pourtant pas encore défini avec précision !).

 

A la lecture de mon blog, un Béthunois m’avait envoyé une photo humoristique sur l’avenir de ce tramway : Cliquez

 

 

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Présentation de « Gérard et Léon, tout seuls à deux »

Posté par Joël le 24 août 2012

 

Dans la vidéo ci-dessous, Betrand Cocq et Jean-Marc Delattre présentent leur spectacle
« Gérard et Léon, tout seuls à deux » pour la saison culturelle 2010-2011 à Noyelles-sous-Lens.

La présentation de leur spectacle est en elle même un spectacle !

Mais elle permet aussi de comprendre la création de ce duo après leurs aventures dans la compagnie « Tréteaux de l’impasse » que les Beuvrygeois ont pu applaudir notamment lors de la soirée organisée par l’harmonie de Beuvry le 8 novembre 2008.

 

Vous pourrez une nouvelle fois passer une agréable soirée chti avec Gérard et Léon, à nouveau organisée par l’association musicale Beuvrygeoise…

Le samedi 6 octobre à 20 h 00 à la Maison du Parc de la Loisne

 


 

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Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l’Unesco

Posté par Joël le 3 juillet 2012

logo bassin minier Depuis plusieurs mois, vous avez constaté la présence du logo « Bonne Chance » sur ce blog.
C’était un signe de reconnaissance pour ceux (internautes, associations, communes,…) qui ont cru très tôt en la nécessité de reconnaître le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais comme Patrimoine Mondial et qui ont espéré voir aboutir ce projet de classement.

 

Il y a 2 ans et demi, j’évoquais cette candidature (voir l’article)

En février 2011, on apprenait que la candidature ne serait pas présentée par la France cette année là. (voir l’article).

Mais l’association BMU (Bassin Minier Uni) ne se décourageant pas, annonçait déjà qu’elle postulerait pour 2012.

En préambule à cette nouvelle candidature, j’ai réalisé en début d’année 2012 plusieurs articles sur le régime spécial des mineurs et aux sacrifices humains que ces derniers ont fournis à notre pays.

C’est donc en janvier que la France a décidé cette fois-ci de ne présenter que le projet « BMU ».

Tous ceux qui suivent depuis longtemps cette candidature pouvaient donc avoir confiance.

Inutile de préciser qu’en rentrant d’un long week-end en dehors de la région hier soir, j’ai accueilli la nouvelle avec une certaine satisfaction :

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais distingué par l’Unesco

Ce samedi 30 juin en fin d’après-midi, à Saint-Pétersbourg, les 21 pays membres du Comité du patrimoine mondial ont voté, à l’unanimité, l’inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais dans la catégorie « Paysage culturel évolutif vivant ».

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais devient ainsi le 38e bien culturel ou naturel français inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

353 sites ou constructions entrent donc dans ce patrimoine historique au titre de « paysage culturel évolutif vivant » :

17 fosses, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités, 38 écoles, 26 édifices religieux et des salles des fêtes.

87 communes concernées entre Enquin-les-Mines à Condé-sur-l’Escaut, le tout sur un territoire qui s’étend sur 120 km de long et 12 km de large.

 

Le bassin minier souffre aujourd’hui encore d’une image dévalorisée.

C’est donc une bonne nouvelle pour changer le regard sur notre région qui a subi de plein fouet l’arrêt de l’exploitation des mines de charbon après presque 3 siècles de quasi mono-industrie.

Cette inscription va permettre au bassin minier du Nord – Pas-de-Calais de développer le tourisme autour de ce patrimoine exceptionnel.

 

La prochaine Sainte Barbe, le 4 décembre, sera sans doute célébrée avec encore plus d’émotion par les anciens mineurs et leurs descendants !

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous conseille : la carte interactive

 

 Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classé par l'Unesco dans Bassin minier Bassin-minier-unesco

 

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Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862

Posté par Joël le 18 juin 2012

 

Un décret impérial du 17 avril 1861 a permis à la Compagnie des mines de construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée. Mais en raison de difficultés techniques et des coûts importants, ce projet s’est finalement limité à Beuvry, à trois kilomètres du point de départ.

Le transport de la houille en Nœux et Beuvry s’effectuant par train.

Des quais d’embarquement sont donc installés à Beuvry et une ligne ferroviaire est construite entre la gare de Nœux et le rivage de Beuvry pour l’acheminement du charbon.

 

Il y 150 ans…

Un décret du 18 juin 1862 autorisa la société des mines de Vicoigne et de Nœux à établir un embranchement reliant ses exploitations de Nœux et d’Hersin au
« canal de Beuvry à Gorre ».

L’ouverture à l’exploitation de cette voie ferrée de 4,8 km eut lieu en 1863.

 

Un autre décret du 20 août 1864 prescrit l’organisation d’un service public de marchandises sur cette ligne.

 

En 1936, des trémies sont construites à Beuvry pour charger les péniches.

Elles permettaient d’embarquer 2.500 à 3.000 tonnes par jour.

Une aire de stockage sur le côté opposé reçoit les bois (soutènement pour les mines de Nœux) et le brai (résidu utilisé pour la fabrication d’enduit d’étanchéité).

1968 sonne la fin de l’activité minière sur le quai.

 

Histoires des mines de Nœux à Beuvry : Décret du 18 juin 1862 dans Bassin minier Route-nationale-Passage-a-Niveau

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Les dates marquantes pour le bassin minier Nord-Pas-de-Calais

Posté par Joël le 25 avril 2012

 

Le 25 avril 1983 sonne l’arrêt de l’extraction de la houille dans notre région.

Pour compléter l’article sur le passé minier de Beuvry, voici les dates marquantes pour notre région en rapport avec l’exploitation minière.

 

1662 : On découvre le gisement d’Hardinghem, dans le Boulonnais.

1709 : L’anglais Darby utilise du coke pour produire la fonte.

1712 : Thomas Newcomen met au point une machine à vapeur à piston.

1716 : Le Vicomte Désandrouin et ses associes entament une prospection dans le Hainaut français.

3 février 1720 : découverte dune veine de charbon maigre à Fresnes-sur-Escaut.

24 juin 1734 : découverte d’une veine de charbon gras, apte à différents usages, à Anzin, au lieu dit du Pave de Condé.

1757 : Fondation de la Compagnie d’Anzin.

1774 : Fondation de la Compagnie des mines d’Aniche.

1782 : James Watt met au point la machine à vapeur rotative.

1783 : Création de I’École Royale des Mines.

1801 : Fondation de la Caisse de Secours des Mines d’Aniche.

1803 : Implantation à Lille de la première filature industrielle de coton.

1807 : Le procédé d’éclairage public au gaz de houille, inventé par Philippe Lebon, est appliqué à Londres.

21 avril 1810 : loi sur les concessions minières.

1813 : Le travail de fond est interdit aux enfants de moins de 10 ans.

1820 : Anzin compte 3 860 habitants, Lens 2 380, Aniche 1 733.

9 avril 1823 : un coup de grisou fait 22 victimes à la Cie d’Anzin. Le Préfet du Nord prescrit des mesures de sécurité, rend obligatoires les lampes à huile, interdit de fumer au fond.

1825 : Humphrey Davy met au point la lampe de sécurité à flamme.

1835 : L’un des premiers trains à vapeur circule entre Saint-Waast et Denain, sur la ligne de chemin de fer de la Compagnie d’Anzin.

1841 : Le forage d’un puits d’eau, à Oignies, chez Mme de Clerc permet de repérer le gisement du Pas-de-Calais.

1847 : à Anzin, un cheval assure le transport du charbon dans les galeries.

1878 : Fondation de I’École des Mines de Douai.

1882 : Arthur Lamendin crée, à Lens, la première Chambre syndicale de mineurs dans le Pas-de-Calais. (Celle du Nord est créée en 1883, par Emile Basly).

1885 : Emile Zola publie « Germinal ».

8 juillet 1890 : La loi du 8 juillet institue les délégués mineur, élus, avec mission de surveiller les conditions de sécurité et d’hygiène.

10 mars 1891 : constitution de l’Union des Houillères du Nord et du Pas-de-Calais, première association patronale minière, dans le but notamment d’enrayer les grèves.

1892 : Les travaux du fond sont interdits aux femmes ; elles étaient souvent employées comme hercheuses, c’est-à-dire au roulage. Une commission d’arbitrage est nommée pour régler les différents qui sont à l’origine d’une grève à la Compagnie des mines de Marles. La discussion aboutit à la première convention collective du travail. Les deux syndicats de mineurs, du Nord, et du Pas-de-Calais, créent une fédération régionale basée à Lens.

29 juin 1894 : Loi du 29 juin créant les Caisses de Secours, organismes mutualistes pour la constitution des retraites et l’assurance contre les risques invalidité-maladie. Seuls les mineurs bénéficient d’un tel régime.

1895 : L’usage de l’électricité et de l’air comprimé se développe dans l’industrie et dans les mines.

1897 : Jules Mousseron, le Père de Cafougnette, publie son premier recueil de poèmes en patois.

Jules Mousseron

10 mars 1906 : un coup de grisou provoque la mort de 1.101 mineurs de la Compagnie des Mines de Courrières. Le Comité Central des Houillères installe à Lens une station expérimentale de lutte contre le grisou. On y forme aussi les sauveteurs. Le travail de fond est interdit aux jeunes de moins de 12 ans.

1910 : Journée de huit heures pour les mineurs. Repos hebdomadaire obligatoire. Institution des allocations familiales.

1913 : Le Bassin du Nord et du Pas-de-Calais produit 67 % du charbon national.

25 février 1914: institution de la caisse autonome de retraite des mineurs.

1918 : Durant la première guerre mondiale 103 fosses ont été détruites. Les dégâts représentent 1 milliard de francs-or. Dans les mines de l’Ouest du Bassin l’exploitation est intensifiée.

1920 : Au fond, le marteau-piqueur, appelé « Ie saxophone à pointe », remplace progressivement le pic.

1922 : Georges Claude, aux usines de la Compagnie de Béthune, à Mazingarbe, réussit la synthèse de l’ammoniac à partir de gaz de four ; c’est la naissance de la carbochimie.

1925 : De nombreux Polonais s’installent dans le Bassin minier où l’on recherche la main d’œuvre. Ils seront 200.000 en 1930.

1930 : Le Nord – Pas-de-Calais atteint la production record de 35 millions de tonnes. Une convention, signée à Douai, accorde au personnel minier 3 ou 6 jours de congés payés annuels.

1936 : Grève générale dans les mines. Suite aux accords de Matignon, les mineurs obtiennent deux semaines de congés payés, 38 h 40 de travail hebdomadaire pour le fond, l’institution des délégués du personnel.

En juin 1941: 80 % des mineurs du bassin sont en grève… c’est l’une des premières manifestations de résistance à I’occupant.

13 décembre 1944 : Ordonnance du 13 décembre qui confie l’exploitation aux Houillères Nationales du Nord et du Pas-de-Calais.

1945 : La Bataille du charbon est engagée…

17 mai 1946 : Loi de nationalisation – création des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais et de Charbonnages de France.

14 juin 1946 : adoption du statut de mineur. La silicose est reconnue maladie professionnelle. Généralisation de la Sécurité Sociale Minière.

1947 : Les HBNPC achètent le Château d’Hagecroft, à la Napoule, qui devient Centre de Congés des mineurs.

1948 : La C.G.T. lance des grèves contre les décrets Lacoste. Les fosses sont occupées ; le Gouvernement appelle la troupe pour les dégager.

1950 : Inauguration du centre de réadaptation fonctionnelle des blessés à Oignies.

1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et de I’Acier CECA.

1952 : Les HBNPC produisent 29,5 millions de tonnes. La mécanisation améliore les rendements.

1958 : Mise en service des deux premiers groupes de la centrale d’Hornaing.

1959 : Mise en service de l’usine de briques Surschiste, à Hulluch.

1960 : Le plan Jeanneney prévoit et tend à organiser la récession. Le soutènement marchant apparaît au fond. Le siège du 19 de Lens est mis en service.

1961 : Mise en service du 10 d’Oignies, dernier des grands sièges d’exploitation des HBNPC.

Mars-avril 1963 : en grève durant 35 jours, les mineurs manifestent leur inquiétude face a la récession.

1964 : Les centrales thermiques du Bassin produisent 7,3 millions de Kwh, soit 12,5% de la production nationale d’électricité d’origine thermique.

1965 : Lancement du boulet sans fumée « Anthracine 20 » à I’Usine Rousseau.

26 avril 1966 : à Mazingarbe, le Général de Gaulle donne le feu vert a la diversification des activités des HBNPC. Création de I’APEX pour favoriser l’expansion régionale. La SOFIREM est créée pour la réindustrialisation des régions minières.

1968 : Le Plan Bettencourt prévoit la réduction de moitié de la production d’ici 1975, la fin pour 1983.

1969 : Production record dans les cokeries du bassin = 5,4 millions de tonnes.

1970 : Constitution de l’Association des communes minières.

1971 : Les HBNPC entreprennent la rénovation de leur parc immobilier qui compte 115.000 logements.

27 décembre 1974 : à Liévin, un coup de grisou fait 42 victimes.

1978 : L’Association Hospitalière Nord Artois Cliniques AHNAC prend en charge les huit cliniques des HBNPC.

13 mars 1980 : Mise en service de la centrale nucléaire de Gravelines.

1982 : Le Centre Historique Minier est créé à Lewarde (ouverture au public en 1984).

25 avril 1983 : à Lille, François Mitterrand annonce le choix de « la conversion du Bassin », c’est-à-dire le prélude à l’arrêt de l’extraction.

1984 : Création de FINORPA et du F.I.B.M.

1986 : Le plan d’entreprise de Charbonnages de France décide l’application du plan social. Les mineurs trouvent de nouveaux emplois à E.D.F., dans le B.T.P. etc.

1990 : La société holding Filianor regroupe les douze sociétés industrielles issues des HBNPC

26 octobre 1990 : arrêt du 9 de I’Escarpelle, à Roost-Warendin.

21 décembre 1990 : arrêt du dernier puits, le 9 d’Oignies.

 

commune d'avion chevalet N°7 de liévin

 

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17 avril 1861 : acte de naissance du canal de Beuvry

Posté par Joël le 17 avril 2012

 

Comme je l’ai rappelé dans un article récent, un décret impérial en date du 17 avril 1861 a permis à la Compagnie des mines de Nœux (dépendant de la Compagnie de la Vicoigne) de construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée (Celui-ci s’est finalement limité à Beuvry, le transport de la houille en Nœux et Beuvry s’effectuant par train).

 

Canal de navigation entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée (Pas-de-Calais) — Concession.

Décret impérial qui fait concession, à la compagnie houillère de Vicoigne, d’un canal de navigation à ouvrir entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée.

 

Napoléon, etc.,
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’état au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics ;
Vu la demande formée par le sieur Boitelle, au nom de la compagnie houillère de Vicoigne, à l’effet d’obtenir, par voie de concession, l’autorisation d’établir un canal de navigation entre le village de Nœux et le canal d’Aire à la Bassée ;

Vu les pièces du projet présenté, ainsi que les pièces de l’enquête à laquelle elles ont été soumises ;

Vu l’avis en forme d’arrêté du préfet du Pas-de-Calais, en date du 4 juin 1856 ;

Vu les avis du conseil général des ponts et chaussées, en date des 8 octobre 1855, 2 juillet, 8 octobre et 17 décembre 1856, et 5 janvier 1861 ;

Vu l’adhésion donnée par le délégué de la compagnie, au nom qu’il agit, au cahier des charges préparé par l’administration ;

Vu la délibération, en date du 23 mars 1857, de la commission mixte des travaux publics ;

Vu la loi du 3 mai 1841 ;

Vu le sénatus-consulte du 25 décembre 1852, article 4 ;

Notre conseil d’état entendu, avons décrété :

Il est fait concession à la compagnie houillère de Vicoigne d’un canal de navigation à ouvrir entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée, au hameau de Gorres, aux clauses et conditions du cahier des charges approuvé, le 17 avril 1861, par notre ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics.

Ledit cahier des charges restera annexé au présent décret.

 

Le cahier des charges pour la concession du canal de navigation entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée était composé de 36 articles répartis en 5 parties :

Titre Premier. — Tracé et construction du canal.

Titre II. — Entretien et exploitation.

Titre III. — Durée, rachat et déchéance de la concession.

Titre IV. — Taxes et conditions relatives au transport des marchandises.

Titre V. — Clauses diverses.

L’article 6 stipulait que « La compagnie pourra alimenter le canal au moyen des sources des marais supérieurs de Beuvry, et, au besoin, à l’aide des eaux de la Loisne. Il lui est interdit d’y jeter ou d’y laisser jeter, sous quelque prétexte que ce soit, des eaux malsaines. »

 

 


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Le passé minier de Beuvry

Posté par Joël le 12 avril 2012

 

Comme je l’ai déjà écrit dans mes articles sur le bassin minier, l’ancienne centrale thermique, ou sur le réseau navigable régional : l’histoire de Beuvry a été marquée par l’exploitation minière. Dans quelques jours, nous pourrions d’ailleurs célébrer un « anniversaire ». En effet l’acte de naissance du « canal des mines » situé à Beuvry, fut signé le 17 avril 1861. C’est pour moi l’occasion de compléter mes publications sur le bassin minier et les voies d’eau.

 

Il y a plus de 160 ans le « charbon de terre » est découvert dans le Béthunois.

La première veine de charbon dans le Nord Pas-de-Calais a été découverte le 3 février 1720 à Fresnes sur Escaut.

Mais le type de charbon (dit maigre) n’était pas apte à tous les usages. C’est en 1734 que fut découverte à Anzin une houille qui pouvait servir à tous les usages. Cette date est celle retenue comme début d’exploitation du charbon dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

En 1841, le forage d’un puits d’eau, à Oignies, chez Mme de Clerc permit de repérer le gisement du Pas-de-Calais.

Les spécialistes remontèrent les veines charbonnières, arrivèrent dans le Lensois, à Loos en Gohelle. Puis, grâce à l’opiniâtreté de Monsieur de Bracquemont, la houille est découverte dans le Béthunois.

 

Compagnie des mines de Béthune

Le 1er octobre 1850, Messieurs Boitelle, Quentin, Petit-Courtin créent une société de recherches au capital de 30.000 francs sous le nom de Compagnie de Béthune.

Cette Société exécute, en 1850 et 1851, divers sondages à l’ouest de Béthune, à Annezin, Hesdigneul, Haillicourt, Fouquières et Bruay, qui découvrent la houille.

Elle établit ensuite des recherches à Bully, Grenay et les environs, dans l’intervalle compris entre Lens et Nœux.

La société de recherches se transforme en Société d’exploitation le 25 septembre 1851

La Compagnie des mines de Béthune devient donc la compagnie minière qui exploitera la houille à Bully-les-Mines, Vermelles, Loos-en-Gohelle, Mazingarbe, Auchy-les-Mines, Annequin, Sains-en-Gohelle et Grenay.

 

Compagnie des mines de Nœux

La Compagnie des mines de Nœux est une compagnie minière dépendant de la Compagnie des mines de Vicoigne qui exploitait la houille dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, grâce à des puits établis à Nœux-les-Mines, Hersin-Coupigny, Barlin, Labourse, Verquin, et dans une moindre mesure, Bouvigny-Boyeffles, Fouquières-lès-Béthune et Béthune.

La découverte du charbon dans le sous-sol de Nœux date de 1850 (Cette commune rurale ne compte alors que 1.100 habitants).

Une première fosse est ouverte à Nœux, N°1, le 1er avril 1851.

 

Le transport de la houille

Jusqu’à l’ouverture du chemin de fer des houillères, en octobre 1861, la Compagnie de Nœux ne peut écouler ses produits que dans la localité, par voitures. Une faible partie est conduite par tombereaux à Béthune pour être embarquée sur le canal.

La compagnie s’occupe de relier ses fosses à la nouvelle ligne des houillères et au canal.

Un décret du 26 mai 1860 autorise l’établissement d’un premier embranchement de 3.600 mètres aboutissant à la gare de Nœux. Il a été construit par la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il fonctionne à l’ouverture de la ligne des houillères en octobre 1861. Il permet d’envoyer, par wagons, directement à la station de Béthune une partie de charbons qui sont ensuite repris par tombereaux pour être embarqués.

Par ailleurs, le canal d’Aire à La Bassée donne lieu à des embarquements considérables de houille du bassin du Pas-de-Calais. Sept Compagnies houillères y ont installé des rivages qui sont reliés avec leurs fosses par des voies ferrées.

 

Canal des mines de Nœux de dit « canal de Beuvry »

Un décret du 17 avril 1861 a aussi autorisé la Compagnie de Nœux à construire un canal entre Nœux et le canal d’Aire à la Bassée.

Mais il n’a été donné suite qu’en partie à ce projet reconnu d’une exécution difficile, le canal a été arrêté à Beuvry, à trois kilomètres du point de départ.

A Beuvry, on établit donc un rivage et le chemin de fer de la Compagnie est continué, sur 4.800 mètres, jusqu’à ce rivage conformément à une autorisation donnée par un décret du 18 Juin 1862.

rivage canal de noeux situé à beuvry 62600

 

Voir aussi :

Réseaux de transport dans le Nord Pas-de-Calais issus de l’exploitation minière 

Compagnie des mines de Nœux

Histoire canal d’Aire à La Bassée

 

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